Catégorie : Afrique

  • Indécent

    Les moines de Tibéhirine (Algérie) décapités en pleine guerre civile algérienne dans les années 90 donnent lieu à une polémique franco-algérienne comme seules ces deux rives de la Méditerranée savent en créer à intervalle régulier. C’est la fameuse question du « qui tue qui ? » qui revient sur le devant de la scène, une barbouze franchouillarde accusant l’armée algérienne du massacre. La presse et le microcosme locaux s’enflamment et un terroriste repenti revendique cet assassinat comme si on avait fait atteinte à son honneur d’avancer que quelqu’un d’autre ait pu en être l’auteur…

    On espère que ces moines de Tibéhirine, là où ils sont, ont appris à pardonner

  • La Francafrique en route vers le cimetière

    MM. Sarkozy et Chirac assistent aux obsèques du président gabonais Omar Bongo (1935-2009). Le premier est copieusement sifflé lorsqu’il arrive au palais présidentiel pour se recueillir sur la dépouille du défunt par de jeunes excités du parti au pouvoir qui lui reprochent d’avoir accéléré sa mort en ne bloquant pas l’instruction judiciaire en cours en France sur les biens mal acquis des dirigeants africains (hôtels particuliers dans le VIIème arrondissement, Mercédès et autres babioles). Il est peu probable que ce genre de tracas n’ait jamais causé la moindre insomnie à Bongo ni à ses pairs, encore moins précipité sa fin.

  • Le Gabon malin

    Giscard dit d’Estaing accuse Chirac de s’être fait financer sa campagne présidentielle de 1981 par l’argent de Bongo, feu le président du Gabon décédé il y a quelques jours. Outragé celui-ci jure ses grands dieux qu’il n’en fut rien. Il semble que malheureusement une partie de l’argent injecté dans les économies africaines par la coopération ou les entreprises françaises ait été récupérée par les mécanismes de financement occulte de la politique hexagonale durant des années, d’où les affaires diverses et variées qui ont émaillé l’actualité judiciaire de la Françafrique ces dernières décennies. Ce n’est pas brillant, c’est même carrément déplorable, la responsabilité des corrompus se mélange à celle des corrupteurs. Il y a deux choses qui sont certaines : (i) la politique française ne ressort pas grandie de tels agissements qui sans doute perdurent encore sous une forme ou sous une autre, (ii) tous les partis français ont mangé dans cette soupe au fumet nauséabond et sont donc mal placés pour se rejeter la balle.

    Dernière certitude, le Gabon qui est un équivalent émirat pétrolier continue à se traîner dans les bas-fonds du sous-développement pour sa population.

    Quant à Bongo, outre le financement de la démocratie française, il prenait un malin plaisir à afficher sur les murs de son bureau les photos de ses rencontres avec tous les présidents de la Vème République et leurs affidés, les Foccart, Le Floch Prigent, Tarallo et autres soldats perdus de la Françafrique. La stabilité de ce président gabonais fut sa force. Il en a joué avec subtilité pour obtenir ce qu’il voulait, notamment de l’annulation de dettes à répétition ce qui relève du tour de force (et du scandale financier) vu la richesse de son émirat, mais il a été bien plus fort en toutes occasions que l’ex-colonisateur empêtré dans les affres de la démocratie.

  • Conférence de Durban sur « des manifestations contemporaines du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l’intolérance »

    Finalement, après quelques effets de tribune convenus et prévisibles, la déclaration finale de la conférence d’examen de la mise en œuvre et de la déclaration et du programme d’action de Durban sur les droits de l’Homme est un texte correct qui paraît équilibré. Quelques extraits :

    11. Réaffirme que la démocratie et une gouvernance transparente, responsable, soumise à l’obligation de rendre des comptes et participative aux échelons national, régional et international, prenant en compte les besoins et les aspirations de la population, sont essentielles pour prévenir, combattre et éliminer effectivement le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée;

    12. Déplore la recrudescence mondiale et le nombre des cas d’intolérance et de violences raciales ou religieuses, notamment d’islamophobie, d’antisémitisme, de christianophobie et d’antiarabisme, se manifestant en particulier à l’égard de personnes par des stéréotypes désobligeants et une stigmatisation fondés sur leur religion ou conviction, et, à ce propos, exhorte tous les États Membres des Nations Unies à appliquer le paragraphe 150 de la Déclaration et du Programme d’action de Durban;

