Auteur/autrice : Rehve

  • Changer la politique et blablabla…

    Avec héroïsme un certain nombre des combattants des dernières élections régionales démissionnent de leurs précédents mandats lorsqu’ils ont été élus pour un nouveau, ou réintègrent les anciens lorsqu’ils ont été battus.

    Parmi les exploits de cette fin d’élection on note le président de l’assemblée nationale, Claude Bartolone, 64 ans, qui a fait campagne en tête de liste (tout en restant président de l’assemblée), a été élu mais sa liste n’ayant pas la majorité il n’aurait été que conseiller régional et pas président du conseil général. Du coup, le garçon démissionne de son poste de conseiller régional acquis depuis trois jours pour reprendre sa position plus gratifiante de président de l’assemblée nationale.

    Jean-Yves Le Drian, 68 ans, ministre de la défense, qui a été élu et dont la liste est arrivée en tête de la région Bretagne. Il va cumuler les deux fonctions : président de région et ministre. Tout le monde se gausse pour répéter en boucle qu’il s’agit d’un ministre exceptionnel dont la République n’aurait pas pu se passer et que le cumul est donc acceptable. On ne sait pas bien si ce ministre est aussi exceptionnel que l’on veut bien le dire, disons qu’il est un peu moins envahissant et plus discret que la moyenne, bien que titulaire d’un compte tweeter. Et même s’il était vraiment exceptionnel il lui suffisait de ne pas se présenter aux élections régionales pour ne pas cumuler ! Il a préféré, à 68 ans, l’option du cumul.

    Xavier Bertrand, 50 ans, a été élu et sa liste est en tête dans le Nord, il sera donc président de la région. Du coup il a démissionné de ses mandats de député et de maire pour lesquelles il avait obtenu les suffrages pour une durée de 5 ans comme député, et de 6 ans pour son mandat de maire. Rendons-lui grâce qu’il n’a pas voulu trop cumuler mais il aurait été plus honnête qu’il aille au bout des mandats précédents avant de se représenter à un nouveau au milieu du gué. Dans ces conditions il trahit forcément un engagement, le nouveau ou l’ancien.

    Tout ceci manque de sérieux et de sens des responsabilités ! Peut-être faudrait-il interdire à un élu de se présenter à un nouveau mandat tant qu’il n’a pas achevé celui pour lequel il a été élu (et payé par le contribuable) précédemment.

  • Décorations inutiles

    Jean-Pierre Elkabbach, journaliste, et Ramzi Khiroun, communiquant du CAC 40, ont reçu la légion d’honneur des mains du président de la République le 20 novembre dernier devant un parterre de mondains. Quel peut bien l’intérêt de la République de décorer ces deux personnes ? La première est un homme de presse de 78 ans qui s’écoute parler depuis des décennies sur les antennes publiques comme privées, la seconde un affairiste payé pour vendre de l’image quand il n’y a guère de fond.

    Ils ont sans doute connu ce qui s’appelle de la réussite dans leurs métiers respectifs. Ces décorations flattent les égos déjà surdimensionnés de ces personnages qui se croient influents au-delà des salons qu’ils fréquentent. Elles sont inopportunes. Accessoirement elles sont couteuses et ont mobilisé sous les ors de l’Elysée toute une clique de ministres, patrons et journalistes pendant leurs heures de travail pour pignocher des petits fours au frais des contribuables tout en s’auto-congratulant.

    Ces décorations sont détestables.

  • Pour une Corse indépendante

    Après la défaite de Virginie Calmels, les résultats des élections régionales du week-end dernier révèlent une seconde bonne nouvelle, c’est la victoire des indépendantistes corses pour leur collectivité territoriale. Il faut maintenant souhaiter que cette région s’achemine paisiblement vers son indépendance, ou son rattachement à une autre Etat, mais en tout cas son détachement institutionnel de la République française.

    Cette indépendance de l’Ile de Beauté est souhaitée par ses habitants puisqu’ils ont voté pour, et souhaitable pour la France. Elle sera profitable pour tous et n’empêchera pas de conserver des relations diplomatiques cordiales entre les Etats, ni aux français qui le souhaitent de passer leurs vacances sur les magnifiques plages de cette ile méditerranéenne.

