Catégorie : Humeurs

  • Les forbans renversent le gouvernement

    Les forbans renversent le gouvernement

    La gauche propalestinienne, le parti socialiste (PS) et le rassemblement national (RN) se sont finalement retrouvés pour faire tomber le gouvernement dirigé par Michel Barnier à l’occasion du projet de loi sur le financement de la sécurité sociale. Du coup, plus de budget de la sécurité sociale, encore moins de budget de l’Etat avant la fin de l’année 2024 et un gouvernement à reconstruire en espérant qu’il convienne à une assemblée nationale composée de trois minorités aigries et revendicatives. Cette structure inhabituelle fait que si deux des trois tiers s’opposent, ils l’emportent quels que soient les tiers en question.

    En l’occurrence la gauche n’a cessé de clamer que ce gouvernement Barnier était « dans les mains du RN » et qu’il fallait donc le faire tomber. La réalité montre également qu’elle eut besoin du RN pour faire voter sa motion de censure. C’est juste de la mathématique appliquée aux règles de majorité du parlement français : si deux tiers s’unissent ils l’emportent contre le troisième. La gauche avait donc besoin du RN pour sa motion de censure comme le centre avait besoin de la neutralité de la gauche ou du RN pour continuer à gouverner. Et ce sera le cas tant que ces minorités opposées survivront.

    Certains forbans qui les composent ont décidé d’allier les contraires et de mettre fin à l’expérience Barnier quelques jours avant la fin de l’année. Afin que l’Etat puisse légalement continuer à travailler il faut bricoler dans l’urgence une « loi spéciale » qui l’autorise à lever l’impôt à partir du 1er janvier. A défaut de budget 2025 voté avant la fin de l’exercice c’est le budget 2024 qui est plus ou moins reconduit ce qui entraîne quelques perles comme la révision automatique au 1er janvier des pensions de retraite de 100% du montant de l’inflation alors qu’il était question d’étaler cette hausse pour faire des économies. A l’inverse la réévaluation des tranches d’impôt en fonction de l’inflation devrait être reportée à l’adoption du budget 2025 qui pourrait intervenir au cours du premier trimestre 2025. En attendant, les contribuables devraient voir leurs impôts augmenter mécaniquement… Les parlementaires de tous bords s’activent actuellement pour rédiger des lois en urgence (avant le 31 décembre) qui annulent ou compensent les effets négatifs du non-vote d’un budget dans les délais. C’est kafkaïen et chacun tente de retomber sur ses pieds face à cette situation ubuesque. On ne sait pas à ce stade si les parlementaires ont prévu d’annuler leurs congés de Noël afin de faire voter ces lois d’urgence dans les derniers quinze jours qu’il nous reste.

    Sous l’action inconséquente de ses députés, eux-mêmes élus par des citoyens sans boussole, la France continue à se rabougrir. C’est le résultat de choix démocratiques qui se sont exprimés. Si l’on voulait une situation différente il suffisait de voter différemment. L’hypothèse d’introduction d’une partie de proportionnalité dans le code électoral revient à l’ordre du jour pour éviter ces trois tiers désastreux. Pas sûr que cela ne suffise à rétablir le pays qui continue à s’enfoncer avec délectation dans la décadence.

  • Syrie : un barbu pour remplacer une canaille

    Syrie : un barbu pour remplacer une canaille

    La famille Assad trustait le pouvoir en Syrie depuis 1971 et le coup d’Etat mené par Hafez el-Assad (1930-2000). Son fils Bachar, 59 ans, a succédé à Hafez après sa mort en 2000, ce qui a été validé par un référendum. L’opposition islamique vient de renverser Bachar el-Assad qui a fui le pays et se serait réfugié en Russie. Le père et le fils ont globalement utilisé les mêmes méthodes pour asservir le peuple syrien et servir leurs intérêts familiaux. Le pays est une dictature d’un modèle sévère. Père et fils ont utilisé des armes chimiques contre leur propre peuple, ce qui est assez unique et dénote une absence totale de scrupules de cette famille. Les prisons syriennes sont réputées parmi les plus barbares de la planète. L’un et l’autre ont placé leur famille à la tête des intérêts économiques du pays où la corruption est érigée en mode de fonctionnement depuis des décennies. Les frères de ces présidents père et fils sont soit affairistes de haut vol, soit à la tête de gardes prétoriennes protégeant le pouvoir de la famille. Dans un domaine comme dans l’autre, ils ont agi sans pitié ni aucune humanité.

    Lire aussi : « Les âmes perdues » de Stéphane Malterre et Garance Le Caisne

    Ils font partie de la communauté minoritaire alaouite, une branche du chiisme musulman dans un pays qui est majoritairement sunnite. Mais il apparaît que les alaouites qui occupent les postes clés dans l’armée n’ont que très peu combattu contre les rebelles qui viennent de conquérir le pays en une dizaine de jours. Sans doute ont-ils été démotivés par la fuite peu glorieuse vers Moscou de leur président ces jours derniers.

    Tous deux n’ont négligé aucune méthode pour renforcer leur pouvoir. Hafez a accueilli et protégé à Damas le nazi Aloïs Brunner qui a été un des artisans de l’extermination des juifs sous le régime nazi. Brunner deviendra le conseiller de Hafez el-Assad en matière de sécurité et aurait formé les responsables des redoutables services secrets syriens. Bachar lui accepte le renforcement significatif de la présence militaire russe en Syrie qui était directement engagée contre les différentes rebellions qui agitent le pays depuis le début de la guerre civile en 2011 et qui aurait fait environ un demi-million de morts ainsi que des millions de déplacés, dans et en-dehors du pays.

