
Entendu dans le bureau du chef de gare de Guingamp « On a trouvé un sac à mains perdu avec une barrette de shit à l’intérieur, on l’a remis à la gendarmerie. » La Miss qui viendra récupérer son sac à la gare demain risque d’avoir quelques surprises…

Entendu dans le bureau du chef de gare de Guingamp « On a trouvé un sac à mains perdu avec une barrette de shit à l’intérieur, on l’a remis à la gendarmerie. » La Miss qui viendra récupérer son sac à la gare demain risque d’avoir quelques surprises…
Le Monde raconte le département de la Corrèze en faillite notamment du fait du musée initié par Chirac, dans un village de 300 habitants, Sarran, à quelques encablures du château familiale de Bity, pour y entreposer les cadeaux qu’il a reçus en tant que président durant ses deux mandats. Comme de bien entendu personne ne visite ce musée sauf quelques obligés du clan Chirac. Quelle infinie et orgueilleuse prétention anime ces hommes politiques qui s’imaginent que quelques oripeaux glanés pendant leur contrat de travail avec la République puissent présenter suffisamment d’intérêt pour une exposition publique.
Un inventaire de ces breloques eut suffi. Celles présentant la moindre valeur aurait pu être cédées aux musées nationaux et les autres offertes aux pèlerins d’Emmaüs. Eh bien non ! Ces présomptueux qui nous gouvernent imaginent que ces colifichets vont marquer l’Histoire. Comme tout ceci est dérisoire.
Sortie : 2011, Chez : Indigène. Le cri du cœur d’un homme bon et âgé. Il a participé aux grands mouvements du XXème siècle : la lutte contre le nazisme et le fascisme, la déclaration universelle des droits de l’Homme, et il continue du haut de ses 93 années à se battre avec ses moyens et sa sincérité. Ce pamphlet est beau comme un arc-en-ciel sur une goutte de rosée, il n’éclabousse que fort peu le monde du XXIème siècle, mais tout n’est pas perdu tant que des intellectuels de sa trempe continuent à se battre.
Sortie : 2010, Chez : LLL (Les Liens qui Libèrent). Une très réjouissante lecture que ce Manifeste rédigé en 60 pages par un collectif d’économistes qui démontent 10 idées préconçues post-crise financière de 2008, la première étant que le Marché est parfait et se trouve le meilleur outil pour affecter les capitaux aux secteurs les plus productifs, les autres que le Marché est favorable à la croissance économique ou un bon outil de mesure de la solvabilité des Etats, etc. Au total 10 billevesées diffusées en boucle par le monde néolibéral contre les évidences amenées par l’explosion de la planète financière en 2008/2009.
Après chaque idée sont proposées des pistes de réflexion qui malheureusement ne seraient efficaces que si et seulement si tous les pays les appliquaient en même temps et de la même façon. Tout ceci est un peu naïf, purement intellectuel, mais au moins ces idées sont exprimées et les gouvernants ne pourront pas faire semblant de les découvrir lors de la prochaine crise financière dont la survenance est déjà inscrite dans l’Histoire, reste juste à en découvrir la date. La maison d’édition s’appelle LLL – Les Liens qui Libèrent. Tout est dit !
Les atterrés ont créés leur site web sur https://atterres.org/ dont la lecture est très vivement recommandée ici.
Le président de la République française Sarkozy a passé quelques jours de vacances au Maroc pour Noël, sans doute encore aux frais de la princesse, en l’occurrence le contribuable marocain, enfin je veux dire le Roi du Maroc dont la fortune a tout de même été constituée par le citoyen marocain. Cette habitude de vacances dans des pays émergents, voire pauvres, généralement invités par les autorités dudit pays, est choquante pour un président français. Il serait tout de même plus décent qu’il se contente des palais de la République tant qu’il exerce des fonctions présidentielles.

Le site web de Gbagbo publie de larges extraits des médiatiques visites des avocats français MM. Dumas et Vergès :
« On ne prend pas parti. On vient étudier le dossier. Et on s’aperçoit de plus en plus que plus on avance, on s’aperçoit qu’il y a des choses inexactes qui se sont produites.»
Jacques Vergès : « L’ONU en Afghanistan a reconnu un Gouvernement élu par la corruption et la fraude. Et la communauté internationale le reconnait. Et précisément ce que nous sommes venus dire au Président Gbagbo : c’est que le Gouvernement français n’est pas encore rentré dans l’histoire. Il pense encore à une Afrique où il y avait les Gouverneurs ; les juges de paix à compétence étendue, des canonnières et puis des dirigeants corrompus qui volaient leurs peuples et partageaient le fruit de la corruption avec les dirigeants français ».
