Catégorie : France

  • Les avis de Mme. Michu sur la fraude à Pôle Emploi

    Conversation de machine à café au bureau :

    – Ce ministre de l’emploi ne vaut rien, il n’est pas même capable de lutter contre la fraude des faux chômeurs.

    – Ah, tu as des informations particulières sur le sujet, les chiffres montrent une aggravation de la situation s’aggrave ?

    – Pas besoin de chiffres, c’est évident, tout le monde sait que ce ministre ne fait rien contre les fraudeurs à Pôle Emploi !

    En fait, les personnes voulant aller plus loin sur ce sujet et se faire une idée documentée de l’action de leur ministère du travail peuvent cliquer sur le site de Pôle-Emploi et trouver assez rapidement le document disponible ici. S’ils veulent aller encore un peu plus avant, un deuxième click les mènera sur un rapport de la cour des comptes référencé dans le premier document et disponible là.

    Qu’apprend-t-on dans ces documents, rien de bien révolutionnaire sinon que Pôle-Emploi dispose d’une équipe de 150 auditeurs qui font leur possible pour détecter et analyser les processus de fraude. La cour des comptes explique que 32 milliards d’euros d’allocations d’assurance et de solidarité chômage ont été versés en 2012 et qu’un total de 76 millions d’euros de préjudices ont été détectés ou évités cette même année. Est-ce assez ? Certainement pas. Est-ce insignifiant ? Non plus. Faut-il faire encore plus et mieux ? Bien sûr. Les auditeurs de Pôle-Emploi sont-ils efficaces ? On ne le sait pas bien mais on peut imaginer qu’ils le sont au moins autant que les auditeurs de la Société Générale qui ont laissé un de leurs traders-fraudeurs engager cette banque à hauteur de 50 milliards d’euros sans que personne ne s’en rende compte !

    On peut bien sûr penser ce que l’on veut de ces analyses et il doit en exister bien d’autres, à charge et à décharge, mais à tout le moins existent elles et méritent d’être prises en compte pour fonder un jugement. Ce qui est clair c’est que les machines à café et les bistrots sont des endroits peu propices à la réflexion. On y entend des cadres supérieurs, diplômés des meilleures écoles de la République, y assener des slogans partisans qui relèvent plus de la propagande que de l’information. Il ne faut pas abandonner l’espoir de l’intelligence pour autant et un petit coup d’œil sur ces deux documents nous rendra plus avisés.

  • Tournée générale au Café du commerce

    Mme. Michu est inénarrable et la rubrique Café du commerce reste inépuisable. Alors que sortent les chiffres mensuels du chômage tout ce que la République compte de commentateurs à courte vue, de politicards malveillants, de journalistes incompétents et de citoyens bougons, bref toute une population abrutie par les journaux télévisés de TF1 et les matchs de fouteballe crie haro sur le baudet socialiste accusé de tous les maux dont souffre la France.

    En fait il suffit à n’importe quel citoyen de cliquer sur le site de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) pour confirmer que le chômage en France est un mal profond dont notre pays souffre depuis des décennies. Hélas, les courbes du chômage sont assez indépendantes de la couleur politique de la majorité en place mais répondent plutôt à des cycles économiques, à l’inertie et la rigidité de notre société engourdie par son cholestérol.

    INSEE_Chomage

    On voit que la hausse récente du taux de chômage date de début 2008 et n’a quasiment pas cessé depuis, que ce soit avant ou après le changement de majorité en 2012. De la même façon il a baissé sur la durée entre 1999 et 2001, gouvernement socialiste Jospin sous la présidence conservatrice de Chirac, puis entre 2006 et 2008, gouvernement conservateur de Villepin puis Fillon, sous présidences du même bord, Chirac puis Sarkozy.

