Catégorie : Humeurs

  • La dictature du sport envahit les esprits, même les mieux formés

    On constate une complaisance grandissante à l’égard de l’invasion des esprits par le sport en général, et le fouteballe en particulier. Dans les dîners en ville, dans le monde politique, culturel ou au Café du commerce, toute une population aisée et d’un niveau socioculturel élevé s’esbaudit devant les « exploits » de pousseurs de baballe ignares, dont les interviews reprises en masse sont aussi navrantes pour l’intelligece que leurs coupes de cheveux pour l’esthétique. Cette indulgence coupable s’explique d’abord par l’autojustification de perdre son temps devant son poste de télévision en hurlant à chaque fois qu’un fouteux approche les buts de l’adversaire. Plus pernicieux, cette caste y voit aussi un moyen facile de faire « populo » en vantant ces sports de ballon adulés par les masses, tout en ricanant devant le spectacle souvent déplorable offert par leurs acteurs vedettes : acculturation, trains de vie dispendieux et tape-à-l’œil (Neymard au PSG), fraude fiscale (Messi en Espagne), polémiques vaines sur le racisme dans le sport (non-sélection d’Anelka ou de Benzéma en équipe de France), implications dans différents scandales (les sextapes de Valbuena), etc., etc. Sans parler de l’abrutissement de toute une frange des spectateurs des matchs, souvent avinés, toujours bagarreurs, qui transforment régulièrement les après-matchs en champs de bataille et de beuverie.

    Tout ceci n’est pas très grave et la République a des sujets bien plus radicaux à affronter. Mais ces comportements glorifiant les sports de baballe sont à terme délétères pour le niveau culturel de la nation. Délivrer des légions d’honneur à tour de bras à des footeux, déplacer les plus hauts personnages de la République pour passer des heures dans des stades au détriment de leurs tâches régaliennes, déifier des footeux, accorder plus d’importance dans les médias à l’arrivée de Neymar au PSG qu’aux catastrophes agitant la planète, engager des fonds publics considérables dans des compétitions de sport… tout ceci est excessif et tend à égaliser tous les sujets dans l’esprit des citoyens. Ribéry n’est pas Zola, Didier Deschamps n’est pas Charles de Gaulle. Le faire croire à nos enfants par trop de révérence envers les pousseurs de baballe ne les met pas dans les meilleures dispositions pour différencier, lorsqu’ils seront adultes, entre ce qui est vital, ce qui est nécessaire et ce qui est agréable.

    Le sport n’est que le sport, il ne s’agit pas de le faire disparaître des centres d’intérêt de nos citoyens mais de le ramener à sa juste place, celle d’un divertissement. Un pays qui préfère engager des milliards des impôts prélevés sur ses contribuables dans l’organisation d’un championnat mondial de rugby en 2023 et de jeux olympiques en 2024 plutôt que d’améliorer le financement de ses systèmes éducatif ou de santé n’est pas un pays qui parie sur son avenir.

  • Emeutes et vulgarité

    Jean-Marie Bigard, humoriste à la lourdeur incommensurable, soutien des gilets jaunes et du professeur Raoult, se fait insulter lors d’une émeute de ses amis à laquelle il voulait s’associer cette après-midi à Paris en se faisant traiter « d’enculé », « on n’en veut pas », « espèce de nazi, va » ou « Bigard collabo ». Il est exfiltré dans une pizzeria par des gros bras qui l’y mettent à l’abri. Sont-ce ses gardes du corps ? Auquel cas le garçon aurait montré une certaine prudence quant à la qualité de l’accueil qu’il recevrait…

    Ceux qui voudraient le soutenir dans ce moment difficile peuvent acheter son T-Shirt 20 euros au lieu de 25, en vente sur sa page Facebook :

    On se souvient par ailleurs que Bigard avait rendu visite au pape en 2007 dans une délégation accompagnant le président de la République Sarkozy, visite qu’il avait qualifiée de « kif absolu ». Evidemment, l’accueil a dû être plus serein au Vatican que sur les ronds-points. Récemment le président de la République Macron lui avait téléphoné pour recueillir son avis sur la gestion de la crise sanitaire… On croit rêver !

    Le mieux serait que les dirigeants français aillent voir les spectacles de l’humoriste pendant leurs heures de loisirs s’ils sont attirés par la subtilité de son humour, mais qu’ils évitent de le mêler à la politique de la Nation pour laquelle il lui manque encore quelques compétences.

  • Jargonnage féministe

    Lorsque l’on est féministe, on ne dit plus « cumuler les galères » mais « affronter la discrimination intersectionnelle » ! En gros, si vous êtes femme et noire, vous souffrirez à la fois du paternalisme et du racisme. C’est l’intersectionnalité.

    Comme disait Francis Blanche : « il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade. » C’était, en langage populaire, les prémices de ce nouveau concept.

