Sortie : 2012, Chez : LLL. La narration émerveillée, par Ameisen, médecin chercheur, du monde qui nous entoure : la nature, les animaux, le passé, la mémoire, les comportements, bref l’univers ou ce que l’on croit en savoir pour le moment. Il utilise des anecdotes scientifiques et parfois poétiques pour raconter toutes ces expériences menées depuis des décennies pour arriver à percer les secrets du Monde et de ses habitants. On découvre qu’il y a de l’intelligence et du mystère partout, pour un peu on croirait en Dieu…
Auteur/autrice : Rehve
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Le calife et son califat
Des djihadistes irakiens en révolte contre le pouvoir irakien proclament le califat et s’érigent en Etat islamique avec pour objectif d’abattre les frontières impies bien au-delà des simples territoires iraquiens déjà reconquis. Bref, on n’a pas fini d’entendre parler de ces nouveaux illuminés qui s’illustrent déjà par leur cruauté vis-à-vis de leurs prisonniers. Et le calfat a un calife : le sieur Al-Bagdhdadi.
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Yann Tiersen – 2014/10/27 – Paris Olympia
Yann Tiersen, en concert à l’Olympia pour la sortie de son dernier disque : Infinity dont le bleuté de la couverture provient sans doute de l’Islande qui fut l’une des sources d’influence de ce disque mais pourrait aussi évoquer l’Atlantique à Ouessant où l’artiste breton a enregistré nombre de ses albums.
Un groupe de multi-instrumentistes accompagné de deux choristes, des tonalités étranges, des accents inconnus, des origines celtes (et des Iles Féroé pour cet album), des instruments originaux, des langues nouvelles, c’est la musique du grand large qui débarque à l’Olympia ce soir.
Toujours mystérieux Yann dirige le concert sans un mot, ajoutant les xylophones sur des paroles en islandais, de l’ukulélé sur des textes parlés en breton ou des guitares douze cordes sur un anglais plus classique, délivrant avec brio des solos introspectifs au violon ou au piano. Les morceaux joués sur scène s’étirent en longueur se transformant progressivement en montée d’adrénaline soigneusement orchestrées.
Cette musique est une longue mélopée, sombre et sophistiquée, qui explose parfois en tempête. C’est la musique des grands vents de l’Atlantique qui souffle le froid sur les têtes mais réchauffe les âmes par la précision et l’originalité de sa construction. Yann Tiersen, de formation classique, a développé une œuvre plutôt inclassable, elle est symphonique et régionale, progressiste et appliquée, elle est l’inspiration originale d’un artiste qui mène sa barque loin des modes et jamais très loin de la puissance de l’Océan.
Setlist : 1. Meteorites/ 2. Slippery Stones/ 3. Ar maen bihan/ 4. A Midsummer Evening/ 5. Palestine/ 6. Dark Stuff/ 7. La Dispute/ 8. La Crise/ 9. Steinn/ 10. In Our Minds/ 11. Chapter 19/ 12. Rue des cascades/ 13. Grønjørð/ 14. The Gutter/ 15. The Crossing/ 16. Vanishing Point/ 17. Lights/
Encore : 18. La Longue Route/ 19. Sur le fil/ 20. Till the End
Encore 2 : 21. Le Quartier/ 22. Ashes
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Total
Avec un unanimisme plutôt inattendu la classe politico-médiatique française rend hommage à Christophe de Margerie, chef de Total, décédé dans un accident d’avion en Russie. Le garçon n’en n’aurait sans doute pas demandé tant. Nos élites ont plutôt tendance à rendre hommage aux patrons quand ils sont morts, c’est déjà ça.
De Margerie est couvert d’éloges et, comme toujours, l’excès aboutit au néant. Il portait la moustache la plus ridicule du CAC 40, il n’a sans doute pas été un patron plus mauvais que les autres, en tout cas l’entreprise dont il a assumé la direction a performé, fournit du carburant aux bagnoles françaises, versé des salaires à ses employés et des dividendes à ses propriétaires. C’était ce pourquoi il était payé, il l’a fait correctement.
Il sera remplacé, tous ces responsables sont interchangeables, et il sera oublié. Paix à son âme !
