Catégorie : Humeurs

  • Attentat religieux islamiste à Londres

    Un citoyen britannique mène une attaque terroriste au centre de Londres. Il fonce en voiture sur un pont renversant de nombreux piétons, tue au poignard un policier de garde devant le parlement avant d’être lui-même tué par des policiers. Il y a quatre autres morts à ce stade. Le groupe Etat islamique revendique l’action.

    Comme en France, des enfants de la nation, nés sur place, élevés à l’école de la République ou de la Monarchie, prennent les armes contre leur pays et tuent aveuglément leurs concitoyens pour des motifs religieux plus ou moins inspirés par l’idéologie mortifère diffusées par des fous de Dieu, guerriers et stratèges moyenâgeux.

    Evidemment nos esprits cartésiens libéraux occidentaux peinent, comme toujours, à comprendre ces comportements qu’il faut combattre. La bataille est engagée depuis plusieurs années et les citoyens occidentaux s’habituent progressivement à cette menace meurtrière. Il y eut de nombreux morts ces dernières années, il y en aura encore beaucoup d’autres à venir. Cela va être un peu la roulette russe. Pour survivre il suffit de ne pas être au mauvais endroit au mauvais moment puisque les attaques peuvent venir de n’importe où, même de nos proches qui seraient emportés par l’absolutisme religieux islamiste. Statistiquement cela reste assez peu probable mais cela peut arriver. Il suffit de croire aux statistiques.

  • Attentat religieux islamiste à Orly

    Un citoyen français sous l’emprise de cannabis, de cocaïne et d’alcool, repris de justice multirécidivistes, cherche à s’emparer de l’arme d’un militaire dans l’aéroport d’Orly en criant à la gloire d’Allah. Il est tué par le reste de la patrouille militaire.

  • Le bal des mondains

    Dans un dîner en ville quelques convives assènent d’un air entendu et bien informé : « Fillon sera débranché demain ! ». Et quand on demande sur quoi repose une telle assertion, ils répondent « mais sur les sondages bien sûr et ce que l’on entend à la radio ».

    Il est toujours étonnant de voir des citoyens accorder encore quelque crédit que ce soit aux sondeurs démiurges ou aux journalistes mondains. On a rarement vu deux corporations aussi incompétentes que celles-ci ces dernières années où elles n’ont pas cessé d’annoncer des évènements qui ne se sont pas produit, des résultats électoraux qui ont été démentis par la réalité, des prévisions apocalyptiques aussi ridicules qu’infondées.

    Le lendemain de ce dîner de bobos, François Fillon était confirmé comme candidat unique de la droite à l’élection présidentielle.

  • Complotisme et beaufitude

    Une rumeur se diffuse sur les réseaux dits sociaux et dans les dîners en ville :

    Les médias « bien-pensants » cachent le fait que Mme. Hidalgo, maire de Paris, a été condamnée par la cour d’appel à rembourser 14 millions d’euros pour avoir financé sur fonds des contribuables parisiens l’Association des cultures de l’Islam.

    Cette rumeur est répandue par le site d’extrême droite medias-presse-info.

    Sur la forme, suite à une plainte d’un citoyen-contribuable la cour d’appel a annulé un bail signé par la mairie de Paris en 2013 avec l’Institut des cultures d’islam en se référant à la loi de 1905. Personne n’a été condamné à rembourser 14 millions d’euros, ni M. Delanoé qui était maire à l’époque, ni la mairie de Paris, ni encore moins Mme. Hidalgo qui n’était pas maire en 2013.

    L’arrêt de la cour d’appel ci-dessous précise que la mairie doit rembourser les frais de justice de 1 500 EUR, et non 14 000 000 EUR :

