Le sulfureux pape du Languedoc bouge encore. George Frêche (72 ans), exclut du PS continue à faire le mariole et risque de l’emporter aux élections régionales contre la liste officiellement investie par le PS. Ce n’est pas la première fois. Il se drape dans l’onction de la démocratie populaire face à la bureaucratie parisienne. Il va sans doute être élu à grand renfort de populisme, eh bien sa région aura le dirigeant qu’elle mérite. Le PS sera battu mais au moins dans l’honneur de ses principes.
Étiquette : La Gauche
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DSK prospère
On a vu Strauss-Kahn parader sur les plateaux télévision au sommet du G20. Il a beaucoup grossi.
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Des fraudes au PS ?
Les caciques du parti socialiste (PS) s’écharpent sur une éventuelle fraude significative lors des dernières élections au poste de chef du parti, qui avaient vu s’affronter l’an passé la harpie Martine Aubry et la nunuche Ségolène Royal. Tout le monde tourne autour du pot mais semble admettre que fraude il y eut. C’est tout de même étonnant qu’au XXIème siècle, en France, il y ait des citoyens qui bourrent des urnes, et qui plus est, dans des cellules du PS ! On a du mal à y croire.
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Bataille épistolaire au PS
Forte activité épistolaire au Parti Socialiste (PS) ces derniers jours. Titine Aubry adresse le 7 juillet une supplication aux partis de gauche pour fonder « une maison commune », elle se fait envoyer paître, personne n’ayant envie de s’afficher aux côtés du PS pour le premier tour des prochaines élections régionales, il sera toujours temps de le faire au second si les circonstances l’imposent. C’est ce qu’on appelle de la realpolitik.
Toujours très en verve, Titine écrit le 13 juillet à Manuel Walls pour le rappeler à l’ordre en le sommant d’arrêter de critiquer le parti ou alors de le quitter. Ledit Manuel, déjà candidat à la candidature socialiste aux élections présidentielles de 2012, star des plateaux de télé et de radio, lui répond aussitôt qu’il restera au PS et continuera à y mettre le boxon. Na ! Bien entendu, aussitôt signées les lettres sont publiées dans la presse et le microcosme mondain en fait ses gorges chaudes dans les salons de la capitale.
Pauvre Titine, elle essaye avec foi et bonne volonté de remettre de l’ordre dans les écuries d’Augias de la gauche française, et plus particulièrement le box peu ragoutant du PS, et elle se fait publiquement envoyer valdinguer par les petits roitelets quoi peuplent son entourage. Comme les vieux monarques défraîchis d’ailleurs, le must ayant été le Fabius qui a soutenu le non au référendum sur la constitution européenne alors que le PS s’était prononcé pour le oui. Il est vrai que ceci se passerait dans une entreprise tous ces récalcitrants se seraient fait virer avec pertes et fracas depuis bien longtemps, mais nous sommes en politique alors ces marquis de circonstance se sentent portés par l’onction du suffrage de leurs électeurs et par la publicité faites par les médias, les ailes leur poussent, la perte d’autorité de leurs dirigeants et leurs egos très fortement dimensionnés les font se voir appelés aux plus hautes fonctions afin de sauver la Nation et le PS au passage. Pauvre gauche !
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Cachons la misère
Cohn-Bendit envoie paître Ayraut, l’inamovible patron des députés PS à l’Assemblée nationale qui veut une alliance dès le premier tour des régionales, afin de noyer sa misère :
« Qu’ils arrêtent de nous casser les pieds avec cette histoire ! S’il y a un système électoral à deux tours, il est normal qu’une force politique émergente se présente avec son programme, ses personnalités, et puis, le soir du premier tour, on voit le rapport et on fait des alliances, sinon ce n’est pas la peine d’avoir un système électoral à deux tours ».
Le Ayraut ainsi rhabillé pour l’hiver avec ce bon sens écolo en rajoute et fait publier par l’AFP une lettre adressée à Dany le Rouge :
« Cher Dany, rassure-toi, je n’ai pas l’intention de te casser les pieds … 2012 se prépare maintenant. Les régionales peuvent être l’occasion d’une première étape. Ce que je souhaite, c’est un accord stratégique, un contrat de majorité alternative, un accord gagnant-gagnant ».
Du pur discours de communiquant vide de sens, évadé des business plans ou des programmes électoraux.
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L’extrême gauche toujours vivace
Etonnante interview écrite de Julien Coupat, mis en examen pour terrorisme et soupçonné de sabotage de caténaires de la SNCF. On y découvre un stupéfiant discours extrême. Quelques extraits :
Vous reconnaissez-vous dans les qualifications de « mouvance anarcho-autonome » et d’ »ultragauche » ?
