Catégorie : France

  • Terrorisme religieux à Paris

    Paris encore attaqué hier soir par des terroristes religieux, a priori islamistes : 8 lieux différents dont une salle de concert, des mitraillettes et des ceintures d’explosifs qui ont permis aux attaquants de se faire exploser après avoir rafalé des passants, plus de 120 morts, des dizaines de blessés graves. Le groupe Etat islamiste qui répand déjà sa terreur en Irak, en Syrie et ailleurs, a revendiqué ces actions. L’état d’urgence est déclaré et les frontières françaises fermées.

    Une nouvelle fois on reste sans voix devant l’impuissance de nos vieilles démocraties face  de tels phénomènes de violence. Ils parlent à Dieu quand l’occident échange avec Descartes, pas facile de trouver un terrain d’entente dans ces conditions. Leur puissance de nuisance provoque plus d’effets que nos armes sophistiquées, leur foi nihiliste leur apporte plus de certitudes que nos raisonnements démocratiques. La bonne réaction n’est pas facile à définir.

  • Nouveau psychodrame fiscal

    Le gouvernement issu de la majorité précédente luttait déjà pour réduire les déficits des finances publiques et, entre deux augmentations des dépenses, érodait quelques-unes des multiples niches fiscales dont bénéficient contribuables. L’une d’elle consistait à faire bénéficier pour leur vie durant les « parents isolés » c’est-à-dire les pères ou mères ayant élevé un ou des enfants seuls. Le bénéfice à vie de cet avantage fiscal a été discuté au-delà de la période d’éducation des enfants et le parlement dans sa grande clairvoyance a jugé utile de fermer cette niche en 2010 avec effet progressif afin d’en lisser les effets sur les revenus nets.

    L’impact plein de cette mesure porte sur 2015 et aboutit à faire payer plus d’impôt aux parents isolés. L’une des conséquences est que du coup leur revenu fiscal de référence augmente et cela déclenche également la fermeture de l’accès à d’autres niches fiscales comme des exonérations de taxes d’habitation. Les corporations concernées se sont plaintes par la voix de leurs élus et de nouvelles mesures conservatoires sont prévues pour annuler les effets de ces fermetures de niches.

    C’est un vrai problème français : ni les citoyens ni les élus n’ont compris que « baisser les dépenses » revient à dépenser moins ou que « réduire les niches fiscales » aboutit à augmenter les impôts de ceux qui en bénéficiaient. Ces évidences méritent d’être mieux expliquées car il ne va pas être facile de réduire les déficits des finances publiques si les citoyens ne comprennent pas de quoi il s’agit. Evidemment les élus n’ont pas vraiment envie de dire que les avantages donnés aux uns sont donc payés par autres. Augmenter les dépenses ou baisser les impôts a le même effet sur l’équilibre des finances publiques, de même que réduire les dépenses ou accroître les impôts. Donner des avantages aux uns c’est faire payer les autres. C’est le b.a.-ba de la comptabilité publique qui devrait figurer en préambule de tout programme politique et constituer la moitié des explications données par les élus à leurs électeurs.

  • Fouteballe : on touche le fond

    CH_20140625_BenzemaDeux ahuris cramponnés et quelques comparses sont impliqués dans une sombre affaire de sextape : l’un faisant chanter l’autre au sujet d’une vidéo relatant ses exploits sexuels avec sa femme. Le second ayant porté plainte, le premier se retrouve mis en examen. Ces deux zigotos poussant la balle dans la même équipe de France, cela promet une franche solidarité pour les compétitions à venir.

    Ces sportifs surpayés à coups de millions d’euros par an ne semblent avoir rien de mieux à faire que ces chantages à la petite semaine dignes de cours de récréation. Passe encore qu’ils enregistrent leurs ébats sexuels sur leurs téléphones portables mais ne pourrait-on pas simplement les exclure de l’équipe de France (financée par les contribuables français) lorsqu’ils sont compromis à de tels niveaux d’imbécilité et de sous-développement moral ?

