Catégorie : Humeurs

  • « C’est pas moi c’est l’autre »

    Galouzeau la Gargouille ne peut se retenir et gratifie le peuple français dans la salle des pas perdus du Palais de justice d’une de ces grandes envolées lyriques qui ont fait sa gloire, en expliquant qu’il a été traduit en justice « …par la volonté d’un seul homme : Nicolas Sarkozy. »

    Il semble qu’il n’y ait pas que Sarkozy qui ait estimé qu’il avait des comptes à rendre, mais également des juges d’instruction et un procureur de la République. Que la justice passe !

  • DSK prospère

    On a vu Strauss-Kahn parader sur les plateaux télévision au sommet du G20. Il a beaucoup grossi.

  • L’humour de Brice

    Brice Hortefeux fait de l’humour sur les origines algériennes d’un militant UMP, en sa présence, qui semble bien le prendre. Une caméra est là qui filme et écoute la scène repassée ensuite en boucle sur internet. Le Brice s’emmêle ensuite les pinceaux pour se rattraper aux branches en expliquant qu’il parlait des auvergnats (il est lui-même originaire de Clermont-Ferrand) et pas des arabes. Le plus médiatico-comique dans cette affaire c’est que plaisanter sur l’Auvergne est politiquement compatible alors que sur la Kabylie c’est définitivement incorrect. Bon, d’ici qu’un collectif auvergnat attaque le ministre pour propos racistes !

  • Une presse audiovisuelle en-dessous de tout

    On pourrait penser que nous en voulons aux médias, mais c’est un véritable feu d’artifice de leur part en ce moment ! Et puis, oui, nous en voulons aux médias qui dans leur grande majorité jouent un rôle non négligeable dans l’abêtissement des masses.

    La grippe A occupent les grands titres depuis maintenant plusieurs mois. Comme chacun sait la presse est supposée indépendante dans notre pays on peut donc imaginer que les rédactions des jités décident à leur niveau, et sans pression aucune, de passer 15 mn chaque soir à faire pleurer les chaumières sur le H1N1. A chaque fois que l’on ferme une maternelle au fin fond de la Corrèze par souci de non-prolifération du virus, les journaux télévisés font l’ouverture sur le sujet à grand renfort d’envoyés spéciaux qui interrogent les parents, le maire et la crémière du village sur ce sujet majeur. Généralement le point suivant est de demander à un ministre ou à un politique si « nous n’en faisons pas un peu trop ». Devoir d’informer et bla-bla-bla.

    Mais bougre de butors, qui en fait trop ou pas assez sinon la presse elle-même ? L’Etat se prépare au pire, principe de précaution oblige, et essaye d’être en mesure de soigner le peuple si jamais la situation l’exigeait. Et qui tomberait à bras raccourcis sur le gouvernement s’il se retrouvait impuissant face au virus ? La presse elle-même bien sûr qui ainsi inventé une espèce de mouvement perpétuel : j’agite le bocal des peurs populaires et je harcèle les politiques qui frémissent d’horreur au souvenir des scandales du sang contaminé et autres hormones de croissance. Les ministres interviennent, se contredisent, et la vente des journaux est assurées pour plusieurs mois.

    Vous verrez que le sujet suivant concernera les 95 millions de vaccins commandés par l’Etat. Si on ne les utilise pas le gouvernement sera accusé de gabegie, si on en a besoin et qu’il n’y en a pas assez, les accusations porteront sur l’imprévoyance étatique et s’ils correspondent au besoin, pas un de ces plumitifs de circonstance n’admettra que « finalement on n’en a pas fait trop. » Grandeur et décadence de la démocratie !

  • Les comptes de la sécurité sociale à la dérive

    Il semble que les comptes de la sécurité sociale de notre vieux pays soient lourdement déficitaires depuis des années, voire des décennies. Il semble que les multiples plans de redressement élaborés par les gouvernements successifs de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel n’aient été que des cautères sur une jambe de bois et chaque fois la course folle des dépenses a repris sans commune mesure avec l’augmentation des recettes. Tout ceci est pour la bonne cause puisqu’est c’est pour soigner le peuple !

