Catégorie : Humeurs

  • Il y a toujours quelqu’un qui paye la dette

    Les journalistes nunuches à la Stéphane Paoli sur France Inter continuent à gloser sur le sort de la Grèce et échafauder des solutions de café du commerce. Ils constatent que ce pays est surendetté et aura du mal à payer ce qu’il doit à ses créanciers, ils abjurent avec naïveté les gouvernants européens d’abandonner leurs créances mais sans expliquer comment celles-ci seront finalement couvertes ! Car la dette, hélas, est un jeu à sommes nulles, et si la Grèce ne paye pas d’autres vont payer à sa place.

    Les 100 milliards d’euros qui ont été annulés par les banques privées vont être payés par leurs actionnaires et bien sûr aussi par leurs consommateurs qui voient les taux de leurs crédits augmenter. Les prêts du Fonds monétaires international et Etats européens à la Grèce s’ils ne sont pas remboursés seront donc payés par les contribuables des pays prêteurs. C’est ainsi. 230 milliards d’euros divisés par 250 millions de citoyens européens cela fait 920 euros par personne, voilà ce que coûterait l’effacement de la dette grecque.

    Et puis ce qu’oublie aussi de préciser les nunuches des plateaux médias c’est qu’un créancier une fois qu’il a été planté par son débiteur, va hésiter à prêter de nouveau, évidemment. Les banques privées à qui l’on vient de tordre le bras vont probablement y regarder à deux fois avant de remettre la main à la poche.

  • Snipper : un drôle de métier !

    Le métier de snipper relève tout de même d’une drôle de vocation : on en a vu à l’œuvre dans les ruines de Stalingrad assiégée, c’était sans doute pour la bonne cause (au moins pour les russes), mais on en voit désormais de plus en plus dans les guerres civiles. Sarajevo fut un point d’orgue en la matière où des crétins planquaient des jours entiers dans des étages d’immeuble pour prendre des rues en enfilade et tirer sur tout ce qui bouge. Il y a eu la Lybie et c’est maintenant à Homs en Syrie qu’ils exercent leurs talents.

    Il faut quand même avoir les neurones bizarrement disposés pour faire le boulot de snipper contre une population en générale civile. Il faut sans doute aimer, non seulement tuer, mais surtout terroriser les siens. Ce doit vraiment être un job pour psychopathe ! Mais a priori il y a de la demande pour ces postes.

  • Quelle énergie !

    L’agité du bocal qui nous préside confirme qu’il est candidat pour de nouveau s’agiter durant 5 ans à la présidence de la République. Il rentre dans l’arène avec un sourire carnassier et un plaisir non dissimulé.

    Les journalistes adorent ça et rivalisent d’analyses pour ne rien dire. Au milieu des tics verbaux habituels : la séquence, le clivage, la cristallisation, le marqueur ; on entend un tic de première catégorie avec un sondeur qui parle « du candidat dans sa verticalité » (c’est vrai qu’on avait déjà eu « la latéralisation politique ») ! C’est un nouveau concept que nous n’avions encore jamais approché. Tout ceci fleure bien la masturbation intellectuelle, la ventilation de gogos, le je-m’écoute-parler-parce-que-c’est-trop-bon, l’autosatisfaction mondaine, l’autoallumage du microcosme parisien-rive-gauche, bref, un immense vertige nous saisit devant ce grand vide.

    Le candidat dans sa verticalité réaffirme son engagement de parler au peuple, il a son compte Facebook avec 500 000 amis, son compte Twitter avec 77 000 suiveurs, un site internet tout à sa gloire et il va faire des référendums pour contourner les parlementaires qui s’opposent et les syndicats qui sabotent.

    Cela étant dit, quel énergie ce bonhomme !

  • L’Italie privilégie ses équilibres budgétaires à ses musculeux

    L’Italie renonce à se porter candidate à l’organisation des jeux olympiques de 2020 pour cause de crise budgétaire. Il est vraiment bien ce Monti qui a remplacé le pervers transalpin aux commandes à Rome : calme, posé, rigoureux et prenant des décisions intelligentes.

    La France reste à l’avant-garde des mauvais gestionnaires à poches percées avec l’organisation des mondiaux d’équitation en 2014, de la coupe d’Europe de fouteballe en 2016 et une candidature pour les jeux olympiques de d’hiver de 2018. Les deux premiers postes de dépenses sont déjà en cours, espérons qu’Annecy ne sera pas retenue pour 2018 !

