Auteur/autrice : Rehve

  • Exposition Walker Evans au Centre Pompidou


    Photographe américain (1903-1075), Walker Evans a raconté l’Amérique profonde, celle des hommes et des femmes qui ont peuplé ce pays continent, celle de la crise de 1929 qui a jeté des millions de personnes dans la misère, celle du monde rural, mais aussi l’Amérique de la surconsommation, déjà, des outils et objets de la vie courante.

    Plus de 400 photographies sont exposées, souvent en petit format, pas facile à regarder quand il y a trop de monde… Une tranche de vie de l’Amérique et de son peuple qui quelques années après ces photos s’engagera pour sortir l’Europe du chaos nazi, puis quelques décennies plus tard élira un président iconoclaste, Donald Trump.

  • L’effondrement politique

    Mai 2017 – élections

    L’inévitable débat d’entre deux tours de l’élection présidentielle s’est déroulé mercredi 3 mai. Il a donné lieu à une prestation assez inexplicable et inattendue de la candidate de l’extrême droite, Marine Le Pen, qui a fait preuve d’une agressivité sans frein, refusant le débat, démolissant son adversaire avec des arguments de café du commerce, assénant des mensonges comme parole divine, laissant planer le soupçon sur la moralité de son adversaire, le tout avec un petit sourire sardonique et carnassier.

    En quelques minutes elle a cassé l’image de potentielle gouvernante responsable qu’elle s’était forgée depuis ces dernières années. Pourquoi a-t-elle agit ainsi ? On imagine mal qu’elle se soit laissé déborder par son enthousiasme extrémiste devant un candidat centriste qui n’en demandait pas tant. Peut-être s’est-elle dit que le président américain Trump ayant été élu avec toujours plus de grossièretés et de mensonges la même recette lui réussirait ?

    Emmanuel Macron n’avait pas beaucoup de bonnes attitudes à opposer : soit il laissait passer l’orage et était accusé de faiblesse, soit il rentrait dans le pugilat face à une Marine Le Pen incontrôlable. Il choisit cette dernière solution et le résultat en fut piteux : souvent inaudible tant l’un parlait sur l’autre, peu de place à l’argumentation car l’intelligence a été laissée au vestiaire, un festival de têtes à claques niveau cours d’école cours élémentaire ! Dans cette affaire il y eu clairement une attaquante abêtissant le débat et un attaqué cherchant à en maintenir le niveau à peu près potable.

    Ce comportement politiquement aberrant risque de pousser quelques électeurs conservateurs à remettre en question leur vote Le Pen au deuxième tour. Les conservateurs fillonistes frustrés qui ne voulaient pas voter pour Macron-le-mondialiste y réfléchiront sans doute à deux fois avant d’apporter leurs suffrages au Front National qui n’a pas su réfréner sa volonté de se montrer tel qu’il n’était pas. Peut-être croyait-il l’élection gagnée, ou au contraire a-t-il voulu être sûr de ne surtout pas l’emporter, préférant, comme Mélanchon, le confort douillet de l’opposition financé par les contribuables nationaux et européens ? Un peu de patience, l’Histoire le dira bien un jour.

    Attristant mais tellement à l’image de la France d’aujourd’hui, triomphe de la beaufitude après trois générations abruties aux matchs de fouteballe et aux éditoriaux du FigMag, défaite de la raison, ou quand le Café du commerce est érigé en Agora, le simplisme en mode de pensée. Nous allons payer un jour cette décadence, et nos enfants plus vite qu’ils ne le pensent.

  • A table avec la Corée du Nord

    Donald Trump

    M. Trump avait définit les grandes lignes de sa diplomatie asiatique en juin 2016 :

    If he [Kim Jun un, président de Corée du Nord] came here, I’d accept him, but I wouldn’t give him a state dinner like we do for China and all these other people that rip us off when we give them these big state dinners. We give them state dinners like you’ve never seen. We should be eating a hamburger on a conference table, and we should make better deals with China and others and forget the state dinners.

  • MINOIS Georges, ‘Henri VIII’.

    Sortie : 1989, Chez : Fayard.