Jacques Vergès : « il rêve d’une Afrique nouvelle, une Afrique qui ne s’incline pas ; une Afrique qui n’est pas une Afrique de boys ; une Afrique qui est indépendante ; ce qui est intolérable pour les Français pour les dirigeants français. C’est pourquoi il est devenu un symbole. Quand le Président du Nigéria admet que Sarkozy lui téléphone dix fois par jours. Est- ce que ce dernier téléphone à Sarkozy lorsqu’il chasse les rom de France ?
Jacques Vergès : « Vous avez 15 milliers français qui vivent honnêtement ici. Vous avez les sociétés françaises qui ont obtenu le pétrole, l’eau, le pétrole, le port avec des accords normaux. Maintenant, il ne s’agit pas de traiter la Côte d’Ivoire comme une colonie. Il ne s’agit pas de demander au patron de Côte d’Ivoire de donner un peu d’argent pour les élections en France, comme cela se passe avec d’autres pays africains. Relisez les documents de wikileaks et vous verrez. »
Roland Dumas : « nous obtenu de le voir en premier parce qu’il est Président de la Côte d’Ivoire. Dès demain, on rentre à Paris on va faire des conférences de presse. On nous a donné un certain nombre de documents. Nous allons les dépouiller, les regarder et faire un livre blanc et assurer la défense des autorités en place »
Jacques Vergès : « La France n’a pas à traiter la Côte d’Ivoire comme une colonie. La Côte d’Ivoire est un pays indépendant qui doit être respecté. La Côte d’Ivoire a consenti à des sociétés françaises des accords extrêmement favorables : Total pour le pétrole ; Bolloré pour le Port ; Bouygues pour l’eau. Les Ivoiriens n’entendent pas à être traités en domestiques. Nous ne pouvons pas admettre que l’Ambassadeur de la France prenne le patron de la Commission Electorale Indépendante (CEI) par le bras. Ce n’est pas possible !
Jacques Vergès : « Nous voulons dire aux autorités françaises : n’oubliez pas le Vietnam, vous étiez plus fort parait-il ; il y a eu Bien Dien Phu. En Algérie vous étiez plus forts en votre temps. Il ya eu la défaite. Si vous attaquez la Côte d’Ivoire comme vous voulez le faire, ce sera votre tombeau »
Roland Dumas : « Il faut que les Ivoiriens aient confiance en leur avenir, en leur Président et en nous ; Parce que la vérité finit par toujours pas triompher et elle triomphera »
M° Vergès, trublion du barreau et de l’anticolonialisme rappelle comme à son habitude quelques vérités douloureuses de la France pots-coloniale et prévoit le pire si elle mettait le doigt dans l’engrenage militaire, un peu comme cet ancien ambassadeur américain qui à la veille de l’intervention d’une force onusienne en Somalie dirigée par les Etats-Unis avait dit : « Vous avez aimé Saigon ! Vous allez adorer Mogadiscio ! » Et effectivement ce fut un désastre militaire suivi d’une retraite piteuse même si les populations civiles avait pu bénéficier d’aide alimentaire. Depuis la Somalie est retournée sous l’emprise de ses chefs de guerre, n’a plus d’Etat et a développé énergiquement une juteuse industrie de piratage maritime et de prise d’otages.
Vergès a raison, il faut rester loin d’Abidjan mais il eut été également opportun qu’il ne s’y rendit point pour faire le mondain devant les télévisions. Quant à Dumas, son âge et son sulfureux passé plaident plutôt pour une retraite paisible au milieu des porcelaines délicates de son Limoges natal qu’au cœur d’un conflit qui le dépasse.
Messieurs les avocats mondains : tirez les premiers ! Et restez chez vous plutôt que d’attiser le trouble dans un pays qui n’est pas le vôtre ; laissez faire la palabre africaine qui parviendra bien à trouver une solution présentable. Après tout Soro (ex-rebelle du nord) a bien été premier ministre de Gbagbo président de la République (ex-rebelle du sud) plusieurs années durant. On pourrait peut-être trouver un compromis de ce style dans le nouveau contexte d’aujourd’hui ?
Très charmante exposition Depardon à la Bibliothèque nationale de France (BNF) : des photos de la France profonde, celle des villages, des églises, des petits commerces… Un pays que les Parisiens estiment en voie de disparition vue des bords de Seine au cœur de la mondialisation, mais une France qui heureusement continue d’exister.