    Bachar el-Assad reçu à l’Elysée par Nicolas Sarkozy en juillet 2008

    La France qui fut la puissance mandataire du Liban et de la Syrie jusqu’à la fin des années 1940 continue à vouloir s’ingérer dans la vie politique de ces deux pays en cherchant aveuglément à vouloir se rapprocher de cette famille sanguinaire. Le Président Jacques Chirac fut le seul président occidental à assister sur place aux obsèques d’Hafez en 2000. En 2008, Bachar fut reçu à l’Elysée par le président Nicolas Sarkozy. Et toutes ces amabilités ont été déployées malgré l’implication de la Syrie dans nombre d’opérations de terrorisme international ayant touché directement citoyens et intérêts français, dont l’assassinat de l’ambassadeur de France au Liban Louis Delamarre en 1981, ce qui n’empêcha pas Paris d’accueillir les membres de la famille Assad qui étaient déclarés persona non grata par Damas et se sont installés à Paris des années durant…

    Les rebelles qui ont chassé le président Assad se réclament de l’islamisme. Leur chef est un ancien affilié du mouvement Al-Qaida responsable des attentats de septembre 2001 aux Etats-Unis qui a consisté à détourner et jeter quatre avions de ligne plein de passagers sur différents sites, dont les Twin towers de New York qui se sont effondrées causant environ 2 600 morts. Le groupe terroriste religieux s’est aussi particulièrement distingué par sa barbarie hors norme Le garçon qui aurait quitté Al-Qaida taille sa barbe d’un peu plus près désormais, mais on peut douter qu’il soit soudain devenu poète et démocrate. Il serait opportun que Paris attende un peu avant de le recevoir avec les fastes de la République. Il n’est d’ailleurs pas écrit que la famille Assad soit à passer définitivement par pertes et profits. Il reste la génération suivante. Qui sait si elle ne réapparaîtra pas un jour ?

    Il est sans doute un peu prématuré pour se réjouir pour l’avenir de la Syrie. La « libération » est certes une première étape mais il est peu probable que le pays se remette avant plusieurs générations des dictatures et des guerres qui le déchirent depuis des décennies. Il est encore moins probable que si redressement il y avait il puisse être menée sous la direction d’islamistes.

    La Syrie va devoir encore attendre pour retrouver la liberté, si elle y arrive un jour. Ce pays est le fruit d’une histoire millénaire, après tout c’est là que l’histoire occidentale a commencé il y a plus de 2000 ans. On parlerait encore l’araméen, la langue de Jésus, dans certaines parties du pays. Les Syriens ont su traverser l’Histoire et survivre à ses à-coups tragiques. Gageons qu’ils arriveront aussi à absorber ces 50 années de férule Assad.

  • De Gaulle vendu à l’encan

    De Gaulle vendu à l’encan

    La succession de Philippe de Gaulle, le fils de Mongénéral, décédé récemment met en vente des objets et documents personnels de Mongénéral qui étaient en possession de son fils. Ces biens vont donc être cédés à des privés et peut-être disparaître à jamais.

    La famille de Gaulle est-elle à ce point dans le besoin qu’elle doive mettre sur le marché des objets qui ont tout de même une valeur historique ? Un versement aux archives nationales n’aurait-il pas été plus opportun ?

    Si même les de Gaulle privilégient le commerce à l’Histoire, où va-ton ?

  • « Ça manque de moyens ! »

    « Ça manque de moyens ! »

    Avec une unité désarmante la totalité des corporations, des communautés, des lobbys, des administrations, des députés, des sénateurs, des travailleurs et des retraités, tous, sans exception clament uniformément « ça manque de moyens ».  Les agriculteurs, les gardiens de prison, les enseignants, les soignants, les policiers, les pompiers, les ambulanciers, les directeurs de théâtre, les bénéficiaires de niches fiscales, bref, 67 millions de Français appuyés indistinctement par tous les syndicats, les lobbys, les plateaux télévisés à grand renfort « d’éditions spéciales » et les partis politiques expliquent à longueur de radiotrottoirs larmoyants que tout s’effondre autour d’eux et si l’Etat grippe-sous ne leur octroie pas sans délai des aides, des subventions, des dotations à multiplier par deux, trois, dix ou cent versus ce qu’ils reçoivent déjà, le pays s’acheminera vers un effondrement fatal et irréversible. Toute idée d’économie est considérée comme une traîtrise sociale, sauf si elle est prévue chez les autres !

    Même le syndicat patronal qui, devant l’ampleur du désastre financier dans lequel s’enfonce la République, avait envisagé au début du psychodrame parlementaro-budgétaire que les entreprises puissent aussi prendre leur part dans les nécessaires économies de dépenses publiques à faire, du moment que l’Etat fournisse également des efforts d’économie. Tout ceci est oublié et les lobbys patronaux se lamentent avec la meute à l’idée que les exonérations de charges sociales dont bénéficient leurs entreprises puissent être écornées, les conséquences annoncées sont chômage aggravé, faillites multipliées, investissements en berne, bref, tout le monde va mourir sans délai si la gabegie ne continue pas de s’accroître au même rythme.