Laissez-moi reprendre d’un peu haut. Nous vivons actuellement, en France, la fin d’une période de gel historique dont l’acte fondateur fut l’accord passé entre gaullistes et staliniens en 1945 pour désarmer le peuple sous prétexte d’ »éviter une guerre civile ». Les termes de ce pacte pourraient se formuler ainsi pour faire vite : tandis que la droite renonçait à ses accents ouvertement fascistes, la gauche abandonnait entre soi toute perspective sérieuse de révolution. L’avantage dont joue et jouit, depuis quatre ans, la clique sarkozyste, est d’avoir pris l’initiative, unilatéralement, de rompre ce pacte en renouant « sans complexe » avec les classiques de la réaction pure – sur les fous, la religion, l’Occident, l’Afrique, le travail, l’histoire de France, ou l’identité nationale.
Face à ce pouvoir en guerre qui ose penser stratégiquement et partager le monde en amis, ennemis et quantités négligeables, la gauche reste tétanisée. Elle est trop lâche, trop compromise, et pour tout dire, trop discréditée pour opposer la moindre résistance à un pouvoir qu’elle n’ose pas, elle, traiter en ennemi et qui lui ravit un à un les plus malins d’entre ses éléments. Quant à l’extrême gauche à-la-Besancenot, quels que soient ses scores électoraux, et même sortie de l’état groupusculaire où elle végète depuis toujours, elle n’a pas de perspective plus désirable à offrir que la grisaille soviétique à peine retouchée sur Photoshop. Son destin est de décevoir.
Dans la sphère de la représentation politique, le pouvoir en place n’a donc rien à craindre, de personne. Et ce ne sont certainement pas les bureaucraties syndicales, plus vendues que jamais, qui vont l’importuner, elles qui depuis deux ans dansent avec le gouvernement un ballet si obscène. Dans ces conditions, la seule force qui soit à même de faire pièce au gang sarkozyste, son seul ennemi réel dans ce pays, c’est la rue, la rue et ses vieux penchants révolutionnaires. Elle seule, en fait, dans les émeutes qui ont suivi le second tour du rituel plébiscitaire de mai 2007, a su se hisser un instant à la hauteur de la situation. Elle seule, aux Antilles ou dans les récentes occupations d’entreprises ou de facs, a su faire entendre une autre parole.
Cette analyse sommaire du théâtre des opérations a dû s’imposer assez tôt puisque les renseignements généraux faisaient paraître dès juin 2007, sous la plume de journalistes aux ordres (et notamment dans Le Monde) les premiers articles dévoilant le terrible péril que feraient peser sur toute vie sociale les « anarcho-autonomes ». On leur prêtait, pour commencer, l’organisation des émeutes spontanées, qui ont, dans tant de villes, salué le « triomphe électoral » du nouveau président.
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La police vous considère comme le chef d’un groupe sur le point de basculer dans le terrorisme. Qu’en pensez-vous?
Une si pathétique allégation ne peut être le fait que d’un régime sur le point de basculer dans le néant.
Que signifie pour vous le mot terrorisme ?
Rien ne permet d’expliquer que le département du renseignement et de la sécurité algérien suspecté d’avoir orchestré, au su de la DST, la vague d’attentats de 1995 ne soit pas classé parmi les organisations terroristes internationales. Rien ne permet d’expliquer non plus la soudaine transmutation du « terroriste » en héros à la Libération, en partenaire fréquentable pour les accords d’Evian, en policier irakien ou en « taliban modéré » de nos jours, au gré des derniers revirements de la doctrine stratégique américaine.
Rien, sinon la souveraineté. Est souverain, en ce monde, qui désigne le terroriste. Qui refuse d’avoir part à cette souveraineté se gardera bien de répondre à votre question. Qui en convoitera quelques miettes s’exécutera avec promptitude. Qui n’étouffe pas de mauvaise foi trouvera un peu instructif le cas de ces deux ex – « terroristes » devenus l’un premier ministre d’Israël, l’autre président de l’Autorité palestinienne, et ayant tous deux reçus, pour comble, le Prix Nobel de la paix.
Le flou qui entoure la qualification de « terrorisme », l’impossibilité manifeste de le définir ne tiennent pas à quelque provisoire lacune de la législation française : ils sont au principe de cette chose que l’on peut, elle, très bien définir : l’antiterrorisme dont ils forment plutôt la condition de fonctionnement. L’antiterrorisme est une technique de gouvernement qui plonge ses racines dans le vieil art de la contre-insurrection, de la guerre dite « psychologique », pour rester poli.
