Sortie : 2009, Chez : Livre de Poche 31879. Au cœur d’une (longue) garde à vue pour consommation de cocaïne, notre chevelu ex-fils de pub reconverti dans la littérature, revient sur son enfance. Celle d’un gamin errant dans un milieu socioculturel plutôt favorisé, baladé avec son grand frère, au gré du divorce de ses parents, de Neuilly à l’école Bossuet en passant par des voyages au long cours et la fréquentation du beau monde, apprenant l’anglais à New-York sur Dust in the Wind de Kansas, découvrant l’ivresse de la vitesse avec Jacques Laffitte conduisant l’Aston-Martin paternelle, et les grands auteurs dans la bibliothèque de la maison familiale au pays basque. L’itinéraire d’un enfant gâté de cette fin du XXème siècle qui s’est mis lui aussi à divorcer (deux fois) et, lorsque que les réjouissances du Polo club et de Castel ont cessé de l’intéresser, finalement, à se consacrer à l’essentiel, sa fille et les choses de l’esprit. C’est enlevé, bien écrit et plutôt charmant.
Blog
-
le Carré John, ‘La Chant de la Mission’.
Sortie : 2007, Chez : Points 2028. Les aventures d’un interprète originaire du Kivu, engagé pour ses talents dans une machination fomentée par de bons espions européens qui veulent « le bien » du Congo oriental et s’apprêtent à y organiser un coup d’Etat pour s’approprier ses richesses minérales, sous couvert de bons sentiments. Tout le monde en prend pour son grade dans un monde de corruption de fureur et de prévarication, les blancs comme les africains. Les tutsis rwandais ne sont pas les derniers à être épinglés pour leur férocité et leur machiavélisme. L’idée du personnage de l’interprète au courant de tout mais blanc comme neige est intéressante et permet à l’auteur de porter un regard perçant sur les autres personnages de ce roman hauts en couleurs.
-
Bramly Serge, ‘Le premier principe Le second principe’.
Sortie : 2008, Chez : Livre de Poche 31746.
Passionnante histoire d’espionnage dans la France des années délétères de la fin de l’ère Mitterrand où se mêlent marchands d’armes, cabinets ministériels, supercheries des services, photographes people et manipulations diverses. Des faits réels (le « suicide » de Bérégovoy, la mort « accidentelle » de Lady Diana et d’autres) sont remis en perspective à l’aune des sales histoires de la République et de l’imagination débridée de l’auteur. On reste persuadé que tout ce qu’il invente aurait largement pu exister et a d’ailleurs peut-être été ! C’est ce qui donne à ce roman une actualité haletante de vérité.
-

Festival Rock en Seine – 2010/08/27>28 – Paris Parc de Saint-Cloud
Vendredi 27 août 2010
Les Black Rebel Motorcycle Club ne quittent plus la route pour laquelle ils sont taillés, et Paris qui leur voue un franc succès. Après leur show au Bataclan en mai et l’annonce de leur retour à l’Elysée Montmartre en décembre, les voici à Saint-Cloud pour un set de 50 mn. Pete et Lea font eux-mêmes le sound-check pendant que la scène de la Cascade se remplit doucement. Il fait frais et sombre lorsque le groupe débarque et entame Beat the Devil’s Tatoo. Robert est encapuchonné et Saint-Cloud se réveille sous les assauts de sa basse.
L’Amérique Rock ‘n’ Blues a débarqué sur les bords de Seine pour nous réjouir. Que demander de mieux pour lancer la cuvée 2010 de Rock en Seine ?
Les fans pogotent, les musiciens se déchaînent, tout est noir et sombre et le Rock est notre destin mené d’un train d’enfer par trois apôtres à qui la foi a été révélée dans les garages enfumés de San Francisco.