    On souhaiterait que nos dirigeants passent un peu plus de temps à travailler sur ces sujets de long terme plutôt que de chercher sur quelle tête faire porter la responsabilité de cette situation qui de toute évidence est collective plus que partisane. Ensuite, que Mme. Michu surfe sur les sites web de recettes de cuisine que sur celui de l’Insee on peut le comprendre, par contre on pourrait s’attendre à ce que Guillaume Roquette (patron du FigMag) fasse preuve d’un peu d’analyse, bref, qu’il fasse le boulot pour lequel il est payé (et son journal subventionné par les contribuables) et consulte, lui, les statistiques économiques pour en édifier ses lecteurs qui, à défaut, répètent en les ânonnant les slogans dont il ponctue ses éditoriaux, notamment celui voulant que le chômage serait arrivé en France avec le gouvernement socialiste en 2012.

    La même désinformation est de rigueur avec le déficit des finances de la République et sa dette conséquente : l’un et donc l’autre sont en accroissement constant depuis des décennies quelle que soit la majorité politique.

     

    INSEE_Deficit_EURINSEE_Deficit_PIB

    Le dernier exercice budgétaire équilibré date de 1974… une époque où Sarkozy avait 20 ans.

    INSEE_Dette

    La courbe de la dette montre évidemment une hausse constante puisqu’il a fallu financer des déficits tout aussi constants. La série actuelle commence en 1995 mais la précédente a la même allure.

    La vérité c’est que personne n’a encore réussi à inverser les tendances perverses de notre économie depuis les années 70 car nous, les citoyens, sommes résistants au changement en attendant désespérément un leader éclairé qui sera capable de diminuer les déficits de la République tout en continuant à augmenter les dépenses publiques. La venue d’un tel magicien étant improbable à court terme il convient d’investir sur l’intelligence et le bon sens.

    Voyez-vous souvent les trois courbes ci-dessus dans les journées télévisés ou les chroniques de Guillaume Roquette ? Non, évidemment, elles sont pourtant emblématiques des défaillances de notre économie. Elles sont pourtant simples et parlantes, il faudrait les montrer et de les commenter aux citoyens avec un peu de pédagogie et ce serait la première étape vers une prise de conscience salvatrice propice à un nouveau départ. Les gens intelligents devraient se faire un devoir de mettre leurs neurones au service de la pédagogie plutôt qu’à les perdre dans la divulgation d’argumentaires de bas étage bons à semer le désordre dans le bon sens populaire. Guillaume Roquette a choisi le parti des bonimenteurs, ne le suivons pas sur cette pente glissante, faisons preuve de sens de l’intérêt général : censurons la désinformation et diffusons la connaissance.

     

  • Il faut payer

    Nouvelle montée de tension socio-économique en France : cette fois-ci avec les agriculteurs qui se plaignent des prix trop faibles auxquels ils vendent leurs productions de lait et de viande de porc. Il semble que les lois du marché si chères à Guillaume Rocquette (le patron du FigMag) soient insuffisantes pour assurer des revenus minimaux à des agriculteurs français qui ont perdu de leur compétitivité face à la concurrence. Alors on fait appel aux contribuables pour aider l’agriculture comme on fait appel à eux chaque année pour subventionner la presse française, dont le groupe de presse de Guillaume Roquette qui a perçu 16 266 723,00 EUR en 2014.

    Il n’est pas forcément inopportun que le contribuable aide certains secteurs économiques lorsque ceux-ci ont un rôle social que l’on estime nécessaire. C’est le cas de la presse et de l’agriculture. Ce qui est insupportable c’est de lire et d’entendre vanter à longueur d’éditoriaux du FigMag, de Valeurs Actuelles et de bien d’autres les mérites de l’ultralibéralisme lorsque ces mêmes parangons de la concurrence à tout va ne survivent que grâce aux subventions des contribuables et aux financements de l’industrie. C’est ainsi, il ne faut pas s’en énerver !

    Dans le cas de l’agriculture le mieux serait sans doute que les consommateurs acceptent de payer un peu plus cher leur alimentation pour peu qu’elle soit Made in France tout en poussant cette agriculture à se réformer. Un cercle vertueux bien difficile à initier… Si Monsieur le marché ne suffit à nourrir les agriculteurs, il faut bien que quelqu’un fasse l’appoint, consommateur ou contribuable.

    Est-ce que Monsieur Guillaume Roquette le dimanche midi après la messe en famille mange du gigot du Limousin ou de Nouvelle-Zélande ?