    Oui l’indépendance de la Corse doit être l’objectif à terme de la nouvelle majorité de la collectivité territoriale. Plus rien ne s’y oppose désormais. Les obstacles juridiques et techniques doivent pouvoir être résolus progressivement par une véritable volonté politique.

  • Au moins une bonne nouvelle ce soir

    Virginie Calmels, adjointe au maire de Bordeaux, qui se présentait comme tête de liste de Les Républicains aux élections régionales pour la présidence de la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes ne sera pas présidente de cette région puisque sa liste n’est pas majoritaire. C’est une bonne nouvelle car une personne qui a dirigé la société de production d’émissions télévisuelles parmi les plus abêtissantes de la planète n’aurait pas pu se transformer d’un coup de baguette magique en une personnalité publique sensible à l’intérêt général. Regardez un replay de Secret Story, Star Academy ou de La Ferme Célébrités et vous comprendrez cette évidence.

    Lire aussi > Virginie Calmels : de la télé-réalité à la politique

  • Petits arrangements entre amis

    Il s’en sera finalement fallu de peu pour que quelques régions françaises ne soient dirigées par des membres du Front National (FN). Quelques arrangements entre les autres partis (ce qu’on appelle le front républicain) ajoutés à un sursaut civique des électeurs dont près de 60% d’entre eux se sont rendus aux urnes, ont laissé les stars du FN à la porte des présidences. Malgré tout des bataillons de conseillers régionaux FN rentrent pour six ans dans les palais de la République, et ce n’est sans doute pas fini. Les électeurs les ont voulus, ils les ont.

    Ce soir sur les plateaux télévisés, les autres partis se gaussent de grands mots « nous avons entendu le message des français, il faut changer la politique, il faut agir vite, prendre des mesures qu’attendent les français… ». Bref, comme personne ne sait vraiment que faire pour améliorer le taux d’emploi et diminuer les déficits des finances publiques on lance quelques slogans qui ne peuvent pas faire de mal.

  • Platini s’accroche à sa carotte

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    Platini, 60 ans, a perçu une rémunération de 1,8 millions d’euros comme solde d’un « travail effectué » pour la FIFA (fédération internationale de fouteballe) qui a donc été facturé plusieurs millions d’euros. Ces sommes ont été soumises à l’impôt en Suisse. Des comités Théodule ont estimé que le garçon était soupçonnable de corruption d’autant plus ces millions avaient été versés sous l’autorité du président de la FIFA (M. Blatter, 79 ans), lui-même convaincu de corruption. Ces deux personnages douteux ont été suspendus pour 90 jours par l’un de ces comités ce qui empêche Platini de briguer le remplacement de Blatter.

    Platini n’a pas pu expliquer la prestation qu’il a commise pour ces millions d’euros mais il clame son innocence et continue à vouloir poser sa candidature. Il n’envisage pas semble-t-il de rendre l’argent de son emploi potentiellement fictif. Sa suspension vient d’être confirmée par un énième comité-bidule et il n’est pas sûr du coup que sa candidature à la FIFA soit recevable.

    Platini et Blatter, une bande de pieds nickelés qui se servent dans la caisse depuis des années, naviguent entre Suisse et exonérations fiscales, mondanités et millions d’euros, tout ça au « profit » d’un sport peu reluisant au regard de sa déplorable influence sur l’intelligence de l’Humanité. Une opération mains-propres s’imposent. Il n’y a pas besoin ni d’un ancien  fouteballeur français ni d’un affairiste suisse âgé pour gérer cette FIFA. Il y a un candidat jordanien qui frappe à la porte, votons pour lui et n’en parlons plus.

    Par contre il serait salvateur que les Etats cessent d’octroyer des exonérations fiscales indécentes à ces fédérations lorsqu’elles organisent des compétitions de pousseurs de balle dans un pays. Ces exonérations sont politiquement immorales, économiquement non justifiées et financièrement inopportunes puisque les caisses de nos Etats sont vides. Plutôt que de soutenir un ancien jouer de 60 ans corrompu la France serait bien inspirée de fédérer les Etats membres pour cesser d’exonérer d’impôts ces fédérations milliardaires installées en Suisse.

