Auteur/autrice : Rehve

  • Le comportement d’un député

    Un député se moque d’une députée dans l’hémicycle, en soirée, en caquetant pendant que parle sa collègue. Le plus affligeant dans cette histoire c’est que pour l’excuser, ses collègues diront qu’il sortait d’un dîner bien arrosé… Beauf et poivrot, on peut légitimement se demander si le garçon est bien à sa place dans le parlement de la République et s’il mérite le salaire que lui financent les contribuables ! D’ailleurs, à titre de sanction disciplinaire, il semble qu’il perdra la moitié de prochaine indemnité mensuelle. Cela lui fera un peu moins de sous le mois prochain pour aller s’alcooliser au bistrot du coin.

  • Lloyd Cole – 2013/10/06 – Paris la Maroquinerie

    C’est toujours aux frimas de l’automne que Llyod Cole passe par Paris et c’est aussi bien ainsi tant les feuilles mortes volant dans la brise conviennent pour illustrer l’atmosphère musicale de l’artiste britannique. Il vient de sortir l’album Standards aux accents électriques, retour vers les Commotions, et un album instrumental électronique.

    Mais ce soir il apparaît seul avec sa guitare acoustique et sa voix si chaleureuse. Deux sets entrecoupés d’une pause, des chansons anciennes et nouvelles, des histoires négligemment narrées entre les morceaux en accordant sa guitare, une crinière blanche qui illustre les temps passé, mais toujours la musique comme sa raison de vivre. Le public est conquis d’avance, à la recherche de ses jeunes années et de la douce sérénité qui émane des compositions de cet artiste intemporel.

    Fermez les yeux, laissez-vous aller, cela agit comme une thérapie douce, un caisson d’isolation sensorielle, juste nous et cette voix profonde et envoutante. L’interprétation en solo d’anciens standards électrique rend encore la performance plus touchante et brillante.

    Lloyd prendra le temps de remercier le magazine Magic qui a publié un article élogieux sur sa musique, et de nous informer qu’il a oublié de venir à Paris avec un lot de son dernier disque qu’il nous faudra donc acquérir par d’autres voies.

    Le show se termine sur le classique Forest Fire qui fait frissonner l’assistance : I believe in love, I’ll believe in anything/ That’s gonna get me what I want and get me off my knees/ Then we’ll burn your house down, don’t it feel so good/ There’s a forest fire every time we get together… et Llyod nous rappelled que nos baby-sitters doivent nous attendre à la maison…

    Setlist : Past Imperfect / Rattlesnakes/ To the Church/ Kids Today/ Cut Me Down/ Why I Love Country Music/ No Truck/ Like a Broken Record/ Baby/ Butterfly/ Period Piece/ Perfect Blue/ Diminished Ex/ Are You Ready To Be Heartbroken?/ Music in a Foreign Language/ It’s Late/ Chelsea Hotel (Leonard Cohen cover)/ Pay for It/ Blue Like Mars/ No Blue Skies/ Don’t Look Back/ Myrtle and Rose/ Hey Rusty/ I’m Gone/ Brand New Friend/ The Young Idealists/ Perfect Skin/ Unhappy Song/ Lost Weekend

    Encore : Four Flights Up/ Forest Fire

    Voir aussi : Les photos de Roberto

  • Les banques allemandes

    Le gouvernement allemand se prépare à légiférer qui permettrait de punir pénalement de peines de prison les banquiers ayant fait prendre des risques excessifs à leurs établissements. Ce n’est pas bête mais difficile à mettre en œuvre pour qualifier ce qui est excessif ou non.