  • Les brutes avinées ont des idées budgétaires

    Il semble que les brutes avinées qui nous servent de pousseurs de ballon ovale soient des lopettes ! Un match international a été récemment annulé au stade de France parce qu’il fasait trop froid… Des plaques de pelouse gelée auraient effrayé nos rambos vitaminés. Il n’est pas bien sûr que le gel soit plus dangereux que les mêlées mais si maintenant même les joueurs de rugby font appel au principe de précaution on est mal barrés.

    Du coup, les brutes avinées ont une idée pour éviter d’annuler les matchs de rugby quand il fait froid : on va construire un stade avec un toit et une pelouse rétractable. Ben voyons, comment n’y avait-on pas pensé plus tôt. Ça tombe très bien, la République a justement un peu de sous de côté par les temps qui courent…

    On croit rêver, il faut leur faire lire les rapports de la cour des comptes à ces pousseurs de ballons du dimanche !

  • La presse en quête de toujours plus de racolage

    Le grand défi du moment pour la presse est d’annoncer à l’avance quel jour Sarko l’agité va déclarer sa candidature au monde ébahi qui n’en peut plus d’attendre. De même en préalable de l’interview télévisée du candidat de l’Elysée le 29 janvier dernier les journalistes rivalisaient d’oracles pour savoir si la hausse de TVA serait de 1, 2 ou 3%.

    La vacuité de la majorité de la presse est toujours confondante, la frénésie du scoop l’emporte sur la capacité d’analyse quasiment inexistante. Savoir quel jour Sarko va se déclarer candidat, en gros en s’en fout, il suffit d’attendre le jour où il va se déclarer pour l’apprendre. Le temps ainsi libéré sur les plateaux médiateux pourrait être consacré à plus d’analyse si les occupants desdits plateaux en sont encore capables. Il est peu probable que substituer l’intelligence aux débats de concierges nuisent aux performances d’audience. On pourrait au moins essayer.

  • Le fouteballe même en Egypte

    L’Egypte sur la voie de la démocratie et de la beaufitude : 70 morts dans un stade de fouteballe, hélas !

  • Merci Carla (et Charlie) !

    Oui c’est vrai, c’est un peu vulgaire, plutôt facile, très Charlie, mais tellement drôle qu’il ne faut pas s’en priver. L’année 2012 sera suffisamment difficile pour notre vieille France décadente qu’il ne faut pas se priver d’une occasion de rigoler bien franchement :

    Luz / Charlie-Hebdo (28/11/2011)
  • Une décoration nationale galvaudée !

    Photo by Stephen Lovekin/Getty Images

    Salma Hayek, une bombasse mondano-hollywoodienne à gros seins, mexicaine naturalisée américaine, femme pour le moment d’un fils-à-papa du CAC 40 français, est décorée de la légion d’honneur. En quoi cela sert-il à la République sinon à l’émoi du décorateur qui va épingler la légion au plus près d’un sein laiteux ? Quelle décadence !

  • BHL se lâche

    Une photo de Bernard Henri-Levy dans Paris Match sur une plage de Saint-Barth avec sa femme. Jusqu’ici rien que de très normal de voir notre philosophe médiatico-mondain à Saint-Barth, il y est aussi à l’aise que sur un plateau de télé, mais chose stupéfiante, incroyable, révolutionnaire : l’impétrant est en chemise bleue, et toutes nos certitudes s’effondrent d’un coup pour démarrer une année 2012 déjà ô combien incertaine. BHL sans chemise blanche, qu’allons-nous devenir ?

  • Les implants de Marie Drucker

    La presse, dont la nunuche de service sur France 2 (Marie Drucker en l’occurrence), continue à diffuser des informations sur les 30 000 implants mammaires dont certains fuient et doivent être retirés, en ajoutant que sur les 30 000 receveuses une dizaine développe un cancer du sein tout en précisant « à ce stade il n’y a aucun lien fait entre ces implants et le cancer ». Diffuser ce genre d’informations lorsque l’on est titulaire d’une carte de presse, c’est au mieux de l’incompétence caractérisée, au pire de la malhonnête intellectuelle.

    La nunuche devrait passer un peu moins de temps à coiffer ses cheveux dégoulinants pour en consacrer un peu plus à l’intelligence : si le lien est fait il faut donner l’information, s’il n’y a pas de lien ce n’est pas la peine de répéter 20 fois par jour une telle rumeur qui n’a d’autre effet que d’effrayer dans les chaumières.

