Catégorie : Humeurs

  • Mme. Michu n’aime pas payer des impôts

    Avec constance les sondagiers interrogent Mme. Michu pour savoir si elle approuve la hausse des impôts. Avec permanence la presse analyse pourquoi Madame Michu répond toujours « Non » à cette question. Avec obstination les politiques continuent à dépenser l’argent public pour payer ce type de sondages crétins.

    Pour ceux qui en doutait encore, il semble maintenant confirmé de multiple sources que Madame Michu n’aime pas voir augmenter ses impôts.

  • L’argent noie le sport

    Rigolo : la fédération française de tennis (FFT) qui a tendance à confondre sa mission de développement du sport tennistique en France avec l’objet social d’une star du CAC 40 se retrouve le bec dans l’eau après avoir lancé un appel d’offres infructueux pour la vente des droits du tournoi de Rolland-Garros pour les cinq prochaines années. TF 1 et M6 n’ont pas même pris la peine de soumissionner, et les deux offres reçues d’Eurosport et France Télévisions étaient en dessous du prix de réserve, c’est-à-dire l’estimation minimum de ces droits faite par le vendeur, la FFT.

    On a été dans un cas de figure similaire en 2012 avec un appel d’offres déclaré infructueux pour la vente de droits de matchs européens de fouteballe de l’UEFA.

    Cette évolution est une bonne nouvelle et peut-être le signe que les sommes vertigineuses dépensées ces dernières années par des chaînes de télévision pour du sport ont atteint leurs sommets et vont désormais redescendre vers des niveaux plus décents. Après-tout, c’est la loi de l’offre et de la demande et cette déflation ne peut être que favorable… avant la reprise.
    Comme dans l’affaire des subprimes qui a déclenché la crise financière de 2008, le problème relève de la valorisation des actifs : quand celle-ci s’emballe, elle conduit à une bulle qui éclate immanquablement plus tard. La valorisation des droits télévisuels de différents sports est manifestement en train de sortir des règles de marché et il n’y a plus d’acheteurs en face, c’est bien ainsi.

    En principe même la chaîne sportive Qatarie aux moyens illimités devrait baisser des dépenses puisque la concurrence en face est en train de rendre les armes. Il y aura donc moins d’argent pour le sport clinquant et ses vedettes bling-bling, qui s’en plaindrait ?

  • Le comportement d’un député

    Un député se moque d’une députée dans l’hémicycle, en soirée, en caquetant pendant que parle sa collègue. Le plus affligeant dans cette histoire c’est que pour l’excuser, ses collègues diront qu’il sortait d’un dîner bien arrosé… Beauf et poivrot, on peut légitimement se demander si le garçon est bien à sa place dans le parlement de la République et s’il mérite le salaire que lui financent les contribuables ! D’ailleurs, à titre de sanction disciplinaire, il semble qu’il perdra la moitié de prochaine indemnité mensuelle. Cela lui fera un peu moins de sous le mois prochain pour aller s’alcooliser au bistrot du coin.

  • La Boutin et les femen

    Les timbres avec le nouveau dessin conçu par Ciappa et Kawena sont sortis. Les dessinateurs ont expliqué avoir été en partie inspirés par Inna Shevchenko, suffragette leader des Femen :


    Evidemment la Boutin a twetté sur le sujet :

  • La presse se vautre dans la fange

    L’histoire sordide d’une gamine a priori assassinée par ses parents déclenche la passion des médias. Les soi-disant journalistes se vautrent dans la fange telle une truie dans sa bauge. Les chaînes d’information de la TNT diffusent ce soir les mêmes insanités en boucle : anciennes interviews de la mère, analyses subtiles et délicates pour savoir comment la fillette a-t-elle été tuée, si elle a été enterrée nue dans la forêt ou habillée, les envoyés spéciaux qui font le siège du procureur pour poser leurs questions indécentes, etc. etc. et ainsi de suite durant toute la soirée.

    On se demande ce qui se passerait si l’une de ces chaînes faisait le pari de l’intelligence contre le voyeurisme populaire : si elle se contentait de citer ce tragique fait divers en fin de journal au lieu d’en faire son miel des heures durant, aurait-elle vraiment moins d’audience ? Il faudrait au moins essayer une fois pour obtenir une réponse à cette question.

  • Des cinglés en Somalie

    Une bande de cinglés somaliens (et autres nationalités semble-t-il), moitié islamistes, moitié gangsters, massacrent à tout va dans un supermarché de Nairobi au Kenya. Evidemment ils se drapent une fois encore derrière le drapeau de l’islam pour commettre leur forfait. Les autorités kényanes ont du mal à reprendre le contrôle de la situation. Le bilan va sans doute se chiffrer en dizaines de morts.