  • Babyshambles – 2013/10/03 – Paris le Zénith


    Les Babyshambles au Zénith ce soir : un excellent concert, la décadence britannique dans toute sa créativité musicale ; Pete sur scène c’est un peu l’Union Jack flottant sur un champ de ruines ! Les anglais restent les Dieux du rock « Fuck Forever »…

    Les photos de Robert Gil

  • Le pervers transalpin en déroute


    Enfin l’Italie revient au sens de l’intérêt général au détriment des intérêts (très) particuliers du pervers transalpin, 77 ans, amateur de jeunes filles mineures et de fraude fiscale, j’ai nommé Berlusconi obligé de soutenir le gouvernement qu’il voulait faire tomber. Trahi par l’un des siens, le clown lifté ne devrait pas s’en remettre, mais même à son âge de vieillard, il subsiste toujours un risque de le voir revenir au pouvoir. Gageons que ce risque est désormais assez faible.

    Condamné à la prison de façon définitive pour fraude fiscale il devrait exécuter sa peine à la maison compte tenu de son âge canonique. Que Dieu préserve l’Italie à tout jamais de ce forban !

  • Accompagnons la Corse vers une indépendance bien méritée

    L’assemblée corse se prononce pour une réforme constitutionnelle pour accroître encore le statut spécifique de l’ile. Elle a raison, il convient d’assimiler la Corse à la Nouvelle Calédonie (Titre XIII de la constitution) et accompagner calmement ces deux iles vers leur indépendance.

    Déjà, il a quelque semaines, cette même assemblée corse avait souhaité qu’un droit de préférence soit accordé aux corses d’origine pour le droit de propriété. C’était une bonne idée pour peu qu’elle soit associée, en miroir, à une disposition équivalente marquant un droit de préférence aux non corses d’origine pour la propriété foncière sur le reste du territoire de la République.

    Et encore auparavant, l’assemblée nationale avait voté la prolongation du statut d’exonération de droits de succession des biens immobiliers en Corse (existant depuis 1801) mais cette disposition avait été rejetée par le conseil constitutionnel, comme l’avait également été, il y a plusieurs années, la mention de peuple corse dans la constitution.

    Il y a donc une relative unanimité dans la classe politique et les élus sur le fait de sortir cette ile du statut standard des départements républicains puisque même les députés de la République votent à la majorité la poursuite d’exonérations fiscales difficilement justifiables en ces temps de disette budgétaire. Allons jusqu’au bout et déléguons plus de pouvoirs, et de responsabilités, à la Corse, comme cela est fait aux territoires d’outre-mer dans le Pacifique. Et s’il faut constitutionnaliser ces transferts, faisons le de façon transparente face à la Nation.

  • Hiroshima mon amour d’Alain Resnais

    Hiroshima mon Amour, film classique de 1959 ressort sur les écrans. Avec Alain Resnais (réalisation), Marguerite Duras (scénario et dialogues) et la ville d’Hiroshima (cadre du film) : évidemment ce n’est pas la franche rigolade ! Il s’agit d’amour, de guerre, et donc de mort. Si on ajoute le phrasé saccadé-surfait d’Emmanuelle Riva, on a un film moderne à l’époque, mais un film légendaire quand même.

  • Fillon en campagne en Russie

    Incroyable : costume étriqué, j’ai nommé François Fillon, ex-premier ministre de la France et candidat à tout pour le futur, déblatère contre la politique étrangère de son pays en Russie en présence du président russe Poutine, ex-KGBiste au passé très totalitaire durant la guerre froide ! Parlant de le Syrie, costume étriqué dit « Je souhaite à cet égard que la France retrouve cette indépendance et cette liberté de jugement et d’action qui, seules, lui confèrent une autorité dans cette crise. » faisant référence bien entendu à l’alliance franco-américaine sur ce dossier.

    Fillon devrait consulter son psy. Son attitude récente avec ses sorties sur le FN et la Syrie révèlent un vrai problème de sur-moi. Ce garçon a besoin d’exister et de se mettre en avant. Ce n’est pas anormal pour un homme politique adepte de la démocratie participative mais il devrait trouver des moyens plus intelligents pour le faire, il devrait se faire aider pour être moins indécent.