    Se basant sur cet arrêt, le conseil municipal présidé depuis par Mme. Hidalgo a même renoncé à la construction d’un deuxième bâtiment comme l’explique très bien Le Figaro en février 2016 dans son article : Institut des cultures d’Islam: démission du président. Sur le fond, certains élus (dont à l’époque M. Delanoé) et/ou sociologues et/ou spécialistes en religion pensent que l’une des solutions au terrorisme religieux islamique serait de mieux contrôler cette religion sur le territoire national puisque, quoique l’on souhaite ou qu’on espère, la France est le premier pays musulman d’Europe et cela ne va pas s’arrêter demain. Comment mieux gérer cette religion dans le cadre de la République ? Pour le moment on y arrive pas correctement, c’est le moins que l’on puisse dire. Certains ont des idées novatrices comme de signer un bail avec un institut d’islam pour monter une coopération culturelle avec la ville de Paris. Sans vraiment savoir s’il s’agit ou non d’une bonne idée, il ne faut peut-être pas s’interdire d’y penser du moment que c’est mené par des gens intelligents et de bonne compagnie, et il doit en exister même dans une mairie de gauche, voire dans des associations culturelles islamiques.

    Ce type d’information complotiste devient le terreau d’une désinformation désormais largement diffusée et acceptée sans discussion. Cela procède de de l’abrutissement et la beaufisation qui rongent notre société où l’on abandonne l’intelligence au profit du prêt-à-penser, où l’on favorise le slogan au détriment de la raison, où le fouteballe et les journaux de TF1 ont éteint les neurones d’une bonne partie de la population, même celle ayant suivi l’enseignement de la République et vivant dans d’excellentes conditions sociales. Le résultat de cet effondrement de l’intelligence est la décadence de notre pays et la qualité des dirigeants de rencontre qui se présentent à nos suffrages : on a les dirigeants que l’on mérite !

  • Attentat religieux islamique en Turquie

    Le groupe Etat Islamique a revendiqué l’attentat qui s’est déroulé la nuit du réveillon dans une boîte de nuit d’Istanbul. Le mode d’action ressemble à celui mis en œuvre à Paris lors du concert du Bataclan : un fou de Dieu s’introduit dans un lieu festif et tire au hasard sur la foule. Il y a 39 morts et de nombreux blessés. La revendication fait expressément mention de la Turquie « protectrice de la croix » et des fêtes païennes qui se déroulent dans ce pays.

    La Turquie a retourné ses alliances. Alors qu’elle soutenait les opposants au régime syrien, la voici maintenant alliée avec la Russie (chrétienne) qui, elle, soutient à bouts de canons le clan au pouvoir à Damas. Pas facile à gérer pour un Etat en cours de réislamisation et toujours en guerre par ailleurs avec sa minorité kurde soutenue elle par l’Occident dans la guerre contre le groupe Etat Islamique. Plus personne ne comprend plus grand-chose dans cet Orient où s’affrontent des arables, des perses, des turcs, des slaves, des occidentaux, des musulmans chiites, des musulmans sunnites, des chrétiens orthodoxes, catholiques ou protestants, avec des alliances qui se font et se défont dans la même journée.

    Des négociations politiques sont en cours pour tenter de mettre fin à la guerre syrienne sous l’égide de la Russie et avec la Turquie. Espérons qu’elles aboutiront à quelque chose. En attendant, la guerre de religion absurde se poursuit, le sang continue à couler au nom de Dieu et les groupe terroristes religieux nagent comme des poissons dans cette eau trouble et nauséabonde. La Turquie n’en a sans doute pas fini avec les attentats, pas plus que les pays occidentaux d’ailleurs.

  • Alep revient, Palmyre repart

    Reprise il y a quelques mois par le pouvoir syrien et ses alliés étrangers la ville de Palmyre en Syrie vient d’être reconquise par le groupe Etat islamique et ses quelques centaines de miliciens extrémistes. Lorsqu’ils occupaient cette ville, les islamistes avaient consciencieusement détruit nombre de monuments antiques qui contredisent leur projet fou de purification religieuse. Ils en avaient profité pour décapiter le vieux conservateur des antiquités de la ville qui avait 82 ans.

    Ces religieux qualifient tous ceux qui ne croient pas à leur sunnisme radical et régressif de mécréants lorsqu’ils sont chrétiens ou juifs, ou d’apostats lorsqu’ils sont musulmans non sunnites. Ils méritent donc selon les djihadistes au mieux la relégation, au pire la mort. Et le groupe Etat islamique continue à massacrer et détruire au nom de Dieu !

