Catégorie : Europe

  • « Klimt. La Secessione e l’Italia » au Palazzo Braschi de Rome

    Klimt (1862-1918) est exposé dans le magnifique Palazio Braschi place Navonne (existe-t-il des palais romains qui ne soient pas magnifiques ?) qui retrace la vie de l’artiste et son rôle central dans la révolution artistique viennoise de la fin du XIXème siècle. Œuvres monumentales, décors de théâtre, compositions de collages de feuilles d’or et d’argent, tableaux baroques et libertins, il refuse l’académisme et crée la Sécession viennoise avec d’autres artistes pour dynamiter la vie artistique. Il est objet de vives critiques des conservateurs mais gardent le cap de l’innovation.

    Sa célèbre Frise Beethoven, ou ce qu’il en reste après reconstitution, également très critiquée, est exposée ici. Inspirée par la IXème de Beethoven, elle a reçu l’imprimatur de Gustav Malher et Auguste Rodin.

    Klimt, un artiste autrichien qui a su mettre un coup de pied dans la fourmilière du conservatisme artistique et accompagner le mouvement vers l’art contemporain !

  • Le musée du Vatican

    Et l’incroyable accumulation de richesses et d’œuvres d’art se poursuit, cette fois-ci dans la Cité du Vatican. Les œuvres de Raphaëlle et de Michel-Ange, au-dessus des autres bien sûr, mais ce sont des siècles d’art occidental qui se déroulent sous les yeux des visiteurs pour finir en apothéose avec la chapelle Sixtine, dédiée à l’Assomption de Marie : plafonds peints durant trois ans par le seul Michel-Ange, ancien et nouveau testaments sur les murs de côté, le jugement dernier sur le mur du fond et une incroyable fresque au plafond représentant les étapes de la Genèse.

    Devant une telle accumulation de richesses, on doit aussi se souvenir qu’elles ont été extorquées à la sueur du front des chrétiens qui ont financé un Vatican dont les membres n’eurent pas toujours une attitude très compatible avec le message de la Bible. On apprend d’ailleurs, au hasard des déambulations dans les galeries, que les pièces où les papes Borgia et leurs affidés commirent leurs forfaits furent fermées et interdites à toute visite durant des décennies. C’est ce bon pape Paul VI qui les a rouvertes.

    Autrefois les citoyens payaient leurs impôts aux seigneurs et à l’Eglise. Ils payent désormais uniquement l’Etat avec éventuellement une redistribution ensuite de l’Etat vers l’Eglise comme en Allemagne par exemple. L’Eglise catholique est allée aussi vers un peu plus de frugalité dans ses modes de vie mais reste assise sur une montagne d’actifs de grande valeur.

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  • Le Palazio Altemps

    Le musée Altemps

    Un magnifique palais du XVIème, occupé par quelques cardinaux successifs, racheté par l’Etat en 1982 pour être restauré et transformé en un petit musée de « quartier ». Aussi intéressant pour le bâtiment lui-même que pour les sculptures exposées.

    Aphrodite

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  • La Basilique Saint-Pierre

    Quel bâtiment ! Quelle puissance historique ! Quel monument culturel ! Quelle richesse incalculable ! La Basilique Saint-Pierre de Rome est un choc pour les visiteurs éblouis qui circulent dans cette magnificence dédiée aux papes, à la religion et à Dieu. Tout est gigantesque et impressionnant, les marbres, les statues, les plafonds et… la Pietà de Michel-Ange bien sûr. On peut préférer le minimalisme des églises romanes mais on ne peut manquer d’être percuté par ce monument.

    Même le défunt président de la Côte d’Ivoire fut impressionné par sa visite à Rome puisqu’il fit construire une réplique exacte de la basilique dans la brousse ivoirienne, à Yamoussoukro, son village natal. Personne n’a pu arrêter ce projet dispendieux et mégalomaniaque dans un pays en développement, et même le pape Jean-Paul II s’est cru obligé d’aller la bénir, en 1990. Déplorable symbole du mauvais développement…

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  • Le Caravage dans les églises de Rome

    Caravage – Saint Agostino
    Saint-Luigi dei Francesi

    Saint-Luigi dei Francesi est l’église fréquentée par les Français chrétiens de Rome et… les touristes venant admirer les œuvres du Caravage. A quelques pas de là, une très belle Vierge à l’enfant du même Caravage trône dans l’église Saint-Agostino.

    Saint-Luigi dei Francesi

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  • Le Château Saint-Ange

    Ancienne forteresse construite par l’empereur Hadrien en 125 pour devenir son mausolée, recyclée en fort de défense puis en résidence papale, en prison et enfin en musée, son statut actuel. On y bénéficie aujourd’hui du haut des murailles d’une vue magnifique sur Rome après un parcours historique dans l’histoire de Rome.

