Catégorie : France

  • Poivre réaliste

    Poivre réaliste

    Le PPD reste décent et déclare :

    « En définitive, il faut veiller à ne pas se donner plus d’importance qu’on a. On n’est jamais qu’un journaliste. »

    Eh bien voilà, un peu de modestie et de réalisme et la retraite sera apaisée.

    Lire aussi : PPDA au cœur tendre
  • Saint-Laurent est mort

    Yves Saint Laurent nous a quitté ce 1er juin. Il déclarait :

    « Rien n’est plus beau qu’un corps nu, le plus beau vêtement qui puisse habiller une femme, ce sont les bras de l’homme qu’elle aime. Mais, pour celles qui n’ont pas eu la chance de trouver ce bonheur, je suis là. »

    Quelle classe ! Il est né à Oran, à quelques maisons de celle de la famille d’Etienne Daho.

  • Renouvellement en cours

    Après la retraite de PPDA, il semble que les footeux nationaux soient également proches de la leur ; les héros sont fatigués et la ménagère de moins de 50 ans est désespérée !

  • PPDA au cœur tendre

    PPDA au cœur tendre

    Poivre d’Arvor, présentateur de journal télévisé, est viré de TF1, cela semble soulever l’émotion du petit monde parisiano-médiatique ! Bon il ne faut peut-être pas dramatiser : il a 60 ans, cela fait 20 ans ou plus qu’il lit des dépêches tous les soirs au journal de 20h, il ne devrait pas avoir trop de souci pour financer sa retraite, il va survivre et nous aussi. Un peu de sang neuf ne fera pas de mal. Il est remplacé par une journaliste qui est une grande spécialiste de l’interruption d’interviewé, généralement pour poser vingt fois de suite la même question idiote à laquelle l’interviewé ne veut pas répondre.

  • La démesure des barons du CAC40

    La démesure des barons du CAC40

    Antoine Zacharias, ex-pédégé à l’égo aussi surdimensionné que ses émoluments, qui a démissionné avec fracas de chez Vinci il y a un an ou deux quand son égo justement a été attaqué sur la base des primes et bonus gigantesques qu’il se faisait octroyer (on parle de plus d’une centaine de millions), avant de vouloir faire annuler cette démission, réclamait 81 millions d’euros supplémentaires à Vinci pour préjudice. Il vient d’être débouté par la justice. On est consterné devant le manque de reconnaissance de son ex-employeur.

    Comment ce pauvre garçon va-t-il s’en sortir sans ce pécule juste destiné à financer ses vieux jours après tant d’années de bons et loyaux services ?

  • Les petites affaires du baron Ernest

    Le baron Sellières et les quatorze autres dirigeants du groupe familial Wendel se distribuent 320 millions d’euros de bonus, soit 21 millions par personnes, via un montage sophistiqué qui n’a pourtant pas réussi à tromper son monde. La famille Wendel s’inquiète et soupçonne de s’être fait grugée dans l’affaire. Après tout, ces 320 millions aurait pu aussi être versés en dividendes aux actionnaires, voire en augmentation de salaire aux salariés. Le bon baron est donc en train de tenter d’expliquer à la famille comment les éblouissantes performances d’un quarteron de dirigeants vieille France justifie l’octroi de primes de 21 millions d’euros à chacun, et encore, c’est une moyenne, le vieux baron se mange à lui tout seul 50 ou 70 millions car il a été bien plus compétent que tous les autres.

  • Les petites affaires des dirigeants du CAC40

    Noël Forgeard, ex-dirigeant d’EADS, est mis en examen pour délit d’initié après avoir vendu des stock-options avant l’annonce des retards de livraison de l’Airbus A380 qui ont entraîné un effondrement du cours de bourse d’EADS. La moitié du comité de direction de cette société aéronautique serait susceptible d’être également mise en examen pour ce même délit dont l’accomplissement a permis à ses membres de réaliser des millions d’euros de profit personnel. Si toutes ces accusations sont confirmées, cela achèvera de lever le voile définitivement sur l’absence totale de moralité qui prévaut dans ces hautes sphères du pouvoir économique. Les autorités de régulation devront prendre en compte cette donnée fondamentale du monde d’aujourd’hui de façon que la rapacité d’un petit nombre, fusse-t-il aux commandes, ne nuise pas excessivement au développement de nos économies.