    Dans une tribune publiée dans le journal Le Monde le 13/08/2020, Camille Froidevaux-Metterie, philosophe et professeure de science politique à l’université de Reims Champagne-Ardenne, répond à une autre tribune du 28/07/2020, plutôt dispensable, écrite par la romancière Mazarine Pingeot, dénonçant la haine qui guiderait le nouveau féminisme :

    …Cette aspiration anime également celles et ceux qui défendent la cause féministe au prisme de l’intersectionnalité ; c’est le second aspect visé par ces tribunes dénonçant les « nouveaux maccarthystes ». Ainsi que la crise sanitaire l’a cruellement montré, des millions de femmes endurent un faisceau croisé de discriminations, où le genre se superpose à la classe sociale et à la condition racisée pour produire des modalités d’existence insupportables et indignes. C’est ce que mettent au jour les analyses intersectionnelles. Il a fallu quelques décennies pour que les féministes françaises se débarrassent de leur solipsisme blanc et les intègrent. Nous sommes dans le moment de cette prise de conscience où le féminisme croise le chemin de l’antiracisme, et cela génère quelques remous, comme à chaque fois qu’il faut accepter de remettre en cause des privilèges aussi prégnants qu’impensés…

    Camille Froidevaux-Metterie (Le Monde 13/08/2020)

    Il faut suivre…

  • Encéphalogramme toujours plat dans le fouteballe

    Encéphalogramme toujours plat dans le fouteballe

    Une bande de tatoués-mal-coiffés parisiens s’est fait bousculer par une horde de musculeux munichois dans la finale de l’une des nombreuses compétitions du fouteballe européen ce dimanche 23 août. Aussitôt une meute de supporters avinés s’est retrouvée à Paris autour des Champs-Elysées pour piller des boutiques, brûler des voitures en criant « Marseille, on t’enc… » et autres subtilités du même ordre. Les policiers sont caillassés et ripostent. 150 voyous sont arrêtés et placés en garde à vue. La justice décidera de la suite à donner aux délits commis.

    Encore une illustration des effets terribles de l’alcool sur les encéphalogrammes désespérément plats des supporters de fouteballe. Les chaînes d’information se déchaînent sur le sujet, Michel Onfray se plaint que la répression constatée sur les gilets jaunes ne soit pas répliquée sur les fouteux, Nadine Morano tweete « Cette sale racaille doit être sévèrement matée et punie ! », les idéologues de tous bords se lancent slogans habituels, recettes « à 2 balles » et tweets vengeurs… et le problème subsiste.

    Comme souvent en France il faut trouver un responsable, voire un coupable, et qui mieux choisi que l’Etat pour porter le chapeau ? Il serait « laxiste », la justice « de gauche », la police « sous-équipée », l’éducation nationale « gangrenée par l’idéologie » et bla-bla-bla et bla-bla-bla. La vérité est que les premiers coupables sont les délinquants qui commettent ces actes illégaux, les seconds sont leurs parents et familles qui n’ont pas su ou voulu en faire des citoyens, en dernier ressort il est vrai que l’Etat ne sait pas comment améliorer cette situation. Des gouvernements, de droite comme de gauche (un ancien ministre de l’intérieur conservateur a même été élu président de la République), ont essayé différentes solutions, autoritaires ou bienveillantes, les prisons ont été remplies (il doit bien y avoir quand même quelques peines qui sont appliquées) puis vidées et la voyoucratie continue à prospérer. Le sens de l’intérêt général est un concept qui fait ironiser même les bobos dans les dîners en ville ; alors inutile de préciser qu’on ne doit même plus savoir ce qu’il veut dire en Seine-Saint-Denis ou dans les quartiers Nords de Marseille. L’avachissement de notre société, l’abrutissement de la population par le fouteballe, la télé-réalité de TF1, les raps de Booba et les tweets de Nadine Morano, la démission des familles, nourrissent cette décadence.

    Force est de constater que nous portons une responsabilité collective face à cette situation délétère et ce n’est pas en invoquant les vieilles lunes des uns et des autres que la violence qui couve et la contestation systématique qui perdure vont significativement changer. Si les « conservateurs » se plaignent que la justice soit « de gauche », se sont-ils interrogés de savoir pourquoi leurs enfants préfèrent faire HEC que l’école de la Magistrature, choisir d’être trader chez Goldman Sachs plutôt que juge à Mourmelon ? Si les « progressistes » s’émeuvent à l’idée du tout-répressif qui pointe à l’horizon, se sont-ils demandé s’il n’y avait rien de mieux à faire qu’introduire l’écriture inclusive au Parti socialiste ou le mariage-pour-tous dans la Loi ?