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  • La Villa Médicis

    Possession française à Rome, la Villa Médicis a été achetée par l’Etat en 1803 pour accueillir l’Académie de France à Rome, crée par Louis XIV pour y former chaque année une dizaine d’artistes et qui fut abritée dans différents palais romain avant cette Villa Médicis au cœur de Rome.

    Elle existe toujours aujourd’hui avec la même mission. Des artistes comme les musiciens Berlioz, Bizet, Gounod ou Debussy l’ont fréquentées, mais aussi des écrivains, des peintres, des sculpteurs, des architectes, des restaurateurs d’art, des historiens d’art…

    Le palais est une merveille de style renaissance du XVIème siècle, bâti par un cardinal en 1564, racheté par un autre, Ferdinand de Médicis, en 1576. Ce dernier va enrichir le parc et le bâtiment. Au gré des changement de propriétaires, elle échoit à la France napoléonienne qui en maintient la vocation artistique. Financée depuis par les contribuables français, elle est ouverte à la visite sur réservation et il ne faut se priver d’une délicieuse plongée dans l’amitié culturelle franco-italienne symbolisée par ce lieu exceptionnel au centre de Rome.

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  • Galerie Borghèse

    Galerie Borghèse

    Scipione Caffarelli-Borghèse (1577-1633), cardinal, neveu du pape Paul V (Camille Borghèse), fit construire la villa Borghèse qui deviendra galerie du même nom, réunissant une richissime collection d’œuvres d’art : sculptures helléniques, romaines, de Gian Lorenzo Bernini, peinture du Caravage, de Raphaël, Bruegel, Rubens, Titien…

    La première pièce de ce magnifique musée expose une exceptionnelle sculpture en marbre signée Canova représentant la sœur de Napoléon (1780-1825), Pauline, mariée en secondes noces au prince Camille Borghèse. La subtilité des détails est stupéfiante de réalisme, les plis du matelas sous le poids de la princesse, le galbe du corps… On a du mal à imaginer que tout cette beauté est partie d’un bloc de marbre brut.

    En cheminant dans les vastes salles on découvre aussi comment l’art baroque, né en Italie à la fin du XVIème siècle, a introduit le mouvement, l’exubérance des formes, la couleur et les effets dramatiques dans tous les domaines artistiques. Dans la galerie, de nombreuses sculptures de Bernini (1598-1680) permettent de comprendre cette évolution. Artiste favori de Scipione Borghèse il produit au début du XVIIème des sculptures éblouissantes exposées ici. Il sculpte le marbre comme de la pâte-à-modeler et produit des œuvres sublimes d’une incroyable maturité avant même d’avoir passé ses vingt ans. Il illustre à merveille, dans son domaine, le passage de l’art de la Renaissance au baroque dans la sculpture.

    Les aléas de la famille Borghèse poussèrent Camille, beau-frère de Napoléon, époux de Pauline, à vendre la collection familiale à l’Etat français en 1807. Il en récupèrera une partie après la chute de l’Empereur, avant que l’Etat italien ne rachète l’ensemble en 1902 à une famille en mauvaise santé financière.

    Le bâtiment abritant cette extraordinaire collection est située au faîte d’une colline boisée deminant la Piazza des Polulo. Aujourd’hui, une exposition temporaire de Damien Hirst est mixée dans le musée et vient se heurter aux œuvres baroques qui constituent ce palais d’une incroyable richesse. Les inspirations baroques des époques s’entrechoquent et donne à ce curieux mélange son aspect flamboyant.

    Le dernier Borghèse dont on ait entendu parler fut Junio Valerio Borghèse (1906-1974), officier sous-marinier sous Mussolini, ayant poursuivi le combat aux côtés des Allemands, fut condamné après la dernière guerre. Libéré en 1949, il se recycla dans l’extrême droite et aurait même été impliqué dans une tentative de coup d’Etat en Italie en 1970.

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  • Le temps des désillusions

    Le « tribunal constitutionnel » en Pologne vient de remettre en cause la primauté du droit européen sur le droit national polonais en déclarant que certains articles des traités européens sont contraires à la Constitution de ce pays. C’est l’aboutissement juridique d’une longue bataille de Varsovie contre l’un des principes fondateurs de l’Union européenne (UE). En France, les souverainistes jubilent puisqu’ils voudraient voir Paris suivre ce « bon » exemple et les européanistes dépriment devant ce qu’ils qualifient « d’attaques contre l’UE ».

    Ce n’est hélas qu’une malheureuse histoire où la malveillance s’additionne à l’individualisme. Les traités européens sont ce qu’ils sont, ils ont été, soit élaborés par les pays fondateurs, soit adoptés au fur et à mesure par les pays nouveaux-adhérents, condition sine qua non de leur adhésion. Les procédures d’évolution de ces traités existent et peuvent être appliquées dans les conditions de majorité requises. L’exemple récent de la sortie de l’Union du Royaume-Uni montre que tout est possible dans le cadre des règles élaborées, y compris la créativité comme l’accord nord-irlandais du Brexit.

