Catégorie : Humeurs

  • Mésentente au parlement

    Après les attentats religieux que la France eut à déplorer en 2015 qui ont ait à peu près 150 morts, les parlementaires français n’arrivent pas à se mettre d’accord sur un texte de réforme de la constitution visant à inclure dans celle-ci une peine de déchéance de nationalité pour les citoyens coupables de terrorisme ainsi que l’état d’urgence. L’une et l’autre de ces mesures sont déjà prévues dans la loi mais leur érection dans le texte constitutionnel leur donnerait plus de force.

    Le litige entre sénateurs et députés porte sur le fait de décider s’il faut appliquer cette déchéance, le cas échéant, à tous les nationaux ou uniquement aux binationaux qui pourraient ainsi continuer à bénéficier de sa ou ses autres nationalités. Il porte sur la modification de l’article 34 de la constitution :

    Rédaction actuelle :

    La loi fixe les règles concernant :

    – les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques ; la liberté, le pluralisme et l’indépendance des médias ; les sujétions imposées par la défense nationale aux citoyens en leur personne et en leurs biens ;

    – la nationalité, l’état et la capacité des personnes, les régimes matrimoniaux, les successions et libéralités ;

    Rédaction proposée par l’assemblée nationale :

    « – la nationalité, y compris les conditions dans lesquelles une personne peut être déchue de la nationalité française ou des droits attachés à celle-ci lorsqu’elle est condamnée pour un crime ou un délit constituant une atteinte grave à la vie de la Nation ;

    Rédaction proposée par le sénat :

    « – la nationalité, y compris les conditions dans lesquelles une personne née française qui détient une autre nationalité peut être déchue de la nationalité française lorsqu’elle est condamnée pour un crime constituant une atteinte grave à la vie de la Nation ; »

    Tout le monde s’accorde à conclure que cette déchéance ne sera que de l’ordre du symbolique, n’aura aucun effet sur le terrorisme et ne sera probablement jamais appliquée. Ces discussions relèvent donc d’un parlementarisme inefficace et dispendieux. Ces gens, rémunérés par les contribuables, ont passé des mois à discutailler pour finalement ne pas aboutir. C’est un peu déprimant mais tellement symptomatique de la décadence de notre République. Rappelons en tout cas le texte sur lequel tous les ennemis islamiques de la France s’accordent sans barguigner, celui de la revendication des attentats de novembre dernier.

    2 Safar 1437

     Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

    Allah le Très-Haut a dit : et ils pensaient qu’en vérité leurs forteresses les défendraient contre Allah. Mais Allah est venu à eux par où ils ne s’attendaient point, et a lancé la terreur dans leurs cœurs. Ils démolissaient leurs maisons de leurs propres mains, autant que des mains des croyants. Tirez-en une leçon, ô vous qui êtes doués de de clairvoyance. Soûrat 59 verset 2.

    Dans une attaque bénie dont Allah a facilité les causes, un groupe de croyants des soldats du Califat, qu’Allah lui donne puissance et victoire, a pris pour cible la capitale des abominations et de la perversion, celle qui porte la bannière de la croix en Europe, Paris.

    Un groupe ayant divorcé de la vie d’ici-bas s’est avancé vers leur ennemi, cherchant la mort dans le sentier d’Allah, secourant sa religion, son Prophète et ses alliés, et voulant humiliant ses ennemis. Ils ont été véridiques avec Allah, nous les considérons comme tels. Allah a conquis par leur main et à jeter la crainte dans le cœur des croisés dans leur propre terre. 

    Huit frères portant des ceintures d’explosif et des fusils d’assaut ont pris pour cibles des endroits choisis minutieusement au cœur de la capitale française, le stade de France lors du match des deux pays croisés la France et l’Allemagne auquel assistait l’imbécile de France François Hollande, le bataclan ou étaient rassemblés des centaines d’idolâtres dans une fête de perversité ainsi que d’autres cibles dans les dixième, le onzième et le dix-huitième arrondissement et ce, simultanément. Paris a tremblé sous leurs pieds et ses rues sont devenues étroites pour eux. Le bilan de ses attaques est de minimum 200 croisés tués et encore plus de blessés, la louange et le mérite appartiennent à Allah.

    Allah a facilité à nos frères et leur a accordé ce qu’ils espéraient (le martyr), ils ont déclenchés leurs ceintures d’explosifs au milieu de ces mécréants après avoir épuisé leurs munitions. Qu’Allah les accepte parmi les martyrs et nous permette de les rejoindre. Et la France et ceux qui suivent sa voie doivent savoir qu’ils restent à les principales cibles de l’Etat Islamique et qu’ils continueront à sentir l’odeur de la mort pour avoir pris la tête de la croisade, avoir osé insulter notre Prophète, s’être vanté de combattre l’Islám en France et frapper les musulmans en terre du Califat avec leurs avions qui ne leur ont profité en rien dans les rues malodorantes de Paris. Cette attaque n’est que le début de la tempête et un avertissement pour ceux veulent méditer et tirer les leçons.