    13. Réaffirme que toute apologie de la haine nationale, raciale ou religieuse incitant à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence doit être interdite par la loi, réaffirme en outre que toute propagation d’idées reposant sur la notion de supériorité raciale ou sur la haine, l’incitation à la discrimination ainsi que les actes de violence ou l’incitation à commettre de tels actes doivent être érigées en infractions tombant sous le coup de la loi, conformément aux obligations des États, et que ces interdictions sont compatibles avec la liberté d’opinion et d’expression;

    62. Rappelle que l’esclavage et la traite des esclaves, en particulier la traite transatlantique, l’apartheid, le colonialisme et le génocide ne doivent jamais être oubliés et, à cet égard, se félicite des mesures prises pour honorer la mémoire des victimes;

    86. Exprime sa préoccupation face à la persistance de la discrimination contre les femmes et les filles fondée sur la race et de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l’intolérance à leur égard et souligne combien il est urgent de lutter contre une telle discrimination en donnant la priorité à l’élaboration d’une approche systématique et cohérente en ce qui concerne l’identification, l’évaluation, la surveillance et l’élimination de cette discrimination à l’égard des filles et des femmes, conformément à la Déclaration et au Programme d’action de Durban;

    129. Invite la Fédération Internationale de Football Association à adopter, à l’occasion de la coupe du monde de football qui se tiendra en Afrique du Sud en 2010, un thème frappant les esprits sur le non-racisme dans le football et prie la Haut-Commissaire aux droits de l’homme, en sa qualité de Secrétaire générale de la Conférence d’examen de Durban, de porter cette invitation à l’attention de la Fédération et la question du racisme dans le sport à l’attention d’autres organismes sportifs internationaux intéressés;

    Il y a même un couplet sur le racisme dans le fouteballe, ce qui n’est sans doute pas inutile.

    Bien sûr tout ceci n’est qu’un texte, mais ce sont au moins des objectifs communs signés par la communauté internationale, toutes tendances confondues. C’est bien d’avoir pu le faire.

  • Pirates dans le golfe d’Aden

    L’armée française prend d’assaut le voilier de plaisance piraté par des Somaliens : deux pirates et un otage sont tués dans la bagarre. Mais qu’allait faire une petite famille de bretons en goguette dans le golfe d’Aden ? Il semble que la marine nationale avait tenté de les décourager de traverser ces eaux dangereuses, mais sans succès.

    Les forces américaines ont également récupéré par la force leur otage, capitaine d’un cargo chargé d’aide humanitaire. La tension monte, la Somalie en pleine déliquescence continue de faire peur au reste de la planète. Tout le monde s’est cassé les dents dans sur pays anarchique. L’opération « Restore hope » en 1993 où 25 000 soldats et à peu près autant de personnel pour reconstruire et tenter de faire négocier les cheffaillons de guerre pour recréer un Etat, se terminera par un retrait piteux. L’Ethiopie en 2006 entre en Somalie avant d’en ressortir tout aussi piteusement deux ans plus tard. Depuis le pays sombre dans le banditisme, la violence et le chaos, avec sans doute des liens avec le terrorisme. C’est un cas d’école à peu près unique au monde et personne ne sait comment s’en sortir.

    Mais après tout, la piraterie est un mode de fonctionnement dans la région depuis plusieurs siècles. Relisons Rimbaud et de Monfreid…

  • Les pirates somaliens en pleine activité

    Un bateau de plaisance français est encore détourné par des pirates somaliens, avec quatre personnes à bord plus un bébé. Mais que vont encore chercher des bateaux de plaisance au large de la Somalie ? Les gens ne sont-ils pas suffisamment informés que la région est dangereuse ? Le bon sens populaire semble se perdre. Dans le même temps un navire américain chargé d’aide alimentaire du PAM à destination du Kenya probablement pour distribution aux affamés somaliens, est aussi attaqué par des pirates somaliens…

    Cela fait penser au magistral roman de Jean-Edern Hallier, « Fin de Siècle », sur l’aide humanitaire qui commençait par le crash sur l’aéroport de Bangkok d’un avion transportant des enfants thaïlandais à adopter, avec un convoi de médicaments. La réalité plus forte que la fiction. Pauvre planète.