  • Madame Michu veut moins d’impôt et plus de prestations

    Madame Michu s’émeut devant son blanc-sec au Café du commerce : « Ya trop de charges sociales qui pèsent sur les entreprises ! Yfo changer ça ! » dit-elle en allant percevoir ses allocations familiales et ses aides au logement.

    C’est une vieille histoire ressortie en boucle depuis des années par les uns et les autres, simplifiée à l’extrêmme par les Guillaume Roquette (patron du FigMag) et autres Eric Zemmour. Les charges sociales payées par les entreprises et leurs employés servent à financer des prestations encaissées par les citoyens (allocations familiales, assurance maladie, assurance vieillesse etc.) Les charges sociales sont lourdes en France car les prestations sont importantes (voire luxueuses si on les compare à d’autres pays). Pour baisser les uns il faut diminuer les autres. Les français (élus et citoyens) ne sont jamais à cours d’idée pour ce qui est de baisser les charges, ou de les refourguer chez le voisin, ils manquent par contre sérieusement d’inspiration lorsqu’il s’agit de serrer les dépenses. Pour le moment les paiements des prestations sont supérieurs aux recettes encaissées d’où l’augmentation des dettes pour financer la différence ce qui laisse peser sur nos enfants une partie des coûts de notre mode de vie d’aujourd’hui…

    L’argent prélevé via les charges sociales n’est pas thésaurisé sur un compte bancaire, non, il est reversé à des bénéficiaires. C’est ce qu’on appelle des transferts sociaux, une notion un peu complexe pour Guillaume Roquette et sa clique mais qui pose la difficulté que si vous coupez à un bout, vous baisser le débit de l’autre bout. Rien ne se perd, rien ne se crée, on vous le disait.

    L’émotion populaire face à cette situation est légitime, l’honneur des politiques (et d’un Guillaume Roquette s’il en avait la capacité) serait maintenant d’expliquer froidement et avec pédagogie quelles lignes de dépenses sociales il va falloir baisser, et là c’est plus complexe car certains bénéficiaires verront baisser voir disparaître les prestations dont ils bénéficient… Depuis 40 ans les gouvernements et parlements français que nous avons élus ont opté pour faire un peu de tout : un peu de hausse des cotisations, un peu de baisse des prestations et un peu de dette pour compenser la différence. Un peu de tout ça mais année après année et sur 4 décennies cela fait à la fin beaucoup de déficit.

    Une autre solution serait le grand soir budgétaire avec des baisses des retraites comme en Grèce où elles ont été réduites de 30% sur une ou deux années, du débauchage massif de fonctionnaires comme ce fut fait au Royaume-Uni ces dernières années, la privatisation générale des biens de la République pour la désendetter, etc. Jusqu’ici aucun gouvernement/parlement de droite comme de gauche n’a osé, et les citoyens n’ont jamais voté pour. On a toujours opté pour les petits pas plutôt que les coupes drastiques. L’autorité et le courage n’ont pas vraiment été les qualités décisives de nos dirigeants depuis Mon-Général…

    Le dernier programme politique connu de l’actuelle opposition est celui de l’UMP fin 2013 qui prévoit page 15 d’économiser 130 milliards d’euros sur le quinquennat. NKM a annoncé 150 milliards il y a deux mois. Cela manque un peu de détails pour connaître où s’appliqueront exactement ces baisses drastiques de dépenses, mais si l’on estime que c’est la bonne méthode il suffit de voter pour eux et d’espérer que le programme sera appliqué.

  • Des journalistes de rencontre

    Vendredi dernier le chroniqueur a été retenu 4 heures dans un wagon de la SNCF à Bordeaux suite à un accident ayant endommagé la voie vers Angoulême. A son retour à Paris il entendit les chaînes d’information en continue délayer en long et en large cet incident de transport tout en précisant que les voyageurs seraient remboursés à 100% du prix de leur billet. Rassuré le chroniqueur s’est couché serein pour une bonne nuit de réparation de ses émotions.

    Quelques jours plus tard quelle ne fut pas sa surprise de recevoir un courrier de la SNCF lui adressant des bons de voyage correspondant à 75% du prix de son voyage initial, valables un an. Le remboursement n’est donc pas de 100%, pas en cash, pas illimité, contrairement à ce que des journalistes de rencontre ont affirmé des heures durant le soir et le week-end suivant l’accident.