    Allah est le plus grand. Or c’est à Allah qu’est la puissance ainsi qu’à Son messager et aux croyants. Mais les hypocrites ne le savent pas. Soûrat 63 verset 8

    [les fautes d’orthographe et de syntaxe sont de l’auteur]

    Ce communiqué a fait suite à l’assassinat de 150 personnes à Paris en novembre dernier. On ne peut qu’en recommander la lecture à nos parlementaires qui, sur cette base, auraient pu être à la hauteur et s’entendre sur un texte constitutionnel dans un sens ou dans l’autre. Cela semble mal parti. Ce n’est pas digne.

  • Attentats religieux en Côte d’Ivoire

    Des terroristes, a priori islamiques, tirent au hasard sur une plage de Grand Bassam en Côte d’Ivoire dimanche après-midi. Il y a une quinzaine de morts.

  • L’escroquerie fouteballistique se poursuit !

    Juin / Le Canard Enchaîné (14/10/2015)

    Le microcosme semble découvrir que les structures organisatrices de compétitions internationales de sport négocient généralement avec les Etats d’accueil des contrats d’exonération fiscale pour lesdites structures, voire également pour leurs sponsors et leurs dirigeants. Cela vaut pour les jeux olympiques comme pour le fouteballe et d’autres jeux de baballe.

    Ainsi le décret 2015-910 publié au journal officiel du 25/07/2015 a listé six compétitions sportives organisées en France lors des prochaines années qui bénéficieront d’un régime d’exonération de certains impôts et taxes (impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu, retenue à la source, taxe sur les salaires, etc.). Il s’agit, par ordre chronologique, de l’Euro 2015 de basket hommes (5-20 septembre), de l’Euro 2016 de football hommes (10 juin – 10 juillet), du Championnat du monde 2017 de handball hommes, du Championnat du monde 2017 de hockey sur glace hommes, de la Ryder Cup et de la Ryder Cup Junior de golf en 2018 et de la Coupe du monde féminine de football 2019.

    Ce régime fiscal a été créé par la loi de finances rectificative pour 2014 qui a été votée par une représentation nationale fort peu inspirée.

    Des responsables au plus haut niveau et des élus du peuple se sont rendus coupables d’une félonie fiscale. Cette infamie a une apparence : un trio de ministres irresponsables, MM. Kanner (Sports), Sapin (Finances et Comptes publics) et Eckert (Budget). Il a une réalité : un parlement incompétent et piètre comptable des finances publiques. Ce trio et ce parlement possèdent un savoir-faire expéditif et limité. Mais ils ne voient et ne comprennent la gestion de l’Etat et de l’argent de ses citoyens que déformés à travers leur frénésie populiste. Cette entreprise conduit tout droit à un désastre national.

    Voici l’État bafoué, la Nation défiée, notre puissance ébranlée, notre prestige international abaissé, notre place et notre rôle dans la communauté financière compromis. Et par qui ? Hélas ! Hélas ! par des hommes dont c’était le devoir, l’honneur, la raison d’être, de servir et d’obéir.

    [Inspiré par MonGénéral]

    Comment et pourquoi des responsables (si l’on ose dire) politiques octroient-ils des avantages fiscaux pour l’organisation de compétitions de ballon ? C’est une vraie question sans véritable réponse cohérente, sinon que ces responsables privilégient des situations particulières au détriment de l’intérêt général. En procédant ainsi ils font renoncer l’Etat à des recettes fiscales, qui seraient pourtant bienvenues, et transfèrent sur les contribuables une partie des charges de ces compétitions qui devraient normalement être payées par les consommateurs. C’est contraire aux règles de libre concurrence : pourquoi les sports de baballe ou de palet et pas les concours de pétanque ? C’est immoral quand on mesure les flux financiers brassés par ces organisations, tellement gigantesques et hors de tout contrôle que les scandales de corruption de la FIFA se traitent actuellement devant les tribunaux et dans les geôles américaines. C’est inefficace en termes économiques car ces compétitions n’ont pas besoin d’exonération fiscale pour exister. Ces exonérations octroyées par la République française reviennent à transférer de la richesse des contribuables nationaux vers les sièges sociaux de fédérations multinationales généralement domiciliées en… Suisse.

    De grands progrès sont en train d’être réalisés en matière de coopération fiscale internationale pour mettre fin, ou au moins ralentir, les pertes de recettes subies par nombre d’Etats du fait de l’optimisation fiscale menée par certaines entreprises ou organisations. Nous sommes ici dans un cas bien plus simple car ce sont les Etats eux-mêmes qui abandonnent légalement leurs droits fiscaux sur ces compétitions. Il suffit de mettre fin à la délivrance de ces passe-droits, au besoin en coopération avec les Etats membres de l’OCDE ou de l’Union européenne pour éviter trop de dumping fiscal au sein d’un même groupe de pays. Et si les championnats d’Europe de fouteballe ou de golf doivent avoir lieu en Géorgie ou aux Iles Féroé, eh bien laissons les contribuables de ces contrées financer les fédérations sportives s’ils n’ont rien de mieux à faire. A moins que leurs finances publiques ne soient en meilleur état que celles de la France :

  • Les copains et les coquins

    Laurent Fabius, 69 ans, a démissionné du gouvernement dont il était ministre, oubliant le devoir, semant la confusion d’un remaniement ministériel forcé par sa fuite, pour attraper un poste de président du conseil constitutionnel valable pour 9 ans, soit jusqu’à ses presque 80 ans.