    Mais il semble également que la réalité comptable soit aussi incontournable que la croissance des charges. On a beau essayer de passer les chiffres sous le tapis de divers artifices budgétaires, quand on dépense plus qu’on ne gagne, l’exercice a ses limites. La presse se croit maligne en annonçant une augmentation probable du forfait hospitalier journalier restant à la charge des patients de 16 à 20 EUR/j, la politicaille s’emmêle les pinceaux devant cette affaire et ladite presse revient à la charge en se réjouissant de voir bafouiller les hommes politiques et les harcèle sur le thème « allez-vous continuer à tondre les pauvres malades ? »

    C’est du niveau école maternelle ! Il n’est quand même pas indécent que les décideurs en charge des finances sociales s’interrogent sur les voies et moyens de redresser celles-ci. Quand Libération ou le Monde ont frôlé le dépôt de bilan, les managements de ces quotidiens ont réfléchi à des plans de restructuration qu’ils ont mis en œuvre pour sauver ces journaux. Il y a eu des réductions drastiques de coûts et des suppressions de postes.

    Il est probable que l’augmentation éventuelle du forfait hospitalier n’est qu’un des éléments d’un plan de redressement global de la sécurité sociale mais les médias se focalisent dessus car il est vendeur auprès du bon peuple qui s’en émeut. D’une façon ou d’une autre il va bien falloir trouver un cocktail avec augmentation des recettes et diminution des dépenses sociales. Le vrai sujet est de savoir comment le poids de ces mesures sera réparti entre les contribuables et les consommateurs de services hospitaliers, mais de ceci personne ne parle sur les plateaux télévisés.

    Peut-être pouvons-nous espérer un jour équilibrer les comptes sociaux français, mais pour arriver à ce que les médias hexagonaux soient un peu plus pédagogues et moins concierges, la route sera certainement encore très longue.

  • Burqa et statistiques

    Il y aurait 367 femmes en France portant la burqa ! Pas 370, non 367 exactement. C’est étonnant ce chiffre. Etrange précision pour un pays de 60 millions d’habitants. Soit les renseignements généraux ont déployé une armée de sondeurs dans tous les quartiers de l’hexagone pour recenser les coupables, soit ils ont déjà toutes les informations nécessaires sur les 60 millions de fiches qu’ils possèdent sur les citoyens, soit il n’y a pas beaucoup de statisticiens dans la police française.

  • Petit malais vagal présidentiel

    Le président Sarkozy a fait un malaise hier et passé la nuit à l’hôpital. Cela n’a pas l’air d’être bien grave, il est sorti du Val de Grâce ce matin, mais en fait personne n’est bien sûr de connaître la vérité. La Nation s’est faite enfumée pendant quinze ans avec le cancer de Mitterrand, alors pourquoi pas un nouveau mensonge d’Etat avec Sarko, il en est capable. Après tout il continue d’affirmer que les impôts n’augmenteront pas, alors pourquoi ne pas nous faire prendre des vessies pour des lanternes et un cancer du foie pour un malaise vagal ?

    Le plus croquignolet dans l’histoire est de voir la presse s’agiter à tout va car elle ne sait rien et a du mal à l’admettre. Malgré tous ses reporters en planque à l’Elysée ou à Versailles, ses interviews de médecins non informés, les analyses de ses sondeurs mondains, personne ne sait plus que ce qui figure sans les communiqués officiels, et cela énerve. Pour un journaliste dire : « nous ne savons rien et passons donc au sujet suivant » est aussi difficile à imaginer que Fabius votant pour un traité européen ou Frédéric Lefèbre le porte-parole de l’UMP aux-cheveux-longs-et-gras se faisant une coupe au bol. C’est tout simplement impossible ! Par contre la capacité à occuper l’antenne pour ne rien dire sinon répéter que l’on ne sait rien relève d’un exploit hors du commun.

  • Indécent

    Les moines de Tibéhirine (Algérie) décapités en pleine guerre civile algérienne dans les années 90 donnent lieu à une polémique franco-algérienne comme seules ces deux rives de la Méditerranée savent en créer à intervalle régulier. C’est la fameuse question du « qui tue qui ? » qui revient sur le devant de la scène, une barbouze franchouillarde accusant l’armée algérienne du massacre. La presse et le microcosme locaux s’enflamment et un terroriste repenti revendique cet assassinat comme si on avait fait atteinte à son honneur d’avancer que quelqu’un d’autre ait pu en être l’auteur…

    On espère que ces moines de Tibéhirine, là où ils sont, ont appris à pardonner

  • Cachons la misère

    Cohn-Bendit envoie paître Ayraut, l’inamovible patron des députés PS à l’Assemblée nationale qui veut une alliance dès le premier tour des régionales, afin de noyer sa misère :

    « Qu’ils arrêtent de nous casser les pieds avec cette histoire ! S’il y a un système électoral à deux tours, il est normal qu’une force politique émergente se présente avec son programme, ses personnalités, et puis, le soir du premier tour, on voit le rapport et on fait des alliances, sinon ce n’est pas la peine d’avoir un système électoral à deux tours ».