    Les pays est-européens, comme le Royaume-Uni d’ailleurs, n’ont jamais vraiment endossé les principes politiques de l’UE. Mais la perspective de l’accès au marché communautaire et aux subventions significatives pour la mise à niveau de leurs économies les a poussés à adhérer pour encaisser ces avantages au plus vite, quitte à voir plus tard comment compromettre, ou pas, avec les contraintes politiques qui vont avec et qu’ils ont acceptées.

    Londres a essayé de modifier de l’intérieur l’esprit de l’UE, y a échoué puis est finalement parti. Varsovie est probablement plus réticente à envisager de sortir car les inconvénients socio-économiques seraient plus pénalisants pour ce pays qu’ils sont en train de l’être pour le Royaume-Uni. Elle se rend compte qu’elle n’arrivera pas à obtenir les conditions de majorité nécessaires pour faire adopter ses propres vues dans les traités, alors la Pologne reste dans l’Union, refuse d’appliquer certaines de ses règles et sème la zizanie, espérant peut-être convaincre certains Etats-membres de suivre pour éviter le chaos général.

    Evidemment cela agace un peu les partisans de l’esprit des pères fondateurs qui considèrent que si l’on bénéficie des ressources financières et des avantages commerciaux d’un groupe de pays, il convient de respecter les règles existantes, ou alors de les changer, mais en suivant les procédures élaborées à cet effet. Ce sont finalement des règles de fonctionnement qui sont assez similaires avec celles qui existent dans une copropriété en France.

    Les pays est-européens pensent différemment et ne veulent plus respecter les traités qu’ils ont acceptés au départ puis échoué à faire changer de façon consensuelle. Alors ils essayent de l’intérieur, comme un Cheval de Troie. Leur capacité de nuisance est importante et l’avenir dira s’il valait mieux partir en claquant la porte comme le Royaume-Uni ou rester en semant le chaos comme la Pologne ou la Hongrie. Entre une position claire et une attitude machiavélique, bien malin qui croit savoir qui l’emportera.

    C’est une nouvelle confirmation de l’erreur que fut l’ouverture de l’Union européenne à nombre de pays qui, dès le départ, n’étaient pas en mesure d’en accepter les contraintes ni n’avaient la volonté d’en respecter l’esprit. Une union politique ne peut valablement fonctionner qu’entre vrais amis. Une zone commerciale peut en revanche être étendue à des tiers avec qui l’on n’est pas forcément amis comme pour l’Espace économique européen (EEE) ouvert à la Confédération Helvétique ou la Norvège.

    Vous avez aimé le Brexit ? Vous allez adorer le chaos est-européen. Voici venu le temps des désillusions européennes !

  • Le Royaume-Uni procrastine

    Chappatte/Le Canard Enchaîné (30/12/2020)

    Comme cela était prévisible, le Royaume-Uni rechigne à respecter ses engagements pris lors de sa sortie de l’Union européenne (le brexit) qui stipulaient l’établissement d’une frontière commerciale en mer d’Irlande pour éviter d’avoir à rétablir une frontière formelle entre l’Irlande du nord (province britannique) et la République d’Irlande laissant ainsi sans contrôle l’importation en Irlande du nord de produits britanniques, donc en provenance d’un pays tiers, qui peuvent ainsi accéder, toujours sans contrôle, en République d’Irlande, donc au marché intérieur de l’Union européenne, et vice-versa.

    Le « protocole nord-irlandais » devait permettre de résoudre, au moins provisoirement, l’insoluble question de la présence britannique sur l’ile d’Irlande. Le non-respect de certains éléments de l’accord du brexit fait partie du jeu, des procédures existent pour le régler et/ou le sanctionner. Il suffit de les appliquer, ou de changer les textes du brexit. Entre gens intelligents et de bonne compagnie on devrait bien trouver un arrangement, au moins temporaire.

    A plus long terme, la question ne se résoudra que par la réunification irlandaise. Peut-être le brexit la précipitera-t-elle ? Il faudra alors régler le cas des unionistes protestants qui tiennent au maintien de leur statut britannique ce qui s’annonce complexe mais arrivera bien… un jour. Ces confettis de l’Empire coûtent et empoisonnent la vie de nombre d’Etats : la France avec la Nouvelle-Calédonie, Mayotte et d’autres, l’Espagne avec Ceuta et Melilla, le Royaume-Uni avec Gibraltar, etc. Ils se résoudront avec le temps et l’indépendance de ces confettis ou leur rattachement aux territoires géographiques auxquels ils appartiennent. C’est la logique, elle demande de l’intelligence et des dirigeants visionnaires pour être mise en œuvre. Cela viendra.