Robert termine le show sur Spread your Love, debout sur la barrière qui contient le public. On peut être un rocker d’anthologie en cuir noir, on en a pas moins un gros cœur : son père, ex-guitariste de The Call, et ingénieur-son des BRMC est décédé il y a deux semaines lors d’un show du groupe en Belgique. Le site web des BRMC lui rend depuis hommage.Set list : Beat the Devil’s Tattoo/ Love Burns/ Mama Taught Me Better/ Stop/ Bad Blood/ Ain’t No Easy Way/ Conscience Killer/ Berlin/ Weapon of Choice/ Whatever Happened to My Rock ‘n’ Roll (Punk Song)/ Spread Your Love
Samedi 28 août 2010
Paolo Nutini sur la Grande Scène, habillé en marinière (comme cette déplorable mode qui envahit les rues parisiennes), folkeux écossais sympatoche en diable avec un groupe qui assure. Un succès d’estime mérité.
Queens of the Stone Age : c’est du sérieux, des rockers sévèrement burnés qui viennent nous délivrer le message stoner rock de Californie sous la direction avisée de Josh Homme, doigts tatoués et bagousés, crête blonde gominée, blouson élimé, clope à tout va. La musique est plus sophistiquée qu’il n’y parait : rythmes hypnotiques, guitares grasses et son plutôt lourd. Le vent qui souffle n’abaisse pas la crête de Josh et les riffs assénés réchauffent les spectateurs. Il y a de la foi dans ce rock caverneux, il y a de la joie sur la Grande scène, nous sommes à Rock en Seine et le festival bat son plein avec toujours autant d’à propos.
Set list : Feel Good Hit of the Summer/ The Lost Art of Keeping a Secret/ 3’s & 7’s/ Sick, Sick, Sick/ Misfit Love/ Monsters in the Parasol/ Burn the Witch/ Long Slow Goodbye/ Little Sister/ I Think I Lost My Headache/ Go With the Flow/ No One Knows/ A Song for the Dead
Massive Attack est là ce soir et ils sont plus que bienvenus après leurs deux concerts parisiens du Zénith fin 2009. L’ambiance festival et la nuit qui tombe sur les grands espaces de Saint-Cloud donnent une coloration différente à leur musique d’outre-tombe. Martina est avec eux et vient d’assurer un remplacement au pied levé sur la scène de l’Industrie.
Le concert est de facture classique. Les infrabasses et les sons des machines montent vers la lune pendant que le commando des voix des Massive rencontre toujours un accueil chaleureux à la hauteur de leurs magnifiques et sombres performances.On ne se lasse pas de cette musique de notre temps, les spectateurs sur la plaine absorbent goulument ces couches d’électronique sur lesquelles se placent les voix traitées. 3D assure la direction du collectif, DaddyG a la tête qui tangente les étoiles, Horace (pour une fois sans couvre chef) nous envoie des cœurs et des vibratos, Martina nous émeut aux larmes sur Teardrop et Deborah nous emmène au firmament sur Safe from Harm.
Les horaires étant ce qu’ils sont, les Massive Attack enchaînent Atlas Air sans même une pose de circonstance pour faire rappel. Le final est éblouissant pour des spectateurs enchantés dont les sens résonneront encore longtemps de l’obsédante ritournelle de clavier de ce morceau d’anthologie souligné par l’explosion stroboscopique du light show.