  • La Boutin et les femen

    Les timbres avec le nouveau dessin conçu par Ciappa et Kawena sont sortis. Les dessinateurs ont expliqué avoir été en partie inspirés par Inna Shevchenko, suffragette leader des Femen :


    Evidemment la Boutin a twetté sur le sujet :

  • Christian Jacob fait la mauvaise tête

    Une statistique inattendue marque une baisse significative du chômage sur le mois d’août. Personne ne l’avait anticipé, ni les économistes de plateaux télévisés, ni les journalistes mondains, mais autant s’en réjouir car cela risque de ne pas durer…

    Le gouvernement est extrêmement prudent, craignant une erreur de calcul. L’opposition, mal lunée comme d’habitude, s’exprime par la voix du chefaillon UMP à l’Assemblée nationale, Christian Jacob-avec-sa-tête-de-maquignon-mal-dégrossi, et explique que si jamais par le plus grand des hasards ces chiffres étaient vrais ils ne révéleraient que l’augmentation des emplois publics aidés donc non productifs, précaires, provisoires et générateurs de dette de l’Etat. Bref, le garçon cache sa joie…

    Tout ceci est évidemment en partie vrai, mais notre maquignon-mal-dégrossi comme à son habitude ne fait pas dans la nuance. Il oublie bien entendu de mettre en balance les dizaines de milliards d’euros d’exonération de charges déversées sur les entreprises privées depuis des décennies, qui sont également générateurs de précarité et d’endettement, mais qui, l’un dans l’autre, ont permis de créer des emplois.

    Depuis l’émergence de la situation de stagnation économique en France avec les crises pétrolières des années 70’s la puissance publique, et donc le contribuable, distribue des milliards d’euros en subventions, exonérations de charges, niches fiscales… à l’économie, privée comme publique.

    Les emplois aidés comme les entreprises exonérées sont des cautères sur jambes de bois mais que serait l’économie française sans ? Tout ceci relève d’un compromis boiteux entre l’Etat, les entreprises et les citoyens contribuables et consommateurs. Dans un cas comme dans l’autre on transfère sur le citoyen les charges que ne peuvent ou ne veulent pas prendre les entreprises. La solution alternative c’est un grand soir ultra-libéral qui supprimerait toute subvention et exonération en laissant partir à la casse les entreprises non auto-suffisantes. Il n’est pas dit qu’il ne faudra pas en venir là un jour, mais pour l’instant ce n’est pas le mandat que les électeurs ont confié à leurs dirigeants élus.

  • Impôts versus aïe-phones

    Le Monde a publié hier une intéressante étude comparative sur l’impôt sur le revenu (IR) des différentes catégories socio-professionnelles, payé ou à payer, en 2012, 2013 et 2014.

    Pour en extraire quelques exemples quantitatifs, on y voit par exemple :

    Variation en EUR d’une année sur l’autre Variance 2013/2012 Variance 2014/2013
    Ménage marié au salaire médian, marié 0 enfant (20 345 EUR, 40 690 EUR pour 1 couple) +100 +18
    Ménage marié au salaire médian, marié 3 enfants (20 345 EUR, 40 690 EUR pour 1 couple) +18 +42
    Ménage marié cadre, marié 0 enfant (39 310 EUR, 78 620 EUR pour 1 couple) +410 +83
    Ménage marié cadre, marié 3 enfant (39 310 EUR, 78 620 EUR pour 1 couple) +191 +100
    Ménage marié cadre dirigeant, marié 0 enfant (93 300 EUR, 116 645 EUR pour 1 couple) +614 +162
    Ménage marié cadre dirigeant, marié 3 enfants (93 300 EUR, 116 645 EUR pour 1 couple) +1 958 +2 223

    Evidemment ce n’est pas agréable de payer plus d’impôt. Evidemment les augmentations d’IR s’ajoutent à celles d’autres impôts, locaux notamment. Evidemment la catégorie des plus gros salaires est ciblée. Il serait plus agréable de ne pas avoir à payer ces hausses d’impôts elles-mêmes générées par la hausse des dépenses de la République, dont celles dues au sauvetage de la France après la catastrophe financière déclenchée en 2008 par les forbans de la finance.