  • Attentat religieux en Allemagne

    Un terroriste islamique lance un camion dans un marché de Noël à Berlin faisant 18 morts et de nombreux blessés. Le groupe Etat islamique revendique l’attentat. Le mode opératoire est désormais relativement classique : infiltré en Europe dans le flot de réfugiés, en provenance de Tunisie dont il est citoyen, petit délinquant ayant plus fréquenté les prisons que les mosquées, il se laisse embrigader pour tuer au nom de Dieu, vole un camion, assassine son chauffeur et fonce dans la foule des mécréants.

  • Attentat religieux en Turquie

    L’ambassadeur de Russie en Turquie est assassiné par un de ses gardes du corps turc en direct devant les télévisions réunies pour l’inauguration d’une exposition artistique. Le meurtre a lieu alors que l’ambassadeur y prononçait un discours. Avant d’être abattu le tireur a le temps de crier :

    N’oubliez pas Alep. Tant que les habitants n’y seront pas en sécurité vous n’y serez pas non plus.

  • Les commentaires de Valeurs Actuelles sur la lettre de la Conférence des évêques de France

    Les évêques français s’insinuent dans l’année électorale qui va bientôt s’ouvrir en 2017. Ils ont publié en octobre 2016 une lettre intitulée « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ». Le texte semble généreux et humain comme on peut l’attendre de ses auteurs, ce qui ne semble pas satisfaire la presse conservatrice dont Yves de Kerdrel, chefaillon à l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, écrit les lignes suivantes :

    L’un des sept chapitres de cette lettre que Mgr Gaillot aurait pu signer est consacré aux migrants. Un sujet que l’on sait cher au souverain pontife et sur lequel il n’est pas suivi par l’ensemble de son troupeau. Le problème, c’est que là où l’Évangile nous dit de faire notre devoir de chrétien, les évêques de France font de la surenchère stupide. D’une part, ils demandent que ces réfugiés soient reçus en France dans des conditions économiques humaines. Comme si nous avions les moyens d’accueillir toute la misère du monde alors que nous ne savons même pas gérer notre quart-monde, nos déclassés et tous nos exclus. D’autre part, ils nous expliquent, sûrement en “experts”, que « la seule recherche de solutions économiques est vouée à l’échec si rien n’est entrepris pour la promotion culturelle, promotion d’une culture enracinée, qui donne ou redonne le sens d’une vie collective nationale ». Comment ne pas lire là la promotion d’un multiculturalisme qui a échoué partout, la négation de notre identité et l’abandon de nos traditions pour un melting-pot au goût de soupe culturelle. D’ailleurs, dans un autre paragraphe, nos chers évêques passent par pertes et profits les racines chrétiennes de la France « fille aînée de l’Église », préférant évoquer le « fait religieux » comme on dit dans les think tanks à la mode.

    Mais le “clou” de ce tract hors-sol est le passage sur la solidarité. Après avoir fait un constat digne de Piketty sur la montée des inégalités, les successeurs des apôtres font part de leur inquiétude face au retour d’un « libéralisme sans contrôle » et sur la sauvegarde de notre modèle social. Une manière d’attaquer — en creux — les programmes des différents candidats de droite. Une manière aussi de donner raison à tous ceux qui souhaitent le statu quo, oubliant que l’assurance chômage fait face à un déficit record et que la dette de la Sécurité sociale sera encore payée, dans vingt ans, par nos enfants ou petits-enfants. C’est une fâcheuse habitude de la part de nos évêques que de parler pour ne rien dire d’intelligent qui concerne le débat public. Déjà, en 1973, ils avaient cru bon de s’indigner de la dissuasion nucléaire mise en place pour assurer notre défense et notre sécurité. À l’époque, l’amiral de Joybert leur avait rétorqué un fameux : « Messieurs de la prêtrise, occupez-vous de vos oignons. » Tout change donc, mais tout reste, hélas, pareil.

    Evidemment, l’empathie naturelle des religieux pour leurs prochains se heurte à l’individualisme forcené de l’économie de marché que défend Valeurs Actuelles. Monsieur de Kerdrel, comme bien d’autres, doit gérer ses penchants pour les « racines chrétiennes » tout en vantant les bienfaits du marché dont, le moins que l’on puisse dire, est qu’il est plus sensible au profit qu’à l’âme humaine.