    Les conditions de remboursement sont contractualisées dans la « garantie voyage » issue par le transporteur et elles prévoient effectivement un plafond de 75% du prix du billet en cas de retard supérieur à trois heures. Il aurait sans doute été trop demandé à ces journalistes de faire le métier pour lequel ils sont payés et de lire les termes de cette garantie avant de diffuser en boucle de fausses informations. Une bonne partie de la presse française pourtant subventionnée par les contribuables fait mal son travail. Ce n’est pas bien.

  • Vive la République

    Le problème avec le défilé militaire du 14 juillet retransmis sur France 2 ce sont Marie et Michel Drucker. Une année l’une est casée dans un hélicoptère, la suivante l’autre est embarqué dans un avion, mais chaque année la platitude de leurs commentaires servis avec leur air béat est consternante. Et pour parachever la nunucherie ambiante on nous a sorti cette année le Stéphane Bern avec ses cheveux bouclés et dont on a déjà oublié les mots de ravi.

    Après les VAB (véhicules de l’avant blindé) il va falloir réformer les Drucker pour mettre en place du matériel neuf et plus performant. L’Armée française est confrontée à des enjeux majeurs sur la planète, elle mérite mieux que la famille Drucker, épargnons-lui une telle avanie pour l’an prochain !

  • Les mains sales

    Avez-vous remarqué à la cantine de votre bureau ou la sandwicherie du coin de la rue le regard haineux du consommateur reprochant à la serveuse de ne pas porter de gants en latex alors qu’elle touche les aliments qu’elle lui délivre ?

    Les normes d’hygiène se sont renforcées au cours des années : lorsque votre chroniqueur était jeune le latex était réservé à des usages plus récréatifs que le service des croissants en boulangerie. Le barman du bistrot nous composait un « sec-beurre ballon-de-rouge » à la mimine et si des épidémies avaient ravagé la population des piliers de bar cela ce serait su.

    Autre temps, autre époque, on a aujourd’hui peur de son ombre, le principe de précaution est désormais introduit dans la Loi de la République et la France est congestionnée dans son immobilisme avec des jambon-beurre servis en latex pour préserver la flore intestinale de Mme. Michu devenue bien fragile avec le temps !

  • Tapie à l’assaut des contribuables français

    CH_20130717_TapieBernard Tapie, affairiste bling-bling ayant récuré toutes les écuelles de la République, de la politique aux tribunaux de commerce, tour à tour entre deux faillites, ministre de gauche, porte-drapeau centriste et soutien de Sarkozy, multiple repris de justice et toujours mis en examen pour « escroquerie en bande organisée » et « détournement de fonds publics » dans une sombre affaire d’arbitrage privé où l’impétrant reçu, notamment, plusieurs dizaines de millions pour « préjudice moral » [SIC], Bernard Tapie donc se remet en chasse de l’argent du contribuable français en réclamant 1 milliard d’euros à l’Etat plus les intérêts courus depuis 20 ans pour une sombre affaire d’escroquerie et de crédits impayés.

    La spécificité de ces affaires judiciaires à répétition est qu’elles se rapportent en majorité à un litige privé des affaires de Bernard Tapie contre le Crédit Lyonnais, une ancienne banque publique mal gérée que le contribuable français a dû sauver de la faillite en prenant à sa charge la masse des crédits douteux que son management avait bien imprudemment octroyés, notamment aux affaires Tapie. C’est donc le contribuable qui rembourse à la place des débiteurs douteux de l’ancien Crédit Lyonnais. Et c’est donc contre l’Etat et ses contribuables que Tapie s’attaque pour régler son litige.

    Comme souvent en France, les affairistes vantent les mérites de l’économie libérale et de la concurrence, mais chaque fois qu’ils affrontent une difficulté ils se tournent vers les contribuables pour plein de bonnes raisons. En principe le Crédit Lyonnais aurait dû être liquidé purement et simplement à l’époque, comme le fut Lehman Brothers en 2008. Le litige Tapie (et l’ensemble des créances impayées) se serait ainsi éteint de lui-même. Ce ne fut pas le cas et le risque a été transféré sur les contribuables qui se retrouvent donc 25 ans plus tard avec l’aigrefin Tapie lui réclamant en justice 1 milliard d’euros.