    Bref, l’Etat c’est nous les citoyens et il ne fait aujourd’hui que dupliquer nos propres contradictions et notre incapacité à s’unir pour agir intelligemment. Dans un monde idéal on imaginerait que face à une difficulté durable et d’ampleur nationale sur laquelle le diagnostic est unanimement partagé, celui d’une voyoucratie conquérante, les partis politiques compromettent ensemble pour faire émerger une solution commune, quitte à appliquer une méthode A durant cinq ans puis de passer à la méthode B pour les cinq années suivantes si A est en échec ? Mais non, nous sommes en France alors on s’étrille, on parade, on provoque, on ergote, on caquète, on démonte ce qui a été monté par les prédécesseurs et l’on agit que fort peu, toujours dans la confusion et le capharnaüm.

    Si l’on prend l’exemple du terrorisme religieux, qui existe depuis bien longtemps en France mais qui s’est gravement renforcé à partir des années 2010, on peut globalement considérer que le monde politique et législatif a agi avec une certaine efficacité pour freiner le processus. Il y a toujours des attentats en France mais ils sont plus difficiles à organiser. La surveillance des citoyens a été renforcée, leur judiciarisation facilitée en cas de soupçons, leur « neutralisation » sur les champs de bataille du Moyen-Orient entérinée, leurs condamnations par le système judiciaire durcies. On est pour ou contre, il reste encore de nombreuses questions sans réponse (notamment, que faire des terroristes emprisonnés une fois qu’ils auront effectué leurs peines ?), évidemment le problème de fonds des origines de ces actes commis par des citoyens généralement français n’est pas véritablement résolu, mais l’Etat, soutenu par le peuple et ses élus, a pu élever en dix ans un mur de protection contre ces comportements. On se demande bien pourquoi une telle attitude n’est pas possible sur la question de la délinquance ?

  • Compromissions politiques

    Vous souvenez-vous de Gaspard Gantzer ? Non ? Ne vous inquiétez pas tout ceci est parfaitement normal. Le garçon, plutôt socialisant fut conseiller du président de la République François Hollande, chargé de la communication. Il tourna ensuite dans le sens du vent de la République en marche, comme nombre de ses camarades. Il lança le mouvement « Parisiennes, Parisiens » pour les élections municipales de Paris en 2020. C’est lui qui proposa de supprimer le boulevard périphérique. Devant les sondages déplorables provoqués par sa candidature, il rallia finalement dans le VIème arrondissement la liste présidentielle menée par Agnès Buzin, pour finalement n’y être pas élu.

    Ancien élève de l’ENA (école nationale d’administration), il semble surtout avoir travaillé dans la politique, fort peu dans l’administration et un peu dans le secteur privé via une agence de communication crée en 2017. On apprend récemment qu’il sera chroniqueur de l’émission de télévision journalière « Balance ton Post » présentée par l’inénarrable Cyril Hanouna. Les productions télévisuelles de cet animateur sont généralement des monuments de vulgarité, aussi racoleuses que dispensables. On reste coi devant la décision de Gantzer de rejoindre une telle écurie, est-ce par nécessité ou par goût ? On espérait quand même que malgré ses déboires électoraux cet ancien serviteur de l’Etat aurait manifesté de plus hautes ambitions que de compromettre avec l’un des puissants vecteurs d’abrutissement du peuple que sont les émissions d’Hanouna ! Triste époque.

  • La réalité contre les slogans

    Juin / Charlie-Hebdo (09/11/2016)

    Avec une ironie dont elle est coutumière, l’actualité percute les idéologies ! Alors qu’un énième citoyen afro-américain décède sous la violence d’un contrôle policier aux Etats-Unis, un mouvement mondial se lève et réactive le thème « Black Lives Matter ». La vidéo prise de l’évènement est impressionnante où l’on voit un policier (blanc) à genoux sur le cou d’un citoyen (noir) pendant huit minutes au terme desquelles celui-ci meure étouffé. De nombreux pays partagent cette émotion et des manifestations s’y organisent pour contester le racisme dont souffrent les populations noires, de façon plus ou moins officielle.

    En France le mouvement rebondit sur ceux lancés dans l’hexagone par des activistes défendant la thèse d’une police française raciste et violence, à l’image de la police américaine. Des dirigeants d’extrême gauche en rajoutent et parlent d’une police française « barbare » qu’il faudrait « désarmer »[1]. Le plus actif est le Comité « Justice pour Adama », du nom d’un jeune homme, fuyant un contrôle de police, décédé une fois arrêté dans des conditions encore sous enquête, mais dont les soutiens ne veulent admettre qu’une seule issue, celle de la police coupable bien que le comportement d’Adama et de sa famille Traoré paraît pour le moins assez trouble.

