Catégorie : Humeurs

  • La justice des hommes

    De nouvelles histoires de pédophilie gênent l’Eglise catholique qui aurait protégé certains coupables en Irlande et ailleurs. Le célibat des prêtres est présenté comme l’une des causes de cette pédophilie rampante. Il ne faudrait tout de même pas exagérer : on peut être célibataire sans être pédophile. Il y a certes quelques cinglés en soutane qui ont dérapé. Est-ce qu’il y en a plus chez les prêtres que dans d’autres professions ?

    Ce qui est plus gênant c’est si effectivement la hiérarchie catholique a protégé ses brebis galeuses des foudres de la justice des Hommes en pensant que le glaive de Dieu suffirait… Comme on n’est pas bien sûr que les prêtres pédophiles aient un jour des comptes à rendre au Père éternel, dans le doute, le mieux serait effectivement qu’ils comparaissent devant les tribunaux terriens.

  • Le bal des roquets sur les ondes

    Nicolas Demorand s’affronte ce matin sur France-Inter à Frédéric Lefebvre, le porte-parole de l’UMP-aux-cheveux-longs-et-gras, porte-flingue de la droite (et il a vraiment les cheveux très-longs-et-très-gras) mais il faut quand même bien admettre que Demorand est éligible à la médaille d’or du roquet-club. Quelle triste transformation. Ce garçon était un vrai régal de l’esprit quand il officiait le matin sur France-Culture avec finesse et subtilité, animant de vrais débats matinaux d’intellectuels ou de politiques, prenant le temps d’écouter et de comprendre. Aujourd’hui il a rétrogradé dans la catégorie des pisses-vinaigres radiophoniques provoquant, interrompant, abusant, manipulant ses interlocuteurs, privilégiant l’agression sur le débat, la petite phrase sur la réflexion, le scoop pipole sur l’information, bref, il est devenu vendeur de bouillie instantanée sur les ondes matinales de France-Inter (et de soupe télévisuelle sur France-5). Quelle régression pour un garçon pourtant agrégé de lettres et de philosophie…

    Certes ses interlocuteurs politicards s’y entendent aussi en matière de rouerie et de manipulation, mais est-ce une raison pour se mettre à leur niveau ? Hélas, oui sans doute. Après tout Demorand compromet avec les objectifs de son employeur, ce n’est pas un crime et il suffit de ne plus l’écouter.

    Mais alors qu’on le croyait irremplaçable lorsqu’il a quitté les matins de France-Culture en 2006, son successeur Ali Badou et l’a fait oublier rapidement. Mais hélas encore, trois fois hélas, Ali, autre normalien et agrégé de lettres, a lui aussi cédé aux sirènes de la télé et abandonné France-Culture l’an passé. Il est remplacé par Marc Voinchet, qui tient bien la route pour le moment.

  • Et alors ?

    Psychodrame franchouillard : le président de la République va aller clôturer le salon de l’agriculture au lieu de l’inaugurer. Et l’on trouve tout un cheptel de chroniqueurs et de politicards pour gloser sur le sujet : inauguration versus clôture. Quelle affaire !

  • La commercialisation du look

    Christophe Barbier, porte-plume en chef de L’Express, fait partie de ces pipoles se croyant obligés de se transformer en logo commercial en s’habillant de la même façon. On a dans cette catégorie, entres autres, l’architecte Jean Nouvel, toujours intégralement en noir, costume et chemise col-Mao, Pierre Rosenberg, ancien directeur du Louvre toujours également en écharpe rouge, Jean-Pierre Elkabach en écharpe bleu clair, Thierry Ardisson, toujours en polo et costume noir. Bref, des humains qui se logoïsent pour se vendre comme un paquet de nouilles.