    L’intérêt général de la nation n’est plus défendu par personne, c’est devenu un concept préhistorique et incompréhensible pour la majorité des citoyens qui ouvrent de grands yeux vides, comme des vaches devant le passage à niveau, lorsqu’il est évoqué. Peut-être seule une vraie crise financière forcerait sans doute à ramener un peu de cohérence et de sens commun dans cet océan d’irrationnel mesquin et de misérables intérêts personnels. Le dialogue au parlement ou au Café du commerce est impossible, les uns hurlants « taxons les riches », les autres vociférant « favorisons l’économie de l’offre ». Personne ne s’entend plus sur rien et tout le monde demande à la République de faire ce qu’il ne fait pas chez lui ou dans son entreprise. « L’Etat paiera » semble être la nouvelle devise française.

    Pour le moment les intérêts payés sur la dette augmentent, en volume comme en taux, mais la France trouve toujours des prêteurs pour financer ses déficits, donc elle ne s’en prive pas, « quoi qu’il en coûte ». A défaut de savoir gérer ses dépenses publiques, espérons que la République ne découragera pas ses créanciers à force d’engagements pris pour rassurer « M. le Marché » et qui ne sont jamais tenus. Le budget des intérêts payés aux créanciers dépasse les 50 milliards d’euros et se rapproche doucement du premier poste budgétaire, rang qu’il devrait atteindre sous peu. Les prêteurs touchent ainsi les dividendes des risques qu’ils prennent en prêtant mais cet argent sonnant et trébuchant n’est pas dépensé ailleurs. Notons d’ailleurs que sur cette dette de plus de 3 000 milliards d’euros, une petite moitié est détenue par des résidents français, dont des particuliers qui perçoivent ainsi une partie des intérêts versés.

    Le chroniqueur qui a longtemps vécu en Afrique a entendu tous les matins pendant des années, chez lui comme au boulot : « ça manque de moyens patron ! » La France est sur la même voie en continuant à se rabougrir. Décadence quand tu nous tiens !

  • Téléthon-thon

    Téléthon-thon

    Comme chaque année nombre de médias français consacrent ce weekend à la collecte du « Téléthon ». Gérée par l’association AFM-Téléthon, cette collecte porte majoritairement sur les particuliers. Elle a rapporté près de 85 millions d’euros en 2023. L’AFM affiche ses missions sur son site web https://www.afm-telethon.fr/fr.

    Engagée dans la recherche scientifique comme dans l’accompagnement des malades et de leurs familles, l’AFM-Téléthon agit de façon indépendante, guidée par l’urgence de la maladie évolutive et l’intérêt des malades. Trois missions sont au cœur de son engagement.

    Guérir…
    Aider…
    Communiquer…

    https://www.afm-telethon.fr/fr/l-association/qui-sommes-nous/nos-missions

    L’association répartit les fonds collectés pour soutenir la recherche en lançant des appels d’offres scientifiques pour financer des programmes de recherche. Elle a même ses propres laboratoires dans la thérapie génique, la thérapie cellulaire et autres domaines aussi inconnus qu’effrayants.

    Tout ceci est éminemment sympathique mais on se demande pourquoi notre pays affecte des milliards d’euros de fonds publics à des dépenses somptuaires de jeux olympiques et laisse le financement de la recherche fondamentale relever du secteur privé et, pire, de citoyens lambda ? Cela ressemble à une triste inversion des valeurs

    Ne serait-ce pas plutôt au secteur privé de financer les jeux du stade, s’il le souhaite, et à l’Etat de consacrer ses ressources limitées au financement de la recherche médicale ? Cette étrange situation qui ne semble pas inquiéter grand monde est une nouvelle manifestation des priorités d’une société où une « influenceuse » à forte poitrine comme Nabilla affiche près de 10 millions de followers sur Instagram.

  • L’avenir des JO 2030 dans les Alpes possiblement remis en cause par le chaos politico-budgétaire français

    L’avenir des JO 2030 dans les Alpes possiblement remis en cause par le chaos politico-budgétaire français

    Enfin une bonne nouvelle dans le chaos politique encours à Paris du fait de la cohabitation houleuse menée par des minorités irresponsables : les garanties financières de plus de 500 millions d’euros que l’Etat français doit délivrer à l’organisation mafieuse suisse du Comité international olympique (CIO) pour valider l’organisation des jeux olympiques d’hiver de 2030 dans les Alpes françaises pourraient ne pas pouvoir être octroyées si le budget de l’Etat n’était pas approuvé, hypothèse qui n’est pas complètement à exclure. Si l’on se retrouvait dans une telle situation, on peut faire confiance à la créativité française sans limite pour dépenser quand même en contournant le parlement puisque personne n’ose poser la question de savoir s’il est vraiment prioritaire pour la République de se lancer dans de telles nouvelles dépenses somptuaires alors que celles des JO PARIS-2024 sont à peine clôturées.

  • L’abrutissement généré par les réseaux dits « sociaux »

    L’abrutissement généré par les réseaux dits « sociaux »

    Avez-vous remarqué combien sont nombreuses les personnes de votre connaissance s’informant exclusivement « sur les réseaux sociaux » ? Il y en a beaucoup, même au sein de populations qui ont les moyens financiers et intellectuels de s’abonner à un ou des vrais journaux écrits (en ligne ou sur papier, voire sur les deux supports) par de vrais journalistes ? Ces personnes cèdent au mirage du « gratuit » et à l’illusion de l’information alors que, le plus souvent, elles accèdent, au mieux, à de la publicité, au pire, à de la propagande.