  • La presse dans l’excès

    « La Chienlit » titre cette semaine l’Express en première page devant la photo d’une brochette de responsables politiques de gauche. On pourrait aisément remplacer la photo par celle d’une brochette de journalistes incompétents et voyeurs (par ailleurs bénéficiaires de niches fiscales leur permettant de payer moins d’impôt sur le revenu que le reste des citoyens, toutes choses égales par ailleurs). L’Express, journal en faillite, passé dans les mains d’un cador du CAC40 se permet de donner des leçons aux sortants… Qu’il est loin le temps des Servan-Schreiber, Françoise Giroud et autres Claude Imbert…

    Une presse de circonstance attise le conflit et les réactions de caniveau d’une population dépassée par la complexité de notre temps. Des journaux vendeurs d’aspirateurs privilégient le café du commerce au détriment de l’intelligence. Mais où sont ces années où Raymond Aron publiait des chroniques dans les colonnes de l’Express ?

  • Pas de second mandat pour le président socialiste de la République

    François Hollande
    François Hollande

    Comme il l’avait laissé supposer à de nombreuses reprises, le président de la République vient de rendre publique sa décision de ne pas se présenter à l’élection pour un deuxième mandat. Il avait conditionné une nouvelle candidature notamment à « l’inversion de la courbe du chômage ». On ne peut pas dire que cet objectif ait été atteint, il a donc renoncé. C’est correct de sa part. Il devait se décider en décembre, ce calendrier fut également tenu comme annoncé.

    La presse de circonstance qui glosait depuis des mois sur la participation de François Hollande aux élections primaires de la gauche en est pour ses frais. Une nouvelle fois l’obsession des journalistes pour le sensationnalisme et l’immédiat les a détournés des questions de fond. Et de plus, ils se sont pour la plupart lourdement trompé sur l’immédiat : Hollande ne se représente pas.

    Ils auraient pu passer du temps à analyser les programmes des candidats de gauche mais ils ont préféré vouloir jouer les devins et anticiper la décision du Président, c’est plus facile et plus vendeur. A peine leur nouvel échec consumé, les voilà désormais tous tournés sur la nouvelle question clé : est-ce que le premier ministre actuel sera candidat à la primaire ?

    La courbe du chômage
    La courbe du chômage
  • Les électeurs de gauche qui votent à l’élection primaire de droite

    Charlie Hebdo - Juin
    Charlie Hebdo – Juin

    Dans un dîner en ville le chroniqueur rencontre des représentants de cette étrange catégorie d’électeurs de gauche qui sont allés voter à l’élection primaire conservatrice à l’élection présidentielle de 2017 en France. Ils sont déçus du résultat et persuadés que si François Fillon et son programme libéral sont présents au deuxième tour en 2017 face à la candidate d’extrême droite, celle-ci l’emportera car la France moyenne refusera les mesures libérales déjà annoncées par Fillon dans son programme. C’est une possibilité et, de toute façon, nous aurons les dirigeants que nous méritons.

  • Les racines de l’Occident

    Alors que le vice-président élu américain Mike Pence affiche ses idées créationnistes et son rejet de Darwin, le débat sur les racines chrétiennes de l’Occident est un must dans les différentes campagnes électorales en cours. Evidemment on ne peut pas reprocher à un catholique pratiquant de croire en ce qui est écrit dans la Bible, ni à un marxiste fervent de croire les analyses et recettes qui sont rassemblées dans le Capital. Mike Pense croit que Dieu a créé le monde en 6 jours, dont l’homme, puis la femme à partir de la côte de l’homme, puis s’est reposé le 7ème jour. C’est littéralement ce qui est écrit dans la Genèse, et Mike Pence y croit dur comme fer, comme nombre de pratiquants. C’est consubstantiel de la foi religieuse. On ne peut pas d’ailleurs leur prouver formellement que c’est faux, juste faire appel à leur intelligence, mais trop souvent, le dogme consume la raison, hélas !