Deuxième bonne nouvelle, une foule d’étudiants s’entassent dans les couloirs de la BNF, un 30 décembre, pour travailler sur ordinateurs et cahiers à spirales car les salles de lectures sont archipleines. Certes, la position assis par terre dans un couloir n’est pas la meilleure pour étudier sereinement, mais c’est un vrai bonheur de voir ces hordes de jeunes profiter de ce temple du savoir et de la culture qu’est la BNF. Ils sont toujours mieux ici que dans un stade de fouteballe ou dans une manifestation anti-âge de la retraite.

Côte d’Ivoire : toujours l’impasse ; Gbagbo : toujours aussi malin !
Le voilà maintenant qui reçoit devant toutes les télés mondiales Roland Dumas et l’inénarrable Jacques Vergès. Il arrive à réactiver la Françafrique moribonde. Pendant ce temps les médias franchouillards rivalisent de débats oiseux sur le sujet et nos politicards y vont chacun de leurs communiqués dans un sens ou l’autre. Gbagbo réussit à impliquer la France là où elle ne devrait pas l’être. La facilité avec laquelle nos élites se laissent embobiner dans un conflit qui ne concerne pas la République est affligeante d’absence totale de vision politique et subtilité.

Documentaire malheureusement très affligeant sur le fond car mettant à nu le cynisme avec lequel ces politicards exploitent le gogo. En campagne électorale on peut raconter n’importe quoi du moment qu’on l’affirme avec aplomb, et le Frèche ne manque certes pas d’aplomb. Il s’agit surtout d’émouvoir la ménagère de 50 balais plutôt que de discourir sur les idées. Entouré d’une bande de forbans conseilleurs, communicateurs, pubeurs qui lui donne leurs consignes qu’il suit ou ne suit pas, ils parlent de tout sauf du fond, il n’est question que de tactique de café du commerce et de remarques populistes, mais jamais de développement économique ou d’avenir politique.
Comme le dit l’impétrant : « J’ai fait 40 campagnes électorales dans ma vie : 3 sérieuses et 37 où j’ai raconté des conneries, j’ai perdu les 3 sérieuses. » Ce n’est pas très encourageant mais ainsi vont nos démocraties d’opinion.

Les pays africains demandent à Gbagbo de laisser le pouvoir et menacent, Nigéria en tête, de lever une armée pour l’y aider s’il ne s’exécutait pas assez vite… Gbagbo crie au complot international dirigé par la France. On n’est pas sortis de l’auberge !
En principe l’armée ivoirienne devrait se débiner assez vite quand elle verra une force étrangère montrer les dents mais on ne peut exclure une résistance de forme qui, dans les rues d’Abidjan, risque d’être sanglante. Le temps que ses pairs se mettent d’accord et trouvent les financements nécessaires à leurs bataillons il risque de couler un peu d’eau sous le pont de Gaulle qui survola la lagune au bout de l’avenue Giscard d’Estaing, le temps peut-être d’un palabre africain qui pourrait déboucher sur un compromis ?

Juppé-le-raide-l’homme-qui-a-menti-aux-bordelais-depuis-2006-en-leur-faisant-croire-pour-être-élu-qu’il-se-consacrerait-à-100%-à-leur-ville consacre maintenant une partie de son temps à réceptionner les cercueils de soldats français de retour de Kaboul et va même faire son réveillon de Noël en Afghanistan. Il va peut-être regretter d’avoir menti-aux-bordelais-en-leur-faisant-croire-pour-être-élu-qu’il-se-consacrerait-à-100%-à-leur-ville… pour se souvenir des bons moments dans sa mairie de Bordeaux où il se tapait des vins d’honneur dans la salle des fêtes avec des associations d’anciens combattants !
La France suggère à ses ressortissants de quitter provisoirement la Côte d’Ivoire tout en précisant qu’il n’y a pas de danger immédiat. Eh bien nous leur conseillons ici de quitter définitivement ce pays car le danger est réel, immédiat et, malheureusement, permanent.
Il est malin Gbagbo, il est très malin. Il s’est exprimé calmement à la télévision en expliquant qu’il est le président élu de la Côte d’Ivoire mais qu’il est tout disposé à coopérer avec tout le monde, tout en qualifiant Ouattara de rebelle : « Je tends la main du dialogue. Je tends la main à l’opposition, à M. Ouattara et à la rébellion armée (Forces nouvelles, FN) qui le soutient »,
Gbagbo s’incruste et le temps joue sans doute pour lui. Qui est prêt à lever une armée pour aller le déloger ? La France ? J’espère que non… L’ONU ? Cela me paraît très peu probable. Les Etats-Unis ? Ils sont déjà suffisamment occupés entre Kaboul et Bagdad.