    Dans le même temps on voit en France des actes de sévère délinquance se dérouler sous les yeux des citoyens éberlués. Le 15 juin des groupes de voyous tchétchènes se sont confrontés durement et pendant plusieurs jours à Dijon à des bandes de trafiquants de drogue issus « de la diversité ». C’est un miracle qu’il n’y ait pas eu de mort au vu des armes disponibles et des intentions affichées par les protagonistes. Tout ce petit monde a bien entendu joyeusement paradé sur les réseaux dits « sociaux », largement relayés par les médias classiques ; les tchéchènes expliquant qu’ils sont venus venger l’un des leurs « agressé » par les dealers et que : 

    « on ne touche pas à un tchétchène »

    les trafiquants affichant leurs armes (mitraillettes et pistolets, a priori bien réels) et leur volonté de rendre coup sur coup. Le même jour, d’autres groupes tchéchènes menaient des rixes à Nice, sans doute liées au contrôle du marché local de la drogue. Nombre de ces délinquants tchéchènes disposent du statut de « réfugiés politiques » en France.

    Et tout le monde de se demander au Café du commerce et sur les plateaux mondains : « mais que fait la police ? »

    Le 4 juillet, une femme gendarme a été tuée dans le Lot-et-Garonne, écrasée à 130 km/h par le chauffard qu’elle tentait de contrôler. Le conducteur est un repris de justice, pour trafic de stupéfiant et délits routiers, qui conduisait sans permis et transportait de la cocaïne dans sa voiture. Idem le 6 août cette fois-ci avec un policier du Mans qui a été traîné par le véhicule d’un conducteur ivre à qui il tentait de confisquer ses clés. Agés de 26 ans, le prévenu avait déjà été condamné pour ivresse au volant et pour outrage et rébellion. Etc. etc.

    Moins dramatique mais tout aussi significatif des tentatives de manipulation en cours, le 16 juin, durant une manifestation des personnels de santé, une première vidéo est diffusée montrant l’arrestation d’une infirmière par des policiers. Celle-ci crie et se débat, les militants anti-police s’émeuvent aussitôt du traitement qui lui est réservé. Agrippée par les policiers on l’entend distinctement crier qu’elle est diabétique et a besoin de sa Ventoline[2] et une policière de lui répondre calmement qu’elle en recevra sitôt rendue au poste de police situé à quelques mètres. Peu après d’autres vidéos sont disponibles qui montrent la même infirmière en blouse blanche, quelques minutes avant son arrestation projetant des pierres sur les forces de l’ordre et accompagnant le tout de vigoureux « doigts d’honneur » … et ne semblant pas trop souffrir alors de son asthme. Elle devrait comparaître devant un tribunal en septembre prochain. Entre temps, elle a porté plainte devant l’inspection générale de la police au sujet des conditions de son interpellation.

    Si l’on compte les points, sans conteste les crimes et délits commis à l’encontre des forces de sécurité publique sont incomparablement plus nombreux et violents que ceux dont ces forces se rendent coupables contre la population. Bref, comme souvent en France, des minorités (très) agissantes se battent pour faire valoir leurs vérités, parfois au détriment des principes républicains. Des comités de soutien de ces minorités poussent comme de la génération spontanée (peut-être faudrait-il aussi favoriser l’émergence de comités de soutien en faveur des policiers agressés ou assassinés pour rétablir l’équilibre), gèrent leurs propres contradictions avec difficultés, secouent le cocotier de la démagogie, agitent les affres de leur victimisation, font croire et, sans doute, se persuadent que la France est une dictature raciste où une police politique est aux ordres d’un pouvoir fasciste dont l’objectif serait de les réduire au silence.

    Cet activisme défie l’intelligence et sape les bases de la démocratie apaisée.


    [1] Jean-Luc Mélanchon, député « La France insoumise ».

    [2] Produit que prennent les asthmatiques lorsqu’ils ont une crise.

  • Reconstitution de ligue dissoute

    La Turquie, toujours à la recherche de sa gloire passée, vient de redonner à la basilique Saint-Sophie son statut de mosquée, provoquant ainsi l’émotion recherchée chez les pays chrétiens. Ce monument fut construit à partir du IVème siècle pour être la basilique chrétienne de Constantinople. Après moulte agrandissements et embellissements, elle devint même le siège du patriarche de Constantinople (le chef de l’église orthodoxe). Après la conquête musulmane elle devint mosquée au XVème siècle, ce qui lui évita au passage les affres du pillage et de la destruction par les ottomans.

    Après la défaite de l’empire ottoman lors de la guerre de 1914-1918, la nouvelle République Turque « laïque » dirigée par Mustafa Kemal Atatürk décide d’offrir le monument à l’Humanité et de les transformer en musée, ce qui est fait en 1934.

    C’est sur ce statut que le parti religieux élu, gouvernant actuellement la Turquie, a décidé de revenir. Une première prière musulmane s’y est déroulée ce vendredi avec le ban et l’arrière-ban du pouvoir turc, et, bien entendu, devant les flashs des médias. Les réactions dispensables du « monde chrétien » n’ont pas tardé ce qui a dû réjouir les décideurs turcs puisque c’était l’un des objectifs recherchés : titiller l’Occident qui sous-estime la capacité de nuisance turque. Les autorités ont néanmoins déclaré que le monument resterait ouvert à la visite en dehors des heures de prière. Le mieux serait sans doute de traiter cet évènement par l’indifférence tant personne ne va entrer en guerre pour défendre l’héritage chrétien de Sainte-Sophie.