  • Hambourg renonce aux Jeux-Olympiques de 2022

    Après Boston c’est maintenant Hambourg qui retire sa candidature aux jeux olympiques d’été de 2022. La ville allemande a organisé un référendum et la sage population de cette ville a estimé qu’il fallait mieux consacrer ses sous à des choses plus utiles que des compétitions de sport. Le maire de Boston avait renoncé quand le comité olympique international avait demandé à sa ville une garantie qu’elle prendrait en charge tout dépassement de dépenses sur le budget.

    La ville de Paris reste candidate pour ces jeux et sa maire s’évertue à essayer d’éviter un référendum dont elle craint un éventuel résultat négatif. La France dont on connait la mauvaise gestion de ses finances publiques continue à se singulariser face à Boston et Hambourg, hélas !

    La démesure financière de ces jeux du cirque, olympiques ou fouteballistiques, n’est plus à démontrer. Les budgets sont systématiquement dépassés et les impacts favorables tout aussi systématiquement surestimés. Mais la comédie continue. Ces villes rebelles seraient bien inspirées d’engager un combat pour les jeux modestes. Paris serait bien sûr contre, toujours à l’affut de plus de dépenses publiques.

  • Bercy change de nom

    Entendu au Café du commerce :

    Le POPB s’appelle désormais Accor Hotel  Arena ! Demain va-t-on vendre aussi l’Arc de triomphe ?

    Cette émotion fait suite à la location du nom de cette arène à un marchand, en l’occurrence la chaîne hôtelière Accor. C’est une pratique désormais assez courante de confier à Monsieur le Marché le co-financement de ce type de lieux ou d’évènements mondains que s’empressent de louer des marques. Par exemple on ne dit plus le concours de saut d’obstacles de Paris, mais le Saut Hermès ; on ne dit plus le trophée de champions de golf mais le Trophée Lancôme, et il y a bien d’autres exemples de ce type.

    Alors à la question technique sur la vente de l’Arc de Triomphe la réponse est évidemment positive : oui le propriétaire (l’Etat ou la municipalité) de ce monument peut en vendre le nom à une marque. Politiquement c’est peu probable à court terme mais qui sait si un jour l’état des finances publiques ne poussera pas à regarder de plus près cette éventualité.

    On se souvient que l’Hôtel de la Marine sur la place de la Concorde devait être transformé en galeries marchandes après le départ du ministère du même nom vers le complexe militaire récemment inauguré dans le XVème arrondissement de Paris. Cette éventualité a également provoqué quelques levées de bouclier bien que le bâtiment ne devait pas être vendu mais simplement loué à bail ce qui revenait à en transférer les coûts d’entretien sur le secteur privé. Finalement le projet a été abandonné et l’Hôtel de la Marine continuera à être entretenu par les contribuables et non pas par le secteur privé (les consommateurs).

    Contradiction française permanente jamais résolue : ce sont souvent les mêmes qui se plaignent de payer des impôts qui veulent malgré tout continuer à payer l’entretien d’actifs non utilisés de l’Etat. Il peut parfois être acrobatique d’être libéral pour la baisse des impôts et étatiste pour le maintien des bijoux de famille dans le patrimoine national !

  • Combats de coqs dans la basse-cour des élections

    Deux têtes de liste candidates à l’élection régionale en Ile de France s’invectivent dans les médias et se préparent à poursuivre ce combat de basse-cour devant les tribunaux. L’un est président en exercice de l’assemblée nationale, l’autre est ancienne ministre. Les deux montrent ainsi leur incompétence pour assurer le poste de président de région pour lequel ils briguent les votes des électeurs. Qu’on en juge :

    Claude Bartolone :

    « Que reste-t-il de leurs valeurs républicaines lorsque, sans cesse, ils font cette insupportable danse du ventre aux électeurs du FN, à grands coups de “race blanche” ? Que reste-t-il de leurs valeurs républicaines quand ils laissent les clés du camion à La Manif pour tous, ce mouvement obscène de négation de la modernité, menaçant ainsi le droit de s’aimer ? »,

    « Notre région, ils veulent la mettre en rang, en uniforme, un serre-tête sur les cheveux »,

    « Ecoutez-la, La Versaillaise, dénigrer systématiquement la Seine-Saint-Denis, un des départements les plus pauvres de France »

    La Pécresse n’ayant guère été plus brillante bien que légèrement moins agressive, le chroniqueur ne votera donc ce dimanche ni pour l’une ni pour l’autre afin de ne pas apporter son bulletin à l’un de ces deux sales gosses mal éduqués qui se croient toujours dans leur cour d’école maternelle.