    C’est l’illustration, onéreuse, des contradictions françaises : copinages politique-monde des affaires, déresponsabilisation de bon nombre de dirigeants d’entreprises et appel aux contribuables en bout de course pour suppléer les incompétences, voire les escroqueries, ce tout petit monde.

  • Religion dans l’Isère et ailleurs

    Le citoyen français islamiste radical soupçonné du meurtre et de la décapitation de son patron dans l’Isère qui envoie des selfies de sa bobine avec la tête de sa victime aurait avoué sa culpabilité. Il chercherait à se faire passer pour un criminel plutôt qu’un djihadiste. Même si la différence est assez ténue, ses actes semblent démentir cette tactique : envoi de photos morbides en Syrie, mise en scène macabre de son crime, radicalisation dans des mosquées, tentative d’attentat suicide raté ; on semble tout de même assez éloigné du crime passionnel mais la justice se prononcer puisque l’assassin présumé passera devant les tribunaux.

    Sans remonter au-delà du XXème siècle le décompte macabre des crimes dus à la folie des hommes est particulièrement effrayant : l’idéologie raciale a fait 60 millions de morts durant la deuxième guerre mondiale, le stalinisme à peu près autant, on ignore exactement le nombre de morts sous la dictature maoïste mais l’unité de compte est la dizaine de millions de morts et elle bat sans doute le record toutes catégories des morts dans un pays en temps de paix.

    L’idéologie islamique est encore loin de ces chiffres gigantesques, on a statistiquement un risque infinitésimal de mourir en occident d’un attentat terroriste, beaucoup moins que d’un accident de voiture ou d’un excès de cholestérol. Mais cette idéologie a un effet pernicieux en venant terroriser l’Occident repu avec des méthodes d’assassinat moyenâgeuses qu’il croyait révolues pour toujours depuis l’apparition des armes modernes. Elle réussit aussi la performance de provoquer la trahison de citoyens nationaux privilégiant leur religion au détriment de leur patrie ou de leurs familles. Bien sûr il eut aussi des collaborateurs français avec l’occupant allemand durant la dernière guerre choisissant leurs intérêts personnels plutôt que ceux de la République, voire même endossant l’idéologie nazie. Mais dans la situation qui nous occupe on fait face à la déraison de la religion, encore plus effrayante car reposant sur des croyances en un pouvoir divinatoire et incompréhensible.

  • Rachida en pleine forme pour ses vacances

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    Rachida est une ancienne ministre de la justice française. On a du mal à se l’imaginer quand on voit le niveau de ses messages ci-dessus. Une obsession de détestation contre Manuel Valls, une passion démesurée pour Nicolas Sarkozy, un cocktail amour-haine qui semble avoir dévasté totalement sa capacité de réflexion. Elle va devoir en parler à son psy.

  • DSK sur le retour

    DSK_201502Un sondage publié dans Libération et chroniqué par toute la presse montre que 37% des français pensent que DSK serait un bon candidat pour la gauche en 2017, seul Manuel Valls le surpasse avec 47%. Chez les sympathisants socialistes ils sont 45% à la penser mais DSK arrive toutefois en quatrième position des candidats préférés.

    DSK continue à véhiculer une image de « meilleure économiste de France » et on se demande à quoi ou à qui il doit cette réputation usurpée. Et puis son coté « je me moque de tout et surtout des règles de bonne éducation » séduit certainement Mme. Michu. On a vraiment les dirigeants que l’on mérite !

  • Religion dans l’Isère

    Suite à l’assassinat et la décapitation d’un homme dans l’Isère par un extrémiste religieux islamiste, les associations diverses craignent que cette action, a priori terroriste, menée par un citoyen national sur le sol français, après bien d’autres depuis 1995, entraîne des amalgames antimusulmans… Elles n’ont pas tort. Et c’est d’ailleurs sans doute l’un des buts des stratèges islamistes qui inspirent ces actes. Ils appliquent simplement l’une des tactiques maoïstes : action (une minorité agissante mène une attaque ciblée), réaction (le pouvoir renforce la répression pour lutter contre cette minorité et du coup monte la population contre le régime), révolution (le peuple se révolte contre trop de répression et la minorité devient majorité) et généralement la dictature arrive.