    Jean-Louis Debré, 71 ans, ex-président du conseil constitutionnel qui est remplacé par le précédent, a été immédiatement nommé à la présidence du conseil supérieur des archives.

    L’un et l’autre sont de vieux roublards de la République qui n’ont pas particulièrement démérité. Ils ont largement dépassé l’âge de la retraite et ne sont en rien indispensables à la République. Alors pourquoi nommer une nouvelle fois ces notables à ces postes ? Prolonger ces deux personnes âgées à de nouvelles responsabilités relève du copinage politique qu’il aurait mieux fallu éviter, tout le monde s’en serait bien mieux porté.

  • Mais que fait le gouvernement ?

    Entendu au Café du commerce :

    L’interdiction dans Paris intra-muros à partir du 1er juillet 2016 les jours de semaine des véhicules particuliers motorisés avant le 31/05/2000 ne sera pas applicable car « la Maire de Paris » n’a rien fait pour véritablement favoriser la diffusion des véhicules électriques en installant des bornes de rechargement en nombre suffisant !

    Le conseil municipal de Paris, fruit de l’élection municipale de mars 2014, a arrêté un plan d’interdiction progressive de la circulation des véhicules « polluants » classés par catégories selon l’âge de leur motorisation. La première vague d’interdiction est intervenue en septembre dernier, les suivantes doivent suivre :

    • Depuis le 01/09/2015 la circulation des bus, cars et poids lourds de motorisation antérieure au 01/10/2001 est interdite dans la capitale de 8 à 20 heures, y compris le week-end.
    • A partir du 01/07/2016, cette interdiction s’étendra aux camionnettes et véhicules particuliers antérieurs à 1997 ainsi qu’aux deux-roues motorisés antérieurs au 31/05/2000 (les deux-roues motorisés concernés par la mesure représentent 1% du parc actuel). Ces véhicules individuels et utilitaires légers pourront eux continuer à circuler le week-end.
    • Entre 2017 et 2020 la circulation d’autres catégories de véhicules sera progressivement interdite.

    Des mesures d’accompagnement ont également été votées pour allouer une partie des impôts payés par les contribuables vers des investissements susceptibles d’inciter les propriétaires de véhicules concernés par ces interdictions à en changer ou à faire évoluer leur mode de transport : subvention sur les abonnements pour location de véhicules électriques Autolib’, location de bicyclettes Velib’ ou achat de vélocipèdes, électriques ou non, remboursement de pass Navigo, subventions aux copropriétés désireuses d’installer des abris vélos sécurisés ou des bornes de rechargement dans leurs locaux, ainsi qu’un programme de développement de bornes de recharge publiques.

    L’arrêté municipal n°2015 P 012 du 28/08/2015 qui régit la première interdiction en vigueur depuis le 01/09/2015 est provisoire jusqu’au 01/01/2017 et on peut donc imaginer qu’un bilan sera alors fait sur le renouvellement, l’adaptation ou la modification de la mesure et le conseil municipal en place à l’époque décidera démocratiquement de la suite à donner.

    En l’état actuel des mesures d’incitation on peut s’interroger :

    • Le subventionnement par le contribuable de l’utilisateur d’un véhicule « polluant » est-il suffisant pour déclencher un mouvement massif de changement de véhicule ou de mode de transport ? Sans doute pas !
    • Est-ce que néanmoins une partie de ces utilisateurs peuvent d’ores-et-déjà bénéficier de bornes de rechargement sur leurs parcours habituels ? On ne peut pas l’exclure totalement !
    • Aurait-il été préférable que l’argent prélevé sur les contribuables soit affecté au renforcement des mesures incitatives plutôt qu’à financer la coupe d’Europe de fouteballe ou les jeux olympiques de 2024 ? Certainement oui !
    • Est-ce une raison pour tout jeter avec l’eau du bain ? Non !

    Le syndrome français continue de diffuser ses effets délétères : le citoyen maugrée, râle, peste, conteste, attend tout de l’action publique et rejette systématiquement ce qui vient troubler sa situation personnelle. Que les conducteurs se rassurent, il est probable que si l’étape d’interdiction au 01/07/2016 n’est pas gérable, eh bien elle sera rapportée ou décalée ou modifiée comme le furent nombre de textes comme ceux de l’écotaxe, de l’accès des lieux publics aux handicapés, etc. etc.