  • L’OTAN à livres ouverts

    A l’occasion du détournement d’un avion civil organisé par le satrape biélorusse dans l’espace aérien de son pays, on apprend que l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) va réduire les habilitations de l’ambassadeur biélorusse auprès de cette organisation. Pardon ? Il y a une « ambassade biélorusse » auprès de l’OTAN, une alliance militaire occidentale crée au temps de la guerre froide pour endiguer le communisme ?

    Une visite sur le site web institutionnel de l’OTAN permet de le confirmer. La Biélorussie fait partie de la quarantaine de pays « partenaires » de l’organisation comme la Russie, l’Irak, l’Afghanistan, le Pakistan ou la Mongolie. La définition du pays « partenaire » est donnée comme :

    L’OTAN s’attache à promouvoir la sécurité et à projeter la stabilité au moyen d’un vaste réseau de partenaires, qui compte plus de quarante pays non-membres de l’Organisation et qui s’étend de l’Europe centrale et orientale à des régions aussi éloignées que la région Asie-Pacifique.

    Les pays partenaires établissent individuellement des relations avec l’OTAN, qui couvrent différents aspects de la coopération pratique et du dialogue. De nombreux partenaires participent activement aux opérations et aux missions dirigées par l’OTAN. Certains d’entre eux aspirent à devenir membres de l’Alliance.

    L’Alliance travaille aussi avec les autres organisations internationales, telles que l’Union européenne (UE) et l’Organisation des Nations Unies (ONU).

    Certes ces objectifs sont sympathiques et on se dit que discuter est toujours mieux que de s’envoyer des missiles mais quand on voit la volonté affichée de nuire à l’occident déclinée par la Russie et ses affidés on peut raisonnablement se demander si le partenariat de ces deux pays, entre autres, avec l’alliance militaire occidentale sert à quelque chose d’autre qu’à affaiblir l’Ouest ? Il est peu probable que les pays de l’Est ouvrent de tels partenariats. Réduire les accès de l’ambassadeur biélorusse à l’OTAN semble bien être une réaction a minima. N’était-ce pas Lénine qui dit « Les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons » ? On en est toujours là !

    Lire aussi : La mauvaise foi comme stratégie – Keep on rockin’ in the free world (rehve.fr)

  • La mauvaise foi comme stratégie

    Alors que la communauté occidentale s’émeut du fait que la Biélorussie ait pu détourner un avion civil qui survolait son territoire pour le faire atterrir de force sur l’aéroport de sa capitale et arrêter un de ses opposants qui s’y trouvait, Roman Protassevitch, ainsi que sa femme de nationalité russe, les autorités de cet Etat expliquent doctement que l’avion avait demandé à atterrir d’urgence car menacé d’un attentat à la bombe par le mouvement palestinien Hamas mais en aucun cas « détourné » par la Biélorussie. Ce sont les autorités biélorusses qui avait informé l’avion des menaces qui planaient sur lui…

    L’ambassadeur en France de cette sympathique République a d’ailleurs expliqué sur son compte Twitter que l’équipage avait demandé un aéroport de détournement alors qu’il assurait la ligne Athènes-Vilnius, et que le plus proche était celui de Minsk… Le fait que la police en ait profité pour arrêter son opposant et sa fiancée n’est pas mentionné.

    Plus c’est gros plus ça passe. On se souvient que lorsque des militaires russes avaient été arrêtés en Ukraine dans les combats qui opposaient les forces officielles contre les séparatistes soutenus par Moscou, le président russe avait affirmé, sans rire, « je ne peux pas empêcher mes citoyens d’aller passer des vacances en Ukraine. »

    Nos démocraties sont bien faibles face aux comportements des satrapes de l’ex-URSS qui ne risquent pas grand-chose. La colère de leurs populations est sous contrôle et, dans le cas de la Russie, semble ne pas même se manifester tant le peuple russe apparaît majoritairement satisfait de faire la nique à l’Occident qui ne déploie que des effets de manche face à ces comportements de voyous. L’OTAN ne va probablement pas déclarer la guerre à la Biélorussie pour son comportement violent mais les appels du ministre français des affaires étrangères à « une réponse ferme et unie des Européens » est juste inutile. Comme toujours, lorsqu’on ne sait pas employer les mêmes méthodes que les adversaires, le mieux est de rester discret et d’activer les quelques leviers qui restent disponibles aux mains des démocraties, ceux des visas et du commerce par exemple. En attendant, l’espace aérien de l’Union européenne a été interdit aux avions biélorusses et les compagnies européennes ont été priées de ne plus survoler la Biélorussie. On peut craindre que ces mesures ne durent pas très longtemps.