  • Le terme approprié pour des comportements nauséabonds

    Libération narre qu’un député britannique a été filmé début décembre dans un restaurant où s’était déroulée une soirée nazie. L’AFP a visionné le film et découvert parmi les convives un député britannique assis à coté d’un homme habillé en uniforme nazi. Une photo montre le nazi d’opérette faire le salut hitlérien devant l’entrée du restaurant, avec un brassard sur lequel figure une croix gammée.

    M. Burley, le député, vient de faire part sur son compte twitter « de son profond regret de ce qui s’était passé » et a reconnu que le « comportement de ses invités était clairement inapproprié », ont relayé les médias britanniques.

    Avez-vous remarqué comme le mot « inapproprié » est devenu le terme politiquement correct pour qualifier les comportements scandaleux des puissants. La célèbre fellation de Clinton par Monica dans le bureau ovale de la Maison blanche était inappropriée ; le p’tit coup tiré vite fait par DSK avant d’aller déjeuner avec sa fille était inapproprié ; et maintenant la participation d’un député de la Couronne à des agapes nazillonnes est inappropriée. C’est le moins que l’on puisse dire. Il y d’autre adjectif du dictionnaire français qui semblerait beaucoup plus appropriés comme obscène, irresponsable, répugnant, salace, maladif, à-faire-enfermer-d’urgence, à-révoquer-de-toute-fonction-publique-et-élective, bref, dire la réalité.

  • Les cathos à l’assaut !

    Le monde théâtreux est en émoi à la suite de manifestations d’intégristes catholiques contre des pièces de théâtre qui seraient non respectueuses envers la religion. Bon, on imagine lesdites pièces parisiano-intello-abscondes, incompréhensibles et faisant la joie des critiques dans les dîners en ville. Les cathos venus chanter Je vous salue Marie devant le Chatelet auraient mieux fait de rester chez eux s’ils voulaient servir leur cause, c’est-à-dire ne pas faire parler d’une pièce de théâtre qui n’aurait probablement pas dépassé le cadre étroit de la critique mondaine sans leur intervention. Comme souvent, la religion est arriération !

  • Dispositif anti-casquettes-à-l’envers

    Dans un petit square du XIVème a été installé un dispositif anti-stationnement de jeunes-casquettes-à-l’envers qui ne peuvent plus s’assoir sur les rebords presque coupants des parterres de fleurs. Assez peu efficace à l’usage : les jeunes-casquettes-à-l’envers restent debout sous leurs casquettes-à-l’envers et continuent à parsemer le périmètre de mégots et de glaviots. Ce n’est pas méchant, juste un peu crasseux.

  • Démagogie et verbiage d’un député qui n’a pas assez de travail à son bureau

    M. Le Guen, ex-âme damnée de DSK, député socialiste rallié à Hollande, ancien médecin, chargé des questions de santé au PS et adjoint au maire de Paris déclare sur son blog auto-satisfait ce 25 novembre :

    Je regrette l’échec de la réunion de Strasbourg qui était une des dernières occasions d’agir en commun avant l’arrivée du tsunami économique et financier qui nous menace gravement.

    L’existence de femmes et d’hommes d’Etat semble faire gravement défaut en Europe, aujourd’hui, pour nous défendre.

    Le Président de la République ne sait pas convaincre les dirigeants européens ni s’adresser aux peuples d’Europe : malheureusement, Nicolas Sarkozy ressemble plus à Edouard Daladier qu’à Charles de Gaulle ou François Mitterrand.

    Il est pourtant primordial que la France arrive à convaincre l’Allemagne que la Banque centrale européenne doit remplir le rôle de la réserve fédérale américaine et de la banque d’Angleterre en étant le garant de la soutenabilité de l’économie européenne.

    Blog Jean-Marie Le Guen

    Le Guen, l’archétype de l’homme d’appareil, grenouillant à tous les étages depuis des années, potentiel prétendant à un poste de sous-ministre dans un gouvernement de gauche, si jamais il y en a un avant qu’il ne prenne sa retraite, passé par les écuries de l’UNEF, mâtiné de trotskisme, comme nombre de ses congénères.

    On l’a vu dans ses œuvres un jour de remise de médailles scientifiques à la mairie de Paris il y a quelques années : mielleux, l’épaule basse, plus préoccupé de poser pour la photo prise par son attachée de presse ou de communication ou de pipeautage (bref une blondasse habillée haute-couture) que par les travaux scientifiques des récipiendaires.

    Bon, Le Guen croit faire le cultivé en se référant aux accords de Munich, il ferait mieux de relire son Histoire de l’Europe il serait ainsi peut-être un peu plus intelligent et éviterait des comparaisons historiques fort mal-à-propos. Pourvu que l’on n’hérite pas d’un tel personnage comme ministre de la République.