    Ainsi va la vie publique en France, faîte d’à coups et d’imperfections, mais à la fin les choses finissent par avancer à leur rythme. Si les mesures actuelles ne plaisent pas, il suffit de voter pour d’autres élus aux prochaines élections municipales, ou de créer son propre lobby pour influer ou de se présenter avec un programme. Le chroniqueur voterait, par exemple, sans barguigner pour tout candidat s’engageant à renoncer à l’organisation des jeux olympiques, comme l’ont déjà fait les villes de Boston, de Toronto et de Hambourg.

  • Religion en Israël

    Une révolution culturelle en Israël : le gouvernement a décidé de l’ouverture d’une section mixte au mur des lamentations. Jusqu’à ce jour il existe une section hommes et une section femmes, hermétique l’une pour l’autre. Les partis israéliens orthodoxe s’opposent et dénoncent un affront aux traditions. Le sujet était en débat depuis des siècles et avait provoqué encore récemment des affrontements entre modernistes et régressifs.

    Pas facile de faire évoluer la religion…

  • Cinéma : « Salafistes »

    Salafistes

    Un documentaire controversé qui donne la parole aux islamistes. Tourné principalement dans Tombouctou occupé pat les islamistes et à Nouakchott où sont interviewés deux imams il est ponctué de quelques vidéo de propagande du groupe Etat Islamique. La polémique vient de ce que seule la position des islamistes est mise en avant et pourrait ainsi faire considérer le film comme une œuvre de propagande, il a de ce fait été interdit au moins de 18 ans.

    Les longues interviews des religieux salafistes sont édifiantes, elles déroulent la pensée unique de ces personnes dont l’unique objectif est de mettre en œuvre la loi du Coran et l’interprétation qu’ils en font. Il n’y a pas à discuter, pas plus à raisonner, seule la mission divine compte. On ne peut même pas parler de système de gouvernement d’un Etat ou d’administration d’un peuple, non, le programme est juste de s’assurer que les femmes sont correctement voilées, que personne ne boit d’alcool ni n’écoute de musique, ou ne commet le péché d’adultère ou d’homosexualité. Les imams sont conscients que ces objectifs ne peuvent être réalisés que s’ils sont imposés par la force, alors on coupe des mains, on tue les mécréants et on rend hommage aux frères Kouachi ou à Mohamed Merah en justifiant leurs crimes par ceux de la colonisation et des croisades.

    Ce film illustre l’aspect régressif de l’idéologie religieuse quand elle tourne dans des cerveaux obtus. On se croit revenu aux temps de l’inquisition médiévale, après tout ce n’était qu’il y a 400 ans en Europe. Evidemment la vision de ce film nécessite un peu de discernement, il interroge en tout cas sur ce qui pousse des gamins occidentaux à adopter cette idéologie et à égorger des mécréants sur YouTube. Le documentaire n’apporte pas de réponse sur ce point, en existe-t-il d’ailleurs ?

    Le dogme s’impose sur les esprits faibles mais en principe l’intelligence prend le dessus sur la religion à un moment ou à un autre. En attendant il va bien falloir faire avec cette idéologie qui existe et dont la puissance destructrice des esprits, la capacité de résistance et de nuisance sont très fortes. Ce film est intéressant à ce titre en ce qu’il fait prendre conscience de cette situation.

  • Religion au palais de justice

    La famille d’Hasna Aït Boulahcen aurait porté plainte contre X. La jeune femme est morte dans l’assaut donné par la police au squat de Saint-Denis où s’étaient réfugiés une partie des extrémistes religieux qui avaient mené les attaques de novembre contre le Bataclan et les terrasses de café de la République à Paris ayant fait 130 morts et des centaines de blessés. Cousine de l’un des organisateurs et acteurs de ces massacres, elle avait à sa demande trouvé ce logement pour y rassemblé les terroristes survivants qu’elle était allé chercher elle-même en auto. Sur sa page FaceBook elle affichait le drapeau du groupe Etat Islamique ainsi que son soutien à Hayat Boumédienne, épouse de feu Amedy Coulibaly, terroriste religieux qui avait tué quatre personne en janvier 2015 à l’hyper-casher de la Porte de Vincennes avant d’être abattue par la police.

    Mme. Aït Boulahcen est décédée du fait du souffle de la ceinture d’explosifs déclenchée par l’un des terroristes qui a ainsi mis fin à ces jours et à ceux de sa voisine.

    Sa famille et son avocat essaye de défendre l’idée qu’Hasna Aït Boulahcen n’est ni terroriste ni complice, mais victime. Elle aurait trouvé le squat de Saint-Denis sous la menace de son cousin terroriste. Il va falloir être persuasif pour faire admettre cette théorie. Si jamais elle prévalait cela voudrait dire que les attentats de Paris en janvier ont fait 131 victimes et que cette 131ème victime aurait droit aux mêmes hommages que les 130 premières, ce qui risquerait de provoquer un peu d’émoi.

    Que la Justice passe !