  • COP 21 contre ours polaire

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    Grimé en ours polaire le lion de Belfort sur la Place Denfert-Rochereau attend les résultats de la conférence des Nations-Unies sur les changements climatiques (la « COP21 ») se tenant à Paris. Pas sûr qu’il survive à l’attente !
  • Virginie Calmels : de la télé-réalité à la politique

    Virginie Calmels, adjointe au maire de Bordeaux, est tête de liste de Les Républicains aux élections régionales pour la présidence de la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. Avant de se lancer en politique Mme. Calmels a exercé des fonctions de direction dix ans durant, jusqu’en 2013, de la société Endemol, entreprise de production télévisuelle qui a commis parmi les émissions les plus stupides et malsaines que les spectateurs aient eu à endurer sur la planète télévision comme : Secret Story, Star Academy, La Ferme Célébrités, etc.

    Ces spectacles télévisuels participent à la décérébration des populations et sont une des explications possibles de la déroute en cours de la pensée. De la télé-poubelle au conseil régional, on peut craindre que la cible ne soit la même : attraper le gogo ! Il n’est pas sûr que les méthodes commerciales de la télévision soient applicables à la gestion politique. Ce passé douteux suffira en tout cas au chroniqueur pour ne jamais déposer dans une urne un bulletin au nom de Virginie Calmels.

  • Cyril Hanouna : le fond du fond !

    Cyril Hanouna vous connaissez ? C’est un présentateur de télévision qui sévit sur D8 et dont l’absence quasi-totale de neurones laisse pantois. Tentez l’expérience et passez trente minutes devant l’émission de télé-poubelle « Touche pas à mon poste » sur D8. C’est une épreuve difficile dont on ne ressort pas indemne tant il se complaît dans la bêtise et la vulgarité.

    La chaîne sur laquelle il sévit est gratuite sur la TNT donc à la disposition de tous. Il y rencontre un franc succès d’audience et y remplit ses poches. Ce garçon est un concentré de toute la décadence crasse de notre société d’aujourd’hui : abrutissement des téléspectateurs, exploitation du gogo, décérébration du peuple ; tout est là pour aboutir à l’effondrement de notre civilisation. Complaisance et compromission sont les deux mamelles de son mode de fonctionnement. Le résultat est terrifiant sur le niveau intellectuel des téléspectateurs, ravageur sur le QI de la population, déprimant sur le moral des citoyens qui ont encore une certaine idée de la culture, bref, affligeant pour le futur de l’Humanité.

    Bien entendu Cyril Hanouna continue son embrigadement des cerveaux sur Tweeter où il compte à ce jour 2 670 000 suiveurs. Oui, vous avez bien lu, plus de 2 millions et demi de moutons bêlants qui lisent des tweets journaliers du genre :

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    Deux-tiers des moins de 35 ans ne se sont pas déplacés pour voter dimanche dernier et, dans le tiers qui reste, une bonne partie a voté pour le Front National. Que des gamins de 25 ans préfèrent prendre du temps pour lire les tweets de ce crétin des Alpes plutôt que d’aller mettre un bulletin dans l’urne de leur quartier, ou pire qui le dépose en faveur du clan Le Pen, c’est l’échec de nos vieilles démocraties dont elles auront du mal à se remettre, la Bérézina de l’école de Jules Ferry qui doit se retourner dans sa tombe. Le mouvement de rééducation va être long à mener pour éviter cette déroute de la pensée.

    Il faudrait qu’un jour un tribunal de l’intelligence demande des comptes à de tels déplorables personnages qui sont plus destructeurs pour l’avenir de la République que bien des déficits publics.