    Ben Laden a dit de son vivant : « nous aimons la mort autant que vous aimez la vie ». Les cinglés du jour appliquent cette maxime devant les médias du monde entier, et en direct sur leur compte tweeter. C’est ce qu’on appelle de la terreur. On peut être assuré que demain le régime syrien va expliquer pourquoi il a raison de lutter dans son pays contre le terrorisme, et la boucle sera bouclée dans ce Moyen-Orient agité dont la violence déborde gravement sur l’Afrique ces derniers temps.

  • Une galéjade de sénateurs vieillisants

    Impayable : un quarteron de sénateurs vieillissants s’opposent à la loi contre le cumul des mandats. Robert Hue (67 ans), Jean-Michel Baylet (67 ans), Jean-Pierre Chevènement (74 ans) et Jacques Mézart (66 ans) crient à l’assassinat du Sénat parce qu’un projet de loi leur interdirait de détenir un mandat parlementaire (leur fauteuil au Sénat) avec une fonction exécutive locale. Ils arguent qu’ils ne pourraient pas représenter correctement les collectivités locales au Sénat s’ils ne dirigent pas au moins l’une d’entre elles en même temps.

    En réalité le projet de loi ne leur interdit pas de siéger dans une collectivité locale, mais uniquement de les diriger. Mais l’égo surdimensionné de ces doctes personnages ne supporterait pas qu’ils ne soient que simple conseillers élus pour être au contact des réalités du terrain, seule la place de maire ou de président d’un conseil général ou régional est à la hauteur de leurs ambitions démesurées.

    L’Express du 11 septembre a publié une intéressante analyse sur « Le palmarès des cumulards », répertoriant pour 1 500 élus la somme de leurs mandats et les affectant d’un coefficient représentant le nombre de jobs à plein temps de ces mandats. On y voit que le lascar Jean-Michel Baylet (67 ans) est classé n°3 avec 10 mandats sur sa pauvre tête représentant presque 5 jobs à plein temps, ce qui fait un peu beaucoup à 67 ans… Le recordman est Michel Delebarre, lui aussi sénateur, et détenteur de 26 mandats représentant 7 temps pleins !

    Emmené par cette bande de dangereux révolutionnaires, le Sénat a donc voté contre le projet de loi, ou plus exactement a voté pour, mais en excluant les sénateurs vieillissants de son champ d’application, tout en acceptant néanmoins de renoncer au cumul des rémunérations, car bien entendu les cumulards additionnent également les rémunérations. Malin !

  • Une charte de la laïcité

    Une charte de la laïcité est affichée dans toutes les écoles de la République, au moins les écoles publiques, on ne sait pas si les écoles privées ont obligation d’affichage également… Ça ne peut pas faire de mal !

    Lire la charte : La charte de la laïcité à l’école

  • Dérive politique

    Ça c’est un ministre de la République qui roule une pelle à sa compagne, ou sa femme, on ne sait pas trop. C’est paru cet été dans Paris Match, hebdomadaire pour salles d’attente de coiffeurs.

    C’est gnangnan au possible, sans aucun message politique, racoleur, déplacé et totalement en dehors des responsabilités pour lesquelles ce personnage est payé par le contribuable. Un ministre n’a rien à faire dans Paris Match. Il faudrait inclure cette interdiction dans la Constitution.

    Pour ne pas faire de jaloux, un autre responsable politique a peuplé les pages estivales de Paris Match, ancien ministre, toujours député donc payé par les contribuables. Toujours aussi incongru…

    Même cause, mêmes commentaires !

  • Nadine Morano toujours plus bas

    On a un vrai problème avec la Morano qui continue à diffuser ses réflexions abrutissantes en 140 signes sur Tweeter, du genre ci-dessous :

    Comment réussir à censurer ce déballage logorrhéique d’une ancienne ministre de la République ? La faire taire serait une œuvre de salut publique. Quand on pense qu’elle risque de redevenir ministre si une majorité de droite est réélue au Parlement en 2017, cela fait frémir.

  • Il fait chaud l’été au Qatar !

    Il semble que soudainement deux neurones se soient connectés dans le cerveau d’un des chefs du fouteballe international. Résultat, après avoir voté l’organisation de la coupe du monde des pousseurs de ballons au Qatar pour l’été 2022, un flux nerveux a été instauré l’espace de quelques secondes entre lesdits neurones et a fait réaliser au chef décérébré qu’en été il fait chaud, très très chaud au Qatar. Alors le garçon et sa clique commencent à se demander si ce ne serait pas mieux de faire taper les joueurs surpayés dans leur baballe plutôt en hiver !