Le trip-hop de Bristol a encore frappé sur la France !Set list : United Snakes/ Babel/ Risingson/ Girl I Love You/ Invade Me/ Mezzanine/ Teardrop/ Angel/ Inertia Creeps/ Splitting The Atom/ Safe From Harm/ Atlas Air
Ouh là là là là là là, Bryan apparaît en smoking noir, cravate mauve clair sur chemise blanche et boutons de manchette, accompagné de Phil à la guitare et aux cheveux blancs, Andy aux instruments à vent, Paul à la batterie, Colin Good au piano et d’un gang de gamins/gamines pour réinventer Roxy Music : la claviériste violoniste en combinaison moulé-argentée aux allures de catwomen (et d’Eddy Jobson, violoniste historique du premier Roxy), Oliver Thomson jeune éphèbe guitariste déjà présent sur la tournée Dylanesque, un bassiste en costard noir et quatre choristes black. Tout ce petit monde démarre sur Re-Make Re-Model à 21h pétante sur la scène de la Cascade, le premier morceau du premier disque historique de Roxy Music ! Ouh là là là là là là :
I tried but I could not find a way/ Looking back all I did was look away/ Next time is the best we all know/ But if there is no next time where to go’/ She’s the sweetest queen I’ve ever seen (CPL593H)/ See here she comes, see what I mean’ (CPL593H)/ I could talk talk talk, talk myself to death/ But I believe I would only waste my breath/ Ooh show me
Et en plus ils enchaînent sur Out Of The Blue ! Mon Dieu ; le chroniqueur solidement installé au premier rang défaille. Oh My God ! Ils osent enchaîner sur Out Of The Blue : boum_tchak-tchak_boum-boum_tchak-tchak_boum… frappe Bryan son poing droit dans la paume gauche ; boum_tchak-tchak_boum-boum_tchak-tchak_boum… martèle la violoniste à grand moulinets de son archet dans l’air ; boum_tchak-tchak_boum-boum_tchak-tchak_boum … assène Paul sur ses caisses, et monte la lancinante progression de cette exceptionnelle chanson jusqu’au solo final de violon à la stridence orgasmique exécuté avec brio par catwomen debout sur son estrade :
Then: out of the blue/ Love came rushing in/ Out of the sky/ Came the sun/ Out of left field/ Came a lucky day/ Out of the blue/ No more pain
Sur In Every Dream Home A Heartache, Oliver nous sert le solo d’origine sous le regard protecteur et attendri de Phil. Et Roxy Music poursuit sa folle cavalcade glamour avec autant de bonheur : Virginia Plan, Do The Strand, My Only Love… tous les classiques n’ont pas pris une ride et les gamins de 20 ans qui poussent derrière et dansent sur Let’s Stick Together n’en pensent pas moins.
Et puis vient A Song for Europe où Bryan plus élégant que jamais décline le déclin de notre continent sur les trilles mineures de Colin :
…And here by the Seine/ Notre-Dame casts/ A long lonely shadow/ Now – only sorrow/ No tomorrow.
Ses vibratos se terminent en murmures, se transforment en sanglots :
Here’s no today for us/ Nothing is there/ For us to share/ But yesterday.
Et enfin, bien sûr, Bryan siffle sur le final de Jealous Guy, juste For Your Pleasure… Les iphones clignotent, les cœurs battent la chamade et les gamins dans la fosse se regardent en découvrant que la musique a existé avant l’électronique !
Et pendant que Roxy Music finissait d’éblouir la scène de la Cascade, les Arcade Fire démarraient leur show sous forte menace météorologique. Le temps de courir vers la Grande Scène et tout Saint-Cloud est déjà sous le feu de Ready To Start. Même au bout du bout du terrain, le son est gigantesque et balaye les nuages, l’éclairage est violent et les Arcade sont déchaînés. Leur musique est calibrée pour les grands espaces et leur présence au final de Rock en Seine ne pouvait mieux tomber.
Les premières notes d’accordéon de Régine sur Laïka déclenchent comme toujours une véritable hystérie collective chez les spectateurs et une agitation remarquable sur scène avec nos huit compères en ligne hurlant : Our mother shoulda just named you Laika!
Le vent souffle et les rafales balancent le son d’un coté à l’autre de l’assemblée, on s’accroche au mât pour soutenir le groupe qui souque ferme. La vague de The Suburbs (Win aux claviers) nous submergent mais le show continue à tracer sa route dans un environnement déchaîné.
Sur les grandes orgues de Intervention les nuages crèvent et des rideaux de pluie ondulent au-dessus des têtes. Qu’importe, le navire est secoué mais toujours vent debout :…Singing hallelujah with the fear in your heart/ Every spark of friendship and love/ Will die without a home/ Hear the soldier groan, « We’ll go at it alone »
Et puis sur We Use to Wait, l’équipage abandonne, la tornade se déchaîne, la scène est inondée, les équipes techniques recouvrent les instruments de bâches, et les spectateurs prennent leur mal en patience sous l’orage, guettant une accalmie qui ne viendra point.