    Les écrans de smartphones, tablettes ou ordinateurs sont livrés avec des applications natives dont les algorithmes harcèlent leurs propriétaires en leur sélectionnant des « informations » de quelques lignes sur des sujets qui collent aux « préférences » de leurs lecteurs grâce à la magie de l’algorithme. Il s’agit le plus souvent de nouvelles relevant de journaux pipole ou sportifs. On peut généralement s’en défaire en déconnectant toutes les notifications des applications livrées avec l’écran, ou celles que l’on télécharge ultérieurement, mais la plupart des utilisateurs ignorent comment faire, ou ne prennent pas les cinq minutes nécessaires pour comprendre comment procéder à cette déconnection. C’est d’ailleurs la première victoire de ces diffuseurs « d’information » : leur caractère intrusif est accepté par leurs cibles.

    Alors les notifications pleuvent sur les écrans comme à Gravelotte et les cibles se laissent séduire en les lisant. Ils tombent sur les « pensées » de Cyrille Hanouna ou des méthodes pour perdre du poids. L’objectif de ces notifications est de faire en sorte que ceux qui les reçoivent cliquent sur un lien, faisant ainsi tourner l’économie Internet tout en décérébrant les utilisateurs qui ne choisissent plus ce qu’ils souhaitent lire, laissant les algorithmes commerciaux en décider pour eux. Il y a donc une espèce de double peine : le niveau consternant des publications disponibles et le choix de celles-ci réalisé par la machine et non plus par le lecteur.

    Pour ceux dont l’ordinateur est équipé de Windows, le gloubi-boulga informatif servi de façon contraignante lorsqu’on clique sur le bouton en bas à gauche de la barre des tâches, en est une excellente illustration.

    Sur ce panneau Microsoft chaque « tuile » est en réalité un lien URL menant sur le site commercial du fournisseur de « l’information ». Certes, les sources commerciales de ces « tuiles » sont plus ou moins paramétrables mais il est impossible à l’utilisateur de Windows de faire disparaître le panneau. Il apparaît par défaut et s’impose à tous, sauf, peut-être à avoir des capacités de développeur.

    Le stade suivant de l’abrutissement des masses est l’abonnement aux pages animées par des « influenceuses » à forte poitrine, et déficience de neurones actifs, sur les réseaux dits « sociaux ». Nabilla (photo) a 9,3 millions d’abonnés à son compte Instagram (14% de la population française) et 2,7 millions sur son compte X (ex-Twitter). La nature de ses publications mérite le détour pour prendre conscience de l’étendue du désastre. Dans une publication en 2018 sur Twitter restée célèbre Nabilla vantait les mérites du bitcoin « grave en train de se développer ». L’Autorité des marchés financiers (AMF) avait dû publier un contre-communiqué pour avertir des risques que présente un investissement en cryptomonnaie. Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

    Lire aussi : Nabilla et le bitcoin

    L’étape ultime est l’utilisation de ces réseaux dits « sociaux » pour des objectifs de propagande politique. C’est beaucoup plus pernicieux compte tenu de la paresse intellectuelle des cibles qui prennent le plus souvent pour argent comptant ce qu’ils lisent. Les dictatures en lutte contre l’Occident usent et abusent de leurs multiples comptes sur les réseaux dits « sociaux » pour mener le travail de sape des sociétés de l’Ouest, complémentaire des guerres idéologiques et, parfois, militaires menées sur le terrain. C’est la version 2.0 de « l’agit-prop » (agitation et propagande) chère aux mouvements gauchistes des années 1960 (maoïstes, trotskystes, communistes…) qui en firent leur miel pour essayer de faire tomber la société libérale. Cette nouvelle version est bien plus efficace car touchant facilement des millions de personnes et ne nécessitant pas de violence physique, au moins dans un premier temps.

    Alors désormais dans les dîners en ville nombre de convives assènent comme des vérités des publications collectées au hasard des réseaux dits « sociaux » ou des notifications intempestives de leurs téléphones qualifiés de « smart ». Pendant ce temps, la presse se meurt, ou est rachetée par de grands groupes industriels qui l’utilisent pour diffuser leurs idées, mais encore le font-ils via des journalistes professionnels respectant un minimum d’éthique.

    L’Occident qualifié de « collectif » par le « Sud global » a inventé ces outils numériques qui aujourd’hui sont en partie utilisés contre lui. Outils de marketing et de propagande, ils aboutissent aussi à l’abrutissement des masses ce qui n’est jamais de bon augure. Mais ce ne sont que des outils et, pour rester optimistes, il suffit de les utiliser autrement pour rendre leurs effets plus positifs. En attendant, un simple abonnement à un journal en ligne qui vaut 10 EUR/mois permettrait d’asséner moins d’inepties dans les dîners en ville.

  • Wi-Fi « républicain »

    Wi-Fi « républicain »

    Installé dans son TGV Inouï, le voyageur recherche tranquillement le Wi-Fi de la SNCF pour y connecter son téléphone mobile. Du coup les identifiants de téléphones des passagers dont le Wi-Fi est activé apparaissent sur son écran. Le plus souvent anonymes, l’un d’eux est personnalisé de façon un peu voyante : « Si tu votes RN t’es un GROS NAZE » affiche cet identifiant. Le voyageur cherche des yeux si les députés Sébastien Delogu ou Thomas Portes seraient dans le wagon. Mais non, il doit s’agir seulement de l’un de leurs admirateurs.