Evidemment ces hommages dégoulinants ont provoqué des réactions déplacées : Gérard Filoche, député socialiste, ex-LCR transfusé au marxisme depuis sa tendre enfance, l’a traité de « suceur de sang ». C’est inutile. -
Patti Smith & John Cale à la Fondation Cartier
Patti Smith et John Cale en concert le 23 octobre 2014 à l’occasion du 30ème anniversaire de la Fondation Cartier. Ces deux-là ont commis Horses en 1975, l’un des disques fondateurs du rock du XXème siècle, puis ont vécu leurs destins musicaux aux hasards du monde du Rock ‘n’ Roll qui en a laissé plus d’un sur le carreau. Les voilà réunis de nouveau pour un concert privé, hélas réservé pour quelques privilégiés. Mais quel bonheur de les savoir toujours sur scène, eux qui furent l’avant-garde de la musique de notre temps.
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London Grammar – 2014/10/22 – Paris le Palais des Sports
London Grammar au Palais des Sports ce soir : musique glaçante et dépouillée dans la lignée de XX ou d’Agnes Obel, mais avec la puissance vocale d’Hannah Reid en plus. Cette musique est dans l’air du temps. C’est un peu le retour de la cold wave, The Cure revisité par l’électronique et une voix féminine, et tout de même un peu moins d’inspiration mais ils en sont à leur premier disque.
Trois musiciens londoniens, jeunes, tellement jeunes : un guitariste (Dan Rothman), un batteur multi-instrumentistes passant de ses caisses aux claviers (Dominic « Dot » Major) et Hannah au chant (et parfois au piano droit). Pour cette tournée une section de cordes les accompagne, installée en hauteur au fond de la scène du Palais.
L’éclairage est minimaliste tout en lumière bleutée et feutrée. Un mur de panneaux lumineux clignote parfois au fond interrompu de temps à autres par des faisceaux lumineux étroits striant la scène.
Un peu patauds sur scène ils se cachent derrière leur musique : des ritournelles de piano et de guitare dans les aigus, qui enrobent la voix d’Hannah, une voix douce et puissante, un peu plate, avec très peu de vibrato et pas mal de réverbération, une voix qui est la marque du groupe avec la mélancolie qui baigne l’atmosphère générale des mots et des notes. Elle vocalise parfois jusqu’en des trilles improbables tout en parcourant la scène d’une marche lente. Elle donne vie à cette musique plutôt sans aspérité.
Hannah écrit les textes, à l’image de la musique composée par les garçons. Des histoires de solitude, d’hiver, de chemins vides comme sur Wasting My Young Years : You crossed this line/ Do you find it hard to sit with me tonight?/ I’ve walked these miles but I’ve walked ’em straight lined/ You’ll never know what was like to be fine/ I’m wasting my young years/ It doesn’t matter if…/ I’m chasing old ideas/ It doesn’t matter if…
Un concert sympathique pour un groupe qui doit maintenant confirmer ce premier essai plutôt réussi.
Set-list : 1. Hey Now (Extended Intro)/ 2. Darling Are You Gonna Leave Me/ 3. Interlude/ 4. Shyer/ 5. Wasting My Young Years/ 6. Flickers (Extended Version with… more)/ 7. Sights/ 8. Stay Awake/ 9. Nightcall (Kavinsky cover)/ 10. Strong
Encore : 11. Metal & Dust
Live Paris – 4 chansons
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Religion
Le pape et ses cardinaux décident finalement de ne pas tourner leur aube et de continuer à refuser la communion aux divorcés, aux homosexuels et quelques autres corporations. Les spécialistes en vaticanoligie ont poussé dehors les consultants en guerre asymétrique pour quelques jours, le temps d’expliquer que le pape François 1er était un pape progressiste qui n’avait simplement pas été suivi par ses cardinaux, spécialement ceux des pays émergents (que l’on appelait anciennement pays du tiers monde) qui ne veulent définitivement pas donner la communion aux homosexuels. C’est ainsi ! Les vaticanologues précisent toutefois que le Vatican n’étant pas une démocratie, François 1er pouvait néanmoins décider seul de donner cette communion contre l’avis de son synode.
En termes de marché, il aurait tort, car sa clientèle cible se trouve justement dans ces pays émergents à la natalité débordante et la religiosité aussi aigüe que celle des occidentaux pour leurs aïe-fones. Ce segment de marché est l’avenir de la religion catholique alors pourquoi aller contre les convictions des consommateurs qui y résident ?