Les Arcade sont désolés, s’excusent puis reviennent jouer Wake Up en acoustique (seuls instruments autorisés sous la pluie), puis s’en vont, comme l’orage d’ailleurs. Mais il est trop tard pour reprendre le show. Les horaires, toujours les horaires de notre société aseptisée ! Il y a 20 ans, quand les concerts commençaient avec trois heures de retard, on a jamais vu les Rolling Stones arrêter un concert à cause de la météo…
Qu’importe, malgré ce coitus interomptus l’édition de 2010 fut d’une excellente tenue. Seule ombre au tableau le logo mortifère qui empêcha nombre d’entre nous d’acheter le T-shirt de l’année.
Set list : Ready to Start/ Keep the Car Running/ Neighborhood #2 (Laika)/ No Cars Go/ Haïti/ Modern Man/ Rococo/ The Suburbs/ Ocean of Noise/ Intervention/ We Used to Wait
Wake Up @Info[Acoustic] -
Aficionados
Un taureau fatigué de se faire massacrer dans une arène sous les applaudissements de 10 000 beaufs réunis dans une arène en Espagne, s’énerve, franchit la barrière et saute dans la foule, et encorne à qui mieux-mieux. Bilan : 40 blessés dont 3 graves, et un taureau abattu.
Eh oui, taureau énervé, aficionados en danger !
Il va bien se trouver un ou deux spectateurs blessés qui vont attaquer la municipalité du coin pour mise en danger. En attendant, si on ne veut pas courir de risques, il suffit de ne pas aller voir les corridas.
-
Hole – 2010/08/25 – Paris le Bataclan

Après avoir annulé son concert de mai Hole est au Bataclan ce soir pour animer ce mois d’août parisien, finalement plus rock que les années précédentes. La sortie de Nobody’s Daugther n’a pas rencontré un franc succès critique, mais qu’importe, Courntey Love vient le présenter à Paris avec un nouveau groupe au milieu de l’été et le moins que l’on puisse faite est d’y être.
Il fait déjà extrêmement chaud lorsque les lumières s’éteignent et que la sono lance le Boléro de Ravel. La Miss apparaît en train d’enfiler un petit pull beige distingué sur robe en soie noire, toujours sous une tempête de blondeur pour une coiffure bien ordonnée. Ne seraient-ce les bottes cuissarde, on la croirait apprêtée pour un salon de thé du VIIème arrondissement. Avec son guitariste, une grande bringue à la Sid Vicious (qu’elle présentera comme son fils à la fin du show), ils balancent leurs clopes, elle chausse sa guitare rouge vif et ils démarrent Pretty on the Inside suivie d’une magnifique reprise grungy de Sympathy for the Devil des Stones. C’est étonnant. Déjà le concert déchire grave.
Le show suit son fil, il fait de plus en plus chaud, le rouge à lèvres de notre héroïne déborde, l’avatar de Sid est torse nu, la foule tangue et le groupe délivre du vrai-bon rock des familles. Cela fait beaucoup de bien. Courtney réclame à tue-tête des clopes apportée par une roady et qu’elle jette après trois bouffées, elle parle beaucoup entre les chansons, raconte sa vie avant de replonger dans son histoire musicale agrémentée de plusieurs reprises (The Rolling Stones, Pearl Jam, Leonard Cohen, Fleetwood Mac…) parfois inattendues mais toujours servies à sa sauce plutôt relevée !
Elle a une belle voix qu’elle pousse en criailleries stridentes sur les morceaux chauds mais qu’elle sait aussi contrôler dans les graves lorsque le tempo ralentit ; ange ou démon, comme toujours la marque de fabrique de Courtney Love. Au bout d’une heure et demie, le Bataclan n’est plus que moiteur, le groupe s’est retiré après deux rappels et le petit peuple des rockers parisiens estivaux en grille une dernière sur le parvis du Bataclan, heureux et repu, revitalisé par l’énergie punk et malfaisante, mais toujours rafraîchissante, de Courtney Love !