  • Le dogme et la maladie

    Benoît 16 soupapes fait encore une sortie de son cru. Rien de bien neuf sous le soleil, toujours une vision très conservatrice du monde qui l’entoure. Mais pourquoi changerait-il ? Il a été élu pour ça.

    Il s’agit cette fois-ci de préservatifs qui ne seraient pas la solution du problème du sida en Afrique, et même l’aggraverait. Il a dit cela dans l’avion qui l’emmenait à Yaoundé donc cela a créé un léger buzz sur les ondes médiatico-mondaines. Il ne s’agit pas d’une gaffe ou d’un raté de communication mais de sa pensée profonde sur le sujet. C’est un dogme, comme l’immaculée conception, et il ne faut pas s’attendre à ce qu’il en change. Voir un jour le pape distribuer des préservatifs sur le marché de Douala, c’est un peu comme si Fidel Castro montait un hedge fund à Wall-Street ! Cela ne se produira pas, ne rêvons pas. S’attendre à ce qu’il passe ses convictions sous le tapis n’est guère plus réaliste.

    Mais après tout, est-ce si grave ? N’a-t-on pas tendance à surestimer l’influence de la parole papale ? Combien d’individus sur les 22 millions de malades du sida en Afrique ont été sensibles aux pensées de Benoît 16 soupapes ? Sans doute seulement une infinitésimale minorité, donc le pape peut pérorer ses dogmes et ses convictions tant qu’il le voudra sans que cela ne change plus la face du Monde, dommage pour lui mais heureusement pour les malades.

    Autant traiter cette sortie comme elle le mérite, pas le mépris plutôt que dans le tintamarre. Si l’on n’aime pas son auteur, il ne fallait pas voter pour lui.

  • Retour de flamme de la dette

    Abdoulaye Wade, président du Sénégal se moque gentiment de l’occident en minaudant sur les ondes de France Inter :

    Mais dîtes moi n’est-ce pas une crise de la dette que vous vivez là ? Une crise de riches sans doute, mais qui risque de générer une baisse de l’aide au développement…

    Bon, il n’a pas tout à fait tort notre camarade sénégalais, la preuve est faite qu’il n’y a pas que le tiers monde qui se laisse submerger par sa dette. En fait c’est une crise de pays vieux et riches. Cruel retour de flamme qui en annonce sans doute d’autres !

  • Les pirates somaliens régulent la pêche

    Les pirates somaliens attaquent les thoniers français aux Seychelles à coups de lance-roquettes, du coup ceux-ci refusent de sortir en mer sans la protection de la Marine nationale : un bon moyen de faire respecter les quotas de pêche ces pirates ! On devrait les lâcher sur les baleiniers japonais cela pourrait peut-être sauver les baleines ?

  • La Somalie en feu

    Il semble que la Somalie soit toujours un non-Etat de forbans qui mettent la région et leurs côtes à feu et à sang depuis 15 ans. La navigation au large de ce sympathique pays est devenue éminemment dangereuse. Malgré tout, des navires de plaisance continuent à croiser au large de ses rivages. Il semble que très régulièrement les forbans susnommés rackettent, rançonnent et prennent en otage les marins ou touristes de ces navires, et chaque fois il faut payer des rançons, mobiliser l’armée française et tout le saint-frusquin. N’y aurait-il pas moyen d’interdire à ces plaisanciers d’opérette de naviguer dans cette région et de les envoyer en Méditerranée ouest où le pirate est tout de même moins vif ?

  • Désastre au Zimbabwe

    Mugabe, dit « Bob », dictateur très âgé du Zimbabwe a bien mené son coup et se débrouille pour se retrouver candidat unique au deuxième tour des élections présidentielles de son pays ruiné. Il a tout de même réussi à énerver, même Mandela qui y est allé de son communiqué contre Bob, soutenu malgré tout par le reste de l’Afrique.

  • Business frauduleux et cynique en Afrique

    On reçoit régulièrement des emails de correspondants africains proposant des affaires mirifiques. Déjà il y a vingt ans, en Afrique, le même genre de propositions circulaient par fax. Ce doit être désormais les enfants des escrocs de ce temps qui perdurent aujourd’hui. Le plus étonnant est qu’il y ait encore des gogos pour ce faire prendre à ces attrapes-couillons et y laisser des plumes :

    FROM MR USMAN KAMAL..
    BILL AND EXCHANGE MANAGER
    BANK OF AFRICA(BOA)
    OUAGADOUGOU BURKINA FASO.