  • Bondieuseries à la Closerie des Lilas

    Bondieuseries à la Closerie des Lilas

    Depuis plusieurs années la petite place située devant la Closerie des Lilas à côté du Jardin du Luxembourg dans le Vie arrondissement de Paris sert de rendez-vous réguliers à des catholiques traditionalistes en lutte contre l’avortement. Cet après-midi encore, une petite dizaine de manifestants prient, agenouillés au pied de la statue de Maréchal Ney, sous une banderole et un hautparleur qui diffuse un rosaire « de réparation en raison des avortements volontaires ». Au feu rouge une militante distribue un tract rappelant que « Ste Mère Teresa de Calcutta » était opposée au « crime commis contre l’innocent enfant à naître ».

    Le tract est signé « SOS TOUT-PETITS ». Le site Internet de l’association https://sos-tout-petits.org/ est généralement bloqué par les anti-virus et qualifié de « page suspecte ». Si l’on force le barrage numérique on aboutit sur un site religieux militant parsemé de prières diverses, d’un guide pour les femmes enceintes, d’archives variées et de l’agenda des prochaines manifestations anti-avortement sur la voie publique. On se souvient que lors des discussions parlementaires sur la légalisation du mariage homosexuel en 2013 des militants religieux se retrouvaient tous les soirs devant l’entrée de l’assemblée nationale, place du Palais-Bourbon, pour prier à genoux contre ce projet de loi félon.

    Mais aujourd’hui Dieu n’intervient plus beaucoup dans les affaires des démocraties. La France a même intégré le droit à l’avortement dans sa constitution contre l’avis de son clergé. La persévérance de ces militants opposés à l’avortement comme au mariage homosexuel en est presque touchante. Contre vents et marées ils n’abandonnent pas leur combat même si plus grand monde ne les soutient comme cet après-midi sous la statue de Ney. C’est sans doute ce qu’on appelle la foi ! Mais qui peut savoir si la France, soi-disant « fille aînée de l’Eglise », ne se replacera pas un jour sous les fourches caudines de la religion toute puissante ? Les militants de SOS Tout-petits y croient certainement et attendent ce moment avec patience.

  • La presse en France

    La presse en France

    Les grands capitaines d’industrie continuent d’acheter les titres de la presse française et différents médias. La dernière acquisition en date est celle de l’hebdomadaire Paris Match par le groupe de Bernard Arnault après celle encore toute fraîche du groupe BFM par l’armateur CMA-CGM. Généralement ces hommes d’affaires sont plutôt libéraux, voire « de droite » et les médias dont ils sont désormais propriétaires ne diffusent pas vraiment d’idées révolutionnaires. Quelques exceptions toutefois avec les quotidiens Libération et Le Monde, financés eux aussi par des hommes d’affaires mais qui laissent une liberté éditoriale à ces journaux via différents instruments (fondations, pôles d’indépendance…). Le premier affiche une ligne éditoriale clairement « de gauche », le second plutôt de « centre gauche ». Ces sensibilités restent minoritaires dans une presse nationale française globalement acquises aux idées conservatrices et, surtout, au simplisme politique.

    Dans les dîners en ville les bourgeois « pas bohème » s’émeuvent de la « bolchévisation » du Monde depuis qu’en mai 1981 il a appelé à voter François Mitterrand. Peut-être sont-ils devenus eux-mêmes plus conservateurs depuis toutes ces années. Les bourgeois restés « bohème » se satisfont de ce journal intelligent, longtemps dit « de référence ». Dans le reste de la population, le journal Le Monde est un O.V.N.I. tant l’abrutissement des masses s’aggrave. Alors que les campagnes électorales se déroulent désormais plus chez Cyril Hanouna que sur les médias historiques, lire des articles de deux pleines pages d’un quotidien, fût-il « de référence », relève de la mission impossible dont plus grand monde n’a envie.

    On doit se féliciter qu’il existe encore des financiers capitalistes disposés à financer ce journal en lui laissant sa liberté éditoriale. Pas sûr qu’ils ne soient disposés à le faire encore très longtemps, hélas !

  • Les dépenses olympiques somptuaires et sans fin

    Les dépenses olympiques somptuaires et sans fin

    Avec une constance qui force l’admiration la République poursuit l’engagement de dépenses somptuaires non prioritaires malgré la situation déplorable de ses finances publiques. A peine la page des jeux olympiques (JO) d’été organisés en France refermée, avec ses dépenses publiques conséquentes, celle des JO d’hiver 2030 dans les Alpes s’est ouverte. Entre deux on a récemment appris que les restaurateurs et bistrots parisiens qui ont été gênés cet été par les zones protégées installées pour les spectateurs demandent des indemnisations à l’Etat, donc aux contribuables. Et cela vient après les multiples compensations déjà octroyées cette année à de nombreuses corporations et salariés pour prendre en compte une baisse d’activités pour certains, ou une hausse du travail pour d’autres. On se souvient du psychodrame mené par les bouquinistes des quais de Seine à qui on a d’abord demandé de démonter leurs boites le temps des jeux, avant finalement de les autoriser à les maintenir par suite du déclenchement d’une polémique au « Café de Flore » et devant les tribunaux.