    Le problème n’est pas tant que la Turquie dispose comme elle l’entend du patrimoine religieux existant dans les limites de ses frontières reconnues internationalement, non, le problème est plutôt que la Turquie construise des mosquées dans le monde chrétien et y finance des immams pour diffuser leur propagande religieuse à l’attention des citoyens turcs, ou d’origine turque, voire au-delà, résidant dans ces pays d‘accueil, sans que ces derniers n’arrivent à s’opposer véritablement à cette nouvelle conquête, contraints par leurs principes démocratiques et leurs valeurs humanistes. La Turquie religieuse contemporaine a chaussé les bottes de l’Empire ottoman pour reconquérir sa gloire d’antan, par les armes en Syrie et en Libye, par la religion et l’immigration, pour le moment, en Occident.

    Pour ceux qui ont eu l’occasion de visiter les splendeurs d’Istanbul, Sainte-Sophie et la Mosquée Bleue restent des souvenirs inoubliables. Ce sont des dômes gigantesques cernés de minarets. L’impression de volume infini est encore plus sensible une fois rentré à l’intérieur. Sainte-Sophie offre un incroyable amoncellement de symboles chrétiens et musulmans, les uns parfois collés sur les autres, marquant la succession de croyances qui ont alterné dans l’inspiration de cet édifice ; la mosquée Bleue est un éblouissement de mosaïques sur les bords du Bosphore. Cette dernière était ouverte à la visite en tant que mosquée, il n’y a pas de raison que Sainte-Sophie ne le reste pas non plus, même retransformée en mosquée.

  • Mélanchon sur Castex

    Déclaration du leader d’un parti d’extrême gauche et député sur la prestation d’un nouveau premier ministre à l’assemblée nationale :

    …une sorte de métayer de circonstance, et puis après c’est assez pénible à supporter, quoi, parce que les mots poussent entre les arbres et les arbres entre les mots, donc euh, il est là, il parle à 2 à l’heure, euh, pour dire des banalités, euh, alors heu, alors, bon, soit on le prend mal et on se dit « il se moque de nous », soit on se dit ben « c’est la maximum dont il est capable », donc euh, c’est vraiment… c’est pas un beau moment de démocratie parlementaire, ça c’est sûr…

    Comme parfois avec Jean-Luc Mélanchon, c’est assez drôle !

  • Fausse rumeur de dîner en ville

    Entendu dans un dîner en ville : « on ne peut jamais perdre la nationalité française qui vous suit jusqu’à la fin de vos jours ».

    Un rapide fact checking permet de constater que cette assertion est incorrecte. Le Code Civil prévoit des cas de « perte volontaire de la nationalité française », notamment si l’on acquiert une autre nationalité, ou si l’on prend la nationalité de son conjoint étranger. La répudiation est prononcée par un tribunal. Tous les détails de procédures sont disponibles sur le site de l’administration :

    Vous pouvez demander la perte de la nationalité française (NF) si vous avez une autre nationalité. La démarche s’effectue par déclaration ou par décret.

    La démarche pour perdre la NF est déclarative dans les situations suivantes : acquisition d’une autre nationalité, naissance à l’étranger avec un seul parent français, naissance en France avec un seul parent né en France, NF du fait de l’acquisition de la NF par un parent, acquisition de la nationalité étrangère de l’époux(se).

    Si vous ne remplissez pas les conditions pour faire une déclaration, vous pouvez demander l’autorisation de perdre la NF par décret (procédure appelée libération des liens d’allégeance envers la France).

    https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F3073.

    Il y a quelques conditions préaliables mais cela n’a pas l’air très compliqué de les remplir. Et s’il en manque, il existe même une procédure de perte de la nationalité « par décret ». Il serait intéressant de connaître le nombre annuel moyen de français qui renoncent ainsi à leur nationalité, recherche de statistiques en cours…

  • Les mafieux doivent éviter de se servir de leur téléphone

    Juin / Le Canard Enchaîné (14/10/2015)

    Encore une histoire de cornecul qui agite le microcosme judiciaro-médiatique parisien. Le pousseur de baballe Platini, impliqué dans une affaire de corruption internationale alors qu’il occupait sa retraite de joueur à des fonctions plus ou moins fictives dans une organisation multilatérale de fouteballe, aurait dans une conversation téléphonique évoqué l’aide que le président de la République française Macron se serait engagé à lui fournir pour le sortir de ses tracas judiciaires. Sa ligne était sous écoute légale dans le cadre des procédures en cours et, bien entendu, le compte rendu s’est aussitôt retrouvé dans la presse (ce qui est moins légal) qui en a aussitôt fait ses gorges chaudes.