  • La France ne s’en remet pas

    Rugby_2015

    Les brutes avinées qui poussent leur ballon ovale vers l’arrière pour marquer des essais vers l’avant en défendant les couleurs de l’équipe de France ont perdu leur quart de final du championnat du monde le mois dernier face une autre horde de brutes totales venues de Nouvelle Zélande. On le sait et l’hexagone ne s’en est pas remis. Depuis le pays est sous psychothérapie collective avec déclarations de ministres, d’anciens joueurs, de cadors de fédération, de journalistes gouailleurs à l’accent du sud-ouest et de Mme. Michu au café du commerce.

    En fait si l’on sait compter, perdre en quart de finale cela veut dire que l’on est entre la cinquième et la huitième place du monde ? C’est déjà pas mal et peut-être pas la peine d’en faire autant. Si l’on était 5ème du monde en croissance économique on ne se plaindrait pas tant que ça !

    Alors haut les cœurs, savoir que nos brutes avinées avec si peu de neurones indemnes après tant de chocs peuvent faire 5ème du monde en poussant des ballons vers l’arrière nous laisse espérer que tous les beaux esprits qui sortent de nos grandes écoles vont bien arriver à faire passer notre beau pays dans le classement du PIB par habitant de 20ème à 15ème par exemple. Ne perdons pas espoir !

  • Guaino le (très) colérique

    CH_20130501_GuainoHenri Guaino devient de plus en plus colérique et inconstant. Il pique des crises sur les plateaux télévisés qu’il quitte en direct, il invective avec fébrilité la justice aux micros des journalistes et de l’assemblée nationale, etc. Il devrait se surveiller car il est guetté par la crise d’apoplexie. Accessoirement il a déjà été condamné en appel par cette justice qu’il honnit tant, pour outrage à magistrat.

    Et voilà qu’il remet le couvert le 28 octobre à l’assemblée nationale en éructant contre les juges. Sur les images de télévision on le voit ne maîtrisant plus les tremblements agitant ses mains, il a fallu couper son micro pour laisser le gouvernement lui répondre :

    « Dans la magistrature comme partout ailleurs il y a des gens qui honorent leur fonction, il y a aussi des pervers, des psychopathes, des militants aveuglés par leur idéologie, des gens auxquels l’ivresse de leur toute puissance fait perdre tout discernement ! »

    Si la justice mécontente les députés il leur suffit d’en changer le fonctionnement. Ils ont le pouvoir de le faire en votant à la majorité. Plutôt que de s’invectiver devant les caméras et ressasser leurs vieilles badernes sur la justice dépendante ou indépendante, laxiste ou pas, qu’ils se mettent au travail sur un sujet où il y a évidemment des améliorations à mettre en œuvre. Par contre il n’est pas facile d’identifier au recrutement les magistrats pervers, psychopathes ou simplement laxistes et de gauche. Même la Loi aura du mal à les empêcher d’accéder à la magistrature s’ils en ont les compétences, il faut simplement s’assurer qu’il existe suffisamment de garde-fous pour empêcher leurs tendances révolutionnaires ou conservatrices de s’exprimer trop librement. Messieurs les députés, c’est votre boulot !

    En attendant Guaino a été condamné à une amende 2000,00 EUR par la cour d’appel et il ne s’est pas encore pourvu en cassation. A ce jour il doit 2 000,00 EUR aux contribuables français.

  • L’âge de la retraite repoussé en douceur

    Des syndicats patronaux et ouvriers se sont réunis au sujet du financement des années à venir pour les caisses de retraire complémentaires et sont convenus de repousser à 63 ans l’âge minimum à laquelle un salarié cotisant pourra faire valoir ses droits à une retraite pleine via un système de bonus-malus. C’est malin car l’âge minimum légal reste à 62 ans comme en a décidé la dernière réforme de 2010, mais probablement la majorité des personnes atteignant les 62 attendront en fait 63 pour partir afin de bénéficier de leurs retraites pleines, principale et complémentaires, ce qui évitera au parlement d’avoir à légiférer sur une réforme forcément impopulaire.