  • Parler pour ne rien dire

    Sarkozy_ParisMath_201508-c

    Nicolas SARKOZY, ancien président de la République et actuel chef de Les Républicains doit publier un livre lundi 25 janvier 2016. Annoncé sur la page FaceBook de l’impétrant l’ouvrage est évidemment largement commenté par la presse qui… ne l’a pas lu puisqu’il n’est pas encore paru.

    Lesdits journalistes précisent d’ailleurs dans leurs analyses « je n’ai pas encore lu ce livre mais il semble que… ». On est encore ici devant une manifestation de l’incompétence d’une bonne partie de la classe médiatique qui ne sait pas dire : « je n’ai pas encore lu ce livre et je ne suis pas en mesure de le commenter à ce stade. » Inutile de préciser que la politicaille de tous bords commente également abusivement ce livre non lu.

    Nos sociétés d’aujourd’hui privilégient la non-information à l’intelligence. Hélas !

  • Religion au Burkina-Faso

    Streetart_Butte-aux-Cailles_20150118 (2)-b

    Des extrémistes religieux attaquent des hôtels et terrasses de restaurants à Ouagadougou au Burkina-Faso en tirant au hasard sur les clients. Il y a une trentaine de morts dont au moins deux français, c’est un peu le renouvellement des attaques de Paris en décembre dernier, ou de Jakarta il y a quelques jours. Ces actes sont revendiqués par un mouvement islamiste sunnite concurrent du groupe Etat Islamique. Leurs auteurs sont guidés par la même conduite suicidaire. Ils veulent tuer le plus possible de mécréants et ensuite « mourir en martyr ». Comme il se doit ces crimes sont commis « au nom de Dieu » et revendiqués comme tels. L’empire de la bêtise continue à étendre ses tentacules mortifères.

  • Religion aux Philippines

    Des extrémistes religieux attaquent des hôtels et terrasses de restaurants à Jakarta aux Philippines en tirant au hasard sur les clients. Ces actes sont revendiqués par le groupe Etat Islamique.

  • La théorie d’Olivier Roy

    Dans un dîner en ville le chroniqueur s’est vu interdire de prendre la parole sur le sujet des attaques terroristes sur Paris en novembre dernier tant qu’il n’avait pas lu la théorie d’Olivier Roy : « Le djihadisme est une révolte générationnelle et nihiliste ». Le raisonnement de ce spécialiste de l’islam est que l’extrémisme des terroristes ne serait pas le fait d’une quelconque religiosité mais plutôt d’une rébellion nihiliste à la recherche d’une cause : « Il ne s’agit pas de la radicalisation de l’islam, mais de l’islamisation de la radicalité. ».

    On ne va pas trop rentrer dans les détails de la démonstration mais que ces extrémistes aient commencé par la radicalisation pour aboutir à la religiosité, ou l’inverse, on passe bien par le fait religieux et là est le problème, lorsque le dogme prend le pas sur la raison. Alors qu’il s’agisse d’une révolte générationnelle happée par le coran ou d’une religiosité obtuse passée aux armes, ces extrémistes tuent au nom de Dieu comme l’indiquent les cris de guerre dont ils accompagnent leurs crimes.

    Que l’on soit dans une théorie ou l’autre, le problème de fond est le traitement à appliquer à cette déviance mortifère. Et là, personne n’a vraiment de solution évidente à proposer. Il s’agit en gros d’un problème de bêtise humaine, de régression intellectuelle qui doit pouvoir être traité par de l’intelligence. Mais cela prendra du temps, sans doute plusieurs générations en admettant que le traitement puisse commencer immédiatement ce qui est loin d’être le cas…

    LE MONDE | 24.11.2015 à 06h44 • Mis à jour le 30.11.2015 à 09h23

    Par Olivier Roy, politologue spécialiste de l’islam (suite…)

  • Religion au Moyen-Orient… toujours

    L’Arabie Saoudite et quelques autres Etats du Golfe persique annoncent la rupture de leurs relations diplomatiques suite aux réactions chiites intervenues après l’exécution d’un iman chiite en terre sunnite.

    Rappelons de quoi nous parlons :

    • Les musulmans chiites pensent que le successeur légitime du prophète Mahomet (mort en 632) est Abou Bakr qui deviendra effectivement calife
    • Les musulmans sunnites chiites pensent que le successeur légitime du prophète Mahomet est Ali, son gendre et fils spirituel

    Pour ne pas être en reste, précisons que :

    • Les chrétiens pensent que Jésus est leur prophète avec des variantes entre ceux qui croient à la sainte-vierge et ceux qui n’y croient pas
    • Les juifs pensent que Jésus n’est pas leur prophète et attendent toujours leur messie
    • Les yézidistes croient en un Dieu qui façonna le monde comme une grosse perle blanche qu’il brisa et dont les éclats formèrent le ciel, la terre et la mer
    • Les zoroastriens considèrent que leur Dieu n’a pas besoin d’adoration, pas besoin d’intermédiaires
    • Etc. etc…

    Tous croient à la vie éternelle au paradis où chacun rejoindra son Dieu. Mais en attendant, au nom de celui-ci, on sème la mort et la désorganisation sur une bonne partie de la planète.