    En gros, par les temps qui courent, qu’un dirigeant français se soit engagé à aider un fouteballeur, ou pas, qu’il l’ait fait, ou pas, n’est pas d‘une importance majeure car la France a d’autres choses à faire pour le moment que de perdre son temps sur de pareilles affaires. Non, ce qui est le plus stupéfiant dans cette situation c’est qu’après des décennies d’écoutes téléphoniques, de pocket-calls malencontreux, publiés dans la presse, qui ont conduit nombre de célébrités au lynchage judiciaro-médiatique, voire pénal, il existe encore des olibrius suffisamment stupides pour évoquer leurs embarras judiciaires au téléphone ainsi que les options illégales qu’ils comptent mettre en œuvre pour s’en sortir ! Il n’est quand même pas compliqué de comprendre que ces moyens de communication ne sont pas fiables et qu’il vaut mieux convenir de ses petits arrangements douteux entre quatre yeux plutôt que dans un téléphone.

    Il se dit que le président russe Poutine a toujours refusé d’utiliser un téléphone mobile. Ce garçon, ancien officier du KGB soviétique semble largement plus malin que Platini…

  • 58,4% d’abstention aux élections municipales

    Près de 60% des électeurs en France ne se sont pas déplacés ce dimanche pour aller voter aux élections municipales. Cela en dit long sur la tartuferie des analyses entendues à longueur de temps sur les plateaux télévisés et les dîners mondains comme quoi le poste de maire est le dernier qui inspire le respect, que Monsieur le Maire est l’homme des « territoires », proche du « peuple » et bla-bla-bla et bla-bla-bla.

    En réalité cela veut dire que sur dix pochtrons au Café du Commerce, six sont restés devant leur blanc sec contre quatre qui sont allés dans l’isoloir. La vérité c’est qu’une majorité de français se moque de son maire comme de sa première chemise mais saura, en revanche, trouver le chemin de la Mairie pour aller se plaindre et geindre de ne pas recevoir assez d’argent public.

    Ainsi va la France du XXIème siècle !

  • Paris déconfiné…

    Le dernier “traumatisme” vécu par les parisiens est en train d’être levé. Après avoir expliqué pendant des semaines combien la fermeture des parcs et jardins de la capitale était un obstacle majeur au bien-être psychologique de ses administrés (il semble qu’aller se promener aux bois de Boulogne ou de Vincennes qui eux étaient rouverts depuis le 11 mai ne suffisait pas…) et un facteur de propagation de la pandémie de covid-19, la maire de Paris vient d’obtenir satisfaction et parade dans les parcs parisiens devant les caméras de télévision, derrière son masque chirurgical et sous ses cheveux dégoulinant de teinture. On croirait qu’elle vient de recevoir la reddition du Général von Choltitz après un dur combat !

  • La constance dans la vacuité

    Avec une constance qui force l’admiration, la population française, ses élus et la presse font remonter comme préoccupation majeure en ces temps de virus et de crise économique : l’accès aux plages et aux parcs urbains. Ces lieux restent encore souvent soumis à des restrictions d’accès, variables suivant les zones et la France n’aime pas les restrictions. Peut-être qu’effectivement il serait souhaitable que les français profitent un peu du bon air de l’été car la rentrée risque d’être saignante avec son cortège de faillites, de chômeurs, d’émeutes et de déficits divers !

    Oyé-oyé bonne gens : vivez au mieux vos derniers instants de sérénité, votre réveil sera brutal et violent !

  • Le psychodrame des élections municipales en temps de pandémie

    Kiro / Le Canard Enchaîné (17/09/2017)

    La question de l’organisation du second tour des élections municipales est à nouveau sur la table. On se souvient su psychodrame déclenché par le maintien du premier tour le 15 mars dernier malgré la période de pré-confinement qui était déjà commencée. Ce dimanche électoral avait déclenché un assaut de joutes oratoires où la mauvaise foi se disputait à la beaufitude. Il apparaît que le gouvernement était alors plutôt en faveur d’annuler cette élection mais qu’après consultation des partis politiques, l’opposition avait crié au « coup d’Etat » en cas de report. Constatant ce dissensus le pouvoir avait finalement maintenu l’échéance. Evidemment à l’époque les sondages étaient plutôt favorables aux candidats d’opposition qui souhaitaient donc passer devant les électeurs pour entériner leur avance. Ceux-ci ne s’étaient pas gêné bien entendu pour reprocher ensuite au gouvernement d’avoir maintenu le premier tour… Les électeurs étaient eux allés prendre le soleil (et le virus…) dans les parcs ensoleillés plutôt que de fréquenter les bureaux de vote de la République.

    A ce stade on n’a pas identifié de lien significatif entre ces bureaux de vote et la circulation de la pandémie. Certainement des membres de bureaux de vote ont été contaminées à l’occasion de cette élection mais il semble que statistiquement ils ne l’aient pas été plus que s’ils étaient allés au jardin public du coin de la rue.