  • La France mal gérée

    Tel le Fonds monétaire international qui tance le Nigéria pour sa mauvaise gestion budgétaire, la Commission européenne va sommer la France de réduire son déficit public. Ça s’arrange !

  • Les dérives guerrières de la Société Générale

    La Société Générale (SG) sort des rapports d’enquête interne sur l’affaire des 5 milliards du trader-fraudeur qui précisent que : « la hiérarchie a été défaillante (…) L’encadrement direct de « JK » s’est avéré lacunaire (…) Le responsable de la table n’était pas en mesure de maîtriser l’activité de ses traders. » Bon, jusqu’ici rien de bien neuf ! On apprend que l’assistant du trader-fraudeur et éventuellement d’autres traders pourraient être impliqués dans les processus de malversation, se répartissant les gains pour les lisser et les rendre moins visibles. La hiérarchie directe du trader-fraudeur a démissionné. Le patron de la banque d’investissement de la SG étant en partance après avoir vu sa démission refusée semble-t-il. Il s’agirait de lui trouver un remplaçant avant de le laisser fuir. Le couvercle est en train de se refermer sur la marmite bouillonnante de cette fraude gigantesque sans que l’on se pose véritablement la question de savoir s’il relève bien du rôle des banques de laisser des divas faire joujou avec des instruments financiers tellement sophistiqués que plus personne n’y comprend rien, plutôt que de se concentrer sur le financement de l’économie réelle ?

    Il est vrai qu’à force pour la SG de donner des noms guerriers et ridicules à ses structures : Delta One pour son activité de trading (référence aux commandos Delta de l’armée américaine), Fighting back pour son plan de structuration, etc. il ne faut pas s’étonner que quelques mercenaires têtes brûlées fassent leur propre guerre. Les 5 milliards du trader-fraudeur sont le My-Lai de la Générale ! Rappelons que le massacre de My-Lai au Vietnam a été commis par la compagnie Charlie… Le sujet devrait revenir à l’ordre du jour pour le procès Kerviel. On en reparlera.

  • Une journée au Carmel

    Journée au carmel de Caen pour célébrer le Jubilé (50 ans) d’engagement de Sœur Marie du Saint Esprit. Ce carmel sert de maison de retraite à des sœurs âgées qui ont consacré leur vie entière à la prière. Ses mains dans celles de sa Prieure, elle récite à plus de 80 ans :

    Dans la grâce du Jubilé,
    moi Sœur Marie du Saint-Esprit,
    je renouvelle ma consécration religieuse,
    et je promets à Dieu obéissance, chasteté et pauvreté
    selon la Règle primitive et les Constitutions
    de l’Ordre de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel,
    afin de parvenir, avec la grâce du Saint-Esprit ;
    l’aide de la Vierge Marie et la prière de mes sœurs,
    à la charité parfaite
    et de continuer à servir l’Eglise notre Mère,
    dans le silence et la prière continuelle

    C’est la tentation de l’exil et de l’isolement, réalisée et renouvelée. C’est admirable.

  • Du sordide au morbide

    Les journalistes des journaux télévisés frétillent de bonheur : ils tiennent enfin une vraie affaire digne de faire les grands titres pour les semaines à venir. Un pauvre gamin retrouvé à moitié mort dans un lac, sort de son coma et donne son adresse aux policiers, qui s’y rendent et trouvent le cadavre de sa mère. Ouahouhhh ! Une nouvelle affaire Grégory vingt ans plus tard. Et de dépêcher des envoyés spéciaux devant l’hôpital du gamin et la maison de sa mère défunte, qui se répandent en analyses morbides et en banalités affligeantes sur ce fait divers. Du bon, du tragique, du saignant, du vendeur… enfin de l’actualité croustillante.

  • Madonna et les VIP

    Henri Guaino a assisté au concert VIP de Madonna à l’Olympia. Après Chirac qui s’était également rendu au show de la madone au Parc de Sceaux dans les années 90, qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour paraître et racoler !

  • Fébrilité au parti socialiste

    Le suspense est intolérable, le PSG va-t-il descendre en petite division ? Au moins est-on fixé sur la future bataille Delanoé-Royal. Miss joli-sourire-crispé s’est déclarée ce matin candidate pour enlever le PS. Cela fait une incertitude de moins, il ne reste plus qu’à savoir si l’OL sera champion de foot-balle ce soir.