    Henri VIII, né en 1491, Roi d’Angleterre et d’Irlande dans la première moitié du XVIème siècle, s’est rendu célèbre par une vie conjugale plutôt agitée : il eu six femmes dont deux qu’il fit décapiter. Il dépensa beaucoup pour faire la fête et faite la guerre. Il usa d’une énergie infinie pour batailler sur le plan des idées avec le pape catholique et initia le schisme de l’église anglicane pour des raisons plus liées à son égo qu’à la théologie.

    Cette intéressante biographie laisse penser que ce roi n’a pas laissé un souvenir inoubliable pour sa gouvernance de l’Angleterre plus préoccupé qu’il était par ses affaires familiales et royales que par le bien de son peuple.

    Mais c’était la monarchie au XVIème siècle, sans doute pas un monument d’humanisme, de lumière ni de démocratie… Mais finalement tout ceci a abouti à nos démocraties européennes. Ainsi se font les peuples et les nations.

    On est par contre fascinés par la rouerie, le sens de la manipulation, le goût pour la traîtrise, la tendance aux renoncements et aux petits arrangements qui animaient ce monde politique de l’époque. Finalement les comportements des dirigeants actuels n’ont pas vraiment changé mais ils sont désormais encadrés par des institutions qui rendent improbables les dérives trop violentes et éloignées de la raison que les monarchies de « droit divin » autorisaient. Ces institutions démocratiques sont aussi le fruit de cette longue construction à travers l’Histoire du droit et de l’abandon de la prééminence de la religion. Nous vivons sans doute plus heureux aujourd’hui que sous Henri VIII et François 1er !

  • Les digues lâchent (suite)

    Pour la première fois le Front national recrute un allié et engrange un ralliement. Nicolas Dupont-Aignan, candidat indépendant de la droite souverainiste au premier tour ayant récolté 4 ou 5% des voix, rallie l’extrême droite et se voit offrir en échange le poste de premier ministre si Marine Le Pen était élue dimanche prochain. Ce n’est pas très brillant.

    Un peu découragé face à l’adversité, on a parfois envie de penser : « si les français veulent vraiment voter pour la droite extrême, eh bien soit, qu’ils l’élisent et on la verra à l’œuvre ». Mais on se reprend aussitôt en pensant à l’avenir de nos enfants.

  • Les digues lâchent

    La droite catholique conservatrice a accumulé tellement de ressentiment avec les réformes sociétales de ces dernières décennies : droit à l’avortement, mariage homosexuel, procréation assistée, etc… que ses préventions au vote en faveur de l’extrême droite lâchent. Christine Boutin, 73 ans, tweeteuse forcenée (qui avait annoncé par erreur la mort de Jacques Chirac sur son compte) appelle à voter pour la candidate du Front national au deuxième tour de l’élection présidentielle. Il en va de même de Marie-France Garaud, 82 ans, ancienne conseillère de l’ombre de la droite gaulliste. Ces deux femmes âgées n’ont sans doute plus d’influence significative sur les électeurs mais représentent assez bien la direction que prendront probablement nombre des militants de cette droite conservatrice.

    Plus marquante est la position du mouvement Sens commun, issu de la contestation contre la loi autorisant le mariage homosexuel en 2012/2013, et qui s’est depuis constitué en lobby conservateur influent de l’UMP/Les Républicains puis inséré dans la campagne du candidat François Fillon pour en orienter les éléments sociétaux du programme. Il est probable que cette nouvelle influence a effrayé nombre des soutiens de Fillon, ceux plus centristes et ouverts, les soutiens de Juppé par exemple. Evidemment ce virage à droite, légitime par ailleurs, a été laminé par les affaires révélant le rapport particulier du candidat à l’argent. La défaite était au bout du chemin… Le mouvement a communiqué dès le 24 avril :

    …Devant le choix qui leur est aujourd’hui proposé entre l’extrême droite et l’extrême flou, nous demandons aux Français de peser en conscience les conséquences de leur vote lors du second tour. Respectueux de la liberté de chacun, Sens Commun ne donnera pas de consignes, suivant son habitude. Nous sommes néanmoins convaincus que le vainqueur de ce scrutin, quel qu’il soit, ne saura réunir qu’une majorité divisée et impuissante, et nous continuons à croire que l’un et l’autre programmes seront dévastateurs pour notre pays : nous ne souhaitons ni le chaos de Marine Le Pen ni la déconstruction d’Emmanuel Macron…

    De fait, le résultat du deuxième tour la semaine prochaine n’est pas acquis, celui des législatives qui suivront en juin encore moins. Cette droite catholique conservatrice est évidemment frustrée de la situation actuelle et va tout faire pour peser dans le futur et faire émerger ses idées.