    Pour donner un élément de comparaison avec ces hausses d’impôt, rappelons que le denier modèle d’aïe-phone coûte dans les 650 EUR et il s’en vend plusieurs millions en France chaque année.

  • La presse se vautre dans la fange

    L’histoire sordide d’une gamine a priori assassinée par ses parents déclenche la passion des médias. Les soi-disant journalistes se vautrent dans la fange telle une truie dans sa bauge. Les chaînes d’information de la TNT diffusent ce soir les mêmes insanités en boucle : anciennes interviews de la mère, analyses subtiles et délicates pour savoir comment la fillette a-t-elle été tuée, si elle a été enterrée nue dans la forêt ou habillée, les envoyés spéciaux qui font le siège du procureur pour poser leurs questions indécentes, etc. etc. et ainsi de suite durant toute la soirée.

    On se demande ce qui se passerait si l’une de ces chaînes faisait le pari de l’intelligence contre le voyeurisme populaire : si elle se contentait de citer ce tragique fait divers en fin de journal au lieu d’en faire son miel des heures durant, aurait-elle vraiment moins d’audience ? Il faudrait au moins essayer une fois pour obtenir une réponse à cette question.

  • La comédie humaine…

    L’immigration en France des populations Rom (nomades) de Bulgarie et de Roumanie dans le cadre de la liberté de circulation qui a été donnée aux citoyens de ces pays suite à leur adhésion à l’Union européenne, déclenche force commentaires et conflits politiques franchouillards devant le spectacle pathétique de ces crève-la-faim recréant des bidonvilles au hasard de leurs pérégrinations et déployant la mendicité de gamins crasseux sur les trottoirs.

    La libre circulation des personnes (comme des capitaux) est un des éléments faisant partie des traités constitutifs de l’Europe, et encore est-elle limitée pour les pays non-Schengen (visa tourisme 3 mois). Si l’on veut restreindre cette liberté il faut renégocier les traités. Si l’on veut ne pas supporter les effets pervers de cette liberté, il faut sortir de l’Europe et donc aussi renoncer à ses effets bénéfiques.

    Au-delà des réactions épidermiques des uns et des autres sur ce sujet, le problème de fond est d’avoir fait adhérer la Roumanie et la Bulgarie à l’Union européenne en 2005 après 10 ou 15 ans de négociations. Il était sans doute difficile d’y échapper après la dé-soviétisation de ces pays en 1989. Ces négociations sont, comme toujours, un doux mélange de vision politique (faire revenir ces pays à l’Europe occidentale qu’ils n’auraient jamais dû quitter après 1945) et de sordides intérêts commerciaux : j’accepte l’adhésion des pays de l’Est [question vitale à l’époque pour l’Allemagne] mais toi tu renonces à la puissance du Deutsche Mark pour lancer l’euro, ou tu acceptes que l’Union européenne finance et aide l’Afrique [question toujours vitale pour la France de tous temps], etc. etc. C’est la comédie humaine, comme toujours faite de nobles objectifs, de conséquences désastreuses, mais aussi sans doute d’effets bénéfiques. Nous avons fourgué des Airbus aux compagnies aériennes de ces pays, Renault a acheté Dacia, etc. Dans ce genre de construction multilatérale, les Etats ne savent plus dire non, soumis à une multitude d’intérêts contradictoires. Même l’Allemagne a finalement dû se résoudre à participer au sauvetage de la Grèce, c’est dire ! L’Histoire dira si la balance de tout ceci aura été positive pour l’ensemble de l’Union européenne comme on peut le penser.

    Tant que la France est membre de l’Union européenne, la gestion des dommages collatéraux comme la question Rom doit être négociée patiemment dans les instances européennes sur une base multilatérale avec les pays d’origine. En attendant de trouver une solution un peu plus durable, la France (de droite comme de gauche) applique sa Loi et les textes européens : destruction des bidonvilles insalubres et renvoi dans leurs pays des voyageurs en situation irrégulière. Il serait plus élégant et responsable de la part de la classe politique de le faire sans trop de tambours ni trompettes, mais c’est sans doute trop en demander à des responsables accrochés à leurs comptes Twitter. Le reste n’est que caquetages de coqs sur leurs tas de fumier, à la recherche des votes de Mme. Michu, comme un troupeau de Zébus en quête de points d’eau après la migration.