En fait il sait que pas grand monde n’est prêt à mourir pour Abidjan pour y déloger un roitelet pas plus mal élu que Loukachenko en Biélorussie, ou bien d’autre. Gbagbo et les siens jouent très habilement sur la fibre populiste, réclament le départ de l’armée française (c’est toujours un message porteur) et propose aux emmurés de l’hôtel du Golf de rejoindre leurs domiciles sains et saufs. Ils sont un peu réticents ce qui est compréhensible quand on sait comment le Général Guéi (ex-chef d’Etat arrivé au pouvoir en 2000 par un coup d’Etat) a été assassiné avec sa femme en 2002 et comment Ouattara lui-même n’a dû sa survie qu’en escaladant son mur mitoyen avec la résidence de l’ambassadeur d’Allemagne).
Le plus drôle dans l’histoire c’est que la communauté internationale a déclaré Ouattara gagnant car estimant qu’il y a eu autant de fraude des deux côtés et que donc les résultats sont acceptables.
Des députés socialistes français pro-Gbagbo devisent sur les plateaux télévisés face à des Ivoiriens pro-Ouattara installés en France, sur les fraudes électorales des deux camps. Dialogues de sourds, parfaitement inutiles et particulièrement inopportuns depuis la capitale de l’ancienne puissance coloniale. Galouzeau de Villepin y est aussi allé aujourd’hui de son interview appelant à la concertation des parties.
Il faudrait surtout que les hommes politiques français fassent silence sur ce sujet bien trop compliqué pour être laissé à leurs débats simpliste et populistes. La simple parole d’un responsable français dans un sens ou dans l’autre ne fait qu’attiser le feu qui couve. Il faut juste se taire et laisser faire la communauté internationale qui pour le moment est assez unanime.

Lady Gaga est venue faire son cirque deux soirs à Bercy. Après les annulations du mois d’octobre pour cause de grève, les fans ont eu encore une très sérieuse montée d’adrénaline lorsque la Diva a annoncé le report du show du 19 décembre pour cause de routes enneigées. Les admirateurs transis qui ont survécu à la nuit devant les portes de Bercy pour squatter les premiers rangs à l’ouverture des portes, en furent bons pour soigner leur bronchopneumonie et revenir le 21…
En attendant, la Lady, coincée dans son bus sur l’autoroute du Nord, bombarde ses petits monsters de twitts énamourés pour faire porter à leur inefficace gouvernement franchouillard la responsabilité de ce nouveau psychodrame.
Finalement tout est rentré dans l’ordre, les concerts décalés de 24 heures, et les fans ont enfin pu entrer dans le temple de leur déesse, pour assister, gagas, à la superproduction de leur héroïne.
Joyeuse ambiance à Bercy, âge moyen 18/19 ans, seule la présence de nombreux parents venus partager avec leurs enfants ces moments festifs relève cette moyenne au-dessus des 14/15 ans.
Lorsque s’éteignent les lumières un film est projeté sur un colossal écran arrondi qui masque la scène du sol au plafond. Et qui croyez-vous qu’il apparaît sur ce film ? Lady Gaga en body cuir dont on peut détailler tout à loisir et au ralenti la courbure des reins, la solidité des abdo-fessiers, la musculature des gambettes et la débordante chevelure peroxydée. Et lorsque démarre Dance in the Dark, apparaissent des décors en forme de mécano gigantesque, moitié échafaudage, moitié maison de poupées, et notre Lady perchée bien haut sur une nacelle, une sono très forte et un public déjà debout et hurlant, posture qu’il gardera jusqu’à la fin.
Aussitôt ramenée sur la terre ferme la Miss emaillotée dans un improbable costume est rejointe par une équipe de danseurs-danseuses plutôt compétents, qui l’entourent, la cernent, la servent, la portent et la projettent dans une gloire digne du Roi Soleil dans la Galerie des Glaces à Versailles ! Gaga chante, Gaga danse, Gaga s’exhibe, Gaga cajole ses little monsters et Gaga se déshabille, car c’est là une de ses principales activités sur scène. A peine revêtue d’incroyables tenues, dont elle change de nombreuse fois durant la soirée, elle n’a de cesse de s’en dévêtir pour terminer très rapidement en petite culotte de cuir noire qui semble de très très loin le seul ustensile revêtant qu’elle accepte de porter sur son corps de rêve.