  • Démesure

    Le portail internet Yahoo ! va être racheté par l’entreprise de télécommunication américaine Verizon Communications. Yahoo ! fut l’une des sociétés phares de l’économie internet dans les années 90 qui a connu depuis un déclin régulier. L’élément essentiel de sa valeur est aujourd’hui une participation dans la plate-forme chinoise Alibaba. Sa dernière pédégère, Marissa Meyer, n’a pas su freiner ce déclin et la marque Yahoo ! va disparaître dans l’ensemble Verizon.

    La presse financière révèle que Marissa Meyer partirait avec une enveloppe financière de 190 millions de dollars. La démesure de cette somme et le fait qu’elle doit bénéficier à une pédégère qui a globalement échoué fait plus de mal à l’économie libérale que tous les discours de Jean-Luc Mélanchon et Bernie Sanders réunis.

  • La retraite pour la vieille génération

    Nombre d’élus de droite et de gauche annoncent qu’ils ne se représenteront pas aux élections législatives. Nombre d’entre eux ont atteint l’âge de la retraite et ont largement fait leur temps. Accessoirement certains d’entre eux craignent également de ne pas être réélus compte tenu du chaos actuel régnant dans les partis politiques historiques.

    Ainsi, Pierre Lellouche, 65 ans, se retire de la vie politique. Il a au moins le réalisme de constater que son temps est fini et il assume une part de responsabilité dans ce qu’il qualifie de « profonde décomposition du paysage politique traditionnel ». Il écrit dans une lettre du 26/04/2017 à ses concitoyens :

    J’ai le sentiment d’avoir ma part de responsabilité dans l’échec collectif de ma génération, de n’avoir pas su relever le pays.

    …le candidat Fillon, fort de son élection à la primaire, entouré d’une camarilla de fidèles et d’ambitieux, conforté par l’hystérie d’une secte [le mouvement Sens commun NDLR], a tenu à toute force à aller jusqu’au bout du suicide personnel et collectif.

    Ainsi donc un « gaulliste » ou prétendu tel, poursuivi par la justice, se présentait jusqu’au bout au poste de Président de la République, pourtant garant de nos institutions et de l’indépendance de l’autorité judiciaire… Ainsi donc, on dénonçait à la vindicte publique la justice te la presse, en invoquant complot et autre « cabinet noir », le tout avec la complicité passive de dirigeants qui ont laissé faire.

    Comme je le craignais, ce qui devait arriver est arrivé.

    Le garçon est amer, il n’a pas été plus mauvais que les autres, souvent extrémiste en paroles mais après tout il est aussi avocat donc spécialiste des effets de manche. Il a échoué, il se retire, très bien.

    Ainsi, Claude Bartelone, 65 ans, président de l’assemblée nationale, député depuis plus de 35 ans ne se représentera pas aux élections législatives de juin prochain. Ainsi plusieurs dizaines d’autres députés de droite ou de gauche passent la main poussés aussi par la limitation légale du nombre de leurs mandats et préférant privilégier leurs mandats locaux. C’est bien.

  • Le pire a été évité


    Le deuxième tour des élections présidentielles françaises dans quinze jours verra un affrontement entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. On a évité le pire avec un duel entre l’extrême droite et l’extrême gauche et un choix impossible à faire. Le candidat de la droite républicaine, Fillon-le-stupide est troisième, celui de la gauche républicaine, Benoît Hamon du parti socialiste est crédité de 6,6% des votes.

    Il semble se confirmer que les électeurs français ont voté pour sortir la vieille garde politicarde. On peut imaginer que le candidat Macron l’emportera mais que sa tâche ne sera pas facile… Il est le seul qui ne représente pas 40 années de petits arrangements et de grands échecs politiques. S’il est investi de la fonction suprême il va devoir apprendre à gouverner et découvrir pas mal de petites choses. Ce sera sans doute autrement plus complexe et exigeant que de faire une couverture de Paris-Match.