    La candidature des Alpes françaises pour les JO d’hiver 2030 a été présentée et acceptée par le comité olympique international (CIO, organisation mafieuse installée à Lausanne en Suisse) sous réserve de ses habituelles exigences : exonération fiscale totale de ses activités commerciales et garantie financière en cas d’annulation ou de non atteinte des objectifs d’activité. Pour ce faire une loi est nécessaire et elle est en train d’être élaborée. Ces garanties présentent assez peu de risques de devoir être mises en œuvre, sauf si ces JO étaient annulés, en revanche, les exonérations fiscales délivrées sont non-seulement injustes et injustifiées, mais représentent un abandon de recettes très significatif pour l’Etat. Ces décisions financières inappropriées vont une nouvelle fois dans le sens de la facilité : il suffit de dépenser. L’incapacité congénitale du pays à prioriser ses dépenses publiques est sans limite. N’aurait-il pas été opportun d’expliquer aux citoyens-contribuables que le moment est venu pour un peu de sobriété budgétaire ?

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    Dans les dîners en ville la réaction générale est que « les Français ont été heureux cet été avec les JO à Paris », qu’il ne faut pas avoir « une vision comptable » des choses et que les dépenses afférentes étaient donc justifiées ; alors en avant pour les JO 2030 dans les Alpes. C’est le syndrome français, comme les enfants on veut tout en même temps, sans devoir choisir ni renoncer à rien. Les mêmes convives qui la phrase d’après se lamentent sur les inégalités dans le pays ne songent pas une seconde qu’on aurait pu affecter les dépenses des JO à réduire certaines de ces inégalités, ou à commencer à rembourser les dettes abyssales que nous laissons à nos enfants. Non, dépensons toujours plus, le contribuable paiera ! Il y aura sans doute un jour des limites à cet exercice, hélas…

  • L’abrutissement des masses toujours à la hausse

    L’abrutissement des masses toujours à la hausse

    A la suite de la mort d’un gendarme tué par un chauffard sous l’emprise d’alcool et de stupéfiants, multirécidiviste, sa veuve a prononcé quelques mots durant la cérémonie d’hommage qui lui a été rendue dans sa caserne du sud de la France à Mougins fin août. Elle a parlé de « laxisme », « d’excès de tolérance », affirmé que « la France a tué [mon] mari » et fait référence à l’année 1981, sans doute pour évoquer l’abolition de la peine de mort qui a été adoptée cette année-là.

    Elle est depuis la cible de cyberharcèlement sur les réseaux dits « sociaux » où se déverse toute une logorrhée haineuse et vulgaire la visant ainsi que les forces de l’ordre. L’effet de meute joue à plein et chaque « auteur » rivalise de violence avec ses collègues. Cette veuve est traitée de « truie », menacée de mort, invitée à « rejoindre son mari », etc. Devant l’abjection de cette communication, le procureur général s’est saisi du dossier pour d’éventuelles poursuites. On arrive généralement assez facilement à retrouver les auteurs « anonymes » grâce aux adresses IP de leurs ordinateurs ce qui d’ailleurs montre leur naïveté et le côté naturel de l’insulte adopté comme mode d’expression. Et quand on les retrouve devant un tribunal on voit généralement M. et Mme. Michu, qui pourraient être nos voisins de paliers, expliquer « qu’ils n’avaient pas conscience de ce qu’ils faisaient » avec des mimiques d’angelots implorant l’innocence.

    De telles attitudes sont le fruit d’une ou deux générations de citoyens laminés par l’irresponsabilité générale qui gouverne notre société, abrutis par une publicité envahissante, le fouteballe décérébrant, les influenceuses à forte poitrine, la télé-réalité, Cyrille Hanouna et Christine Boutin, bref un environnement où on a l’impression que la bêtise, l’inculture et la facilité sont érigés en modes de vie et largement valorisés. Evidemment on peut imaginer que si ces forbans de réseaux dits « sociaux » lisaient Balzac et Hannah Arendt au lieu de déverser leurs tombereaux d’injures numériques nous n’en serions pas là, mais tel n’est pas le cas. Comment inverser cette décadence ? Pas facile d’voir des idées efficaces pour sortir notre civilisation de ce marigot de la pensée.

    En attendant, la veuve éplorée du gendarme et ses enfants subissent l’ignominie dans une indifférence largement partagée.

  • Une mesure de salubrité publique : le non-renouvellement de la fréquence TNT de C8

    Une mesure de salubrité publique : le non-renouvellement de la fréquence TNT de C8

    Fin juillet, le régulateur de la communication audiovisuelle et numérique, l’Arcom, n’a pas retenu les chaînes C8 et NRJ12 pour l’attribution des 15 fréquences de la Télévision numérique terrestre (TNT) qui cesseront donc d’émettre à partir de février 2025. C’est évidemment une mesure de salubrité publique quand on connaît le niveau de bêtise crasse d’au moins le premier des deux recalés. C8 appartient aux médias du groupe Bolloré et son animateur vedette, Cyrille Hanouna, bellâtre racoleur, vulgaire et bas du front, se vautre dans la fange depuis des années en subissant régulièrement les foudres de l’Arcom chargée de faire respecter les contreparties sur lesquelles s’engagent les attributaires de ces chaînes. Il s’agit majoritairement de conditions liées au pluralisme politique et à la dignité humaine. Ces fréquences qui sont des actifs publics sont attribuées gratuitement par l’Arcom, il n’est donc pas illégitime que ceux qui les reçoivent soient soumis à des contreparties.