Set list : Pretty on the Inside/ Sympathy for the Devil @Cover[The Rolling Stones]/ Skinny Little Bitch/ Miss World/ Violet/ Celebrity Skin/ Honey/ Take This Longing @Cover[Leonard Cohen]/ Pacific Coast Highway/ Malibu/ Plump/ Jeremy @Cover[Pearl Jam]/ Doll Parts
Encore : Play with Fire @Cover[The Rolling Stones]/ How Dirty Girls Get Clean/ How Dirty Girls Get Clean (pop version)/ Codine @Cover[Buffy Sainte-Marie]/ Someone Else’s Bed/ Gold Dust Woman @Cover[Fleetwood Mac]/ Thirteen @Cover[Big Star]/
Warm up : The Dodoz -
Donneurs de leçon
L’agence de notation Moodys menace d’abaisser la note souveraine de la France. C’est une bonne décision mais proposons en parallèle d’augmenter le taux d’imposition des agences de notation à 75% de leurs bénéfices comme première pierre apportée au redressement budgétaire des pays mal notés.
-
« Yves Saint Laurent – rétrospective » au Petit-Palais

Exposition rétrospective Yves Saint-Laurent au Petit-Palais. On y va pour le personnage, on en revient ébloui par ses créations. Il admettait que : « … ce métier, qui n’est pas tout à fait un art mais qui a besoin d’un artiste pour exister » mais devant ce foisonnement de robes sublimes, il faut avouer que l’on tend à l’éternel.
-
Au Revoir Simone – 2010/08/22 – Paris le Nouveau Casino

Erika, Anny et Heather ; une blonde, une brune et une châtain ; trois grâces new-yorkaises qui pourraient paraître limite nunuches à pub Cornflakes sur une télé américaine, si elles n’excellaient à créer et diffuser une musak délicieuse et obsédante. Elles ont fondé un groupe électro-pop du mystérieux nom d’Au Revoir Simone, allusion faite à une réplique d’un film de Tim Burton. On les avait vues en première partie de Air en 2007 au Zénith, puis à quelques autres occasions parisiennes. Elles présentent ce soir leur dernier disque Still Night, Still Life, une réussite.Nos trois misses sont calées en ligne derrière leurs claviers, micros et machines diverses. Elles nous déclinent avec le sourire des empilements de nappes sonores déployées sur les rythmes simples diffusés par leurs boîtes électroniques. Et elles chantent, gracieusement, délicieusement, adorablement. Pour tout dire, leurs petits minois mutins emballent merveilleusement cette musique d’ambiance mais pourquoi gâcher son plaisir, laissons-nous pénétrer par la douceur, emporter par la grâce. Erika, Anny et Heather sont venues de Brooklyn pour nous offrir un instant de fraîcheur dans la moiteur de l’été parisien : Play me a sad song/ ‘Cause that’s what I want to hear/ I want you to make me cry/ I want to remember the places that we left/ Lost to the mists of time.
Relaxons-nous, c’est juste du bon temps !
-
Correction

Finalement il semble que le footeux-surpayé n’aurait pas proféré un « Va-te-faire enculer sale fils de pute » à son chef dans un vestiaire sud-africain mais plus prosaïquement un « Va-te-faire enculer avec ton équipe. Fais l’équipe que tu veux ».
Ouf ! Nous voici rassurés sur le niveau de bonne éducation des nouveaux héros de notre belle jeunesse.
On note par ailleurs que le message est désormais multidirectionnel : non seulement le chef peut aller se faire enc… mais également l’ensemble de son équipe ce qui ouvre des perspectives plus intéressantes mais laisse envisager une tâche plus ardue. Sauf erreur de notre part il y avait 23 joueurs, moins l’impétrant plus le chef, cela fait donc 23 cibles, de quoi harasser les plus vigoureux.
-
Les « gens qui voyagent »

Agitation politico-démagogique de bas étage sur la question des gens du voyage ou des roms ou des gitans, bref on ne sait d’ailleurs plus comment les appeler pour ne pas être soupçonné d’être politiquement incorrect.