    Et il faudra bien trouver une solution acceptable pour tous puisqu’après la Croatie qui vient d’adhérer au 01/07/2014, d’autres pays sont sur la liste d’attente : la Serbie qui a livré ses criminels de guerre (et engagé DSK comme conseiller économique), le Kosovo sans doute un jour, la Turquie sans doute jamais, l’Albanie pour beaucoup plus tard… Mais l’Europe n’a pas encore atteint sa taille finale.

  • Les citoyens payent l’impôt

    Un certain nombre de ménages vont désormais être éligibles à l’impôt sur les revenus (IR) 2012 et donc payer de l’IR en 2013. Les tranches du barème de l’IR qui n’avaient pas été réévaluées de l’inflation en 2011 par un gouvernement de droite n’ont pas plus été réévaluées de l’inflation en 2012 par un gouvernement de gauche.

    De ce fait certains ménages qui ont vu leurs revenus augmenter se retrouvent taxables, même si ces revenus n’ont augmenté que du niveau de l’inflation. Il faut quand même noter que ces nouveaux taxés ont bien vu leurs revenus avant impôt augmenter, c’est déjà une bonne nouvelle. Evidemment, ceux dont l’augmentation de revenus est modeste peuvent se la voir confisquer et plus par l’arrivée de l’impôt. Dans certains cas le revenu net en 2012 peut effectivement devenir inférieur à celui de l’année précédente. Dans d’autres cas, même primo-taxés, les ménages en question verront leurs revenus nets augmenter, même après l’impôt. Ce n’est jamais agréable de devoir payer un impôt qu’on ne payait pas auparavant, comme toute nouvelle dépense imposée, elle et douloureuse.

    Le problème de fond réside bien sûr dans le système fiscal français que personne n’arrive à réformer et dans lequel la moitié des ménages ne paye pas d’IR. La fusion de cet impôt et de la CSG était envisagée par le candidat Hollande, elle aurait accru la base taxable, ce qui est juste, et limité ces effets de seuil. Cette réforme est a priori repoussée aux calendes grecques, hélas. Il est vrai que ce type de méga-réforme ne peut se mener qu’en période où l’économie se porte bien, ce que la France n’a jamais réussi à faire, soumise comme elle est à la puissance néfaste des lobbies et à la perte complète de sens de l’intérêt général. Grandeur et décadence de la démocratie participative !

  • Graham Parker – 2013/09/24 – Paris le New Morning

    Ce vieux chenapan de Graham Parker revient parmi nous. Il vient de reformer The Rumour avec la sortie de Three Chords Good et une tournée au Royaume-Uni. On aurait aim voir la petite bande à Paris, mais c’est Graham seul qui se produit au New Morning, dans l’intimité de peut-être 100 ou 150 spectateurs de cette petite salle habituellement plutôt dédiée au jazz.

    Quel bonheur de voir ce fameux rocker, en chair et en os, avec nous pour ce show, petit nerveux encore aujourd’hui du haut de ses 63 ans, ses éternelles et énormes lunettes de soleil sur le nez. Il est né avec une guitare en bandoulière et une très jolie inspiration pour décrire le monde autour de lui, pas toujours très gai. Mais surtout avec une incroyable énergie que lui et sa Rumour ont répandu sur les salles de concert des années 70’s. Ils auraient dû dynamiter la scène rock mais hélas, ils n’ont rencontré qu’un succès d’estime auprès des initiés. A tel point que la Rumour, sans doute un peu fatiguée de la galère a trahi le maître au début des années 80 pour aller jouer avec Garland Jeffreys. L’histoire ne dit pas s’ils ont regretté ou non ce choix délicat, mais toujours est-il que les voici revenus au bercail pour cette mini-tournée britannique de Graham Parker & The Rumour.