    Interrogé sur France Info le 7 janvier,le Barbier répond que cette écharpe lui a été offerte par Carla et qu’elle est devenue « …un petit gimmick marketing… Et c’est aussi un peu mon doudou, aussi. » Notre société de communication pousse à ces perversions où la forme est privilégiée par-dessus-tout, ceux qui refusent de compromettre avec cette pipeauterie perdent, cf. Seguin et d’autres…

  • Un peuple de bavards

    Avez-vous remarqué le nouveau tic verbal qui envahit les conversations avec ce « on va dire… » ? Il succède au « je vais te dire… » des années 80 et au « tu vois c’que j’veux dire… » des années 90.

    Un peuple guidé depuis tant de temps par les déclinaisons du verbe dire est un peuple de bavards, pour le moins.

  • Vacances poudrées à Saint-Domingue

    Les deux gamines condamnées à 8 ans de prison pour trafic de drogue en République Dominicaine sont graciées par le président de ce pays après 18 mois de détention. On avait retrouvé 6 kilos de cocaïne dans leurs bagages au départ de Saint-Domingue. Elles ont clamé dès le départ que ces sacs de cocaïne étaient arrivés dans leurs valises sans qu’elles ne s’en aperçoivent… Soit, mais le contraire est également possible.

    Allez, passons l’éponge, elles sont peut-être coupables, peut-être innocentes, mais elles ont fait 18 mois de prison. Elles seront en tout cas mieux en liberté en France plutôt qu’en prison en République Dominicaine. La prochaine fois les filles, allez passer vos vacances dans le Limousin, c’est moins dangereux !

  • Les papes bêtifient

    Le pape Benoît 16 soupapes s’apprête à béatifier son prédécesseur Pie 12 qui ne s’est pas trop ému du sort des juifs durant la dernière guerre mondiale. A quoi sert la béatification d’un pape ?

    • Effet sur la croissance économique : nul
    • Effet sur le moral des Français : nul
    • Effet sur la santé de Johnny : nul
    • Effet sur les résultats des bleus en coupe du monde de fouteballe : nul
    • Effet sur la bonne entente entre religions juive et chrétienne : défavorable, mais cette relation était déjà plus que mauvaise
    • Réaction suggérée : indifférence

    Les papes qui se béatifient entre eux c’est un peu comme les politicards qui se décorent de la légion d’honneur. Le processus est basé sur l’autosatisfaction et le corporatisme. Sans intérêt donc, mais potentiellement pervers.

  • La culture en France

    Enfin une bonne nouvelle avant la coupe du Mooooooonde de fouteballe : France Culture arrive en n°3 des radios les plus podcastées en France. Comme quoi même avec seulement 1,8% de part de marché une radio intelligente arrive à soulever des montagnes.

  • Le clown de Rome

    Berlusconi, premier ministre italien, perd deux dents après avoir reçu un projectile sur la figure au cours d’une cérémonie de serrage de mains de militants. L’acte est le fait d’un déséquilibré et ce n’est pas bien pour la démocratie. Mais tout le monde rigole car Berlu a élevé sa fonction au rang de clownerie de première catégorie alors on imagine une nouvelle facétie en voyant son nez rouge de sang.

  • Gâchis d’argent public

    La fédération française de fouteballe publie le montant de la prime versée à l’entraîneur de l’équipe de France pour prix de la récente sélection de ladite équipe à la coupe du monde 2010 : elle s’élève à 820 000 EUR. C’est un montant significatif. Il n’est pas précisé quels sont les modes de financement de cette fédération mais à mon avis il doit y avoir des fonds publics. Le contribuable a donc certainement apporté son obole à cette prime.

    Outre cette somme exorbitante, le plus intriguant dans l’affaire est le processus de décision de son octroi. Tout le monde s’accorde à dire qu’elle n’est pas méritée (quel que soit d’ailleurs le résultat et la manière de la sélection obtenue) mais elle a pourtant été attribuée, sans doute par une instance de décision de la fédération. Il y a donc eu un aréopage de dirigeants fouteux qui se sont réunis un beau jour et décidé de verser 820 000 EUR à un entraîneur de foute. Un mandataire a dû signer un contrat en ce sens avec l’impétrant. Est-ce qu’à un moment ou un autre du processus quelqu’un s’est demandé : « p…, c’est tout de même beaucoup d’argent » ou est-ce que personne n’a même été effleuré par le moindre doute devant l’incohérence d’une telle rémunération par rapport à la prestation attendue ?