    Le problème n’est pas tant que des gens, mêmes bien éduqués, croient au dogme, mais il réside plutôt dans les gens qui ont écrit toutes ces sornettes et les militants qui continuent à les vendre. Le pape François 1er n’est finalement pas si révolutionnaire que l’on veut bien le croire et son institution continue à répertorier les miracles de Mère Theresa et consorts pour sanctifier leurs auteurs. Derrière un discours humaniste qui est finalement de bon sens (comme celui qui le tient), il croit et fait croire que Noé est mort à 950 ans, que Moïse a partagé la mer rouge en deux et que Jésus a marché sur l’eau, faits sur le déroulement desquels on peut raisonnablement avoir des doutes. La vraie modernité serait que l’Eglise chrétienne, ou au moins catholique, admette que tout ce fatras idéologique n’est que balivernes et billevesées, ce qui n’empêcherait pas de continuer à prêcher l’amour du prochain.

    Ce concept de « racines chrétiennes » de notre civilisation européenne est par trop militant. Nos racines ce sont celles de l’Humanité de notre continent où la violence, l’esprit de conquête, la rouerie et l’intelligence de ses habitants ont permis à ceux-ci justement de survivre, de tuer, de conquérir et de s’extraire de l’aspect régressif de la religion pour faire émerger la science et la pensée libres, pour faire que Darwin l’emporte sur Jésus. Et toute cette évolution a commencé avec l’Homme de Cro-Magnon, soit bien avant que la première ligne de la Bible n’ait été écrite. Si l’Europe n’avait pas eu cette puissance et cette liberté de pensée peut-être serions-nous toujours un peuple de bigots continuant à immoler ses incroyants. Lorsque l’Eglise catholique a évolué vers la modernité, c’est le plus souvent contrainte et forcée par la société. Elle l’a rarement fait d’elle-même.

    La religion est une des idéologies des temps. Athènes et Rome ont au moins autant marqué et influencé notre vieille Europe que la Bible, ancien et nouveau testaments réunis. Pourquoi favoriser l’influence de Moïse plutôt que celle de Périclès ou de Platon dans les références à ce que nous sommes ? Les grecs dans leur philosophie ont privilégié l’Homme sur le dogme et leurs dieux. En cela ils ont fait bien plus progresser l’Humanité que les religions. Celles-ci ont bien sûr influencé nos civilisations, mais il n’est pas sûr que le bilan soit positif. Elles viennent en tout cas d’accoucher d’un vice-président américain créationniste. On eut préféré qu’il s’inspire de Périclès plutôt que d’Abraham.

  • Tic verbal compulsif : la dynamique

    Créer la dynamique devient un tic verbal compulsif autant dans le monde des business plans en entreprise que dans les cénacles politico-médiatiques. Les publicitaires qui ont envahi les entourages de nos dirigeants ne placent pas deux phrases fumeuses sans y intercaler la dynamique, et les journalistes qui n’ont pas le temps de lire les programmes politiques compensent leurs faibles connaissances en plaçant de la dynamique à tous les étages.

    Le dictionnaire Larousse définit le mot ainsi :

    Ensemble de forces qui entraînent, provoquent un mouvement, une évolution à l’intérieur d’une structure en développement : La dynamique révolutionnaire.

    Les pubards employant ce terme veulent laisser entendre que le candidat qui les rémunère a suffisamment d’idées ou de charisme pour auto-déclencher un cercle vertueux vers plus de bonheur et d’efficacité. Les mêmes nous expliquait il y a trente ans qu’un baril d’Omo valait mieux que deux barils d’une lessive lambda… Bref, créer une dynamique pour un politicard revient à mieux se placer en tête de gondole, à grand frais payés aux agences de publicité.

  • Nadine Morano s’esclaffe

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    De nombreux candidats français de tous bords surfent sur la vague populiste et s’auto-persuadent de plus en plus que pour être élu il faut raconter aux électeurs ce qu’ils veulent entendre. Ils pensent pouvoir cacher leur absence de conviction, voire compétence, par une recrudescence de leurs propos de Café du commerce. Rares sont ceux qui résistent encore à la tentation. On aura les dirigeants que nous méritons.