  • Montebourg et Bismarck

    Montebourg compare Angela Merkel à Bismarck dans sa volonté de faire passer l’Europe entière à la moulinette germanique. C’est de mauvais goût mais on ne peut s’empêcher de sourire en coin…

  • Un patron corse trahi par une taupe

    Le journal Le Monde de mardi publie de larges extraits des procès-verbaux de l’audition de Squarcini, corse, chef de la sécurité intérieure, qui vient d’être mis en examen suite aux soupçons d’avoir contrevenu à la Loi en s’étant procuré les factures téléphoniques d’un journaliste du… Monde il y a quelques mois qui avait publié de larges extraits des procès-verbaux des auditions des personnes impliquées dans l’affaire Bettencourt. Le délateur avait alors été déniché par Squarcini, il s’agissait d’un haut fonctionnaire du ministère de la justice. Mais qui est le Judas de l’affaire Squarcini ?

    Quelque soit la perspicacité des espions français, leur capacité à respecter ou non la Loi protégeant les sources des journalistes et les procès multiples pour faire respecter le droit tel que voté par la représentation nationale, il y a toujours des traitres qui balancent des informations à la presse.

    C’est une bonne nouvelle au sens où cela permet de dévoiler les pratiques coupables de nos princes. C’en est une plus mauvaise car plus personne ne respecte plus rien et balance à tout va. C’est un peu le retour aux bons français qui dénonçaient rue Lauriston en d’autres temps…

  • La critique malsaine de l’opposition

    La droite dépense une folle et couteuse énergie à démonter le programme du parti socialiste assaisonné par son nouveau candidat aux élections présidentielles. C’est drôle mais plus les chevaux légers, voire lourds de l’UMP, ventilent une argumentation aussi fumeuse que ledit programme, et plus cela persuade certains de ne pas voter pour la droite.

    Il faut se tenir au bastingage lorsqu’on entend Copé expliquer que la gauche est molle alors que son parti n’a pas su imposer le rétablissement au taux de TVA normale sur le prix des entrées dans les parcs d’attraction il y a quelques semaines à peine, soit une augmentation de 3 à 4 euros par ticket, à un quarteron de sénateurs vieillissants partis en guerre contre cette inadmissible et intolérable atteinte à la liberté des citoyens à se rendre dans leurs parcs d’attraction !

    La mauvaise foi est porteuse de néant, la communication communicante est source de désillusions, parier sur le manque de clairvoyance des citoyens est générateur de traversées du désert. Copé, tu as déjà pris presque 3 millions de votants aux primaires socialistes venus s’exprimer contre ton aveuglement et ta suffisance, tu as fait perdre le sénat à tes amis, alors en vérité on te le dit Copé, va maintenant travailler à ton programme au lieu de salir tes prochains (avec qui tu trinques joyeusement dans les bars de l’assemblée nationale), va maintenant, va et travaille pour la République.

  • Le « messager de la paix » victime d’un attentat suicide

    Burhanuddin Rabbani, ex-président de l’Afghanistan islamiste, promu messager de paix par le pouvoir actuel pour essayer de réconcilier les rebelles talibans avec les modérés, a été assassiné fin septembre, sans doute par un taliban non modéré. Ce charmant garçon avait caché une bombe dans son turban qu’il a fait exploser en donnant l’accolade au messager de paix… Les traditions locales semble-t-il interdisent de fouiller les turbans et le portail de sécurité ne semble pas un outil largement diffusé à Kaboul ! Le turban traditionnel a donc été utilisé pour un usage destructeur.

    Cet attentat après bien d’autres montre une fois encore s’il en était besoin la prétention des armées occidentales à vouloir rétablir la démocratie dans ce pays. Comme le disait hier sur France Culture Anne Nivat, reporter prix Albert Londres 2000, venue promouvoir son dernier ouvrage Les brouillards de la guerre : dernière mission en Afghanistan, les talibans ne « sont pas soutenus par la population locale, ils sont la population locale. »

    Les talibans contrôlent maintenant la plus grande partie du pays. Ils organisent des attentas partout où ils le souhaitent, y compris au sein des zones ultra-sécurisées de la capitale. Ils sont la population locale ! Ils seront au pouvoir sous peu.

  • Sémantique et politique (suite)

    On passe aujourd’hui de l’acte inapproprié à l’erreur passagère de jugement dans la bouche des avocats de DSK pour qualifier le-petit-coup-tiré-vite-fait-avec-une-soubrette-avant-d’aller-déjeuner-avec-sa-fille.