    Un accord a été conclu entre l’Union européenne et la Biélorussie en mai 2020 visant à faciliter la délivrance réciproque des visas et facilitant la réadmission des personnes en séjour irrégulier. Est-il bien nécessaire de faciliter l’octroi respectif des visas ? En revanche l’aspect réadmission est intéressant. Mais quand on voit la facilité avec laquelle la Biélorussie ne respecte pas les accords internationaux qu’elle a signé, on se dit que la résiliation de celui-ci pourrait être envisagée facilement ?

    Lire aussi : Détournements d’avion par des Etats – Keep on rockin’ in the free world (rehve.fr)

  • Confinons Stéphane Bern !

    Le mari de la Reine Elisabeth II du Royaume Uni d’Angleterre et de d’Irlande du Nord est décédé à 99 ans après une longue carrière de prince consort. Il fut un homme valeureux et sympathique. Une cérémonie royale s’est déroulée aujourd’hui, retransmise sur toutes les télévisions françaises.

    Le dommage collatéral significatif de ce côté-ci de la Manche de tout évènement concernant la couronne de nos amis britanniques est que le service public français nous ressort systématiquement Stéphane Bern pour le commenter et ça, c’est bien le pire qu’il puisse nous arriver en plus d’un deuil royal. Avec sa tête de ravi de la crèche, décoré de l’ordre de l’Empire britannique et de la légion d’honneur française ???), il nous assène à chaque fois, deux heures durant, ses sempiternels commentaires vides de sens et dénués d’intérêt sur : « l’évènement historique », « la page qui se tourne » et bla-bla-bla. Selon la circonstance, mariage, naissance ou enterrement, il ajuste son ton : enthousiaste, délirant ou catastrophé. Quand le service public va-t-il donc confiner Stéphane Bern ?

  • Le Royaume-Uni montre le chemin

    Le Royaume-Uni annonce sur le site web de son ambassade à Paris une hausse du taux d’impôt sur les sociétés et les individus. L’impôt sur les sociétés passera de 19 à 25% d’ici 2023 sauf pour les petites et moyennes entreprises. Pour les individus, l’augmentation fiscale sera obtenue par la non-réévaluation des tranches d’impôt progressif jusqu’en 2026, ce qui revient au même qu’une hausse du taux.

    Maintaining the income tax Personal Allowance and higher rate threshold from April 2022 until April 2026.
    To balance the need to raise revenue with the objective of having an internationally competitive tax system, the rate of Corporation Tax will increase to 25%, which will remain the lowest rate in the G7. In order to support the recovery, the increase will not take effect until 2023. Businesses with profits of £50,000 or less, around 70% of actively trading companies, will continue to be taxed at 19% and a taper above £50,000 will be introduced so that only businesses with profits greater than £250,000 will be taxed at the full 25% rate.

    Budget 2021: What you need to know – GOV.UK (www.gov.uk)

    Comme souvent, le Royaume-Uni montre le chemin en matière économique et n’hésite pas à affronter la vraie vie. Les hausses d’impôt sont inévitables, au Royaume-Uni comme ailleurs pour financer une partie du désastre financier généré par la pandémie de la Covid19. La France serait bien avisée de cesser de raconter des sornettes à ses citoyens et d’admettre que les impôts vont bien augmenter et que ce qui reste à déterminer c’est le meilleur calendrier pour lancer cette évolution.

  • Ça y est, c’est fait, passons maintenant à autre chose

    Foolz/Charlie Hebdo (23/10/2019

    Ça y est : l’Union européenne et le Royaume-Uni se sont entendus sur 1 500 pages d’un traité de séparation qui va entrer en vigueur plus ou moins au 1er janvier 2021. C’est bien, c’était attendu, chacun va désormais vivre sa vie et assumer ses propres responsabilités. Il fallait en finir ! Nous y sommes.

    Il arrive un moment où lorsque qu’un individu ou un pays ne peut plus s’intégrer dans une organisation, il convient de l’en extraire sous peine de mettre à terre ladite organisation. Les conditions des relations futures sont encadrées par cet accord qu’il faudra maintenant décliner dans les détails ce qui ne manquera pas de provoquer encore nombre de difficultés que l’on résoudra entre gens intelligents et de bonne compagnie, par la négociation. On peut entrer dans l’Union européenne, on peut aussi en sortir, Londres vient de le démontrer. Rendez-vous dans dix ans pour tenter de mesurer les premiers effets de cette séparation dont personne ne peut aujourd’hui raisonnablement anticiper s’ils seront positifs, négatifs ou neutres.