Voyons ce que dit le-dictionnaire.com :
Gitan Adjectif masculin singulier relatif à l’un des groupes de Rom (Tziganes) vivant en Espagne, en Afrique du Nord et dans le sud de la France Nom masculin singulier personne faisant partie de l’un de ces groupes de Rom Rom Adjectif singulier invariant en genre qualifie un des trois groupes des Tsiganes (rom, gitan, manouche) Nom singulier invariant en genre appellation générique choisie par les Tsiganes eux-mêmes Manouche Adjectif singulier invariant en genre gitan, tzigane Nom singulier invariant en genre tzigane, gitan Tzigane / Tsigane Adjectif singulier invariant en genre relatif aux Tziganes (musique tzigane) Nom singulier invariant en genre ensemble des populations originaires de l’Inde apparues en Europe dès le XIVe siècle et qui vivent encore aujourd’hui de manière nomade (le terme exact est « Rom ») membre de cet ensemble (linguistique) langue parlée par les Tziganes Quel que soit le qualificatif, il semble que l’on parle bien des mêmes populations, ensuite ils ont une nationalité qui est ce qu’elle est avec ses droits attachés.
Le feuilleton de l’été sur la fermeture des camps rom concurrence Secret story sur TF1 :une mauvaise façon d’aborder un vrai problème, celui de populations nomades qui ne trouvent plus leur place dans des économies sédentaires. Les Touaregs dans le Sahara connaissent quasiment le même sort, les caravanes de chameaux d’antan ont été laminées par l’apparition des camions. Il y a malheureusement peu de chances que le mouvement ne s’inverse à court terme.
-
Le grand soir des niches fiscales

Une intéressante chronique dans Les Echos de ce jour sur les niches fiscales, de Jean-Philippe Delsol, avocat, qui rappelle que les économies d’impôt offertes à certains sont compensées par un surcroît d’impôt sur les autres. Il préconise de tout supprimer et d’intégrer dans la Loi fiscale de droit commun les niches qui ont une utilité économique. Bref, lancer le grand soir des niches fiscales et planter sur une lance la tête de Mamy Bettencourt. Ce n’est pas idiot, mais on peut compter sur les corporatismes et lobbys franchouillards multiples et variés pour s’opposer à une telle hérésie si quelqu’énarque aussi insensé que mal élevé venait à la suggérer !
-
Charlie et la gériatrie
Charlie-Hebdo, un journal lourdingue et subtil. Un très bel article de Patrice Pelloux sur la gériatrie dans le numéro de cette semaine.
Cliquer sur : https://rehve2.fr/wp-content/uploads/CH_20100804_Geriatrie.pdf
-
Contre-sens
Bizarre : Paris est en train d’autoriser les vélocipèdes à rouler à contre-sens des rues en sens unique où la vitesse est limitée à 30 Km/h. C’est tout de même étrange d’avoir de pareilles idées, ou alors les édiles de la capitale comptent sur la bonne volonté des automobilistes pour ne pas écraser les malheureux vélos. C’est bien ce que nous disions : bizarre et étrange ! Etrange et dangereux.
-
Rufin Jean-Christophe, ‘Katiba’.
Sortie : 2010, Chez : Flammarion. Espionnage dans le Sahara, terrorisme au Quai d’Orsay, cœurs déchirés et conflit de civilisations, les recettes un peu faciles d’un roman d’été pas inoubliable. Rufin, écrivain reclassé dans la diplomatie avant d’en claquer la porte, a écrit ce livre alors qu’il était ambassadeur de France au Sénégal. On se demande s’il n’avait rien à faire comme représentant de la République sinon meubler son inactivité en écrivant, ou alors si ce livre un peu léger lui a pris tellement peu de temps qu’il n’a point nui à ses activités diplomatico-mondaines.
-
Fumette contre projet immobilier

La toujours sympathique rue des Thermopyles, et son street-art, ont organisé une fête de quartier en mai et lancé un mouvement de protestation contre un projet immobilier qui doit empiéter sur ce petit village du XIVème.