    Evidemment tous les syndicats n’ont pas approuvé la réforme mais trois d’entre eux ont signé aux côtés du syndicat patronal et cela suffit pour valider l’accord. Il s’agit de la CFDT, la CFTC et la CGE-PME. Cela montre qu’il ne faut pas « désespérer de Billancourt » et qu’entre gens intelligents et de bonne compagnie on peut arriver à réformer la France sans guillotiner les rois ! C’est une bonne nouvelle.

  • Le communautarisme encore à l’œuvre

    Des manifestants communautaires brûlent des voitures, bloquent routes et voie ferrée une journée durant à Moirans dans l’Isère en réclamant la possibilité pour l’un des leurs, emprisonné, de pouvoir sortir temporairement de prison pour assister aux obsèques de son frère, celui-ci étant décédé dans un accident de la route au volant d’une voiture volée et de retour d’un cambriolage… Le refus de sortie temporaire a été motivé par des violences en détention. Finalement, le jeune homme décédé sera enterré dans le calme et sans son grand frère.

    Cette affaire, comme bien d’autre, marque la dérive du communautarisme qui aboutit à la négation de l’intérêt général au profit de celui des communautés, voire des individus concernés. On atteint ici un sommet dans l’absurde quand on voit le passif judiciaire des impétrants. Mais nous sommes dans un monde où plus personne n’est responsable de rien, chacun évoque ses droits et néglige ses devoirs, alors on casse, on brûle, on se plaint, on exige et qu’importe l’intérêt général. Il s’agissait à Moirans de la communauté gitane mais cela aurait pu en être bien d’autres. Ainsi va la vie aujourd’hui, tristement.

  • Indécence et beaufitude

    Un grave accident de la circulation fait 43 morts sur une petite route du sud-ouest. Aussitôt les chaînes de télévision s’emparent du sujet avec la délectation morbide qui leur sied si bien en de telles circonstances et la perspective d’amélioration de leurs recettes publicitaires qui ira de pair avec la croissance de leur audience.

    France 2 a immédiatement créé son petit logo-en-bas-à-droite-de-l’écran « collision mortelle » et dépêché ses reporters à travers la France pour « couvrir l’évènement ». Evidemment l’accident s’étant déroulé le matin même personne ne sait bien encore comment expliquer un tel tragique bilan mais tout le monde échafaude, envisage, imagine, raconte ce qui aurait pu se passer sur cette route tragique. Le plus piquant pour les journalistes est que la majorité des morts sont des retraités en goguette tous issus du même petit village. Tous les ingrédients sont réunis pour un 20H mémorable.

    Les journalistes se rendent dans le village, filment les familles en pleurs qui ne savent pas même encore si leurs proches sont morts ou vivants, interrogent au hasard des rues : « c’était votre mère ? », « que savez-vous ? », « on ne vous dit rien, comment est-ce possible ? », « que ressentez-vous ? », etc…

    La Marie Drucker avec sa dégoulinade de cheveux noirs sur l’épaule en profite même à la fin des 20 mn du journal consacré à l’accident pour conseiller aux téléspectateurs de télécharger l’application « FranceTVInfo » pour pouvoir continuer à suivre en direct les prochaines étapes de l’affaire. Ca ne peut pas faire de mal !

    Comme à chaque exploitation du tragique par la presse racoleuse on reste confondu devant tant d’indécence et de beaufitude. Comment peut-on délivrer des cartes de presse (et l’accès aux niches fiscales qui vont de pair pour leurs titulaires) à de tels profiteurs de gogos ? Nous le savons depuis longtemps, la presse à la recherche d’audience est, avec le fouteballe, très fortement génératrice d’abrutissement des masses, mais parfois les bornes de la décence sont clairement dépassées comme ce soir, hélas.

  • Des sous…

    Gentilly_20150925

    Le département du Val de Marne se paye des affiches pour réclamer ce que l’Etat « lui doit ». Comme toujours le syndrome français du découplage entre recettes et dépenses joue, dans les grandes largeurs puisqu’on a ici une collectivité locale qui réclame ses sous à l’Etat. Le contribuable départemental veut extorquer des sous dans la poche du contribuable national, souvent le même d’ailleurs qui se vide la gauche pour remplir la droite. Comme (trop) souvent le contribuable français râle et veut voir baisser les impôts mais augmenter les dépenses publiques.