    Le Ayraut ainsi rhabillé pour l’hiver avec ce bon sens écolo en rajoute et fait publier par l’AFP une lettre adressée à Dany le Rouge :

    « Cher Dany, rassure-toi, je n’ai pas l’intention de te casser les pieds … 2012 se prépare maintenant. Les régionales peuvent être l’occasion d’une première étape. Ce que je souhaite, c’est un accord stratégique, un contrat de majorité alternative, un accord gagnant-gagnant ».

    Du pur discours de communiquant vide de sens, évadé des business plans ou des programmes électoraux.

  • Christine Boutin au chômage

    D’après Les Echos le gouvernement aurait proposé à Christine Boutin un poste d’ambassadeur au Vatican pour la consoler de son licenciement du ministère du logement. Bon sang mais c’est bien sûr ! Comment n’y a-t-on pas pensé plus tôt ? C’est tout à fait le poste qu’il lui faut.

  • La réclame sur la télévision de service public supposée sans pub

    Ce soir vers 22h, en attendant le début de Mots Croisés sur France 2 avec son plateau-repas le téléspectateur ébahi voit défiler successivement :

    • Une pub FR2 pour la série Urgences, sponsorisées par une marque X
    • Une pub FR2 pour une émission de théâtre le mercredi, sponsorisée par une marque Y
    • Le tirage du loto présenté par un présentateur bêtifiant et pathétique
    • Une pub FR2 pour l’émission Envoyé Spécial, non sponsorisée
    • Une auto-pub sur les 5 chaînes de France Télévisions
    • Une auto-pub pour FR2

    Le tout dure environ 15 mn, ce qui pour une chaîne sans pub après 20h est déjà pas mal.

  • Pas très gaie la Gay Pride

    Je me laisse surprendre ce soir à la Bastille par la fin de la Gay Pride ou plus exactement la Marche des Fiertés LGBT (lesbiennes-gay-bi & trans). Je suis en retard à mon dîner mais, retard pour retard, je reste 10 mn sur la place pour observer. C’est tout de même assez particulier. Je vois le char des Ginettes Armées avec une bande de lesbiennes musclées-tatouées-rasées qui se déhanchent aux rythmes d’une techno inaudible, je vois un gay bedonnant torse nu-poilu en slip paillettes embrasser à pleine bouche son ami, je vois des drag-queens chercher à séduire des CRS, je vois un monde assez incroyable, très saturé de bière, j’entends le maire de Paris et quelques politicards de service à la pêche aux voix et je ne suis pas bien sûr que tout ceci fasse du bien à la cause. Le risque est sans doute que si notre parlement vote une loi antiburqa quelques conservateurs rajoutent subrepticement un article pour interdire à ces zozos de parader ainsi. A 1h du matin, la Bastille est un immense champ de bataille et un cimetière de bouteilles cassées, une très forte et aigre odeur d’urine pèse sur tout le quartier.

  • A quoi peut donc bien servir un ministre des Sports ?

    A l’occasion de la nomination d’un nouveau gouvernement on se sluvient qu’il existe un ministre des Sports dans notre République. Soit ! Mais à quoi peut servir un ministre des Sports dans une démocratie ? Que fait-il le matin en arrivant à son bureau ? Les enjeux en matière de sport sont-ils si importants qu’ils doivent être réglés à l’échelon politique ministériel ? Est-ce qu’un bon fonctionnaire (voire haut-fonctionnaire) ne serait-il pas capable de gérer correctement le budget affecté aux sportifs ?

  • Un drame franchouillard

    Un soir de cette semaine en rentrant chez lui le cadre besogneux branche négligemment France Info à la radio en enlevant sa cravate pour entendre au lancement du journal un journaliste annoncer avec une voix d’enterrement : « Nous venons de l’apprendre… », on s’attend à entendre qu’un nouvel Airbus s’est écrasé, voire que Obama s’est fait assassiner. Fébrile il écoute la suite et découvre qu’il s’agit du licenciement du président de l’olympique de Marseille, un club de fouteballe franchouillard et excité. Ouf, nous l’avons échappé belle !