  • Elections régionales en France

    Hier s’est déroulé le premier tour des élections régionales en France. Résultat : 50% d’abstention ; sur les votes exprimés 27,8% Front National (FN), 27,3% Les Républicains, 23,3% Parti Socialiste ; soient près de 80% pour ces trois partis, la consécration pour le Front National qui est en tête dans 6 régions sur 13 et qui devrait en remporter deux ou trois dimanche prochain.

    De fronts républicains éphémères en retraits de liste, l’opposition au FN ne sait plus quoi faire pour endiguer cette irrépressible montée de l’extrême droite en France qui n’effraie finalement plus grand monde mise à part quelques bobos de la rive gauche et autres gaullistes historiques, espèce en voie d’extension. De tactiques aux petits pieds en révoltes de salon, les partis républicains s’essoufflent à crier au loup et le FN va sans doute prendre le pouvoir de certaines régions. Il sera difficile de l’empêcher, Mme. Michu vote pour l’extrême droite, eh bien elle aura le FN aux commandes de sa région. Il va être maintenant compliqué d’arrêter la machine !

    Les stratèges de Café du Commerce tirent des plans sur la comète et expliquent ce score en assénant :

    C’est simplement que les gens en chient et n’ont plus d’espoir, les gens en ont marre de se faire insulter dans leur cage d’escalier, les calaisiens en ont marre des clandestins, les gens qui sont au chômage voudraient bien re-bosser, les petites vieilles en ont marre des récidivistes…

    C’est la vision un peu misérabiliste de la situation. Il n’y a sans doute pas que ces catégories défavorisées qui ont voté pour le FN en région Provence-Alpes-Côte d’Azur où il a emporté 40,55% des voix, ou en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne (36,06%), ou en Nord-Pas de Calais-Picardie (40,64%)… La réalité est sans doute plus terre-à-terre, fruit d’un mixage délétère entre abstention, taux de chômage, abrutissement des masses par les matchs de fouteballe et les journaux télévisés de Claire Chazal, délitement d’une classe politique qui ne sait pas se renouveler et préfère Twitter à l’intelligence, effondrement moral d’une population plus intéressée par les sextapes de ses pousseurs de balle que par les leçons de l’Histoire…

    Bref, on a les dirigeants que l’on mérite et notre société qui se bat contre son taux de chômage et son taux de cholestérol n’a pas fini de sombrer dans l’abîme de sa décadence, poussée encore un peu plus vers le fond par un terrorisme national qui se développe comme du chiendent sur un tas de fumier.

    Il est facile d’accuser le monde politique de toutes ces errances dont nous portons une responsabilité collective indéniable. Le spectacle sur les plateaux télévisés depuis hier soir est d’ailleurs édifiant à cet égard. En fait le FN ne fait plus vraiment peur à grand monde, pas en tous cas aux 50% d’abstentionnistes, ni plus aux 30% (des 50% restants) qui ont voté FN. Au moins 65% des électeurs sont donc favorables ou indifférents au FN, il est difficile dans ces conditions d’endiguer son ascension.

    Alors comme un enfant qui met ses doigts dans la prise électrique il semble bien que le peuple français va goûter de près au Front National au pouvoir ! Le risque du fascisme est sans doute moindre que celui du ridicule, pour le moment.

  • La Turquie comme la Géorgie

    On se souvient de la Géorgie qui en 2008, dirigée par M. Saakachvili, n’avait rien trouvé de mieux que de déclarer la guerre à la Russie pour une sombre histoire de revendication territoriale. Son armée de pacotille avait bien sût été balayée en quelques jours par la puissance russe et l’Europe, alors présidée par M. Sarkozy, avait fait le petit télégraphiste pour essayer de calmer l’ours russe, ce qui fut fait après moult concessions dont la quasi indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, territoires revendiqués par la Géorgie bien que majoritairement russophones et russophiles. On eut des cauchemars a posteriori en songeant au fait que Tbilissi voulait intégrer l’OTAN et que si cette adhésion eut été réalisée, cette folie géorgienne eut mis l’alliance militaire occidentale en bien fâcheuse position face à Moscou !