     

  • Wauqiez félicite Trump

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    Il fallait bien que Laurent Wauqiez se sente solidaire du nouveau président élu américain. Voilà qui est fait, sur Tweeter bien entendu, car on ne sait pas bien à ce stade ce que M. Wauquiez retient ou rejette dans le programme de gouvernement de Donald Trump. Les 150 signes de Tweeter permettent d’éviter de trop s’engager sur le fond et offre un rétropédalage plus facile le cas échéant.

  • La presse continue à tirer le débat vers le bas

    Question idiote d’un journaliste crétin posée à Christiane Taubira sur France-Inter en ce jour premier anniversaire des attentats terroristes religieux islamistes du 13 novembre à Paris :

    Les 130 victimes sont-elles « mortes pour la France » ou pas ?

    Question du chroniqueur effaré :

    Mais qu’est-ce que l’on vous apprend dans les écoles de journalisme ?

  • Les sondages meublent l’absence d’analyse de la presse

    Avec une constance à la hauteur de leurs compétences limitées, les journalistes de la presse française continuent à consacrer une grande partie de leurs papiers à commenter les sondages qui sortent journellement en cette période préélectorale. « Commenter », si l’on ose dire puisqu’en réalité ils se contentent d’afficher leurs résultats sur des graphes pastel et s’interroger les uns les autres sur ces chiffres changeant tous les jours, souvent de façon contradictoire.

    Le business du sondage a montré à de nombreuses reprises qu’il ne prévoyait pas grand-chose et que son taux de réussite était des plus limité. Cela ne l’a pas empêché de prospérer jusqu’ici. Le dernier exploit étant bien entendu celui du référendum britannique qui a finalement décidé de la sortie de l’Union européenne alors que « les sondages » prévoyaient le contraire de façon assez unanime. Même les dirigeants en faveur de la sortie ont été surpris par ce résultat comme le montre la totale impréparation dans laquelle ils se trouvent actuellement alors qu’ils doivent exécuter cette décision.

    Que les sociétés de sondage ne sachent pas prévoir l’avenir, on ne va pas leur en vouloir. Qu’elles trouvent tant de clients à qui fourguer leurs sornettes, c’est plus inquiétant. Mais que les dirigeants de nombreux pays basent leurs décisions et orientations sur les résultats de ces sornettes, c’est encore plus désespérant. S’agissant des sondages préélectoraux, la vraie question est de savoir si les électeurs sont influencés par lesdits sondages ? C’est possible mais ce qui est aussi probable c’est que ces sondages étant plus aléatoires que scientifiques leur impact dans un sens soit annulé par celui dans l’autre sens.

    Ce qui ferait sans doute un peu progresser la machine médiatique, mais aussi éclairerait la connaissance des citoyens avant le vote, ce serait que les journalistes politiques lisent les programmes des candidats (y compris les 1 012 pages de celui de Bruno Lemaire « le renouveau c’est Bruno »), les analysent, les expliquent et en débattent avec les intéressés plutôt que de se focaliser sur des classements et des sondages aussi éphémères qu’inutiles. Très peu de ces journalistes sont à la hauteur des cartes de presse qui leur sont (trop) généreusement distribuées. L’urgence et l’hystérie qui caractérisent leurs modes de fonctionnement ne sont pas compatibles avec la réflexion qui devrait normalement seoir à leur position. Ils participent tous les jours à l’appauvrissement du débat et à l’abrutissement des masses. Hélas !

  • Recherche théorie du genre désespérément

    Le pape François 1er parle de la France à des journalistes dans un avion et se plaint du « sournois endoctrinement de la théorie du genre » que diffuserait les manuels scolaires français, une « colonisation idéologique » accuse-t-il. C’est le retour de la rumeur sur cette théorie qu’à ce jour personne n’a pu trouver dans lesdits manuels ni plus dans les programmes de nos charmantes petites têtes blondes. Peut-être le Vatican pourra relancer les recherches pour essayer de retrouver cette théorie qui pour le moment n’a été localisée que dans les méninges de Christine Boutin et les livres d’Eric Zemmour !

  • Sainte-Anne de la Buttes-aux-Cailles

    Sainte-Anne de la Buttes-aux-Cailles
    Sainte-Anne de la Buttes-aux-Cailles