    Ce qui serait profitable à l’Humanité serait que toute cette énergie dépensée pour défendre par les armes des dogmes incertains soient consacrée à instaurer des Etats apaisés avec des règles de gouvernance démocratique et un développement économique à peu près partagé entre les administrés.

    Cette évolution a été engagée au XXème siècle par l’Occident, gageons qu’elle le sera aussi, un jour, au Moyen-Orient, reléguant ainsi les conflits religieux d’un autre âge au rang des mauvais souvenirs.

  • Religion… encore au Moyen-Orient

    L’Arabie-Saoudite sunnite exécute 47 condamnés à mort dont un imam opposant, saoudien amis chiite. Il n’en faut pas plus pour que l’Iran chiite s’insurge et que ces deux pays théocratiques s’invectivent en s’accusant mutuellement de terrorisme.

    Téhéran accusant Ryad de terrorisme, c’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité ! Venant de ces deux Etats religieux musulmans qui ont profondément inséré le terrorisme dans les modes de fonctionnement du XXème siècle et du XXIème débutant pour régler leurs contentieux ou diffuser leurs idéologies, cela pourrait prêter à sourire ne serait-ce le contexte qui pourrait encore déraper dans une nouvelle guerre arabo-perse si la diplomatie intelligente ne reprenait pas le dessus.

    L’Arabie-Saoudite en diffusant largement son courant wahhabite très conservateur est devenue l’inspiratrice de nombre de ces mouvements qui dynamitent actuellement la planète. L’Iran a trempé dans beaucoup des complots terroristes de la fin du XXème siècle et la France a été particulièrement touchée que ce soit sur son propre sol ou au Liban (attentat sur l’immeuble du Drakkar, entre autres, 58 militaires français morts, plus la famille libanaise du gardien de l’immeuble).

    Avec un pays comme l’autre la France a commercé et continue de le faire, initiant d’ailleurs il y a quelques décennies l’industrie nucléaire iranienne, quelle folie ! Il est des situations où le commerce permet d’apaiser les tensions en modernisant ses acteurs. Nous n’en somme manifestement pas là dans ce Moyen-Orient compliqué.

  • Journalisme pour ne rien dire

    Journal d’informations de France Culture, 31 décembre 2015, 18h00.

    Nous somme à deux heures du discours de vœux du président de la République, ce discours n’est pas encore connu, probablement pas même encore terminé par son auteur, mais bien sûr il faut que les journalistes anticipent et annoncent ce qu’ils croient pouvoir affirmer comme devant faire partie des vœux présidentiels. Et de commenter bien entendu ce qui n’a pas encore été prononcé mais pourrait l’être.

    Les mêmes il y a huit jours annonçaient, sans avoir lu le texte, que le projet de réforme de la constitution que devait approuver le conseil des ministres n’incluait pas la déchéance de nationalité pour les terroristes binationaux, et pourtant, une fois le texte rendu public, elle y figurait bien. Ils avaient simplement parlé sans savoir et pour essayer de faire « ceux qui savaient ».

    On est dans le même cas de figure ce soir : quel intérêt existe-t-il à essayer de dévoiler deux heures à l’avance le contenu d’un discours non encore terminé et dont le contenu risque bien comme chaque année d’être plutôt convenu ? Aucun intérêt bien sûr. Ces journalistes sont payés sur la redevance réglée par les contribuables, ce sont donc nos employés. Ce soir ils ont perdu leur temps et gâché du temps d’antenne à nos frais. Ils auraient mieux fait de faire de l’analyse et de la pédagogie sur ce qui existe plutôt que de vouloir lire dans la boule de cristal.

    On apprend dans le sujet suivant du même journal de France Culture que le discours de vœux de la chancelière allemande est lui publié à l’avance et déjà disponible. Cerise sur le gâteau : il est également traduit en arabe pour le million d’immigrants moyen-orientaux arrivés dans ce pays en 2015, et en anglais pour les autres non-germanophones !

  • Programme contre image

    Entendu au Café du commerce :

    – Je vais voter pour Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) c’est l’avenir de la droite!

    – Ah bon, a-t-elle dévoilé un programme politique quelconque ?

    – On s’en fout des programmes, ce qui compte c’est l’image !

    C’est des problèmes de notre République : la mise en plis de NKM et ses pantalons taille-basse suffisent à lui attirer les suffrages sans que l’on ait à ce stade la moindre idée sur la façon dont elle gouvernerait la France si elle arrivait au pouvoir.