    Le deuxième tour du 22 mars avait évidemment été annulé et pourrait être reprogrammé fin juin. De nouveau consulté par le gouvernement sur une telle hypothèse, une partie de l’opposition, échaudée par les conséquences de sa volte-face politique de mars, se refuse à se prononcer arguant qu’il s’agit de « la responsabilité du gouvernement ». Encore un grand moment de responsabilité politique des élus payés par les impôts versés par les contribuables.

  • Souvenons-nous…

    N’oublions pas les noms des cadors politiques du Parlement qui ont voté contre le plan de déconfinement, ou se sont abstenus ce qui, au Sénat, a permis au « Non » de l’emporter : Julien Aubert, Valérie Boyer, Valérie Rabault, Boris Vallaud, Frédérique Dumas, Jean Lassalle, Sylvia Pinel, Clémentine Autain, Éric Coquerel, Alexis Corbière, Jean-Luc Mélenchon, Danièle Obono, Marie-George Buffet, André Chassaigne, Louis Aliot, Sébastien Chenu, Nicolas Dupont-Aignan, Samia Ghali, Marie-Pierre de la Gontrie, Patrick Kanner, Jean-Pierre Sueur, et bien d’autres… Parmi les cadors qui se sont abstenus, favorisant ainsi le rejet du plan par le Sénat on note quelques bons clients de la contestation systématique comme : Roger Karoutchi, Philippe Bas, Ladislas Poniatowski, Valérie Létard, Gérard Longuet, Bruno Retailleau, Pierre Charon.

    Lire aussi : La France éternelle…

    Ces forbans ont dévié de leur rôle, privilégiant la politicaillerie de Café du commerce à la conduite du pays, abandonnant leurs responsabilités d’élus au profit de leurs pitoyables petits égos, sur un sujet qui devrait pourtant emporter le consensus. N’oublions pas leur infamie !

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  • Les milliards tombent comme les obus à Gravelotte

    Comme souvent, à situation équivalente, la France va dépenser plus d’argent public (celui des contribuables) que d’autres pays occidentaux pour essayer d’amortir les effets économiques dramatiques de la crise sanitaire en cours. De prêts garantis par l’Etat en fonds de secours d’urgence, de mesures de chômage partiel en annulations de charges, les contribuables français se sont engagés dans des dépenses considérables, qui vont peser sur les finances publiques pour des décennies. Comme toujours en France, les revendications sociales sont fortes et même accrues à la suite de cette crise. Durant la période de confinement, ceux qui ont fait leur travail sur le terrain veulent des augmentations de salaires pour risques pris (personnel soignant, employés des magasins de distribution alimentaire, éboueurs, etc.), ceux qui ont été mis en chômage partiel (financé par l’Etat et non leurs employeurs) se verraient bien poursuivre ainsi jusqu’à que le risque soit complètement circonscrit et ceux qui sont d’ores et déjà sans emploi émargent en masse à l’assurance chômage.

    Tout le monde se plaint, tout le monde critique, tout le monde attaque l’Etat, chacun en veut plus pour sa corporation et se scandalise qu’elle ne soit pas considérée comme prioritaire et pendant ce temps les contribuables se sont fouiller les poches sans même s’en apercevoir. Les experts de plateaux télévisés regardent leurs courbes d’audience, sondent l’humeur de Mme. Michu sur l’Hydroxychloroquine et l’interroge : « Etes-vous en faveur de l’augmentation des salaires du personnel soignant ? Oui-oui-oui » en oubliant la question conséquente : « Etes-vous prête à payer plus de cotisations sociales ? Non-non-non ! ».

    En réalité le robinet des aides publiques est déjà largement ouvert et coule à flot. Le chroniqueur a pu constater qu’il a été crédité en 8 jours du chômage partiel de son employée de maison, que l’association d’insertion qu’il conseille a obtenu la garantie de l’Etat pour un prêt bancaire de 30 000 euros sur simple déclaration sur le site Internet de la Banque publique d’investissement (BPI), qu’un petit commerçant qu’il aide dans sa gestion a touché deux fois 1 500 euros d’aide en avril et en mai compte tenu de la fermeture de son magasin (soit plus que son salaire mensuel), etc. Il serait peut-être opportun que quelques journalistes regardent un peu plus loin que la niche fiscale dont ils bénéficient indûment, pour constater, chiffrer et relater ce qui fonctionne dans notre pays au lieu de chercher sans relâche à mettre en difficulté leurs interlocuteurs politiques.