  • Attentat religieux islamiste à Paris

    Le groupe Etat islamiste se rappelle au bon souvenir de la France en cette fin de campagne électorale avec un nouvel attentat commis dans l’hexagone. Une repris de justice multirécidiviste, se réclamant de l’option islamiste, assassine un policier sur les Champs-Elysées et en blesse deux autres, ainsi qu’une passante plus légèrement atteinte. Il est tué lors de la riposte des forces de l’ordre. Le tueur est un citoyen français né en France.

    La politicaille française avec une indécence habituelle désormais assumée récupère l’assassinat à son bénéfice, croit-elle, pour s’accuser les uns les autres de laxisme, d’immobilisme et d’autres joyeusetés, le tout sur des messages Tweeter de 140 signes marqués par un simplisme et un populisme navrants quand on songe que leurs auteurs aspirent à gouverner la République. Racolage, affichage et courtermisme semblent, hélas, être les qualités les mieux partagées de ces apprentis-sorciers de la politique française.

  • La campagne des traitres

    Cette campagne présidentielle française qui se termine aura été celle des traîtres qui ont fleuri comme des fleurs éclosent sur le fumier. On a tout d’abord été frappés par la rapidité avec laquelle l’entourage de Fillon-le-stupide ont pris la tangente dès que les affaires de pied nickelé de l’impétrant ont été mise à jour par la presse satyrique. Une bonne partie de ce petit monde de l’équipe de campagne de Les Républicains s’est aussitôt essaimée dans la nature comme un essaim d’abeilles à la recherche d’un nouveau pistille à butiner. Et on ne parle pas de menu fretin. Il s’agit rien de moins que son directeur de campagne (Patrick Stéphanini), son porte-parole (Thierry Solère) et nombre d’élus et dirigeants politiques qui sont allé laper autre soupe pour différentes raisons plus ou moins sincères. Mal leur en a pris car Fillon a fait preuve d’une pugnacité hors pair et face à l’indécision des caciques de son parti, et surtout l’incapacité des éventuels remplaçants à ne pas se tirer dans les pattes, Fillon a réussi à se maintenir contre vent et marée et il était trop tard pour les traitres pour revenir sur leur trahison.

    Si jamais Fillon-le-stupide était élu on peut compter sur lui pour se venger froidement et efficacement contre ceux de son entourage qui ont tourné leur veste aussi rapidement.

    Du côté du parti socialiste la noblesse n’est guère plus de mise et l’on a vu les dirigeants socialistes revenir sur leur engagement de soutenir le vainqueur de leur élection primaire pour aller sans vergogne faire allégeance au candidat Macron. Le plus ubuesque dans ce contexte est que Benoît Hamon, candidat socialiste a lui-même trahi à qui mieux mieux durant les trois dernières années du septennat finissant en faisant partie de la bande des frondeurs qui a systématiquement contré les projets du gouvernement en place, allant même jusqu’à déposer une motion de censure contre ce gouvernement issu lui aussi du parti socialiste, ce qui ne s’était jamais vu dans l’histoire de la Vème République !

    Bref, le bal des traîtres a été fort animé ces dernières semaines, donnant une piètre idée du niveau de conviction et de moralité de ce personnel politique usé et fatigué qu’il convient de remplacer pour tourner la page. Que ce soit la droite ou la gauche qui l’emporte finalement, les règlements de compte risquent d’être sévères à partir de l’après-législatives. Les couteaux doivent être en train d’être aiguisés sur la meule du rémouleur pour être tranchants et coupants et se planter allègrement dans les dos de tous ces traitres. Il va y avoir du sang sur les murs. Il serait moral que les traîtres payent le prix de leurs trahisons et disparaissent de la scène politique !

  • Anaxagore

    Anaxagore 2017

  • De Zurbarán à Rothko


    Le musée Jaquemart-André expose une partie de la collection privée de la femme d’affaires espagnole Alicia Koplowitz. C’est un parcours d’art à travers les siècles. Cette amatrice a picoré dans les salles de vente durant sa vie, amassant peintures et sculptures, dont elle restitue quelques exemplaires pour cette exposition. Des artistes du XVIème siècle à Rothko et Giacometti on suit avec gourmandise cet accrochage de ce que l’art occidental a produit de plus éclatant.