-
La presse de caniveau
Encore une cinglée qui tue ses nouveau-nés. Cette fois-ci elle ne les a pas congelés mais enterrés au fond du jardin. La presse adore et se jette sur le fait-divers tel un trésorier de l’UMP sur la fortune de Mamy Bettencourt : envoyés spéciaux sur place, interview des voisins du style « Que ressentez-vous à l’annonce d’une telle nouvelle ? », exposé des capacités professionnelles de l’impétrante par sa hiérarchie, etc., etc. L’histoire extraordinaire de gens sans histoire, un vrai bonheur pour des journalistes en mal d’actualité.
-
Prince sans limites

Prince a fait un concert plus ou moins impromptu de 4 heures au New Morning ce 23 juillet, de 2h à 6h du mat. Il faut le faire ! La rumeur n’était pas venue jusqu’au chroniquer mais il aurait volontiers fait partie des happy few de circonstance.
Prince est aussi en lice pour racheter l’organisation du festival de Jazz de Nice où il a également joué en juillet. Ce garçon aime la France.
-
The Dandy Warhols – 2010/07/26 – Paris la Cigale

La Cigale était ce soir l’endroit où il fallait être avec The Dandy Warhols venus jouer à Paris pour présenter un best of dû à leur ex-compagnie de disque-major-business, Capitol. Concert complet et il a fallu acheter un billet à un black-marketeur de trottoir, à un prix à faire reculer Mamy Bettencourt, mais qu’importe.
Une scène vaguement décorée de boules japonisantes et quatre rockers made in United-States venus nous délivrer une bonne dose d’énergie et de sueur sur un boulevard du XVIIIème, entre sex-shops, cars de tourisme et magasins de guitares. Les Dandy sont là pour notre plaisir et ne seront pas avares de leur joyeuse énergie. Courtney affiche une nouvelle coupe de cheveux avec une longue mèche qu’il grignotera durant tout le show. Il nous annonce une soirée très spéciale. Zia est resplendissante derrière ses consoles et sous ses tatouages. Batteur et guitariste solo sont en ligne. La bande des quatre démarre sur Mohammed enchaîné sur We use to be Friends et le ton est donné. La foule ronronne sur la voix grave et sombre de Courntney.
Les choses sérieuses commencent avec The Last High. La scène est envahie de fumigènes, Zia jongle entre claviers, tambourins et chœurs. La Cigale sort ses griffes et grogne de plaisir, la température monte. Et le concert poursuit son chemin vers un paradis musical proche de l’enfer tropical : moiteur torride et profusion délirante qui explosent sur The Last Junky et Bohemian. On ne sait plus à quelle liane se raccrocher, tout glisse et transpire, les défaillances de spectateurs des premiers rangs poussent Zia à demander le calme pour éviter l’anéantissement de certains. Vœux pieux et de mauvaise foi alors que démarrent les premiers riffs de Get Off suivi de . Tout flashe, tous tanguent et la Cigale poursuit une ascension vertigineuse sans savoir où s’arrêter.
Après deux heures de ce rythme, il n’y aura pas de rappel mais l’apparition vaporeuse et épanouie de Zia qui revient seule nous chanter une comptine pour enfants : Daisy Song, a capella, après nous avoir vanté son petit ensemble noir fruit d’un shopping parisien de fin d’après-midi.
Beaucoup pour le plaisir et un peu pour la promotion d’un best of : The Capitol Years ; ils s’en sont donné à cœur joie deux heures durant le temps d’un énergique retour sur quinze années de carrière avec des envolées psychédéliques émouvantes et des morceaux endiablés. Décoiffant !
Set list : Mohammed/ We Used To Be Friends/ Shakin’/ Welcome To The Third World/ You Were The Last High/ You Come In Burned/ I love you/ Now You Love Me/ All The Money Or The Simple Life Honey/ Not If You Were The Last Junkie On Earth/ Bohemian Like You/ Talk Radio/ Godless/ Get Off/ Horse Pills/ Solid/ Wasp In The Lotus/ Boys Better/ Country Leaver/ Every Day Should Be a Holiday/ It’s a Fast-Driving Rave-Up With The Dandy Warhols
Encore : Daisy Song (Zia)