  • Incompétence, insignifiance et nombrilisme

    CH_20151021_Taubira-1

    Impayable : une partie de notre classe politique et médiatique brille encore par son incompétence, son insignifiance et un nombrilisme qui force l’admiration. Une fausse information diffusée par la ministre de la justice sur une radio algérienne a laissé croire que le principe de déchéance de la nationalité pour fait de terrorisme pour les binationaux, qui existe déjà dans le code civil pour les français ayant acquis la nationalité, ne serait finalement pas inclus dans la constitution. Le texte final qui sera présenté au vote du congrès n’était pas encore connu mais immédiatement les porte-flingues de l’opposition ont envahi les ondes pour tomber à bras raccourcis sur cette nouvelle reculade du pouvoir de la gauche-laxiste, attisés par les journalistes se réjouissant de cette montée de tension politicarde permettant d’animer les conflits sur leurs plateaux désertés à cette veille de Noël.

    Tweet_Wauquiez_20151222_Nationalite

    Finalement le texte approuvé aujourd’hui par le conseil des ministres intègre cette constitutionnalisation de la déchéance de nationalité pour les binationaux. Il n’est pas sûr qu’elle sera votée mais l’option en a été retenue par le pouvoir en place.

    Les portes-flingues précités ont donc commenté un texte qu’il n’avait pas lu puisqu’il n’avait pas été encore finalisé. Ils avaient le choix entre travailler sur le programme de gouvernement pour 2017 puisqu’ils ambitionnent de revenir au pouvoir, ou faire de l’agit-prop et de la désinformation, ils ont évidemment opté pour cette seconde option et déclenché un concours de tweets abêtissant et d’imbécilités médiatiques attisant les réactions geignardes de Mme. MIchu au Café du commerce.

    Cette affaire est un désastre en ce qu’elle démontre l’immobilisme de la classe politique : rien ne bouge, rien ne change et le seul débat consiste à enfoncer celui d’en face. A l’issue de cet incident, du programme de l’opposition on ne sait rien de plus, de sa capacité à jouer aux billes dans la cour d’école on reçoit une confirmation forte.

    Sur le fond il n’y a rien de bien grave : la déchéance de la nationalité existe déjà dans le code civil depuis des décennies et est appliqué régulièrement pour une dizaine d’individus chaque année :

    Article 25 du Code Civil

    Créé par Loi 1803-03-08 promulguée le 18 mars 1803

    Créé par Loi n°93-933 du 22 juillet 1993 – art. 29 JORF 23 juillet 1993 en vigueur le 1er mars 1994

    L’individu qui a acquis la qualité de français peut, par décret pris après avis conforme du Conseil d’Etat, être déchu de la nationalité française :

    1. S’il est condamné pour un acte qualifié de crime ou délit constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ;
    2. S’il est condamné pour un acte qualifié de crime ou délit prévu et réprimé par le chapitre II du titre III du livre IV du code pénal ;
    3. S’il est condamné pour s’être soustrait aux obligations résultant pour lui du code du service national ;
    4. S’il s’est livré au profit d’un Etat étranger à des actes incompatibles avec la qualité de français et préjudiciables aux intérêts de la France ;
    5. S’il a été condamné en France ou à l’étranger pour un acte qualifié de crime par la loi française et ayant entraîné une condamnation à une peine d’au moins cinq années d’emprisonnement.

    L’étendre aux binationaux et intégrer le tout dans la constitution permettrait simplement de le rendre plus durable car plus difficile à modifier qu’une simple loi. Comme personne n’a vraiment l’intention d’en demander la suppression ou l’affaiblissement, sauf quelques écologistes de circonstance, lui laisser son statut de simple loi ne changerait pas grand-chose.

    Un conseil pour les élus et les journalistes : il est préférable de lire un texte avant de le commenter. En principe cette évidence est censée être enseignée dans les écoles de la République et celles de journalisme. Sans doute les Ciotti, Wauqiez et autres Woerth ont séché les cours lorsque ce sujet était au programme… En attendant de rattraper leur retard en ce domaine, ils attaquent la ministre de la justice Christiane Taubira, cela ne peut pas faire de mal.

    Tweet_Woerth_20151223_NationalitéCe qu’il faudrait constitutionaliser c’est une interdiction à appliquer aux élus de perdre leur temps à asséner des slogans sur Tweeter. Ces personnes sont rémunérées par les contribuables pour gérer la France et réfléchir à son futur. On attend d’eux qu’ils analysent des faits, préparent des programmes, pensent l’éducation de notre jeunesse, statuent sur les options de puissance de la Nation… pas qu’ils bêtifient en 140 signes. Eric Woerth s’est particulièrement distingué dans cette polémique de bas étage : nous le faisons donc entrer dans la rubrique de Tweets crétins de notre site !

    En conclusion et pour ajouter au désopilant de cette affaire, on rappellera que lors de son « discours de Grenoble » en 2010 le président Sarkozy avait proposé d’étendre la déchéance de nationalité aux personnes naturalisées depuis moins de 10 ans et condamnées pour crime sur dépositaires de l’autorité publique. Cette proposition qui ne portait pas sur la constitution mais uniquement sur le code civile avait finalement été abandonnée devant son rejet par les alliés centristes du pouvoir conservateur de l’époque. Il n’est donc pas impossible que la droite, désormais retournée dans l’opposition, qui a rêvé de cette mesure quand elle était au pouvoir, ne soit obligée de la voter sur une proposition d’un pouvoir de gauche… La suite des évènements sur ce sujet risque d’être croquignolesque, à moins que l’intelligence ne prenne le dessus ?