    Les décideurs français sont à l’image de leurs électeurs et gèrent une crise, incroyable il y a encore 6 mois, comme ils le peuvent. Il y a certainement des erreurs commises, il y a des changements de pieds, il y a des questions sans réponse un jour dit, il y a des décisions prises qui ne satisfont pas tout le monde, il y a 26 000 morts connus à ce jour (sur une moyenne annuelle d’environ 650 000 en régime de croisière) mais la situation est gérée sans doute pas plus mal que dans les pays avoisinants. La seule chose que cette crise ne semble pas en voie de régler est le pessimisme tapageur des français, leur propension à se plaindre de tout et leur réflexe pavlovien à critiquer tout le monde sauf eux-mêmes.

  • L’enjeu « vital » des parcs et des plages

    Le déconfinement décidé à compter du 11 mai est progressif et certaines restrictions restent en vigueur. Un premier point doit être fait début juin sur les premiers effets, positifs comme négatifs, de ce déconfinement et en définir les étapes suivantes. En attendant, la France du Café du commerce se déchaîne et chacun y va de son petit intérêt particulier pour expliquer combien ces restrictions sont acceptables pour ses voisins, mais surtout pas pour lui-même.

    A Paris, les bois de Boulogne et de Vincennes sont ouverts aux promenades mais pas les parcs et jardins car potentiels foyers de rassemblements humains susceptibles de favoriser la contamination des citoyens. Aussitôt chacun argumente tout et son contraire pour justifier ou contester cette mesure parisienne. Ces décisions ont été prises par des gens intelligents et compétents, il suffirait de les appliquer, consacrer son énergie à des questions plus sérieuses et attendre deux petites semaines la nouvelle évaluation de la situation pour une éventuelle réouverture des parcs et jardins. Mais non, nous sommes en France alors toute une partie de nos édiles rémunérée par les impôts que nous payons s’agite, ventile, mouline, dans la vacuité qui caractérise dédormais le débat public. Que ces gens travaillent et attendent début juin l’analyse de l’évolution de la pandémie pour savoir s’ils pourront aller se promener au Luxembourg, en attendant, s’ils ont véritablement besoin de voir des arbres ils vont au bois de Boulogne ou au bois de Vincennes. Mais surtout : qu’ils bossent un peu plus au lieu de polémiquer sans cesse !

    Autre sujet qui semble vital pour la survie de notre nation : va-t-on pouvoir aller à la plage sans attendre la situation de la pandémie début juin ? Devant l’ampleur de cette question, le gouvernement a décidé de laisser les maires se coordonner avec les préfets pour en décider. Alors on a de tout, des plages qui restent fermées, d’autres complètement ouvertes, certaines en « ouverture dynamique » c’est-à-dire que vous pouvez vous baigner mais pas bronzer sur votre serviette, etc. Et dans chaque situation nous avons des râleurs et des soutiens. Cela en devient souvent risible, parfois le risque psychosocial est évoqué pour exiger la « réouverture » … On frise le grotesque mais c’est souvent ce que nous sommes : une bande de gaulois débrayés et râleurs, parfois créatifs.

    La bonne nouvelle est qu’un pays qui n’a pas d’autres sujets d’interrogation que savoir s’il pourra ou non déplier sa serviette sur une plage bretonne balayée par des vents glacés sans attendre début juin, est un pays qui ne va pas si mal que cela.

  • Jargonnage de sociologue

    On ne dit plus : « porter un masque pour se protéger des virus » mais :

     « Vivre une rupture anthropologique considérable » 

    David Le Breton, sociologue

  • Le drame des bobos à déconfiner

    Le déconfinement des citoyens initié depuis hier pose au moins deux problèmes significatifs. Le premier est de rapatrier les troupeaux de bobos partis se confiner dans leurs résidences secondaires en dehors des centres urbains. On parle d’un million de parisiens qui auraient fui l’Ile-de-France à la mi-mars. Et l’on a sans doute à déplorer de pareilles transhumances à partir des autres villes du pays. Tout ce petit monde a tranquillement télétravaillé depuis l‘Ile-de-Ré pendant deux mois en offrant des classes vertes à ses enfants. Mais demain c’est la fin des vacances et il va falloir retourner en entreprise et à l’école pour les minos. A court terme on ne sait pas bien comment rapatrier ces bataillons de privilégiés. Dieu merci, la plupart sont équipés de SUV clinquants avec lesquels ils vont pouvoir rallier le VIIème arrondissement parisien sans utiliser une SNCF aux capacités de transport elles aussi-confinées. Qui plus est, certains d’entre eux vont rester encore quelques temps sur l’Ile-de-Ré, après-tout, télétravailler en temps de confinement ou de déconfinement c’est toujours travailler.

    Le deuxième sujet d’importance concerne la prise d’assaut attendue des salons de coiffure par Mmes. Michu qui ont été sevrées de mises-en-plis. La réouverture de l’activité des coiffeurs va-t-elle permettre de satisfaire cette forte demande ou maintenir Mme. Michu en stress psychique pour défaut de permanente ?

    On voit que le déconfinement n’est pas une œuvre de tout repos.