    Tout le monde est d’accord pour baisser les dépenses mais surtout celles du voisin. Baisser les dépenses signifie que les dépenses vont… baisser ce qui ne semble pas très clair pour tout le monde, en tout cas pas pour le Val de Marne. La vérité c’est que l’Etat baisse ses dépenses notamment en diminuant ses subventions aux collectivités locales qui devraient en conséquence faire baisser leurs dépenses. Elles n’y arrivent pas pour toute une série de raisons bonnes ou mauvaises, alors elles augmentent les impôts locaux et leurs dettes. On se contente de pousser la misère sous le tapis.

  • Démesure

    England's Wilkinson is tackled by Wales's Popham and Jones during Six Nations rugby union match at Twickenham in London

    La presse de ce dimanche affiche « Humiliation » à sa une et les chaînes « d’information » se lamentent avec une armée de « consultants » sanglotant sur cette « défaite historique ». S’agit-il d’une commémoration de Waterloo, de juin 1940, des accords d’Evian de 1962 ? Non, il s’agit de rendre compte de la défaite d’une bande de brutes avinées dans une compétition de pousseurs de ballon ovale face à une horde de brutes avisées venant des mers du sud.

    Accessoirement, cette équipe française de rugby consomme des subventions versées par les contribuables, sans parler du projet de grand stade de rugby de Ris-Orangis qui bien heureusement n’a pas encore été validé faute de financement. Comme si la France et sa capitale manquaient de stades sous-utilisés où organiser les jeux du cirque ! Par mesure de justice sociale et en ces temps de vaches maigres budgétaires, il conviendrait idéalement de laisser ces fédérations de pousseurs de ballons s’autofinancer et consacrer les subventions publiques à des affectations plus en rapport avec les vrais besoins de la Républiques et de ses citoyens.

    Dans la même soirée des crétins cramponnés se sont affrontés en Corse au cours d’un match PSG-Bastia à la suite duquel des encagoulés ont mis à sac des agences bancaires locales.

    C’était juste un samedi ordinaire de pousseurs de baballes.

  • Charlie Hebdo continue

    Les départs se succèdent à la rédaction de Charlie Hebdo parmi les survivants des attaques religieuses subies en janvier dernier qui ont fait une quinzaine de morts dont Cabu, Charb, Wolinsky, Tignous et bien d’autres. Ceux qui restent ont du mal à survivre, on peut le comprendre. Des tensions sont apparues sur la gestion de la période post-attentat.
    Pelloux quittera le journal à la fin de l’année. Luz est parti en déclarant :

    Il [Mahomet] ne m’intéresse plus. Je m’en suis lassé, tout comme [le personnage de] Sarkozy. Je ne vais pas passer ma vie à les dessiner.

    Des journalistes restent et de nouveau arrivent et cette communauté développe le même humour que les anciens que l’o regrette quand même. Qu’on en juge avec Oui-Oui prend le bus publié le 16 septembre dernier.

  • Non à l’invasion des pousseurs de balle

    Rugby_supporter_FRUne pensée émue pour toutes les épouses éplorées qui, ce soir, vont se taper à la télévision l’équipe de France des brutes avinées au rugby contre l’Irlande puis l’équipe de France des crétins cramponnés au fouteballe contre le Danemark ! Les plus chanceuses auront expédié leurs maris sur place à Dublin, les autres sont bonnes pour servir les pizzas et les bières.

  • Mangeons du soja !

    SojaLe soja c’est bon ! Préparons la COP21, préservons notre taux de cholestérol, mangeons du soja !

  • Un Bournazel qui promet déjà !

    Un lecteur attire notre attention sur un certain Pierre-Yves Bournazel qui se met en avant sur la grève des éboueurs parisiens. Le garçon a une petite quarantaine d’années, diplômé de Sciences Politiques Toulouse, conseiller de Paris et conseiller régional de l’Ile de France sous les couleurs de Les Républicains. Il fut candidat aux primaires conservatrices pour la candidature à la mairie de Paris où il termina troisième. Propret et bien mis avec ses costumes près-du-corps et ses cravates ficelles, il fréquente à l’occasion les plateaux télévisés.