    Les premiers éléments de l’enquête française montre que l’extrémiste religieux soupçonné de la décapitation a pris un selfie avec la tête de sa victime et l’a envoyé à un correspondant en Syrie. Tout un programme…

    La religion prend le pas sur la raison, comme souvent. Cela relève sans doute aussi de la psychiatrie.

  • DSK légalement relaxé

    DSK_201502Dominique Strauss-Kahn (DSK) comparaissait dans une affaire de proxénétisme aggravé où il a été établit qu’alors qu’il était chef du Fonds monétaire international (FMI), la prestigieuse institution multilatérale chargée de la coordination du système monétaire international, il participait à des parties fines organisées un peu partout à l’occasion de ses déplacements professionnels par une bande de potes intéressés. Pour faire simple, il se tapait des putes dans des partouzes en qualifiant cette activité de « soupape de récréation », alors qu’il était (plutôt bien) rémunéré par le contribuable international pour s’occuper non pas de lutiner des créatures mais d’assurer l’équilibre du système financier international.

    On sait que cette addiction sexuelle lui a valu de devoir démissionner du FMI avec perte et fracas. La justice française avait par ailleurs été saisie pour soupçons de proxénétisme car les objets de ces « soupapes récréatives » étaient des prostituées dûment rémunérées. Seulement DSK n’étaient pas au courant de leur « statut prostitutionnel » (SIC). Elles étaient rameutées et payées par la bande de potes de DSK qui devait croire qu’elles étaient folles de son corps.

    Bref, la loi française réprime la prostitution mais n’interdit pas à un chef du FMI de partouzer dans des hôtels en France. C’est ainsi et le garçon a donc été relaxé. Il paraît qu’il a murmuré « tout ça pour ça » à l’issue du verdict !

    Du coup DSK retrouve un peu de vigueur, si l’on ose dire, et vient refaire le zouave sur les médias, en l’occurrence Twitter.

    DSK n’est pas pénalement coupable mais il n’aura quand même pas été complètement inutile pour les citoyens français de connaître le mode de vie de celui qui aurait pu devenir leur président. Espérons qu’ils s’en souviennent si jamais l’impétrant se mettait en tête de revenir sur le devant de la scène politique.

    Tweet_DSK_20150621

  • Attaques religieuses multiples

    Dans l’Isère un citoyen français, a priori islamique radical, décapite son patron, expose sa tête à l’extérieur d’une entreprise entourée de drapeaux religieux avec l’inscription en arabe « Il n’y a de Dieu que Dieu et Muhammad est son prophète », avant de tenter de faire exploser les bouteilles de gaz se trouvant sur les lieux. Il a été arrêté.

    En Tunisie, un islamiste mitraille des touristes sur une plage de Sousse : 37 morts et autant de blessés. Au Koweït un terroriste islamique pose une bombe dans une mosquée chiite au moment de la prière : des dizaines de morts. Pendant ce temps, en Somalie, en Syrie, en Irak et ailleurs, on continue de massacrer au nom de Dieu.

  • Mort de rire !

    🙂

    L’équipe de France de fouteballe se fait battre 1 à zéro par l’illustre équipe d’Albanie. 1-0, on dirait un score de l’UMP aux élections présidentielles.

    Le capitaine de cette équipe de circonstance s’exprime à la télévision, faisant amende honorable et jugeant avec à-propos que les joueurs « passent pour des abrutis. » Ce garçon devrait être récompensé pour une telle clairvoyance. Le problème est que même lorsqu’ils gagnent les fouteballeurs français passent quand même pour les crétins qu’ils sont.

    L’an prochain, oubliant ses finances publiques en faillite, dénonçant ses engagements budgétaires, renonçant à financer des dépenses productives, la France va organiser sur son territoire un championnat d’Europe de fouteballe, concours d’abrutissement, de déficit et de régression. Cela va être beaucoup moins drôle.