François 1er c’est sûr va y réfléchir avant de prendre une décision qui risque de nuire à la croissance de son activité. -
Still the Water
Still the Water, un film de la réalisatrice japonaise Naomi Kawase : très beau, très pur, très triste ; une allégorie sur l’amour, le mort d’une mère aimante, l’au-delà et la nature, sur la vie qui passe, sans espoir de retour. -
Selah Sue – 2014/10/13 – Paris la Gaîté Lyrique

Après son passage sur la grande scène de Rock en Seine en août dernier, revoici Selah Sue pour quelque chose de plus intimiste à la Gaîté Lyrique mais tout aussi fantastique. Habillée de noir avec ses cheveux blonds en choucroute verticale, la chanteuse belge est montée sur ressorts et branchée sur piles. Un sourire ravageur, une voix à la Billy Holliday, des mimiques de rappeur de banlieue et une élégance toute féminine, elle déroule un concert charmant et dynamique. D’une jeunesse touchante mais d’une aisance redoutable, entourée par une bande de musiciens sympathiques et efficaces, Selah déploie l’incroyable faculté musicale de sa voix soul/jazz devant une assistance aux anges.
Elle est aussi déchaînée dans les morceaux rappés qu’émouvante sur les chansons douces qu’elle joue seule à la guitare (et avec talent). Elle vocalise comme si elle était sous sa douche, monte dans les aigus avec une voix légèrement enrouée, délivre des vibratos de légende, maîtrise une diction parfaite sur les textes ragga et mène son concert avec force et bonheur.
Selah Sue se glisse dans le moule de la musique soul-rap avec délice, tressaute sur ses rythmes syncopés et nous emporte sur ses vibrations magiques :
The rhythm is magic, and it gets me up, again and again/ I feel like I’m flying, it lifts me up, again and again/ Do you know what it can do to you? Crazy vibes/ You must know what it can do to you, crazy vibes/ ’Cause today oh,/ I’ll show ya/ I’ll blow ya mind/ Oh until the vibes go crazy/ The vibes go crazy/ ’Cause today oh/ Crazy vibes.
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Affligeant…
Rigolo : alors que Madame Chirac annonce son soutien à Sarkozy pour les futures élections présidentielles, le reste de la famille c’est-à-dire Jacques et sa fille affichent leur soutien à Juppé.
Bernadette et Jacques sont âgés et fatigués. Il conviendrait qu’ils se taisent désormais et se consacrent à leur retraite et leurs petits-enfants. Ils ont fait leur temps et leur devoir. Ils ne sont plus utiles ni à la France, ni à Sarkozy ou Juppé d’ailleurs ! -

Et allons-y pour les référendum
Sarkozy dévoile progressivement son programme électoral de candidat à la présidence de la République à l’occasion des meetings qu’il anime dans sa campagne à la présidence de… l’UMP :
« Il y a une idée centrale dans mon projet, c’est redonner la parole au peuple français par le référendum ».
L’évolution vers la démocratie participative est, hélas, un courant à la mode à l’heure où les candidats officialisent leurs candidatures sur Facebook et où les élus s’expriment sur Twitter.
L’outil du référendum n’est pas simple à utiliser et il est peu probable que la classe politique du moment fasse preuve de toute la subtilité nécessaire pour poser intelligemment les questions qui méritent d’être soumises aux électeurs.
Rappelons en passant que la réforme constitutionnelle menée sous le quinquennat précédent visant à instaurer le référendum d’initiative populaire, a été votée mais jamais suivie des décrets d’application nécessaires à sa mise en œuvre. Il n’a donc jamais été possible au peuple de déclencher un référendum à son initiative…
Lesdits décrets sont en cours de vote au parlement. En théorie, sous peu, une pétition signée par un dixième des électeurs (4,5 millions de personnes) pourrait imposer l’organisation d’un référendum. 4,5 millions de personnes… pas facile à réunir !
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Le FigMag et la famille
Poussé au crime par son environnement, le chroniqueur éploré mais curieux a acheté le Figaro ce week-end dernier. Contre 4,80 EUR il reçut 5 kg de papier dont :
- Le quotidien papier
- Le Figaro TV
- Le Figaro Madame
- Un encart publicitaire Galeries Lafayette double-format
- Le Figaro Magazine
Sans parler d’innombrables encarts petit modèle qui tombe des journaux comme les feuilles des marronniers parisiens en automne. La majorité des centaines de pages de ces 5 kg de papier est d’ailleurs dédiée à la publicité.