    On ne peut que rendre hommage à cette capacité d’anticipation des instances dirigeantes du fouteballe mondial, mais par contre cette soudaine agitation de neurones habituellement sans aucune activité perceptible ne laisse pas de nous inquiéter : vont-ils tenir jusqu’à 2022 à ce rythme ?

  • Le triomphe de la bêtise n’est pas encore acquis !

    Après l’arrestation d’un apprenti-nazillon, jeune militaire professionnel, qui s’apprêtait sans doute à commettre un attentat contre une mosquée, diverses associations se plaignent d’un accroissement de l’islamophobie en France. C’est probablement vrai. On parle beaucoup trop de l’Islam : cette interminable guerre israélo-arabe qui dure depuis 1948 et sert de justification à tant de dérives, ce mélange explosif entre politique et religion prôné par nombre de pays sur la planète, les luttes en cours post-« printemps arabes » entre pouvoir laïque et pouvoir religieux, l’émergence de nouvelles religions dans nombre de pays occidentaux de tradition chrétienne qui rend inévitable de profonds débats de société et pousse Mme. Michu à se remettre en question, etc., etc.

    Le déni des Lumières au profit du dogme est une étape hélas incontournable par laquelle transite toute religion à un moment ou à un autre de son histoire, ajoutez-y toute la beaufitude du café du commerce (une richesse nationale française) épicée par les tweets crétins de la Morano ou d’Estrosi, et vous avez un mélange explosif où la bêtise triomphe de tout et se manifeste parfois par des actes illégaux. On en est là !

    Donnez du développement économique aux populations qui hésitent entre religion et Etat, elles opteront pour le second ; donnez de l’intelligence à Mme. Michu en censurant les tweets de la Morano et d’Estrosi et elle fera fonctionner ses neurones. Tout ceci est un vaste programme mais il ne faut pas y renoncer, c’est l’honneur de la politique d’affronter des objectifs ambitieux et à long terme.

  • Bobos et pouvoir d’achat

    Dans un dîner en ville boboïsant les convives s’esbaudissent sur les objectifs budgétaires personnels du chroniqueur en matière alimentaire : comme le critère de Maastricht voulant que le déficit budgétaire d’un Etat membre ne dépasse pas 3% de son produit intérieur brut, il plafonne à 3 EUR/kg ses achats de fruits et légumes en limitant ceux-ci exclusivement à l’origine française afin d’aider notre économie en mauvaise forme.

    Bien entendu cette rigueur déclenche quolibets et plaisanteries, on se demande comment on peut arriver à survivre ! On ne sait pas bien où les gens font leurs courses mais un petit relevé de prix cette après-midi dans la supérette Simply Market du coin de la rue donne les résultats suivants(origine française affichée) :

    Prunes rouges 1,74 EUR/kg Pêches jaunes 1,99/kg
    Abricots 2,39 EUR/kg Poires Guyot 2,55 EUR/kg
    Melon 1,50 EUR/pièce Concombre 1,50 EUR/2 pièces
    Tomates grappe 2,45 EUR/kg Tomates rondes 2,15 EUR/kg
    Courgettes 1,74 EUR/kg Haricots verts 2,55 EUR/kg
    Brocoli 1,45 EUR/pièce Poireaux 1,75 EUR/kg
    Chou-Fleur 1,55 EUR/pièce Carottes 1,00 EUR/kg

    Et au marché municipal de l’autre coté de la rue le mercredi et le dimanche, les prix sont du même ordre, voire inférieurs. On arrive encore à se nourrir à Paris dans des gammes de prix de 2 à 3 EUR le kilo. Voilà une bonne nouvelle.

  • La noyade des partis politiques

    C’est l’été, il y a des noyés sur les plages, ni plus ni moins que les années précédentes. La plupart du temps les victimes se baignaient dans des zones indiquées comme dangereuses, voire même interdite. La droite accuse la gauche de laxisme dans la surveillance des plages, et, bien entendu, la gauche répond qu’il s’agit là du résultat de la politique de la droite pendant dix années. Les requins qui bouffent les surfeurs à la Réunion, c’est aussi la faute à Flamby…

    Est-ce que la politique ne s’honorerait pas pour une fois à mettre les citoyens devant leurs responsabilités plutôt que de se rejeter la balle d’un parti à un autre ?