    Mais surtout M. Bournazel a un compte Tweeter qu’il utilise de façon obsessionnelle comme nombre de ses collègues élus pour qui un format en 140 signes est le vecteur idéal de leurs pensées à courte vue. Il affiche 14 700 abonnés à ce jour qui ont pu lire trois tweets décisifs dans la journée du 8 octobre :

    Tweet_Bournazel_20151008

    Reprenons Ces trois messages :

    1. Y-a-t-il un pilote dans l’avion ? (33 signes)
    2. Paris en sale état! Urgence d’agir Mme Hidalgo (46 signes)
    3. Quelle image pour Paris! (24 signes)

    Il s’agit de slogans qui ne disent rien, expliquent encore moins et ne proposent aucune solution. Ils n’utilisent même pas les 140 signes autorisés mais affichent trois photos similaires de poubelles entassées qui sont censées faire souffler le vent de la révolte contre la maire Hidalgo « qui n’agit pas ». Ils ne disent rien des raisons la situation ni pourquoi la grève a lieu dans certains arrondissement et pas dans d’autres. Ils sont muets sur les négociations en cours entre la mairie de Paris et les syndicats des grévistes. Ils sont l’archétype de la communication politique d’aujourd’hui : infantilisante et contre-productive.

    Rien que dans la journée du 8 octobre M. Bournazel a tweeté ou retweeté une vingtaine de messages du même ordre. Il n’a pas eu le temps ce même 8 octobre d’annoncer que la grève de quatre jours des éboueurs s’était terminée le soir même suite aux négociations menées entre les parties.

    Ce Bournazel n’a pas quarante ans mais il promet déjà ! Comme tout ceci est affligeant.

  • Morano rivalise avec Sarkozy

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    On se souvient de la citation de Sarkozy sur l’immigration en juin dernier devant un parterre de militants à L’Isle-Adam :

    « Dans une maison, il y a une canalisation qui explose, elle se déverse dans la cuisine… Le réparateur arrive et dit, j’ai une solution: on va garder la moitié pour la cuisine, mettre un quart dans le salon, l’autre quart dans la chambre des parents et si ça ne suffit pas il reste la chambre des enfants. »

    La Morano y est allé de son couplet sur les étrangers il y a quelques jours :

    « Nous sommes un pays judéo-chrétien. Le général de Gaulle le disait, de race blanche, qui accueille des personnes étrangères… J’ai envie que la France reste la France et je n’ai pas envie que la France devienne musulmane. »

    Le premier a décidé de faire déchoir la seconde de son investiture de tête de liste pour la région Est aux élections régionales de décembre 2015. Elle s’en remettra, l’opposition également.

  • Air France en chute libre

    Un comité d’entreprise où était annoncé un énième plan de restructuration de la compagnie aérienne Air France est envahi par du personnel en colère qui houspillent deux dirigeants qu’il faut évacuer protégés par la police et des syndicalistes loyaux. Les deux cadres terminent leur échappée avec leurs vêtements en lambeaux. Ces actions sont illégales et la justice passera.

    Bien entendu l’opposition fait les choux gras de cette affaire et en profite pour déclencher un conflit verbal franchouillard à défaut de pouvoir être intelligente et force de proposition pour une société que tous les pouvoirs ont laissé s’enfoncer.

    La vérité est que cette compagnie est à bout de souffle depuis des décennies et que personne n’est arrivé à la réformer pour l’adapter à son environnement mondialisé concurrentiel. D’un statut public à un statut privé avec participation de l’Etat, seule ou associée à d’autres compagnies, dirigées par des patrons nommés par la gauche, par la droite ou élus par un conseil d’administration, naviguant sous un gouvernement conservateur ou socialiste, Air France a toujours un train de retard et une faillite d’avance.