Dans son éditorial, le patron du Figaro Magazine, Guillaume Roquette expose sa théorie sur la politique anti-famille de la majorité actuelle, avec la subtilité propre au style de cet organe de presse. L’attaque est frontale contre l’annonce de la baisse des prestations sociales en faveur des familles, et plus exactement les mesures financières en faveur de la natalité qui consistent à faire subventionner les citoyens-parents par les citoyens-contribuables, les deux catégories ne se recouvrant pas forcément. Le projet prévoit la réduction de la prime versée pour le deuxième enfant et les suivants de 923,08 à 308,00 EUR. Elle resterait à 923,08 EUR pour le premier marmot. S’ajouteraient quelques mesures d’économie comme le décalage de 14 à 16 ans de la majoration des allocations familiales, la réduction de l’aide à la garde d’enfants à domicile, et autres. Il s’agit du projet de loi sur le financement de la sécurité sociale, il n’est pas encore voté par le parlement. (suite…)
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Le FigMag et l’euro
Le même FigMag publie une interview de Philippe Villin, ex-patron du Figaro et intitulé « Mme. Merkel, sortez de l’euro ! ». Passons sur les habituels jugements à l’emporte-pièce sur le parfait ratage de la politique économique, sur la fonction publique qui ruine le pays, tout ça n’est pas faux mais manque tellement de mesure que c’en est inutile.
Venons-en au fond de l’analyse qui estime que nous ne pouvons pas vivre avec l’euro rhénan qui a succédé au franc fort et joue le rôle d’aspirateur de richesses au profit de nos voisins de l’Est [l’Allemagne, autant être clair NDLR]. Villin constate que la France n’arrive pas à maîtriser ses dépenses publiques ce qu’elle ne peut plus cacher sous le tapis en dévaluant sa monnaie nationale. Citant l’exemple de l’industrie automobile, il insiste sur l’incompétence industrielle française qui n’a pas su prendre le virage de la qualité et n’arrive plus à exporter ses gammes moyennes alors que, du fait de l’euro fort, les consommateurs français peuvent acheter de la deutsche qualitat… (suite…)
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Le Brutus de l’UMP se rabiboche avec le patron
Laurent Wauquiez, le Brutus de l’UMP qui après avoir critiqué Sarkozy des mois durant n’a pas résisté à l’appel de la bonne soupe lorsque l’impétrant a décidé de revenir sur les plateaux télévision, Laurent Wauquiez donc, a paradé à la Manif pour Tous dimanche dernier. Pour le moment il est contre le mariage homosexuel mais il est capable de se déguiser en drag-queen à la prochaine gay pride si cela pouvait arranger ses intérêts.
Sarkozy doit se méfier : Brutus a tué le père sans coup férir. Ce jeune coq est capable de pire !
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Bymalion
Impayable : Bastien Millot est le charmant jeune homme, patron de Bygmalion, ou plutôt ex-patron puisque la société a déposé son bilan, communiquant nuisible à la politique, organisateur des campagnes électorales de l’UMP, mis en examen et soupçonné d’avoir émis une dizaine de millions d’euros de fausses factures pour masquer les dépassements de dépenses de la campagne de Sarkozy en 2012, n’a rien fait-rien vu-rien pris. C’est du moins ce qu’il explique dans la presse, et sans doute aux juges.
Résumons : la campagne électorale UMP d’un président de la République en exercice qui est passée de 10 à 20 millions d’euro pour 50% à coups de fausses factures, Coppé ex-président de l’UMP qui a appris l’affaire par la presse, Sarkozy qui n’a entendu le nom de Bymalion que bien après la fin de la campagne et le patron de la société qui n’était pas informé que ses collaborateurs émettaient des millions de fausses factures à l’encontre du premier parti de France…
Le plus surréaliste est que le Millot a paradé durant longtemps sur le plateau de i-Télé dans l’émission de débat mondaine On ne va pas se mentir, où il devisait sur l’actualité politique du moment.