  • Attentat religieux islamiste en Egypte

    Le groupe Etat islamiste a revendiqué deux attentats commis ce 9 avril dans deux églises chrétiennes-cooptes en Egypte faisant une cinquantaine de morts. Des fous de Dieu égyptiens se seraient fait exploser lors de la messe des rameaux qui se déroulaient dans ces églises. L’Egypte comme quelques autres pays du Moyen-Orient garde une petite communauté chrétienne qui est traitée avec plus ou moins d’égards par le reste de la population musulmane. Dans le contexte actuel il est à craindre que cette communauté soit de peu de poids face au rouleau compresseur de la religion majoritaire et de ses dérives terroristes.

  • SMITH Patti, ‘Glaneurs de rêves’.

    Sortie : 1992, Chez : Gallimard.

    Patti Smith a écrit ce petit livre dédié à son père, plein de poésie et de rêve comme un regard sur le temps qui passe et la vie qui coule. Parsemées de photos de famille et de souvenirs d’enfance, ces pages révèlent la simplicité de son auteur pour décrire ces moments fugaces qui restent en mémoire comme des évènements fondateurs de ce que l’on est devenu. Un dessin, un bijou, le vent dans les arbres, tout est sujet à une mélancolique introspection, parfois au mysticisme. Patti ponctue ses pensées de quelques poèmes de sa composition dénotant toute la sensibilité de cette artiste américaine qui sait autant déchaîner la fureur sur la scène rock que la douceur dans ces lignes émouvantes.

  • Attentat religieux islamiste en Suède

    Un attentat religieux est à déplorer dans la capitale suédoise ce 7 avril : Stockholm. C’est une première dans cette petite monarchie scandinave peu habituée à ce genre de comportement. Le suspect est un citoyen d’Asie centrale (Ouzbékistan) qui a volé un camion pour foncer dans la foule dans une rue piétonne. Il y a 4 morts et de nombreux blessés.

    Plus personne n’est à l’abri de cette folie religieuse qui dévore ce début du XXIème siècle. Que le pays soit petit ou grand, monarchie ou république, chrétien ou musulman, catholique ou orthodoxe, ancien colonisateur ou pas, guerroyant dans la coalition internationale contre le groupe Etat islamique ou pas, dictature ou démocratie… tous les pays et leurs habitants sont la cible potentielle de l’assassinat de masse érigé en mode de gouvernement.

    Il va falloir de l’intelligence et de la raison pour surmonter cet accident de l’Histoire, pour survivre à cette folie de l’idéologie religieuse !

  • Attentat religieux en Russie

    Une bombe explose dans le métro à Saint-Pétersbourg ce 3 avril, il y a 14 morts et de nombreux blessés. Un premier suspect de nationalité russe a été identifié et se serait fait explosé sur place. Né au Kirghizistan dans la minorité ouzbèke du pays il avait obtenu la nationalité russe il y a quelques années. La Russie entretient des liens historiques avec ses anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale à fortes majorités musulmanes dont une frange extrémiste constitue l’un des premiers bataillons de combattants étrangers en Syrie. D’autres de leur représentants commettent des attentats dans le métro ou ailleurs. A bien des égards on retrouve des similitudes avec la situation française : colonisation/décolonisation mal digérée, marginalisation, bêtise, dérive religieuse et violence nihiliste. Le résultat est toujours le même, l’absence de solution à court terme toujours patent.

  • Des gaz en Syrie

    Encore une fois des gaz de combat sont utilisés dans la guerre civile en Syrie. Il y a une centaine de morts immédiats, des civils pour la majorité. Les mêmes images de gamins asphyxiant sont diffusées sur les médias. Le pouvoir syrien est le responsable probable puisqu’il s’agirait d’un bombardement aérien. Personne n’accuse à ce stade les rebelles puisqu’ils ne disposent pas de forces aériennes mais une version avancée par l’allié russe de la Syrie laisse entendre que l’aviation syrienne aurait touché un entrepôt rebelle où auraient été stockés lesdits gaz mortels.