    CONFIDENCIAL

    DEAR FRIEND,
    I AM THE MANAGER OF BILL AND EXCHANGE AT THE FOREIGN REMITTANCE DEPARTMENT OF BANK OF AFRICA (B.O.A) HERE IN OUAGADOUGOU, BURKINA FASO. IN MY DEPARTMENT WE DISCOVERD AN ABANDONED SUM OF $25 MILLION UNITED STATE DOLLARS (TWENTY FIVE MILLION US DOLLARS) IN AN ACCOUNT THAT BELONGE TO ONE OF OUR FORIEGN CUSTOMER (MR. ANDREAS SCHRANNER FROM MUNICH, GERMANY) WHO DIED ALONG WITH HIS ENTIRE FAMILY IN JULY 2000 IN A PLANE

    http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/europe/859479.stm

    SINCE WE GOT THE INFORMATION ABOUT HIS DEATH, WE HAVE BEEN EXPECTING HIS NEXT OF KIN TO COME OVER AND CLAIM HIS MONEYBECAUSE WE CANNOT RELEASE IT, UNLESS SOMEBODY APPPLIES FOR THE NEXT OF KIN OR RELATION TO THE DECEASED AS INDICATED IN OUR BANKING GUIDLING AND LAW BUT UNFORTUNATELY WE LEARNT THAT HIS NEXT OF KIN DIED ALONG WITH HIM IN THE PLANE CRASH.

    THE BANKER GUIDLINE HERE A RESPONSABLE PERSON, AND WHO THE BANK CAN INTROSSTED THIS TREASURY AS UNCLAIMED FUND. THE RESQUEST OF FORIEGNER AS NEXT OF KIN IN HIS BUSINESS IS OCCASSIONED BY THE FACT THAT THE CUSTOMER WAS A FOREIGNER AND A BURKINABLE CANNOT STAND AS NEXT OF KIN TO A FOREIGNER.

    I AGREE THAT 30% OF THIS MONEY WILL BE FOR YOU AS A RESPECT TO THE PROVISION OF A FOREIGN ACCOUNT, 10% WILL BE SET ASIDE FOR ANY EXPENSES INCURRED DURING THE BUSINESS AND 60% WOULD BE FOR ME, THEREAFTER, I WILL VISIT YOUR COUNTRY FOR DISBURSEMENT ACCORDING TO THE PERCENTAGE INDICATED THEREFORE, TO ENABLE THE IMMEDIATE TRANSFER OF THIS FUND TO YOU AS ARRANGED, YOU MUST APPLY FIRST TO THE BANK AS RELATION OR NEXT OF KIN OF THE DECEASED INDICATING YOUR BANK NAME, YOUR BANK ACCOUNT NUMBER, YOUR PRIVATE TELEPHONE NUMBER AND YOUR FAX NUMBER FOR EASY AND EFFECTIVE COMMUNICATION AND LOCATION WHERE IN THE MONEY WILL BE REMITTED.

    UPON RECEPIT OF YOUR REPLY, I WILL SEND TO YOU BY FAX
    OR EMAIL THE TEXT OF APPLICATION. I WILL NOT FAIL TO BRING TO YOUR NOTICE THIS TRANSACTION IS HITCH-FREE AND THAT YOU SHOULD NOT ENTERTAIN ANY ATOM OF FEAR AS ALL REQUIRD ARRANGEMENTS HAVE BEEN MADE FOR THE
    TRANSFER. YOU SHOULD CONTACT ME IMMEDIATELY AS SOON AS YOU RECEIVE THIS LETTER. TRUSTING TO HEAR FROM YOU IMMEDIATELY.

    FOR FURTHER COMMUNICATION PLEASE CONTACT METHROUGH MY PRIVATE EMAIL ADDRESS: xxx@mixmail.com
    AM AWAITING FOR YOUR URGENT RESPONSE!!!

    YOUR’S FAITHFULLY,
    FROM MR USMAN KAMAL

  • Retour de flamme en Somalie

    Le pirate somalien s’est fait attraper ! L’armée française a récupéré une petite dizaine des membres de l’équipe qui avait arraisonné un navire de plaisance dans le Golfe, et au passage une partie de la rançon. Avec l’accord des autorités officielles somaliennes (ou ce qu’il en reste) ils ont été transférés en France où ils devraient être jugés. Bien joué ! Les prisons françaises seront sans doute plus sûres pour eux plutôt que les pistes en Somalie avec 2 millions de dollars dans les poches… Mais on ne donne pas cher de la peau des futurs otages français qui seront kidnappés en Somalie, mieux vaut aller passer ses vacances ailleurs pour les prochains mois !