    Le Royaume-Uni quitte le navire pour, globalement, « take back control », recouvrer sa souveraineté. C’est un mot à la mode et nombre de démocraties occidentales sont tentées par le repli sur elles-mêmes, à commencer par les Etats-Unis qui ont quitté plusieurs d’accord multilatéraux et affichent leur souverain mépris vis-à-vis des différentes organisations des Nations- Unies. C’est une tentation rampante des citoyens et de leurs dirigeants : toutes les mauvaises choses sont le fait de l’étranger, revenons dans nos frontières et tout ira mieux. Ce discours est largement relayé en France par les courants intellectuels et politiques souverainistes, et commenté favorablement par Mme. Michu au Café du Commerce.

    Le XXème siècle aura été marqué pour la multilatéralisation de la politique et la mondialisation de l’économie, avec tout de même quelques réalisations. Peut-être le XXIème sera celui de la démultilatéralisation et de la démondialisation ? Il suffit d’en décider. Londres et l’Union européenne viennent de montrer qu’on peut se séparer en faisant preuve d’un peu de constance et de beaucoup de courage face à l’incertitude de l’avenir. Ce n’est pas la première fois dans l’Histoire que Londres affiche de la détermination… A bon entendeur, salut !

  • La Pologne et la Hongrie bonnets d’âne de l’Union européenne

    La Pologne et la Hongrie ont mis leur veto au budget pluriannuel (2021-27) de l’Union européenne ainsi qu’au plan de relance, soit au total à peu près 2 000 milliards d’euros. Ces deux pays d’Europe de l’Est s’opposent à ce que le versement des fonds soit conditionné au respect des valeurs démocratiques qu’eux même ne respectent pas intégralement. Du coup, tout est bloqué en attendant un marchandage qui viendra bien un jour. A partir du moment où certaines décisions doivent être votées à l’unanimité, un seul Etat membre peut donc bloquer le mécanisme en votant contre.

    La France a fait exactement la même chose au mitan des années 1960 avec la fameuse « politique de la chaise vide » menée sous l’égide de MonGénéral alors installé à l’Elysée. La France avait alors refusé de siéger au conseil des ministres européens durant plusieurs mois bloquant de facto toute décision. Il s’agissait à l’époque pour la France justement d’empêcher l’abandon du principe de l’unanimité au profit d’un système majoritaire. Un compromis fut trouvé.

    Au-delà de ces questions électorales, le problème de fond ne fait que s’aggraver au fur et à mesure de l’élargissement de l’Union européenne à des pays exotiques. D’un club de six pays riches à l’origine, et à peu près d’accord sur un corpus de principes démocratiques communs, on a ouvert l’auberge espagnole à tout va et plus d’une vingtaine de pays tiers, souvent divers, parfois exotiques, sont rentrés. Chacun est arrivé avec ses objectifs nationaux et sa capacité de nuisance, plus le club grandit, plus la cacophonie s’intensifie et plus le concept de politique communautaire devient irréaliste.

    Et ça n’est pas fini, demain les négociations d’adhésion avec la Macédoine du nord et l’Albanie vont être lancées. La France a tenté de s’y opposer quelques semaines avant de s’incliner en mars 2020, sans doute à la suite d’un marchandage de couloirs. On se demande bien qui pourrait expliquer les avantages d’un tel élargissement qui s’annonce comme une mine de problèmes, y compris pour les candidats à l’adhésion. Qu’on y pense juste une minute : l’adhésion de l’Albanie et de la Macédoine à l’Union européenne ! Si ces deux pays ont besoin de sous pour financer leur développement il existe des mécanismes européens qui le permettent, mais les intégrer dans le processus politique européen n’est que chronique d’un désastre annoncé. Vous avez aimé la Bulgarie et la Roumanie ? Vous allez adorer l’Albanie et la Macédoine du Nord !

    Le mouvement d’accueil des nouveaux pays sera désormais difficile à inverser, sauf si la sortie du Royaume-Uni à la fin de l’année se déroule bien, mais il faudra au moins dix ans pour juger de son résultat avant peut-être de provoquer de nouvelles vocations de départ… En attendant, il faut donc gérer la diversité et les capacités de nuisance des uns et des autres. C’est le jeu de billes dans une cour d’école mais c’est ainsi que cela marche dans un groupe dont la majorité des membres a abandonné l’esprit des pères fondateurs de l’Europe.

  • Juan-Carlos exilé aux Emirats : quelle vulgarité !

    L’ex-roi d’Espagne Juan Carlos vient d’annoncer son exil aux Emirats-Arabes Unis. Il avait abdiqué en faveur de son fils en 2014 alors qu’il était déjà soupçonné de corruption, notamment en provenance des monarchies du Golfe persique, outre ses frasques en 2012 alors qu’il chassait l’éléphant avec une maîtresse au Botswana, ses enfants illégitimes, etc.