    En attendant, les Strauss-Kaniens sont fébriles et apeurés à l’idée que leur héros coincé à Washington au Fonds monétaire international se fasse doubler par ce duo de choc. Alors ils s’agitent comme des mouches dans un bocal et vont y aller de leur contribution au congrès du PS. Ça promet de la littérature !

  • Les ambitions du maire de Paris

    La mairie de Paris comme les municipalités de gauche se refusent à mettre en place le service minimum d’accueil des enfants délaissés par leurs professeurs pour ne pas briser leur grève. Il est vrai que le maire Delanoé doit consacrer son temps à illustrer son nouveau site web « clarté – courage – créativité » dont les premières pages sont un modèle du genre. Un petit extrait de l’appel « pour un grand congrès socialiste », suffisamment grand espère-t-il pour qu’il l’élise à sa tête…

    Un petit extrait donc des quatre principes pour organiser et orienter [la] réflexion :

    Le premier principe est de porter un regard lucide sur les difficultés – financières et budgétaires notamment – auxquelles la France est confrontée et qu’aggrave l’actuelle action gouvernementale.

    Le second principe est de préconiser des solutions politiques qui répondent réellement au diagnostic établi, afin que le moment venu, notre action de gouvernants soit fidèle à notre discours d’opposants.

    Le troisième principe est d’assumer notre identité sans céder aux injonctions de ceux qui, au nom d’une « radicalité » de gauche mécaniquement revendiquée, neutralisent en fait des forces de transformation sociale et renoncent à toute confrontation de leurs convictions avec l’exercice des responsabilités.

    Le quatrième principe consiste à dessiner une approche globale plutôt que de concevoir notre projet comme un empilement de mesures thématiques s’agrégeant sans cohérence (l’économique, le social, l’éducation, l’intégration, le sociétal, l’environnemental, etc.).

    On ne sait même pas s’il arriverait à vendre des yaourts avec un tel marketing !

  • L’intelligentsia française penche à gauche

    L’intelligentsia parisienne parade sur les plateaux télé et raconte sa guerre de 68 ! Sa production littéraire est à l’avenant, un peu inutile… Plus intéressant derrière nos intellos maos reconvertis VIIème arrondissement : le retour sur le parcours de la Gauche Prolétarienne (GP) et l’histoire de son mystérieux héraut Benny Levy. Né en Egypte en 1945, revendiquant son statut d’apatride, débarqué à Paris à 11 ans, Althusser l’initie au marxisme à l’Ecole normale supérieure en 1965. Budapest puis Prague le poussent du marxisme au maoïsme. La GP dont Levy est l’inspirateur et le chef incontesté, entre dans la clandestinité après 68. Il est au bord de suivre l’exemple de ses frères allemands et italiens et de sombrer dans la lutte armée avec ses troupes. En 1972, l’action terroriste contre les athlètes israéliens aux jeux olympiques de Munich le ramène à la raison. Les excès de la résistance palestinienne (aidée par ce bon vieux Carlos, vénézuélien, en résidence longue durée à la Prison de la Santé après avoir été livré par le Soudan à Paris – eh oui, à l’époque Khartoum était fréquentable !) qu’il soutenait lui fait franchir le Rubicond : il dissout la GP, devient le secrétaire de Sartre jusqu’à la mort de celui-ci en 1980. Il aura de fructueux échanges intellectuels avec le vieux philosophe pyromane. Et puis finalement, sur intervention de Sartre chez Giscard dit d’Estaing, la France le naturalise.

    Pendant ce temps ses anciens compagnons d’armes fondent Libération (dont l’avenir à court terme n’est plus vraiment assuré, malheureusement). Et puis progressivement sa judéité prend le dessus, il passe de l’étude du Petit Livre Rouge au celle du Talmud, s’installe en Israël et crée un institut consacré à la pensée de Lévinas avant de décéder brusquement en 2003.