    L’Histoire se répète et aujourd’hui c’est la Turquie qui s’offre le luxe de mener des actions agressives contre la Russie en abattant un avion de combat russe qui aurait empiété sur son territoire lors d’une mission de bombardement sur la Syrie. Il est assez peu probable que ce chasseur Soukhoï menaçait Ankara et on aurait apprécié que la Turquie modère un peu ses réactions, ou à tout le moins les rende proportionnelle avec la menace. Il y eut deux pilotes russes tués lors de l’incident : l’un des deux équipiers de l’avion abattu et un deuxième lors de l’opération d’exfiltration du second pilote de l’avion.

    Le problème est que, contrairement à la Géorgie, la Turquie fait, elle, partie intégrante de l’OTAN et que si Moscou ouvre les hostilités contre Ankara c’est l’ensemble des pays de l’alliance qui devront défendre la Turquie. Il serait utile que les coups de sang des dirigeants turcs soient mis sous contrôle d’autant plus que le rôle de ce pays dans la crise au Moyen-Orient mériterait par ailleurs un examen plus que critique.

  • Les mathématiques et la fiscalité

    Nombre de citoyens et d’élus se sont récemment émus de ce que des mesures fiscales, prises en 2008 qui remettait en cause la demi-part des parents isolés lorsqu’ils n’avaient pas élevé un enfant seul pendant au moins 5 ans, devaient faire sortir de niches fiscales un certain nombre de contribuables qui y étaient installés. Les situations les plus décriées concernent des contribuables âgés qui sont devenus éligibles aux impôts locaux alors qu’ils en étaient auparavant exonérés, cette situation étant non pas provoquées par une augmentation substantielle de leurs revenus mais par la baisse, voire la suppression, de leurs avantages fiscaux.

    Un dispositif a été inclus dans la loi de finances 2016 en cours de discussion parlementaire pour épargner ces primo-contribuables. En gros, on recrée les niches fiscales que l’on avait voulu faire disparaître. Les dépenses correspondantes seront financées par l’augmentation de la taxe sur le gazole. On transfère ce manque de recette (environ 400 millions d’euros par an) des contribuables qui rentrent à la niche vers les consommateurs de gazole qui sortent progressivement de la leur et qui vont donc payer plus. A défaut de savoir baisser les dépenses publiques, le parlement dans sa grande clairvoyance décidera au nom du Peuple français s’il est plus indiqué (moral ?) de faire payer les conducteurs de véhicules diesel plutôt que les personnes âgées à revenu modeste.

    Le cas d’une personne âgée à revenu modeste et détenteur d’un véhicule diesel n’est pas clairement envisagé. En fait si cette personne roule peu elle y gagnera mais y perdra si elle consomme beaucoup de gazole pour faire fonctionner sa voiture.

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    Le ressenti fiscal s’oppose souvent à la réalité mathématique. Par quelque bout que l’on prenne l’équation : diminuer des dépenses revient à… dépenser moins, ou, ce qui aboutit au même résultat en terme d’équilibre, supprimer des niches fiscales revient à… payer plus d’impôts pour ceux qui étaient à l’abri dans ces niches. Et tant que l’on ne sait pas comment réduire la dépense publique ces actions relèvent du jeu de bonneteau qui permet de transférer la charge d’une catégorie de contribuables vers les autres. Cette évidence mathématique est mal comprise par nos dirigeants et peu expliquée par les experts économiques de plateaux télévisés. Elle devrait pourtant constituer l’alpha et l’oméga de toute politique fiscale.

  • Pourquoi les filles ont-elles toujours froid ?

    Enfin une réponse scientifique à ce grand mystère de l’humanité : pourquoi les filles ont-elles toujours plus froid que les garçons ? Vous avez certainement remarqué que dès qu’une femme s’assoit en été dans une voiture climatisée la première chose qu’elle fait est d’ouvrir la fenêtre pour aspirer de l’air chaud, ou que dans les bureaux modernes où règne désormais l’air conditionné les filles sont constamment en train de se plaindre du froid !