    On ne sait pas bien où est la vérité et le plus triste dans cette histoire est que l’on imagine que toutes les parties sur le terrain sont capables d’utiliser ces armes prohibées, autant le pouvoir en place que son opposition armée pour peu qu’elles aient accès à ces produits. En principe leurs stocks avaient été livrés à la communauté internationale et détruits après la première attaque au début de la guerre. C’était un mensonge de plus dans un conflit qui n’en est pas avare, il restait a priori encore quelques échantillons de ces gaz de combat dans les placards.

    Le plus probable est que la responsabilité de cette nouvelle attaque chimique soit à rechercher du côté du gouvernement syrien ce qui veut dire qu’un dirigeant, un ministre, un militaire, voire même le président de la République, a sciemment décidé de répandre des gaz toxiques sur la population. Les mêmes ont également ordonné de détruire des hôpitaux pendant que des rebelles faisaient égorger ou brûler vifs des apostats en direct sur YouTube. Cette guerre civile en Syrie, nappée d’idéologie religieuse, a ouvert toutes les vannes de la barbarie humaine. Il va être complexe de les refermer et très très long de remettre ce pays sur le chemin de la paix et de la reconstruction. Ce sera l’affaire de plusieurs générations.

    Des gaz identiques ont été répandus en bien plus grandes quantités sur les champs de bataille européens de la guerre de 1914-18 par les allemands et les français, c’était en d’autres temps et l’on vit les terribles résultats de ces armes. Du moins étaient-elles utilisées contre des soldats, pas des civils comme en Syrie. Mais c’est hélas le propre d’une guerre civile de s’attaquer aux civils. Depuis ces produits ont été prohibés mais n’oublions pas que nos grands-parents les ont utilisés à profusion, peut-être cela met l’Europe en position de mieux montrer la voie de la sagesse et de la réconciliation à ce Moyen-Orient si violent !

  • L’arme politique du « fait alternatif »


    La décadence de nos démocraties occidentales et de leurs classes politiques amènent de plus en plus ces dernières à diffuser des faits alternatifs, c’est-à-dire des mensonges avérés teintés du populisme que les électeurs veulent entendre et auquel ils croient avec tellement de facilité.

    On a vu et entendu le nouveau président américain et son équipe asséner des faits imaginaires comme quoi la foule venue à l’investiture de Donald Trump était plus nombreuse que celle ayant assisté à la même cérémonie huit années plus tôt lorsque Barak Obama accéda à la Maison-Blanche. La simple confrontation des photos prises à ces occasions suffit à montrer le mensonge que l’entourage de M. Trump a finalement qualifié de faits alternatifs. Quelques semaines plus tard le président lui-même expliquait que son prédécesseur l’avait fait mettre sur écoute. Cette accusation n’a pas pu être prouvée, elle a même été contestée par la voix d’un des patrons de l’administration du renseignement américain siégeant devant une commission du parlement.

    Au Royaume-Uni on a entendu les partisans de la sortie de leur pays de l’Union européenne raconter à leurs partisans des contre-vérités éhontées qu’ils ont même dû démentir une fois leur cause entendue, c’est dire si leurs entourloupes étaient grosses.

    En France, Fillon-le-stupide s’est inspiré de cette méthode de communication qui semble n’entraîner aucun effet négatif sur celui qui la profère. Lui et son équipe ont occupé les médias des semaines durant pour asséner qu’un cabinet noir à l’Elysée manipulait la justice aux ordres pour l’assassiner politiquement suite à la révélation de ses petits arrangements avec l’éthique et l’argent public.

    Cette nouvelle pratique politique d’affirmer du grand n’importe quoi comme une vérité divine est relativement nouvelle s’agissant de dirigeants de haut niveau. Mais elle fonctionne. Les masses sont de plus en plus atteintes dans leur capacité de réflexion par les journaux télévisés de TF1 et les messages tweet de Nadine Morano, elles croient tout et n’importe quoi, portées par une paresse intellectuelle à laquelle toute notre civilisation de l’instantané et de la consommation les pousse.

    C’est ainsi que l’on élit Donald Trump président des Etats-Unis ou que l’on fait sortir son Etat d’une Union européenne. C’est ainsi que l’on risque d’élire un ou une chef de la France sorti du Café du commerce.