  • Tics verbaux

    On ne dit pas : «  l’armée française a tué x terroristes religieux au Mali » mais plutôt « l’armée française a neutralisé x terroristes religieux au Mali ». Cette faux-jettonerie sémantique laisse subsister l’éventualité, improbable, qu’il puisse rester quelques survivants chez les extrémistes et que les militaires français aient pu faire des prisonniers à traduire en justice. On aime parler de guerre, il est plus difficile de parler des morts qui en résultent.

  • Emoi renforcé chez les pousseurs de baballe

    Platini, 60 ans, ex-fouteballeur recyclé dans l’affairisme, qui a perçu 1,8 MEUR comme solde du salaire d’un « travail effectué » pour la fédération internationale de fouteballe (FIFA) est radié de toute activité fouteballistique pour huit ans par une espèce de conseil de discipline de la FIFA. Il est coupable de « conflit d’intérêt et de gestion déloyale ». Le garçon en est tout contrit car cela l’empêche de présenter sa candidature à la présidence de… la FIFA !

    Il a été condamné par ailleurs à une amende 74 000,00 EUR, par contre il n’a pas été contraint à rendre l’argent qu’il a encaissé de façon « déloyale », sans doute du fait d’un emploi fictif.  Le petit monde franchouillard fouteux s’émeut que cet homme « qui a tant apporté au fouteballe français » soit ainsi sanctionné et qu’un représentant de l’hexagone ne puisse pas briguer la tête de la FIFA, institution à tendances mafieuses, basée en suisse, dont une bonne partie de l’équipe dirigeante est mise en examen pour corruption et certains de ses membres récemment extradés aux Etats-Unis par la Confédération Helvétique pour y rendre des comptes. Pas sûr que Platini ait beaucoup à perdre en ne pouvant plus prétendre à la présidence d’une telle institution.

    Comme souvent en ce genre de circonstance on reste assez stupéfié du sentiment d’impunité qui anime ces personnages publics, qu’ils soient politiques ou sportifs, en tout cas médiatiques. Platini, comme Guéant, a piqué dans la caisse et cet acte est confirmé par la justice. Une attitude noble de leur part serait d’en prendre acte, de rester discrets et de passer à autre chose. L’un comme l’autre sont âgés, respectivement 60 et 70 ans, et devraient aussi comprendre qu’il est temps de passer la main aux plus jeunes, outre la nécessité de se faire oublier. Ni l’un ni l’autre ne laisseront de trace dans l’Histoire et personne ne s’en plaindra !

  • Changer la politique et blablabla…

    Avec héroïsme un certain nombre des combattants des dernières élections régionales démissionnent de leurs précédents mandats lorsqu’ils ont été élus pour un nouveau, ou réintègrent les anciens lorsqu’ils ont été battus.

    Parmi les exploits de cette fin d’élection on note le président de l’assemblée nationale, Claude Bartolone, 64 ans, qui a fait campagne en tête de liste (tout en restant président de l’assemblée), a été élu mais sa liste n’ayant pas la majorité il n’aurait été que conseiller régional et pas président du conseil général. Du coup, le garçon démissionne de son poste de conseiller régional acquis depuis trois jours pour reprendre sa position plus gratifiante de président de l’assemblée nationale.

    Jean-Yves Le Drian, 68 ans, ministre de la défense, qui a été élu et dont la liste est arrivée en tête de la région Bretagne. Il va cumuler les deux fonctions : président de région et ministre. Tout le monde se gausse pour répéter en boucle qu’il s’agit d’un ministre exceptionnel dont la République n’aurait pas pu se passer et que le cumul est donc acceptable. On ne sait pas bien si ce ministre est aussi exceptionnel que l’on veut bien le dire, disons qu’il est un peu moins envahissant et plus discret que la moyenne, bien que titulaire d’un compte tweeter. Et même s’il était vraiment exceptionnel il lui suffisait de ne pas se présenter aux élections régionales pour ne pas cumuler ! Il a préféré, à 68 ans, l’option du cumul.

    Xavier Bertrand, 50 ans, a été élu et sa liste est en tête dans le Nord, il sera donc président de la région. Du coup il a démissionné de ses mandats de député et de maire pour lesquelles il avait obtenu les suffrages pour une durée de 5 ans comme député, et de 6 ans pour son mandat de maire. Rendons-lui grâce qu’il n’a pas voulu trop cumuler mais il aurait été plus honnête qu’il aille au bout des mandats précédents avant de se représenter à un nouveau au milieu du gué. Dans ces conditions il trahit forcément un engagement, le nouveau ou l’ancien.

    Tout ceci manque de sérieux et de sens des responsabilités ! Peut-être faudrait-il interdire à un élu de se présenter à un nouveau mandat tant qu’il n’a pas achevé celui pour lequel il a été élu (et payé par le contribuable) précédemment.