    Comme Proglio qui a réussi à faire croire qu’il était le seul pédégé possible pour EDF et donc à imposer des conditions également exorbitantes à son conseil d’administration, un entraîneur de fouteballe enfume son employeur et obtient des rémunérations déplacées. L’un comme l’autre ont au moins cette qualité d’arriver à se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas, alors que tous ces dirigeants sont, ô combien, largement interchangeables.

  • L’escroquerie électorale continue

    L’escroquerie électorale se poursuit. Michel Barnier élu récemment député européen, en tête de liste dans sa région, démissionne de son poste pour prendre un maroquin à la Commission européenne. Après Brice Hortefeux, élu également député européen pour aussitôt démissionner pour garder son poste de ministre de la République on continue à vouloir faire passer des vessies pour des lanternes auprès du gogo électeur que l’on fait voter pour un leurre qui aussitôt élu se dissout dans le marigot politicard. Et il semble que les élections régionales qui se profilent vont être un modèle du genre avec des ministres en tête d’affiche qui renonceront aussitôt…

  • La France éternelle

    La France râle… comme toujours. Il y a 15 jours elle se marrait devant Roselyne et ses 95 millions de doses de vaccin contre la grippe A et aujourd’hui elle hurle car il leur faut attendre 2 heures pour faire vacciner les gamins au gymnase du coin. Quelle affaire ! Entre les deux il y a eu 65 morts. Cela vaut peut-être la peine de perdre 120 mn pour obtenir un vaccin… Cela fait presque la durée d’un match de fouteballe, y compris la tournée de bière post-match et la lecture de L’Equipe du lendemain matin !

  • Politique, billevesées et racontars

    MM. Juppé et Sarkozy sont pris au piège de l’intox sur leur présence (ou pas) à Berlin le 9 novembre 2009. Ils s’emberlificotent sur leurs blogs et pages Facebook entre affirmations, démentis et corrections. On a du mal à croire qu’ils aient autant de temps libre pour se livrer à de telles billevesées. Même si ce ne sont sans doute pas eux qui rédigent lesdits blogs, mais plutôt des communicants payés par le contribuable car on imagine faisant partie de leurs équipes de conseillers, ils ont dû néanmoins y apporter leur patte compte tenu de l’ampleur de la polémique. N’ont-ils rien de mieux à faire que de bidouiller leurs pauvres petites historiettes personnelles ? Travailler à ce pour quoi les électeurs les ont élus et les contribuables les payent ? Gérer le pays et assumer leur responsabilité politique par exemple plutôt que de faire du marketing et de s’autopromouvoir comme un paquet de lessive en tête de gondole dans un hypermarché ?

  • Le fouteux et le marquis

    Laporte, un fouteux ou un rugbyman, on ne sait plus, bref un coureur de ballon, « issu de la société civile » comme on dit et entré au gouvernement pour être le sportif de service au milieu des énarques et des avocats, et ressorti aussitôt tel un ovale expulsé de la mêlée, publie un livre pour clamer qu’il n’a pas compris le monde politique et vice-versa. Il affirme que Kouchner, ex-humanitaire et ex-ministre mondain, ne lui aurait jamais serré la main pour lui dire bonjour durant toute sa (courte) présence au gouvernement. On croit que cela est tout à fait plausible.

  • Que la Justice passe

    L’ex-président Chirac est renvoyé devant un tribunal correctionnel pour « abus de confiance » et « détournement de fonds publics » dans le cadre de l’affaire dite des emplois fictifs de la Mairie de Paris. Il sera accompagné de neuf autres comparses dont deux de ses anciens directeurs de cabinet et quelques bénéficiaires supposés des emplois fictifs, dont Marc Blondel, syndicaliste trotskiste et ravageur, ex-chef à bretelles et gros cigares de Force Ouvrière (dont le chauffeur était payé par la Mairie), l’ex-député Jean de Gaulle, petit-fils de Mon Général, et d’autres.