En fin de show on la voit revenir des coulisses ensanglantée à la sauce tomate, il doit y avoir un scénario explicatif mais on n’a probablement pas tout suivi.
Les vieux présents dans la salle ne peuvent s’empêcher de penser que Madonna a tout de même sérieusement inspiré Gaga ! Mais qu’importe, Lady Gaga fait son show devant des gamins en transe à qui elle en donne comme rarement deux heures durant. Ils sortent de là avec les mirettes hallucinées et les tympans déchirés, mais déjà ils pianotent SMS et twitts à tous va pour narrer à leurs amis un spectacle décoiffant.
Ah, nous avons oublié de parler de musique… il est vrai que ce n’était pas ce soir le principal sujet. La Miss a des bases et des musiciens, alors ils arrivent sans difficulté ni relief à porter le show.
Set list : Intro/ Dance in the Dark/ Glitter and Grease/ Just Dance/ Beautiful, Dirty, Rich/ The Fame/ Love Game/ Boys Boys Boys/ Money Honey/ Telephone/ Speechless/ You and I/ So Happy I Could Die/ Monster/ Teeth/ Alejandro/ Poker Face/ Paparazzi
Encore : Bad Romance
Et voilà : en réponse à l’ultimatum du président français Sarkozy, son alter-ego ivoirien Gbagbo demande le départ des troupes françaises et de l’ONU et son ministre de la Jeunesse M. Blé-Goudé appelle à la révolte des jeunes patriotes.
Une partie des Français qui avaient été évacués de Côte d’Ivoire après les très violents affrontements entre l’armée française, sous mandat de l’ONU, qui avaient déclenché des agressions diverses des jeunes patriotes contre des Français, sont revenus dans ce pays ensuite. Il est à craindre qu’ils doivent une nouvelle fois refaire leurs valises sous peu.
Il faudrait aussi qu’ils se posent une nouvelle fois la question du sens de leur présence dans ce pays, leur « risque vital » est engagé par les temps qui courent. Certes certains d’entre eux y ont accumulé toute leur vie, économique et affective, mais à trop insister ils risquent de l’y perdre. Et puis le nombre de militaires français a considérablement diminué et il vaut mieux ne pas trop parier sur la combattivité des bataillons de forces multinationales de l’ONU en cas de coup dur.
Le chroniqueur se souvient lorsque perdu au milieu de la brousse centrafricaine en 1996/97 il a vu les troupes françaises se retirer et remettre les clés de leurs bases aux forces locales, avoir été moyennement rassuré…
Le tribunal pénal international commence à rappeler que Gbagbo et les siens pourront y être inculpés en cas de dérapages violents. Sera-ce suffisant pour effrayer les usurpateurs ? C’est peu probable, ce qui se passera demain est un autre jour.
Les armes sont en train de parler en Côte d’Ivoire entre les partisans d’Alassane et l’armée qui a fait allégeance à Gbagbo : quelle tristesse ! La prochaine étape va être un déchaînement anti-étranger ciblé contre la France.
Le président français Sarkozy s’agite et a pris la parole aujourd’hui pour fixer un ultimatum à Gbagbo pour qu’il remette le pouvoir à celui qui semble avoir gagné les élections. Il ferait mieux de se taire et de laisser parler le président de l’Union européenne plutôt que d’agiter le chiffon rouge devant des gens qui haïssent la France et y trouveront, comme souvent, prétexte pour la rendre responsable de tous leurs maux. En attendant c’est l’ONU qui est la cible des agités locaux.
Quelle tristesse !
Après avoir décrété que le nouveau gouvernement français a été formé pour préparer les élections présidentielles de 2012 derrière Sarkozy, sans que l’on comprenne bien ce que cela veut dire, les journalistes assènent à tout instant que chaque parole, chaque décision d’un ministre est faite pour préparer les élections. Fillon dit ceci : c’est pour marquer son terrain pour 2012, Sarko fait cela : c’est pour marquer sa prééminence pour 2012, Copé critique untel : c’est pour préparer sa campagne, etc.
L’unité de la presse pour ce genre de jugement à l’emporte-pièce et vide de sens, est émouvante mais pathétique au sens où elle dénote un suivisme panurgien et déplorable, symbole d’un déprimant manque d’imagination et de sens du jugement de tous ces plumitifs de circonstance.