    Au-delà des clowneries sympathiques de Daniel Cohn-Bendit ou des outrances verbales de Mélenchon, les véritables penseurs de la pensée gauchiste des années 70/80 sont restés dans l’ombre, avec Sartre tout de même jetant au grand jour de l’huile sur le feu. Beny Levy, Pierre Lambert, et d’autres…, des hommes d’influence qui ont entraîné derrière eux des personnalités de pouvoir, encore actives aujourd’hui, et pas des moindres. Que l’on partage ou pas leurs idées, ils en ont eu et ça s’est passé chez nous. Ce soir à la fête de Lutte Ouvrière, dans la fumée des merguez,quelques vieux militants ont dû avoir une pensée pour leurs disparus.

  • Le parti socialiste s’émeut

    Une sombre histoire du mariage de deux hommes aux Pays-Bas aboutit à déchoir de sa nationalité française l’un des conjoints. Le PS parle de situation « révoltante, violente et discriminatoire ». Au moins quand on parle de ça on évite le reste. Cet état de fait n’est ni révoltant ni violent, il est juste légalement discriminatoire. Le législateur français, dans sa grande sagesse, a décidé de ne pas reconnaître le mariage entre conjoints du même sexe. Il l’a fait sans contrainte, sans menace et en suivant les principes de notre vieille démocratie, les mêmes principes qui ont donné lieu à l’adoption du P.A.C.S. Cela va sans doute changer un jour quand les élus du Peuple français en décideront ainsi. Ce n’est pas la seule discrimination légale du droit français à gommer. Ce n’est pas non plus la peine d’en faire tout un fromage, la planète continue à tourner dans le même sens pour le moment.

  • L’indécrottable maoïsme de l’intelligentsia française

    Jean-Luc Mélanchon, notre Mao de service favori, attaque Robert Ménard, trublion contestataire de Reporters sans Frontière, traité de personnage suspect dans sa demande de boycottage des jeux olympique de Chine. Mélanchon contre Ménard, c’est l’hôpital à l’assaut de la charité. Ah, l’intelligentsia française mondaine, quelle grandiose inutilité, quelle sidérante fatuité. Heureusement aujourd’hui elle n’est plus trop pernicieuse, juste sentencieuse, parfois futile malheureusement. Ceci-dit le texte de Mélanchon est intéressant.

    JE NE SUIS PAS D’ACCORD AVEC LE BOYCOTT DES JEUX DE PEKIN ET LA PROPAGANDE ANTI CHINOISE – Par Jean-Luc Mélanchon – 07/04/2008   

    (suite…)
  • Trop de suffisance peut nuire à la santé mentale

    Sa suffisance Laurent Fabius, fossoyeur du traité constitutionnel européen déclare qu’il pourrait « réfléchir » à sa propre candidature pour la présidentielle 2012 « si on revient vers davantage de sérieux et de compétence. »

    Bref, crâne d’œuf le Sérénissime se sent suffisamment sérieux et compétent pour assurer la fonction, poser son auguste postérieur sous les ors de l’Elysée et faire bénéficier la France de sa transcendante réflexion. Il faut l’entendre pour le croire !

  • Retour de flamme

    Kerviel le trader-fraudeur attaque son employeur la Société Générale pour licenciement abusif, employeur à qui il a fait perdre 5 milliards d’euros du fait d’une fraude colossale. Il faut quand même faire preuve de culot, mais manifestement il n’en manque pas ! Il a d’ailleurs retrouvé du travail le chérubin dans une société de conseil en informatique… On croit rêver. On se demande quel genre de conseils il va prodiguer !

    L’avocat de la Société Générale a déclaré : « Je me réjouis que M. Kerviel ait retrouvé du Travail. Ça l’aidera à rembourser la Société Générale ». Il n’est d’ailleurs pas même sûr qu’il soit condamné à payer quoi que ce soit à son ancien employeur, surtout si l’implication de sa hiérarchie est prouvée, qui aurait fermé les yeux lorsqu’il gagnait des sous et réagi uniquement quand il s’est mis à en perdre. Il est d’ailleurs devenu le héros des foules et de l’internet ce Kerviel. Curieux retournement de situation pour celui qui a été à deux doigts d’entrainer sa banque dans la faillite et qui reconnaît sans aucune difficulté ses positions frauduleuses.

  • La mort d’Aimé Césaire

    La mort d’Aimé Césaire

    Aimé Césaire est mort cette semaine. Un grand poète nous quitte. Au-delà des combats politiques ambigus il reste une œuvre poétique et intellectuelle magistrale.