    La rubrique Science du New-York Times nous donne une explication à ce phénomène de genre en résumant une étude théorisant que pour des raisons métaboliques diverses et variées un homme de 40 ans pesant 154 livres génère 35% de plus et plus vite de chaleur qu’une femme de corpulence et âge moyen. La formule de calcul est très simple à comprendre : PMV = [0.303e-0.036M + 0.028]{(M – W) – 3.96E-8ƒcl[(tcl + 273)4 – (tr + 273)4] – ƒclhc(tcl – ta) – 3.05[5.73 – 0.007(M – W) – pa] – 0.42[(M – W) – 58.15] – 0.0173M(5.87 – pa) – 0.0014M(34 – ta)}

    Les systèmes de climatisation/chauffage des bureaux ayant été formatés sur base de cette formule et au temps où il y avait peu de femme dans les bureaux, cela explique qu’aujourd’hui où il y a grosso-mode 50% celles-ci y ont plus froid que les hommes. L’étude recommande de prendre en compte cette nouvelle répartition de genre dans les bureaux et donc de remonter la température moyenne ce qui, accessoirement, irait en faveur de l’écologie :

    If you have a more accurate view of the thermal demand of the people inside, then you can design the building so that you are wasting a lot less energy, and that means the carbon dioxide emission is less.

    En France il est de tradition que ceux qui ont froid emporte le morceau sur les autres dans les lieux publics ou les bureaux, hiver comme été. Lorsque le chauffage ou la climatisation sont réglables, les hommes galants desserrent leurs cravates et laissent les femmes prendre les commandes de la température. Et lorsqu’ils assurent un suivi scientifique de celle-ci à l’aide du mercure d’un thermomètre ils s’entendent généralement répondre : « ce thermomètre ne fonctionne pas bien ! ». L’éternel féminin est très éternel… et très féminin.

  • Richard Hawley – 2015/11/25 – Paris l’Alhambra

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    Dix jours après les attentats religieux islamistes du Bataclan, Richard Hawley est à l’Alhambra, et nous aussi. Chemise à carreaux, blouson et pantalon de jeans, revers sur boots, mèche rebelle, l’homme à la guitare Gretsch déploie toujours la même élégance sous ses allures de cow-boy. Il est accompagné de quatre musiciens dont un deuxième guitariste et un claviériste. Ils viennent d’enregistrer Hollow Meadows, un disque doux et subtil dont ils vont picorer les morceaux au cours du concert, entrecoupé de retours à des standards plus anciens.

    Richard joue comme d’habitude devant un pupitre qu’il n’a pas l’air de vraiment consulter. La musique coule et s’écoule délicieusement. Les morceaux sont rallongés par de brillants solos de guitare marquant le contraste avec la voix de velours du crooner britannique. Le son est comme calfeutré, même la guitare prend parfois des sonorités de six-cordes hawaïenne s’envolant vers les cocotiers et le ciel bleu.

    Richard chante la mélancolie des amours perdus et la nostalgie du temps qui passe dans un monde qui n’est pas fait pour les romantiques comme dans Wich Way qui ouvre le show :

    I’m learning to trust this time/ In the jungles of this life/ I’m asking which way do I go?/ Give me some directions please,/ Solid ground is all I need/ Won’t you tell me, which way do I go?/ Which way do I go?

    Quelques solos bien sentis marquent un peu de révolte et rappellent que le garçon fut guitariste co-fondateur de l’un des groupes phares de la BritPop : Pulp. Issu de Sheffield ce groupe a donné un concert d’adieu en 2013 (après dix ans d’inactivité), Richard Hawley est toujours sur la route. Avant le final There’s a Storm Comin’ il s’exprime sur la terreur du Bataclan quelques jours plus tôt et salue Paris et les spectateurs de son concert.

    Setist: Which Way/ Tonight the Streets Are Ours/ Standing at the Sky’s Edge/ I Still Want You/ Leave Your Body Behind You/ Sometimes I Feel/ Open Up Your Door/ Tuesday pm/ Time Will Bring You Winter/ Down in the Woods/ Don’t Stare at the Sun/ Heart of Oak/ There’s a Storm Comin’
    Encore: Coles Corner/ The Ocean