    Que Chirac soit populaire ou non et signe ses mémoires dans les supermarchés ne change rien à l’affaire. Que la Justice passe comme elle passée sur Juppé-le-raide qui semble digérer doucement le passe-lacet qu’il a dû avaler à l’époque de sa condamnation infamante, ou comme elle s’annonce sur Pasqua-le-débonnaire condamné en première instance à un an de prison ferme dans une affaire de trafic d’armes.

  • Chantage des pousseurs de baballe

    Une niche fiscale est supprimée par nos députés avisés : celle du droit à l’image qui permettait à des clubs sportifs de haut niveau (fouteballeurs à 90%) de bénéficier d’exonération de charges au titre du « droit à l’image ». Cette mesure qui coûtait 36 millions d’EUR/an aux contribuables était destinée à empêcher le départ desdits footeux vers des clubs étrangers. L’objectif semble-t-il n’a pas été atteint et la niche a été fermée par droite et gauche réunies, malgré une dernière bataille du massif Douillet, judoka médaillé et chiraquien reconverti dans la politique.

    Le footeux en chef du club de ballon de Toulon menace de grève pour la journée de foute de jeudi prochain. On en est tout effrayé à l’avance.

    « S’il n’y avait plus eu de matches de basket-ball, volley-ball, handball et rugby depuis quinze jours, je ne pense pas que la loi serait passée jeudi. »

    Le pire c’est qu’il a sans doute raison…

  • Pasqua dans le trafic d’armes

    Charles Pasqua, ex-ministre, est condamné à un an de prison ferme dans l’affaire de trafic d’armes avec l’Angola. Il fait appel et réclame la levée du secret-défense apposé par les autorités sur une partie de ce dossier, masquant ainsi une partie des tenants et aboutissants de ces opérations commerciales d’un genre spécial. Pourquoi-pas un déballage des turpitudes de la République ?

  • Les fouteux à l’œuvre

    Un grand moment de poésie : des footeux marseillais et parisiens se tapent sur la tête et cassent des vitrines pour cause de match annulé.

  • Les Amériques

    A l’occasion de la décision prise d’organiser les jeux olympiques au Brésil, une bonne partie de la presse explique que la dernière fois que des jeux ont été organisés en Amérique du Sud c’était au Mexique… Hum, hum, hum, il semble qu’il y ait confusion en Amérique du Sud et Amérique Latine. Le Mexique est en Amérique du Nord tout en étant en Amérique Latine mais certainement pas en Amérique du Sud. Le journaliste sportif de base devrait consulter son atlas un peu plus souvent.

  • La presse de caniveau

    Un cinglé récidiviste enlève et tue une jeune femme joggeuse, après sans doute l’avoir violée. Il avait fait la même chose il y a quinze avec une gamine de 13 ans, mais qu’il n’avait pas tuée. Il était sorti de prison au bout des 2/3 de sa peine comme la Loi l’y autorise.

    Le journal télévisé de France 2 ce soir relate ce triste fait divers. Les journalistes de la rédaction ont réussi à retrouver les parents de la gamine de 13 ans et lui ont posé leurs questions habituelles d’une grande élévation spirituelle du genre : « que ressentez-vous aujourd’hui à l’annonce de ce nouveau crime commis par celui qui a violé votre fille ? ».

    On reste bien entendu confondu par la crétinerie insondable de cette démarche journalistique qui ne respectant rien, ni l’humain ni l’intelligence. Mais on se demande ce qui se serait passé si les journalistes de FR 2 avaient essayé de se comporter comme des Hommes et non comme des hyènes aux babines dégoulinantes ? Est-ce que vraiment leur sacrosainte audience aurait marqué un coup d’arrêt ? Nous n’arrivons pas à le croire. Qui se serait plaint de ne pas voir les larmes de ces parents touchés au cœur par cet incroyable manque d’éducation de la presse publique ? A notre avis personne, bien au contraire. Alors qui tentera le pari de l’intelligence à FR 2 ?