    Aussitôt la décision connue, tous les médias du groupe Bolloré et, globalement, l’intelligentsia de droite, ont crié à la violation de la « liberté d’expression ». En réalité les deux chaînes retoquées ont été remplacées par Réels TV appartenant à l’homme d’affaires Daniel Kretinsky et OF TV du groupe de presse Ouest-France. Ni les uns ni les autres ne sont véritablement répertoriés comme « de gauche » donc on ne voit pas bien en quoi la liberté d’expression est mise en cause quand on remplace des chaînes « de droite » par des chaînes « de droite ». Cependant, l’intelligence devrait y gagner mais la « faux-jettonerie » générale empêche les commentateurs d’utiliser cet argument car il est plutôt subjectif et risque de blesser les nombreux téléspectateurs de ces chaînes. En réalité on peut imaginer que les décideurs de l’Arcom se sont basés sur ce critère de l’intelligence pour exclure C8, mais sans le dire.

    Les chaînes exclues des fréquences publiques de la TNT ne sont pas censurées ; personne ne les empêche de continuer à émettre via l’Internet ou des bouquets payants, simplement, dans ce cas, elles auront sans doute moins d’audience. Cyrille Hanouna pourra probablement se recaser sur une autre chaîne de la TNT à moins que cette situation ne serve de leçon et que plus personne ne veuille lui proposer un emploi. Dans ce cas il recevrait certainement des offres pour un autre média du groupe Bolloré, peut-être pas pour le même salaire.

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  • Christine Boutin pardonne à l’abbé Pierre

    Christine Boutin pardonne à l’abbé Pierre

    Christine Boutin (80 ans), ex-députée, ex-ministre, ex-maire, ex-soutien de Mme. Le Pen aux élections présidentielles 2017 pour « faire barrage » à M. Macron, puis soutien de M. Zemmour à l’élection suivante en 2022, catholique radicale, occupe sa retraite à diffuser ses idées sur le réseau « X » où elle affiche tout de même 94 800 followers.

    La lecture de son fil sur « X » permet de cerner ses sujets favoris :

    • La nocivité des vaccins contre la Covid19
    • La haine du président de la République Macron et de l’Europe
    • Et toutes une série de bondieuseries sans grand intérêt

    Depuis les révélations sur la sexualité débridée de l’abbé Pierre, elle défend ce curé qu’elle admire malgré ses déviances. A priori elle était au courant de « son attirance pour les seins » et précise que « tout le monde le savait ». Le pardon étant l’un des piliers de sa foi, Mme. Boutin pardonne à son grand homme au regard de ses réalisations.

    Le problème est surtout de savoir jusqu’à quand Christine Boutin va continuer à s’exprimer sur les sujets qui lui passent par la tête. Ne ferait-elle pas mieux de s’occuper de ses enfants et petits-enfants ? Encore un drame de l’addiction aux réseaux dits « sociaux ». Quand on pense qu’elle a exercé des responsabilités ministérielles on en frémit a posteriori.

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  • L’invasion allemande des Birkenstock

    L’invasion allemande des Birkenstock

    L’Allemagne est une grande nation qui a significativement participé à l’élaboration de la culture occidentale, de la musique à la philosophie, en passant par la peinture, la poésie ou le cinéma. Goethe, Brahms, Kant, Hegel, Arendt… ne sont que quelques grands noms extraits de la longue liste des intellectuels allemands qui ont marqué l’époque contemporaine. Le pays a également un côté sombre qui a mené aux dérives des années 1930 où l’idéologie nazie a dévasté l’Europe.

    Le 25 août 1944, le Général von Choltitz remettait la reddition de l’armée allemande occupant Paris au Général Leclerc et au chef communiste résistant Rol-Tanguy. 80 ans plus tard, l’Allemagne qui a réintégré ses frontières historiques continue à envahir l’Europe, et même le monde, avec un outil certes bien plus pacifique mais toujours très voyant. La sandale Birkenstock a été adoptée par une grande partie de la population mondiale. En France elle est portée à la ville comme à la plage et les Français semblent heureux de s’afficher avec ce godillot lourd et inélégant, fruit d’un improbable croisement entre le sabot paysan et la tong estivale. Le résultat est plutôt affligeant mais le porteur de sandales Birkenstock affiche une satisfaction non dissimulée de vivre ses pieds à l’air (et à l’aise) dans ses sandales.

    Birkenstock est le nom du cordonnier qui a créé la société en 1774, « pionnière dans le domaine de la santé du pied » mais c’est surtout à la fin du XXème siècle que cette godasse teutonne a envahi nos plages et nos trottoirs. C’est regrettable car le résultat esthétique est peu reluisant. L’Allemagne nous avait habitué à mieux !

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  • Mais quand vont-ils se taire !

    Mais quand vont-ils se taire !

    Le problème avec la mort d’un artiste c’est que l’on ressort immanquablement Jack Lang et Line Renaud de leur naphtaline pour leur demander leur avis nécrologique. Ce matin, la France estivale a appris le décès de l’acteur Alain Delon. Aussitôt Jack et Line se sont exprimés sur divers réseaux dits « sociaux ». A quoi peuvent donc bien servir les commentaires de Line Renaud (96 ans) et Jack Lang (84 ans) sur la carrière et la personnalité d’un acteur décédé ?

  • La dépense en chantant

    La dépense en chantant

    A l’occasion de la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques PARIS-2024 ce 26 juillet, les Français ont vu défiler leurs impôts sur la Seine malgré la pluie battante qui ne semble pas avoir freiné l’ardeur des acteurs de ce show ni de leurs spectateurs. Tout ceci a déjà coûté très cher aux contribuables, mais telles les cigales dans la fable, il leur restera l’hiver pour pleurer et… payer.