    Le contribuable français a dû mettre la main à la poche plus d’une fois pour voler au secours de cette compagnie au bord du dépôt de bilan. Ne fut-ce la générosité des contribuables français, Air France aurait dû fermer ou être vendue à la concurrence depuis longtemps. Le doute s’instaure de savoir si cette société commerciale est réformable ou pas dans son cadre actuel. Peut-être sa vente à une autre compagnie serait la seule solution pour mettre un coup de pied dans cette fourmilière d’intérêts croisés et malsains, de baronnies, de corporatismes, de mauvaise gestion, d’interventions étatiques inappropriées ou de concurrence mal affrontée. Malgré tout ses avions nous ont fait voyager, mais à quel coût pour les contribuables. Il apparaît que l’on arrive au bout du voyage.

    Le maintien d’un « pavillon français » dans le transport aérien n’est plus vraiment indispensable. L’essentiel est qu’un service de transport aérien soit offert au départ et à destination de l’hexagone. Des compagnies étrangères feront aussi bien le job. Elles le font d’ailleurs déjà en partie. Air France c’est un peu comme la SNCM, la faire tourner rond est à peu près impossible alors il est des cas où il vaut mieux tirer le rideau et passer à autre chose.

  • L’insurrection du Café de Flore

    Yves de Kerdriel, directeur de la rédaction de l’hebdomadaire (très) conservateur Valeurs Actuelles, se plaint sur les plateaux télévisés de « l’insurrection du Café de Flore », faisant ainsi référence aux « bobos bien-pensants » qui vont trop souvent à son goût à l’encontre de la pensée (si l’on ose dire) ultra-libérale diffusée par son journal.

    La pensée « bien » est-elle incompatible avec celle de Valeurs Actuelles ? Il semble que oui. Les bobos qui revendiquent leur « bien-pensence » rappellent à de Kerdriel qu’ils ont versés sur leurs impôts la somme de 961 026,00 EUR à titre de subventions à ce journal en 2014. Cette générosité même pour ses « ennemis de classe » fait partie intégrante du penser bien.

    Lire aussi Les aides du contribuable à la presse

  • Déconnexion et découplage

    Quelques nouvelles affaires animent l’actualité ces derniers temps, à mi-chemin entre la corruption illégale et l’absence de moralité non punissable par la justice.

    • Guéant, ancien secrétaire général de la présidence de la République, ancien ministre, ancien préfet, etc. a perçu durant plusieurs années de « primes de cabinet » en liquide, même à une époque où celles-ci étaient en principe prohibées. Ces sommes n’ont pas été soumises à l’impôt. Au ministère de l’intérieur il les aurait prélevées sur les enveloppes destinées à rémunérer les indicateurs de police… Les enquêteurs ont retrouvé chez lui des factures d’électroménager assez importantes payées avec ce cash financé par les contribuables nationaux.
    • Platini, candidat à la présidence de la fédération internationale de fouteballe (FIFA) et actuel chef de la fédération européenne (UEFA) a perçu 1,8 million d’euros comme solde d’un « travail effectué » pour la FIFA qui a donc été facturé plusieurs millions d’euros. Ces sommes ont été soumises à l’impôt en Suisse.

    Ces deux cas assez récents illustrent le copinage financier dans lequel se complait une certaine partie de l’élite française. Le problème n’est pas tant les sommes en jeu qui ont enrichi les impétrants pour un « travail » dont la réalité reste à déterminer, mais leur déconnexion complète avec l’air du temps. Après les nombreux scandales financiers qui ont émaillé nos Républiques successives, du canal de Panama à Stavisky en passant par les emprunts russes, les plus optimistes ont pu croire qu’en ce début de XXIème siècle un Guéant, au poste qu’il occupait, réaliserait que percevoir de l’argent public (c’est-à-dire venant de la poche des contribuables) en liquide non déclaré en plus de son salaire et de ses indemnités, qui doivent sans doute lui permettre un niveau de vie décent, est quelque chose qui ne se fait pas. Ou qu’un Platini qui encaisse des millions d’euros de la fédération d’à côté alors qu’il doit déjà percevoir des revenus élevés s’interroge sur la transparence de cet arrangement. La rapacité de cette élite laisse pantois.