    Quelle tristesse alors que Juan Carlos avait su assurer une transition en douceur à la fin de la dictature militaire de Franco en 1975, et même défendre la démocratie lors d’une tentative de coup d’état militaire en 1981 ! Quelle destination vulgaire pour un Bourbon : les Emirats-Arabes Unis, royaume du clinquant où tout n’est qu’étalage de richesses et de tape-à-l’œil…

    Son entourage a fait savoir qu’il restait à la disposition de la justice en tant que de besoin si les affaires en cours nécessitaient sa parution. Un roi, même ex, fuyant son pays, qui plus est un Bourbon, voilà qui rappelle de mauvais souvenirs. A défaut de rester en Espagne, n’aurait-il pu choisir un pays d’exil un peu plus « européen » ? Après une fin de règne chaotique, voilà qu’il entame une fin de vie plutôt honteuse.

  • Les nouveaux garde-frontières délocalisés

    De nombreux candidats réfugiés tentent actuellement la traversée de la Manche entre France et Royaume-Uni pour pénétrer illégalement dans ce dernier pays. Londres accuse Paris de ne point en faire assez pour bloquer ces départs (voire de les favoriser) qui se traduisent par de l’immigration illégale sur son territoire. Evidement c’est toujours mieux pour Londres de laisser ces personnes en France, d’autant plus que l’accord dit « du Touquet » signé en 2003 convient que les contrôles douaniers pour passer du pays A vers le pays B se pratiquent sur le territoire de B par des douaniers de A, et vice-versa. Pour les demandeurs d’asile en Grande-Bretagne, si la demande est formulée avant le départ du navire c’est à la France de traiter la demande, si elle est faite après c’est le Royaume-Uni qui s’en charge et… qui renvoie le candidat en France si sa demande est rejetée ! Il n’est rien prévu de particulier pour les illégaux qui s’embarquent sur des bateaux de fortune. Londres participe au financement des frais engagés par la France pour assurer tous ces contrôles.

    Comme il y a beaucoup plus de réfugiés qui veulent se rendre de France vers l’Angleterre que l’inverse, Paris se retrouve avec un nombre important de réfugiés bloqués sur son territoire car ils ne peuvent pas être autorisés à prendre un bateau depuis la France puisqu’ils ne peuvent pas rentrer légalement dans le territoire de leurs rêves.

    Cela ne vous rappelle rien ? C’est grosso-modo le même modèle d’accord qui existe entre la Turquie et l’Union européenne (UE) : cette dernière paye Ankara pour que des réfugiés candidats à l’entrée dans l’UE soient maintenus en Turquie et empêchés de franchir illégalement la Méditerranée où ils aboutissent naturellement d’abord en Grèce et en Italie. La France est « bénéficiaire » de l’accord en cours avec la Turquie en ce qu’il bloque dans ce pays des candidats réfugiés dont certains seraient sans doute intéressés par s’installer en France, mais elle est en revanche « contributrice » à l’accord avec Londres puisque celui-ci aboutit à bloquer en France des réfugiés qui cherchent à se rendre au Royaume-Uni… En gros, Paris est le turc de Londres.

    Les deux accords affichent le même réalisme (teinté d’une touche de cynisme) à vouloir régenter des flux de réfugiés. Ils sont pour le moment relativement efficaces pour les pays « bénéficiaires » c’est-à-dire les pays de destination et reportent sur les pays « contributeurs » la charge d’accueil et de maintien des réfugiés. L’accord « du Touquet » présente l’avantage d’avoir été signé entre pays « bien élevés et de bonne compagnie » à la différence de celui impliquant la Turquie, pays qui vocifère, menace, ne respecte pas grand-chose et met ses menaces à exécution, au besoin en transportant officiellement les candidats réfugiés vers la frontière gréco-turque en leur faisant croire que le passage est libre[1]. S’il est sans doute possible de transiger avec le Royaume-Uni pour rééquilibrer l’accord « du Touquet », c’est mission impossible avec la Turquie qui continue à utiliser les flux de réfugiés, par ailleurs accueillis sur son sol, comme arme de dissuasion massive pour faire trembler les pays européens qu’elle n’aime pas beaucoup…

    Migrations et frontières : c’est la combinaison garantissant le niveau maximum de problèmes dans notre monde d’aujourd’hui (et peut-être aussi déjà dans celui d’hier). La Turquie joue adroitement avec ces deux leviers pour jeter le trouble dans les pays chrétiens d’Europe occidentale qui, par ailleurs, accueillent une forte diaspora de citoyens… turcs (ou d’origine turque) sur leurs territoires, notamment en Allemagne et en France, et à qui les nationalités allemandes et françaises ont été délivrées ou obtenues par le droit du sol ou le droit du sang en vigueur dans nos pays. Ce n’est pas là le moindre des paradoxes d’une situation inextricable qui en compte bien d’autres. Nous en sommes là !