Plus c’est gros, plus c’est ridicule et plus c’est affligeant. L’irresponsabilité de ces responsables est sans borne. -
Agnes Obel – 2014/10/05 – Paris l’Olympia

Agnes Obel est une artiste danoise chanteuse-compositrice-pianiste, sorte d’OVNI croisant aux alentours de la planète pop sans jamais vraiment y atterrir, gardant toujours un œil sur Debussy et John Cale pour délivrer une musique à la beauté répétitive et délicate.Un déluge de cheveux blonds torsadés sur un tailleur noir, accompagnée d’un trio à cordes à l’élégance aussi discrète que scandinave, Agnes alterne entre un piano à queue et un clavier sonorisé. Elle chante en jouant des deux instruments une musique très pure, très simple, très triste, très belle. Une inspiration classique, un accompagnement sur un mode répétitif pour une voix délicate.
Le fond de la scène est composé d’une espèce de papier aluminium froissé qui sera éclairé de lumières chaudes tout au long du show lui donnant parfois une allure d’aquarium. Etrange, comme le reste…
Le piano est léger, évanescent et dynamique, les mesures montent et descendent dans les aigües, les cordes assurent les basses et la voix se pose dans cet écrin comme un murmure chaud et mélancolique.
L’ensemble donne une idée de pureté musicale comme rarement entendue. Agnes reconnaît dans ses influences Erik Satie, Portishead et Björk, on ne saurait mieux dire. Ses mots sont aussi intimistes que ses notes : Do you want me on your mind or do you want me to go on/ I might be yours as sure as I can say/ Be gone be faraway/ Roses on parade, they follow you around/ Upon your shore as sure as I can say/ Be gone be faraway/ Like fuel to fire.
Le résultat est un équilibre fragile maintenu sur le fil de la beauté pure et envoutante par cette musicienne d’inspiration quasiment divine. Quel talent pour une musicienne d’à peine 30 ans !
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Religion
La décapitation d’infidèles ou de traîtres se généralise : au Mali du nord, des extrémistes religieux ont exposé dans un village touareg la tête d’un des leurs, supposé avoir collaboré avec les forces de l’ONU.
N’oublions pas quand même que la guillotine a été utilisée en France jusqu’à l’abolition de la peine de mort en 1981. Le dernier guillotiné l’a été en 1977 à Marseille. Au moins la condamnation était-elle prononcée par le tribunal d’un Etat de droit et l’on peut imaginer le processus moins douloureux pour le condamné que l’égorgement au couteau ?
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Combats de papys pour les honneurs du Sénat
Larcher (65 ans), UMP filloniste, a battu Raffarin (66 ans), UMP sarkozyste, pour la présidence du sénat dont la majorité a basculé à droite dimanche dernier. Tout ceci n’a guère d’importance et relève du blanc bonnet-bonnet blanc, mais démontre hélas une fois de plus l’immobilisme franchouillard. Ces deux garçons, qui ont maintenant atteint l’âge de la retraite, se sont déjà battus pour la même cause il y sept ans. Avides d’honneur (il n’y a pas de réels pouvoirs au sénat) ils s’imaginent personnages providentiels à la tête de cette institution vieillissante et arc-boutée sur ses privilèges, plus souvent source de conservatisme que d’innovation.
Larcher a déjà été président du sénat quelques années et il n’a pas démérité semble-t-il. Depuis il a beaucoup grossi et il n’est sûr qu’il ne faille pas changer le fauteuil de président pour l’accueillir. Une dépense supplémentaire que l’on aurait pu éviter si cette génération de préretraités acceptait de passer la main à la suivante. Cela devient urgent !
Larher-Raffarin au Sénat, Juppé-Sarkozy pour l’Elysée, on ne peut pas vraiment dire que la République se renouvelle. On a les dirigeants que l’on mérite.
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COBAIN Kurt ‘Journal, musiques & cie’.
Sortie : 2002, Chez : 10/18. Le journal décousu du leader du groupe grunge Nirvana, suicidé alors en pleine gloire après un nombre limité de disques météorites. L’idole d’une jeunesse désillusionnée, séduite par ce rock vigoureux et déprimant. Kurt écrit ce qui lui passe par la tête sur des bouts de papier éparts, dessine des esquisses qui se perdront, où deviendront les couvertures de ses disques les plus célèbres. Il y est question de musique bien sûr, mais aussi de sentiments un peu confus. L’œuvre est émouvante quand on sait ce qu’est devenu son auteur mais on préfère Nirvana sur scène plutôt qu’en librairie.