    Depuis les années 80’s, Graham tournait seul, sortait des disques avec des collaborations diverses, y compris celle de Brinsley Schwarz, guitariste de la Rumeur ! Exilé aux Etats-Unis le garçon a continué à faire la seule chose qui le motive : produire et jouer de la musique. Accessoirement il écrit et publie des romans bien déjantés et maintient un site web décapant !

    Tout ça fait vivre le bonhomme qui nous avoue quand même : « getting old, sucks », ce que la majorité des quinquas/sexas présents savent déjà, hélas.

    Mais qu’importe, ce soir est un moment de musique et chacun retrouve sa jeunesse avec Graham Parker qui lui contrairement à la majorité d’entre nous, continue à être productif.

    A la guitare acoustique ou avec sa Pinkie rose (une guitare électrique fabriquée sur ses indications et siglées GP, en vente chez tous les bons luthiers) il nous charme de sa voix rocailleuse et nous ballade dans son univers : White Honey, Howling’ Wind, Heat Treatment, mais aussi des extraits de Three Chords Good : Long Emotional Ride, au sens plus introspectif et moins colérique qu’à ses débuts: I thought I was a cold cold man/ As a writer you have to be/ Got to observe everything from a distance recorded for posterity/ But lately I’ve been hearing things/ That I never have before/ Maybe I’m just getting older someday but somethings broken my Resistance and opened the door/ Cuz’ its a long long emotional ride/ Long long long emotional ride…

    Ironique et bavard, il nous raconte sa vie longuement entre les morceaux, se moque gentiment de lui-même et du Monde, mais toujours pour revenir à la musique qui est la meilleure forme d’expression qu’il connaît, qu’il maîtrise et… que nous partageons. Sa voix si particulière serait les suites d’une maladie infantile mal soignée, elle est depuis sa marque de fabrique et se coule au mieux avec ses rythmes rock et reggae. Certaines de ses ballades sont bouleversantes : Squeezing Out Sparks, une chanson sur l’avortement qu’il ne chantera pas ce soir. Bruce Springsteen fait les vocaux avec lui sur la chanson Up Escalator de l’album éponyme et leur duo est enthousiasmant. L’homme est reconnu par les plus grands, il a su mener une carrière musicale magnifique même si trop discrète aux yeux de ses vrais fans.

    L’inévitable Eric Nauleau est présent ce soir, cultureux télévisuel, le chroniqueur médiatique soutient Graham Parker et l’édite depuis des années. Il a même commis un livre : Parkeromane sur son héros. On ne va pas lui reprocher. Par contre, il ne peut s’empêcher de vouloir briller et monte sur scène pour introduire le rappel sur Hey Lord Dont Ask Me Question, un célèbre tube de… 1978. Mis à part la prestation du mondain Nauleau dont on aurait pu se passer, le show est touchant, même légèrement nostalgique : Graham Parker seul devant seulement 100 parisiens, un peu tristoune quand même vu la dimension du personnage. Mais notre héros est toujours là, écrivant et jouant de la musique comme jamais, alors prenons cet instant de bonheur sans penser au reste.

  • Des cinglés en Somalie

    Une bande de cinglés somaliens (et autres nationalités semble-t-il), moitié islamistes, moitié gangsters, massacrent à tout va dans un supermarché de Nairobi au Kenya. Evidemment ils se drapent une fois encore derrière le drapeau de l’islam pour commettre leur forfait. Les autorités kényanes ont du mal à reprendre le contrôle de la situation. Le bilan va sans doute se chiffrer en dizaines de morts.

    Ben Laden a dit de son vivant : « nous aimons la mort autant que vous aimez la vie ». Les cinglés du jour appliquent cette maxime devant les médias du monde entier, et en direct sur leur compte tweeter. C’est ce qu’on appelle de la terreur. On peut être assuré que demain le régime syrien va expliquer pourquoi il a raison de lutter dans son pays contre le terrorisme, et la boucle sera bouclée dans ce Moyen-Orient agité dont la violence déborde gravement sur l’Afrique ces derniers temps.