    [1] On se souvient que à l’apogée de la crise des migrants en 2015-2016, des vieux cargos rouillés chargés de réfugiés étaient lancés sur les côtes françaises et italiennes après que leurs équipages aient pris la fuite sur les embarcations de secours. Une courte enquête permit d’identifier les ports turcs de départ de ces navires en perdition. Il semble que quelques photos satellites aient été transmises à Ankara par les autorités françaises et ces flux se sont taris assez rapidement.

  • Boris est sorti de l’hôpital

    Coco / Charlie-Hebdo (23/10/2019)

    Au début de la crise sanitaire, le premier ministre britannique Boris Johnson a fait partie des dirigeants occidentaux sceptiques quant à la gravité de ce virus, se vantant même à la télévision de ne pas respecter les gestes-barrière préconisés par le corps médical. Début 2020 le Royaume-Uni envisageait de suivre la stratégie de « l’immunisation de groupe » visant à laisser courir le virus pour qu’une majorité de citoyens s’auto-immunise quoi qu’il en coûte en nombre de morts.

    Plus récemment, et devant les prévisions dramatiques de morbidité si on laissait la pandémie courir, M. Johnson s’est finalement résolu à ordonner le confinement de ses citoyens. Dans le même temps il informait le peuple qu’il était lui-même contaminé. Il dut être hospitalisé en soins intensifs la semaine dernière et se trouve maintenant en convalescence dans sa résidence, sans doute pas à 100% de ses capacités pour tenir la barre du Royaume.

    Les négociations sur la relation future de la Grande-Bretagne avec l’Union européenne que Londres souhaitait conclure pour le 31 décembre 2020 sont au point mort et Boris Johnson a refusé de s’associer aux différents programmes de relance et de soutien mis en place dans le cadre de l’Union. Décidemment le Royaume-Uni reste tourné vers le large. Nous verrons dans 10 ans s’il a eu raison de persévérer dans son individualisme national.

  • Les effets économiques vertigineux de la crise sanitaire en cours

    Plus le coronavirus se répand à travers la planète, plus l’on constate les effets vertigineux de l’arrêt de l’économie mondiale. Les dirigeants des pays touchés (presque toutes les nations en réalité) avancent des plans de soutien et de relance qui se chiffrent en milliers de milliards d’euros ou de dollars. Le monde est déjà en récession, le commerce planétaire est en sévère recul, plus-ou-moins la moitié de la population terrienne est confinée. On est stupéfaits devant la rapidité avec laquelle tout le beau château de cartes de l’économie mondiale s’effondre. On pourrait penser qu’après tout un mois ou deux de ralentissement devrait pouvoir être absorbé sans trop de difficultés… mais ce n’est pas le cas et les Etats ne sont globalement pas en mesure de prendre le relais pour combler ces mois d’arrêt. Ou plus exactement, les Etats des pays développés vont emprunter massivement sur les marchés financiers pour injecter cet argent dans leurs économies et les autres vont faire ce qu’ils peuvent. Les déficits des finances publiques vont être gigantesques. Les banques centrales de ces pays riches ont déjà annoncé qu’elles faisaient sauter tous les verrous monétaires et étaient prêtes à racheter ces dettes étatiques, ce qui revient à faire tourner « la planche à billets » comme l’on disait autrefois.

    La théorie économique veut que la création de monnaie de la banque centrale sans contrepartie dans le développement de la production entraîne l’inflation. Ces théoriciens ne comprennent d’ailleurs toujours pas pourquoi ce n’est pas le cas depuis la crise financière de 2008. Laissons-leur encore un peu de temps pour réfléchir, les évènements actuels vont apporter des expériences en temps réel pour approfondir leurs analyses. Ce qui est probable est que cette masse considérable de dettes publiques en cours de construction va bouleverser durablement le système financier planétaire et devra bien être apurée d’une façon ou d’une autre, soit par de l’inflation soit par de l’impôt, dans les deux cas c’est bien nous les citoyens qui allons payer.

    Certains pays développés qui ont opté pour le confinement de leurs populations sont en train de penser sérieusement à y mettre fin même si le risque sanitaire est encore loin d’être éteint. Ils procèdent à une classique analyse coûts-bénéfices des deux alternatives : confinement avec une économie à l’arrêt et moins de morts immédiats versus non-confinement avec une économie qui fonctionne mais une morbidité sans doute beaucoup plus élevée. « Produit intérieur brut » vs. « Coronavirus », c’est un dilemme qui n’est pas facile à trancher (en dehors des plateaux télévisés), d’autant plus que les avis divergent à l’intérieur même des communautés scientifiques, économiques ou politiques. Pour le moment la France a opté pour le confinement et semble vouloir le prolonger encore quelques semaines.