     

  • Thévenoud parade

    Libe_ThevenoudReconnaissez-vous cet hurluberlu en couverture de Libération du 2 juin 2015 ? Non ? Et c’est normal, c’est un député ex-socialiste qui fut sous-ministre quelques jours durant, le temps d’être démasqué comme fraudeur fiscal et débarqué du gouvernement où il avait été bien imprudemment nommé en charge du commerce extérieur et du tourisme.

    Thévenoud ne déclarait pas ses revenus, ne payait pas ses impôts ainsi que nombre de factures. En fait, il s’acquittait de ses dettes avec plusieurs années de retard et uniquement après que ses créanciers n’aient entamé des procédures judiciaires. Il déclarera qu’il est atteint d’une « phobie administrative » qui expliquerait ces comportements. Plutôt comique, le garçon a siégé dans la commission d’enquête parlementaire sur la fraude fiscale du ministre Cahuzac.

    Thévenoud est toujours député de la République, personne ne peut le forcer à démissionner. Il a par contre quitté le Parti socialiste. L’administration fiscale a porté plainte contre lui pour fraude fiscale.

    Croyez-vous que le député félon ferait preuve d’un peu de discrétion, pas de repentir, juste se mettre un peu en retrait pour quelques temps ? Que nenni il fait le zouave en première page de Libération en braillant au complot contre sa petite personne. Affligeant.

  • Et Wauquiez continue de tweeter…

    Tweet_Wauquiez_20150530_Republicains

    Wauquiez le cornecul, accessoirement secrétaire à l’UMP, semble avoir sauvé sa tête à ce poste malgré le changement de nom du parti conservateur devenu Les Républicains. Du coup il n’en tweet que plus frénétiquement son vide d’idées. On ne sait d’ailleurs pas bien ce que lui reprochait la direction de l’UMP car le garçon semble à sa place à ce poste de propagande où il déploie toutes les qualités nécessaires ?

  • La motion des frustrés de la couleur

    Au parti socialiste c’est la motion A « Le renouveau socialiste » qui emporte la majorité des suffrages des militants. Elle plutôt la plus réaliste du lot. Elle débute par une bonne langue de bois : « Etre à la hauteur de l’histoire et du présent, à l’occasion de notre Congrès de Poitiers, d’ici là et après, c’est répondre à la demande de sens et d’espérance, d’objectifs et de résultats. » et bla-bla-bla.

    La caractéristique majeure de cette motion est qu’elle est soutenue par un trio de frustrés de la couleur : Martine Aubry, François Hollande et Jean-Christophe Cambadélis se teignent les cheveux pour en masquer la blancheur. Cambadélis de plus se les couvre de gomina pour les tenir bien collés en arrière sur son crâne dégarni.

    Tout cela est ridicule. Comment faire confiance à des élus qui ne veulent pas voir en face la réalité de leur vieillissement ? Comment de tels faussaires peuvent-ils affronter la vraie vie du déficit des finances publiques ? Il n’y arrivent pas, justement. Leur motion a toutefois été adoptée.

  • La harpie de l’Elysée refait des siennes

    untitledValérie Trierweiler, ex-compagne du président de la République refait des siennes en publiant une photo privée d’un ministre couvert de cotillons. Celui-ci avait mis en doute à la radio l’expression « les sans dents » que la harpie de l’Elysée avait affirmé avoir entendu dans la bouche de président quand il parlait des citoyens défavorisés.

    Comme on imagine qu’elle détient d’autres photos du même style, le microcosme s’inquiète de voir débouler sur Facebook une sex-tape des exploits présidentiels ! Tout ceci n’est pas dramatique mais on se demande jusqu’où tombera la République et ses responsables dans l’abyme de la décadence et du nombrilisme au détriment de l’intérêt de la Nation ?