  • Démesure

    Stephen Elop est un bon garçon canadien qui est pédégé de Nokia, une boîte de téléphone mobile finlandaise qui vient d’être rachetée par Microsoft pour 5,4 milliards d’euros. Ce bon garçon qui va maintenant être employé de Microsoft va toucher plus de quatre ans de salaire pour prix de sa fidélité, une prime de motivation car il semble en manquer, et différentes babioles, le tout se montant à près de 19 millions d’euros, si bien entendu les actionnaires de Nokia confirme la cession.

    Ce bon garçon va pouvoir se consoler de ses deux dernières années à la tête de Nokia durant lesquelles ses actions éclairées n’ont pas empêché la boîte de voir sa valeur boursière diminuer d’un tiers, ni d’accumuler 5 milliards d’euros de pertes. Dans ces conditions, certains se demandent si payer 19 millions d’euros pour une telle vedette est un bon investissement ?

  • Défaillance des banques commerciales

    La banque centrale américaine vient d’annoncer aux marchés financiers que finalement elle continuera à suppléer les défaillances des banques commerciales en déversant des tombereaux de liquidités dans les circuits de l’économie, pour suivant ainsi l’élaboration des bulles financières de demain qui ne manqueront pas d’éclater sur la tête de nos enfants.

  • Exposition « La spoliation des juifs – une politique d’Etat 1940-1944 »

     


    Exposition au Memorial de la Shoah sur le processus de spoliation des juifs de France de 1940 avec l’occupation allemande jusqu’à la libération en 1944. Sont exposés les textes définissant la qualité de « juif » et ceux légalisant la saisie de leurs biens, tous signés par le pouvoir français de l’époque. On y découvre le détail des procédures : recensement des hommes et de leurs biens, mise sous administration provisoire des biens détenus directement ou indirectement par des juifs, saisies, ventes aux enchères à des « bons français », versement des produits des ventes à la Caisse des dépôts et consignation pour 90% et le solde sur le compte de fonctionnement du Commissariat général aux questions juives, etc. La plupart des saisies portent sur de petites entreprises, des boutiques individuelles. On y lit des lettres de chefs de famille ruinés et spoliés adressées aux autorités françaises demandant une indulgence qui ne sera pas accordée. Et d’autres lettres d’administrateurs volontaires qui proposent leurs services pour la gestion des biens juifs… Tout ceci est quelque peu terrifiant !

  • 2 nunuches à l’assaut de Paris

    2 nunuches à l’assaut de Paris

    NKM et Rachida Dati réconciliées devant les photographes, Libération publie la photo de cet évènement historique et bouffon qui déclenche une salve de commentaires de lecteurs, à la hauteur de cette galéjade communicante. Qu’on en juge :

    • Idiotes patentées
    • Et vous êtes payé pour ça ? Photographier deux dindes !
    • Non mais sans rire, il faut arrêtez là. On est où pour que deux greluches de la droite bobo, aussi moches l’une que l’autre, aient autant personne que s’intéressent à elles?
    • Ohlàla la baronne NKM avec les cheveux dénoués, quel laisser-aller …
    • 2 crétines minaudent au Champs de Mars…Minables !
    • C’est toujours amusant, des grands bourges qui s’aventurent dehors, au café… Mises en scènes déplorables pour bruit de fond médiatique inepte.
    • Finalement, depuis Sarkozy en Camargue, les pauvres journalistes et photographes ne sont toujours pas redescendus de leur charrette à foin. Ce genre de pantomime est pathétique, ne trouvez-vous pas ? Servir la soupe à ces deux dindes, dans l’espoir de faire croire à on ne sait quelle unité… Prendre l’électeur pour un con, toujours et encore. A pleurer.
    • On attend le même récit et la même photo inutile avec Hidalgo devant la misère qu’elle et son chef ont créée depuis 12ans.
    • Etc…

    Il est vrai que nous sommes sur Libération mais ces commentaires sont frappés au coin du bon sens.