    Lire aussi : Tourisme en Somalie

  • Tourisme en Somalie

    Prise d’otages d’un bateau de plaisance de luxe en Somalie. L’Afrique reste dangereuse, les touristes semblent l’oublier ? On a eu les routards flingués en Mauritanie l’an passé, la Somalie aujourd’hui, il y en aura d’autres demain.

    La Somalie est un cas d’école que tout le monde a essayé de régler, sans succès. L’Occident il y a quelques années avec l’opération américano-onusienne Restaure Hope en 1992 a déployé une armée moderne pour escorter des camions d’aide alimentaire et a dû se retirer dans la débâcle sous les coups de boutoir de milices dépenaillées marchandant déjà de l’otage à coups de rançons. Débâcle sans doute mais au moins des dizaines de milliers de personnes ont pu être nourries pendant quelques mois. Aujourd’hui ce sont des forces africaines venues d’Ethiopie qui essayent de régenter ce pays-foutoir. Ça n’a pas l’air de faire de fulgurants progrès…

  • La Françafrique fait toujours recette

    Pour contester une visite du nouveau sous-ministre de la Françafrique au Gabon, des altermondialistes ou assimilés posent des scellés symboliques sur l’hôtel particulier parisien de ce bon vieux El Hadj Omar qui a eu la tête de son prédécesseur. Rigolo !

  • Compromissions franco-africaines

    Le Monde de ce soir illustre un article sur la taxe « Chirac » (1 euro prélevé sur chaque billet d’avion pour améliorer l’accès aux médicaments des pays en développement) par une photo où Chichi trône au milieu de Sassou, Bongo et Biya, belle brochette de dictateurs africains à la tête de quasi-émirats pétroliers depuis des décennies… Faute de goût, on aurait pu faire plus misérabiliste comme illustration, certes il y a aussi Compaoré du Burkina-Faso, moins riche et plus sympatoche que ses collègues, mais il est dans le fond et à moitié caché par ce bon El Hadj Bongo.

  • Désastre au Zimbabwe

    Toujours à la barre d’un navire coulé, Mugabe, 84 ans, organise sa réélection au Zimbabwe en battant le record du monde d’inflation de tous les temps. Le pays à la dérive s’est définitivement effondré après la réforme agraire de 2000 qui a constitué à redistribuer aux copains et aux coquins les terres confisquées aux fermiers zimbabwéens blancs. Autrefois grenier de l’Afrique australe, la production agricole ne suffit plus à nourrir la population. C’est affligeant !

  • La Franceafrique surnage dans le cloaque

    La Franceafrique surnage dans le cloaque

    Les caciques africains, Bongo, Sassou et consorts, ont eu la tête du ministre français de la coopération (Jean-Marie Bockel) qui s’était fixé comme louable objectif de signer l’avis de décès de la Françafrique, le tout agrémenté d’articles récents dans la presse française sur les fortunes parisiennes de ces dictateurs (hôtels particuliers, flottes de véhicules de luxe, etc.). D’autres avant lui s’y étaient essayés et tous avaient mordu la poussière devant les récriminations de nos chefs de bandes locaux. La rupture sur ce point est repoussée à plus tard…

  • Des soldats français au Soudan

    Le soldat français disparu qui avait passé la frontière du Soudan a été retrouvé mort. Les Soudanais qui ne goûtent pas trop le fait de voir des militaires européens les empêcher de massacrer leurs populations sédentaires du Darfour marquent leur territoire… à leur manière. Qu’on se le dise, ils sont chez eux !

  • L’armée française se frotte aux guerriers soudanais

    Ça y est, nous avons déjà un soldat français blessé et un autre capturé (?) par des soldats soudanais ou rebelles du Darfour. Ces soldats faisaient partie de la force militaire européenne présente au Tchad.

    Le Soudan va probablement mettre un peu moins de bonne volonté à libérer ces soldats qu’il en a mis à nous livrer le terroriste Carlos dont il ne savait plus quoi faire il y a quelques années.

    Lire aussi : Des soldats français au Soudan