  • Emmanuel Todd secoue le cocotier

    Un grand débat sociétal est posé par la sortie ces jours-ci du récent livre « Qui est Charlie ? : Sociologie d’une crise religieuse » d’Emmanuel Todd, historien-anthropologue-sociologue, en général plutôt polémique. Le garçon hante depuis les plateaux télévisés où il explique sa théorie. Sans avoir lu son brûlot, on comprend de ses interventions dans les médias qu’il se penche sur les manifestations du 11 janvier 2015 suite aux meurtres des journalistes de Charlie-Hebdo et de clients d’un Hyper Cascher par des extrémistes religieux français. Au même moment des manifestations similaires étaient organisées dans d’autres capitales occidentales.
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    Dans ses prestations médiatiques Todd développe l’idée que ces manifestations de plusieurs millions de français à travers l’hexagone n’étaient pas tant un soutien aux victimes du terrorisme religieux qu’un cri du cœur nostalgique de la classe moyenne, généralement plutôt chrétienne, voyant disparaître progressivement ses avantages et son mode de vie… Et comme il est obsessionnellement anti-euro, Todd rend aussi responsable la monnaie unique des dérives religieuses de notre société.

    Passés les flonflons de la fête il est devenu assez évident que ces manifestations furent loin de l’unanimisme fantasmé par le monde politico-médiatique d’une France unie debout contre la barbarie. Les citoyens ont découvert, effarés, qu’une partie des leurs ne manifestait pas. Ces derniers marquaient ainsi non pas tant leur soutien aux meurtres religieux mais leur rejet de cette France conservatrice qui ne voit pas son environnement changer, et surtout qui refuse ce changement.

    Todd dit cette situation qui va un peu à l’encontre du roman politique raconté depuis sur l’esprit du 11 janvier. Son extension à l’effet euro guidant le bras armé des criminels relève sans doute plus du côté provocateur de l’essayiste que de l’analyse sociologique.

    Ce que vit Mme. Michu maltraitée par Todd c’est le syndrome du « on n’est plus chez nous », ressentit avec plus ou moins d’appréhension et de transparence par nombre de citoyens français. La mondialisation est passée par là, les frontières se sont ouvertes sous la pression des commerçants et grâce à l’approbation de parlements démocratiquement élus qui n’y ont pas compris grand-chose et en tout cas n’ont rien anticipé. Le monde s’est enrichi, beaucoup. La puissance s’est déplacée et partagée plus équitablement. Les populations se sont entremêlées, les grandes guerres mondiales ne se sont plus renouvelées. Mais malgré la science et l’augmentation du produit intérieur brut mondial, la religion que l’on croyait balayée par le pouvoir d’achat, est redevenue le recours du paumé, ramenant son cortège d’obscurantisme, de déraison et de sang. Et des gamins nés en France, éduqués par l’école de Jules Ferry, débordés par tout un galimatias idéologico-religieux mêlant l’esclavage, la colonisation, Israël, la lutte des classes, le paradis et le deal de shit, ont pris les armes contre leurs compatriotes pour régler dans la poudre ce qu’il n’arrivaient pas à résoudre avec leurs neurones.

    Mme. Michu désespérée crie à l’invasion et vote pour l’extrême droite avec Eric Zemmour qui pleure sur « le grand remplacement ». Emmanuel Todd amène sa part à l’édifice et en rajoute dans la provocation, malgré le brio dont il est capable.

    Tout ceci est inutile alors que la République a besoin d’intelligence et de sérénité pour affronter la déraison qui s’empare de certains des siens. Il va falloir s’y faire, la France a décolonisé puis mondialisé, elle est donc mélangée, y compris religieusement. Cela ne va pas sans heurt mais il n’y a pas de retour en arrière possible. Les intellectuels feraient mieux d’apporter un peu d’apaisement au débat et de laisser les invectives et les clichés à Laurent Wauquiez et les siens.

    Malgré tout, et alors que l’on fête le 70ème anniversaire de la reddition nazie de 1945 avec ses 40 millions de morts (60 millions si on ajoute ceux de la guerre avec le Japon), et sans même parler des morts des décolonisations, des systèmes totalitaires communistes et autres, on peut penser que les guerres de religion en cours sont statistiquement bien moins mortifères que les grands séismes du 20ème siècle. Il faut quand même les traiter et trouver les bonnes idées pour ce faire. On ne peut pas dire que Zemmour ou Todd y aident beaucoup.