    Le spectacle était à la hauteur des dépenses engagées, un peu clinquant mais bon-enfant. Quelques imprévus, Lady Gaga interprétant du french-cancan, un cavalier mécanique qui remonte le fleuve, Imagine de John Lennon très bien interprété par une chanteuse française sur un radeau électrique à côté d’un piano à queue. Du plus classique : des transgenres, des femmes à barbe et la communauté LGBTQIA+. Du transgressif aussi qui a poussé les évêques de France à protester contre une scène où ils ont vu une moquerie de la Bible.

    Depuis cette mise en bouche, les jeux battent leur plein et les braillements fusent de toutes parts. Les journalistes hurlent dans le poste entre deux flashs de réclames au bénéfice des sponsors de ces JO, ceux des spectateurs peinturlurés en bleu-blanc-rouge qui braillent croyant ainsi soutenir leurs athlètes favoris, et, hélas, les braillements dont Cécile Dion nous a gratifié en se déchaînant depuis la tour Eiffel pour clôturer la cérémonie du 26 juillet sur une chanson d’Edith Piaf.

    Même le président de la République, un peu inemployé en ce moment, vient montrer sa frimousse sur les stades afin d’occuper ses vacances d’été.

    Toutes ces dépenses somptuaires sont peut-être bien employées mais elles sont superflues, en tout cas déplacées pour un pays surendetté dont les finances publiques sont en déficit systématique depuis 1974. Que les contribuables se rassurent, à peine le rideau tiré sur PARIS-2024 il faudra recommencer à payer pour préparer les JO d’hiver de 2030 attribués aux Alpes françaises à défaut d’autre pays candidat qui, peut-être, ont dû penser que c’était un peu cher payé pour ce que c’est et qu’ils avaient d’autres priorités à financer. La France remporte en tout cas la médaille toutes catégories pour la dépense publique volontaire, place qui n’est contestée par personne d’autre sur la planète.

  • Du bon et du moins bon pour les JO

    Du bon et du moins bon pour les JO

    Alors que la gabegie financière des jeux olympiques d’été à Paris, PARIS-JO-2024, est désormais irréversible, la cérémonie d’ouverture étant prévue pour la semaine prochaine, une bonne nouvelle se profile à l’horizon concernant les JO d’hiver 2030 pour lesquels la France, toujours à l’affut de nouvelles dépenses publiques, a posé sa candidature. L’immobilisme actuel du parlement rend pour le moment impossible la fourniture des garanties financières attendues par le Comité international olympique (CIO) pour accepter la candidature. Ces « garanties financières » qui relèvent d’un racket librement consenti nécessitent des lois que la France est dans l’incapacité de voter pour le moment. Il s’agit principalement (i) de l’exonération de tous droits et taxes pour les opérations commerciales menées par le CIO à l’occasion des JO en question et, (ii) d’une garantie financière globale délivrée par l’Etat hôte qui indemniserait le CIO en cas de crise économique (economic shortfall) qui nuirait au programme olympique.

    G2.2: Tax-related guarantee whereby authorities commit to take all necessary measures to fulfil the tax-related requirements of the Olympic Host Contract and give full effect to these provisions, in a manner guaranteeing:

    i. ability of the OCOG to enjoy full benefits of the payments or other contributions made available by the IOC or IOC Controlled Entities, without being subjected nor impacted by direct or indirect taxes due in the host country;

    ii. absence of any direct or indirect taxes due in the host country on the transactions between the OCOG and the IOC (including the IOC Controlled Entities) or between the OCOG and the Games Official Timekeeper;

    iii. absence of double taxation for non-resident individuals (in particular the athletes) and the organisations to which such individuals belong, or by which they may be employed in the host country upon the occasion of the Games; and iv. treatment of the IOC and other relevant Olympic stakeholders that is no less favourable than the treatment of the domestic business operators with regard to indirect taxes.

    G4.1: Games delivery guarantee, in the form of financial guarantees, covering a potential economic shortfall of the OCOG and ensuring that the OCOG can deliver the Games in accordance with Olympic Host Contract requirements and meet all of its financial obligations.

    Lire la suite des garanties exigées sur le site du CIO : https://stillmed.olympics.com/media/Documents/Olympic-Games/Future-Host/Future-Host-Questionnaire-Annex.pdf?_ga=2.31887486.1992492241.1675867905-1713525779.1646819264

    On peut espérer que la nouvelle assemblée nationale française se posera un peu plus de questions sur le degré de priorité à attribuer à ces dépenses somptuaires avant d’engager les contribuables français à financer de nouveau une organisation purement commerciale qui se qualifie « à but non lucratif » et dont le siège est à Lausanne en Suisse.

    En attendant, les responsables du CIO et du comité olympique français paradent en conférence de presse derrière des bouteilles de Coca-Cola savamment disposées sur les tables de conférence pour expliquer pourquoi seuls les paiements par cartes Visa ou espèces sont acceptés dans les boutiques du CIO. Coca-Cola et Visa sont des donateurs historiques des JO, « à but non lucratif » bien entendu !

    Lire aussi : Les ministres Philippe, Darmanin et Maracineanu jettent l’argent public par les fenêtres et signent leur méfait

  • Des mots qui changent pour une même réalité

    Des mots qui changent pour une même réalité

    On ne dit plus « la victoire du RN » mais « la dynamique du RN » !