  • Contestations de rue en Iran

    L’Iran s’agite par suite de la réélection du président islamiste Ahmaninejad. Des manifestations urbaines dénoncent la fraude électorale et se frottent aux nervis du pouvoir. L’Occident hésite à se prononcer avant de savoir de quel côté va tourner le vent. Après tout le perdant est un ancien premier ministre de Khomeiny et n’apparaît pas comme un libéral de première catégorie. Et puis on ne peut pas exclure totalement que même sans fraude le vainqueur M. Ahmaninejad n’ait pas remporté ces élections. La plupart des pays de confession islamique où sont organisées de libres élections vont généralement vers les extrêmes plutôt que dans la modération.

  • Tactique gagnante

    Sondage de la Revue du Web publié par les Inrocks : comment pecho une girl ? « L’ignorer » est la réponse majoritaire.

  • La question de la Tong

    C’est le retour des beaux jours et de la Tong en ville. C’est étrange cette capacité des jeunes filles à marcher en tongs sur le béton parisien. D’abord cette savate nécessite des pieds élégants et agiles pour être portée avec nonchalance. Ce n’est malheureusement pas le cas de la majorité des citoyens amateurs de tongs. Ensuite, crapahuter en ville avec de telles sandales entraîne en quelques minutes un noircissement des pieds des impétrants, état de fait difficile à cacher bien entendu. Le recyclage d’une savate de plage en chaussure de ville ne présente a priori que des inconvénients techniques, mais quels avantages acquis n’abandonnerions-nous pas au profit du look ?

  • Une catastrophe médiatique

    Un avion de ligne tombe en plein océan Atlantique avec 228 passagers et personnel d’équipage. Il n’y ni trace ni indice ni communication de dernière minute pour comprendre la catastrophe. Il n’y a rien de rien pour commencer à imaginer ce qui a pu se passer. Au moins peut-on penser que la destruction de l’aéronef a dû être brutale et que ses passagers n’ont, heureusement, pas dû avoir trop de temps pour réaliser ce qui s’est passé.

    Cet avion est français alors les médias nationaux s’emparent du sujet à grandes envolées d’émissions spéciales, de logos AF 447 et autres détails destinés à cacher qu’ils n’ont rien à dire sur le sujet. Les rédactions envoient des reporters dans les aéroports, ressortent les experts en catastrophes aériennes qui confirment que pour le moment il n’y a rien à dire, retrouvent les survivants d’anciennes catastrophes, ressassent les cellules d’assistance psychologiques mises en place pour les familles. Bref, meublent le vide, mobilisent leurs antennes et n’apportent aucune information puisqu’il n’y en a pas de disponible à ce stade, mais ils le font avec énergie et détermination. C’est la comédie humaine appliquée aux médias sur un sujet morbide.

    Que se passerait-il si une des chaînes de télévision généralistes essayait de se démarquer du comportement moutonnier de l’ensemble en expliquant qu’il n’y a rien à dire pour le moment que sa rédaction suit ce sujet dramatique et reprendra l’antenne quand il y aura de la matière ? On a l’impression que cette chaîne paraîtrait plus intelligente et professionnelle et l’audimat devrait lui en savoir gré ! Mais sans doute doit-on rêver…

  • Bistrot musique dans le XIVème tous les samedis après-midi

    Tranche de vie du XIVème arrondissement n°2 : 4 musicos, plutôt talentueux, s’amusent et nous régalent. Ils font scène ouverte et convient les amateurs du coin à venir s’associer aux gigs. Très, très sympa de se taper une petite bière en écoutant leur blues-rock de quartier.

  • La Justice tranquille

    Tranche de vie du XIVème arrondissement n°1 : au tribunal où l’on dépose sa procuration de vote pour les prochaines élections européennes, je suis servi par un employé sans doute un peu benêt mais très serviable. Une administrée placée devant moi fond en larmes en découvrant un jugement rendu (qu’elle lit tout haut comme pour être sûre de bien le comprendre) qui bloque « l’exhumation du corps ». On ne sait pas de quel cadavre il s’agit, ni pourquoi, ni comment, ni pour qui, il était nécessaire de le ressortir de son cimetière : une recherche en paternité, un complément d’enquête pour un crime ? Allez, c’est aussi bien comme ça, il n’est pas nécessaire d’aller interroger les morts pour régler des soucis de vivants.

    Il est rassurant de voir la République rendre la Justice, même si cela se passe dans un bâtiment un peu délabré. On ne peut pas aller déterrer les morts n’importe comment.