  • Chaleur intense sur la créativité journalistique

    Commetous les étés, les chaînes de télévision passent et recyclent les éternelsreportages sur les effets de chaleur sur Monsieur et Madame Michu. Il y a le format maison de retraite où l’on voit les petits vieux réunis dans une pièce climatisée avec infirmière les hydratant avec une bombe Evian. Il y a le modèle travaux publics où l’on transpire avec les ouvriers sur un chantier nous expliquant que ce n’est pas agréable de couler le béton quand il fait 40°dehors. Et enfin il y a l’inévitable baignade des enfants dans les bassins du Trocadéro. Tout ceci est aussi répétitif qu’inintéressant. Est-il besoin de détenir une carte de presse pour commettre de telles platitudes sur un rythme annuel ?

  • Le ridicule sanctifie

    Le deuxième miracle attribué à Jean-Paul II pour le canoniser est d’un ridicule achevé. Cette fois-ci une femme costaricaine atteinte d’un anévrisme au cerveau aurait guéri 5 ans après le décès du pape alors que sa famille lui demandait par la prière d’interférer en faveur de la malade. Tout ceci pour pouvoir canoniser Popol.

    Que l’on sanctifie ce pape, qu’on lui décerne la légion d’honneur ou qu’on le fasse entrer à l’académie à titre posthume, très bien, il a sans doute mérité tous ces honneurs, mais que l’on évite de nous infliger le bourrage de crâne avec le concept du miracle post-mortem !

  • Des responsables pathétiques

    Un élu du parti de la Boutin, Hugues Foucault, commet un tweet libidineux en voyant la ministre des droits des femmes mâchonner son stylo à l’assemblée nationale :

    Il retire son tweet au bout de quelques heures et présente ses excuses.

    La Morano continue elle aussi à diffuser ses vulgarités avec la même constante idiotie :

    Ces tweets crétins posent le problème de l’emploi du temps de nos élus : les heures qu’ils passent à pianoter sur leurs téléphone sont évidemment du temps qu’ils prélèvent sur leur temps du travail pour lequel ils sont payés par les contribuables.


  • Le fouteballe et l’argent public

    Saine réaction : des manifestations importantes se déroulent au Brésil contre « la vie chère ». Jusqu’ici rien de bien neuf, surtout dans un pays émergent dont le développement flamboyant de ces dernières années a aussi aggravé les inégalités, développement qui marque un peu le pas d’ailleurs ces derniers mois. Plus nouveau, certains se demandent si les coûts générés par la mise à niveau des infrastructures pour préparer la coupe du monde de fouteballe ne seraient pas à l’origine de l’augmentation d’un certain nombre de prix dans les services publics contestés par les manifestants…

    Eh oui, les dépenses liés à l’organisation de ces compétitions mondiales ou olympiques sont indécentes, improductives, ciblées (donc inéquitables), non durables et, de ce fait, inopportunes, au Brésil comme en Occident. Les quelques infrastructures qui peuvent ensuite resservir à l’ensemble de la population, très minoritaires, pourraient très bien être financées hors manifestations sportives. Accessoirement les jeux olympiques d’Athènes ont marqué le début de l’effondrement de la Grèce.

  • Comme un oignon figé dans la sauce du gigot

    Risible : toutes les discussions sur la simplification de l’organisation des collectivités locales, ou même leur simple modification, échouent sur des batailles rangées d’élus accrochés à leurs privilèges, figés dans leurs positions, et tous déploient des trésors inégalés de mauvaise foi, des sommets himalayens de langue de bois, pour justifier le surtout ne rien changer.

    Le référendum récent en Alsace proposant aux électeurs de fusionner le conseil régional et les conseils régionaux a été rejeté par les citoyens, embobinés par leurs élus.

    Beaucoup de gens raisonnables, de droite comme de gauche, conviennent que des dépenses inutiles significatives pourraient être économisées en restructurant les collectivités locales. Parlement et citoyens s’y refusent, illustrant si tristement l’immobilisme du pays, comme un oignon figé dans la sauce du gigot au sortir du réfrigérateur.

    Il est difficile de passer outre, sauf à faire un coup d’Etat ou mettre en branle la VIème République, c’est le projet des Verts et de la Mélanche.

  • Les brutes avinées toulonnaises envahissent Paris

    Au secours, des troupeaux de décérébrés occupent encore Paris ! La place de la Bastille est envahie cette après-midi par une horde bruyante et avinée de supporters grimés de noir et rouge, étendards du RCT au vent, cernés par un bataillon de CRS. Renseignements pris RCT veut dire racing club de Toulon, et la seule chose qui différencie ces martiens de ceux des fans du PSG est la forme ovale de la baballe poussée par leurs héros qui seront à l’œuvre ce soir au Stade de France pour une finale de circonstance.