    Du découplage des citoyens entre recettes et dépenses, qui réclament plus de dépenses publiques et moins d’impôts, à la déconnexion d’une certaine élite avec les réalités, qui se sert dans la caisse, on a les ingrédients de notre société moderne où l’individualisme est porté à son paroxysme et l’intérêt particulier placé au-dessus de tout et surtout de l’intérêt général.

  • La Morano… encore

     

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    La Morano a encore commis une déclaration tonitruante à la radio :

    « Nous sommes un pays judéo-chrétien. Le général de Gaulle le disait, de race blanche, qui accueille des personnes étrangères… J’ai envie que la France reste la France et je n’ai pas envie que la France devienne musulmane. »

    Elle agace même ses amis de Les Républicains qui envisagent de la déchoir de son investiture aux élections régionales dans l’est. Sans doute les dirigeants de Les Républicains ont estimé qu’il y avait plus de voix à prendre chez les centristes dont ils visent les suffrages en réfrénant la Morano, qu’à gagner coté droite conservatrice en la gardant sur le bateau. Ils ont surtout compris que cette femme aux capacités politiques limitées leur causait plus d’ennuis qu’autre chose et ils en profitent pour la faire passer à la trappe. Elle s’en remettra, la France également.

    En fait ces réactions épidermiques sont assez ridicules et de fort peu d’intérêt politique. Elles illustrent la panique du monde politique et médiatique lorsqu’il s’agit d’expliquer la réalité aux citoyens. La phrase gaullienne citée par la Morano sur les plateaux télé était adaptée à l’entre deux-guerres quand la France était effectivement un pays de religion majoritairement catholique et à la couleur de peau plutôt blanche.

    Depuis il y a eu la décolonisation, la guerre d’Algérie, les accords avec les ex-pays colonisés pour faciliter la reconnaissance de nationalité aux ex-citoyens colonisés, l’enrôlement des « tirailleurs sénégalais » dans les armées alliées durant la deuxième guerre mondiale, des ministres africains (de l’Union française) dans le gouvernement français, des députés et sénateurs africains au parlement français, la départementalisation des possessions d’outre-mer, le regroupement familial, les usines Renault à faire tourner dans les années 50’, les métiers dont les français qui s’enrichissaient ne voulaient plus et qu’il fallait bien assurer durant les trente glorieuses, bref, la France s’est ouverte et mélangée. Le blanc n’est plus la couleur de peau unique dans l’hexagone et les églises catholiques ont tendance à être désertées par les citoyens qui préfèrent la lecture de L’Equipe à celle de la bible.

    C’est ainsi et le mélange ne s’est pas produit par hasard, il a été le fruit d’une politique menée de façon permanente par la droite comme la gauche et jamais vraiment inversée. On peut en déplorer le résultat mais il va être difficile de revenir en arrière. Ce qui a été fait est fait et il faut gérer la situation, ce qu’essayent de réaliser tant bien que mal les pouvoirs successifs. D’autre pays ont eu des politiques beaucoup plus restrictives. Chacun se fera son idée sur ce qui est préférable.

    Il est possible de revoir le Code de la nationalité française et la politique d’immigration, il suffit de le décider et de faire voter la loi en conséquence par une majorité au parlement. Mais débattons au préalable et faisons valoir l’intelligence plutôt que les slogans assénés sur Tweeter. Expliquons la situation ethnique et religieuse française et son évolution récente de façon apaisée et subtile plutôt que de faire mousser la Morano avec des mesures disciplinaires dont elle s’empresse de faire son miel sur son compte Tweeter. Qu’on en juge :

    Tweet_Nadine_Morano_20150930_Race-blanche

  • Petits arrangements entre amis du fouteballe

    Platini a perçu 1,8 MEUR pour un « travail effectué » à la fédération internationale de fouteballe. Il demande à pouvoir se justifier auprès de la commission d’éthique de cette organisation. Parler d’une « commission d’éthique » dans le fouteballe c’est un peu comme se référer à la chartre des « Recommandations sur la rémunération des dirigeants, mandataires sociaux de sociétés dont les titres sont admis aux négociations sur un marché réglementé » mise en avant par le patronat français. On ne sait pas bien pourquoi mais cela prête légèrement à sourire.

    Lire aussi : Le fouteballe encore à la une