L’antiterrorisme, contrairement à ce que voudrait insinuer le terme, n’est pas un moyen de lutter contre le terrorisme, c’est la méthode par quoi l’on produit, positivement, l’ennemi politique en tant que terroriste. Il s’agit, par tout un luxe de provocations, d’infiltrations, de surveillance, d’intimidation et de propagande, par toute une science de la manipulation médiatique, de l’ »action psychologique », de la fabrication de preuves et de crimes, par la fusion aussi du policier et du judiciaire, d’anéantir la « menace subversive » en associant, au sein de la population, l’ennemi intérieur, l’ennemi politique à l’affect de la terreur.
L’essentiel, dans la guerre moderne, est cette « bataille des cœurs et des esprits » où tous les coups sont permis. Le procédé élémentaire, ici, est invariable : individuer l’ennemi afin de le couper du peuple et de la raison commune, l’exposer sous les atours du monstre, le diffamer, l’humilier publiquement, inciter les plus vils à l’accabler de leurs crachats, les encourager à la haine. « La loi doit être utilisée comme simplement une autre arme dans l’arsenal du gouvernement et dans ce cas ne représente rien de plus qu’une couverture de propagande pour se débarrasser de membres indésirables du public. Pour la meilleure efficacité, il conviendra que les activités des services judiciaires soient liées à l’effort de guerre de la façon la plus discrète possible », conseillait déjà, en 1971, le brigadier Frank Kitson [ancien général de l’armée britannique, théoricien de la guerre contre-insurrectionelle], qui en savait quelque chose.
Une fois n’est pas coutume, dans notre cas, l’antiterrorisme a fait un four. On n’est pas prêt, en France, à se laisser terroriser par nous. La prolongation de ma détention pour une durée « raisonnable » est une petite vengeance bien compréhensible au vu des moyens mobilisés, et de la profondeur de l’échec; comme est compréhensible l’acharnement un peu mesquin des « services », depuis le 11 novembre, à nous prêter par voie de presse les méfaits les plus fantasques, ou à filocher le moindre de nos camarades. Combien cette logique de représailles a d’emprise sur l’institution policière, et sur le petit cœur des juges, voilà ce qu’auront eu le mérite de révéler, ces derniers temps, les arrestations cadencées des « proches de Julien Coupat ».
Il faut dire que certains jouent, dans cette affaire, un pan entier de leur lamentable carrière, comme Alain Bauer [criminologue], d’autres le lancement de leurs nouveaux services, comme le pauvre M. Squarcini [directeur central du renseignement intérieur], d’autres encore la crédibilité qu’ils n’ont jamais eue et qu’ils n’auront jamais, comme Michèle Alliot-Marie.
Vous êtes issu d’un milieu très aisé qui aurait pu vous orienter dans une autre direction…
« Il y a de la plèbe dans toutes les classes » (Hegel).
Vous définissez-vous comme un intellectuel? Un philosophe ?
La philosophie naît comme deuil bavard de la sagesse originaire. Platon entend déjà la parole d’Héraclite comme échappée d’un monde révolu. A l’heure de l’intellectualité diffuse, on ne voit pas ce qui pourrait spécifier « l’intellectuel », sinon l’étendue du fossé qui sépare, chez lui, la faculté de penser de l’aptitude à vivre. Tristes titres, en vérité, que cela. Mais, pour qui, au juste, faudrait-il se définir?
Comment analysez-vous ce qui vous arrive?
Détrompez-vous : ce qui nous arrive, à mes camarades et à moi, vous arrive aussi bien. C’est d’ailleurs, ici, la première mystification du pouvoir : neuf personnes seraient poursuivies dans le cadre d’une procédure judiciaire « d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », et devraient se sentir particulièrement concernées par cette grave accusation. Mais il n’y a pas d’ »affaire de Tarnac » pas plus que d’ »affaire Coupat », ou d’ »affaire Hazan » [éditeur de L’insurrection qui vient]. Ce qu’il y a, c’est une oligarchie vacillante sous tous rapports, et qui devient féroce comme tout pouvoir devient féroce lorsqu’il se sent réellement menacé. Le Prince n’a plus d’autre soutien que la peur qu’il inspire quand sa vue n’excite plus dans le peuple que la haine et le mépris.
Ce qu’il y a, c’est, devant nous, une bifurcation, à la fois historique et métaphysique: soit nous passons d’un paradigme de gouvernement à un paradigme de l’habiter au prix d’une révolte cruelle mais bouleversante, soit nous laissons s’instaurer, à l’échelle planétaire, ce désastre climatisé où coexistent, sous la férule d’une gestion « décomplexée », une élite impériale de citoyens et des masses plébéiennes tenues en marge de tout. Il y a donc, bel et bien, une guerre, une guerre entre les bénéficiaires de la catastrophe et ceux qui se font de la vie une idée moins squelettique. Il ne s’est jamais vu qu’une classe dominante se suicide de bon cœur.
La révolte a des conditions, elle n’a pas de cause. Combien faut-il de ministères de l’Identité nationale, de licenciements à la mode Continental, de rafles de sans-papiers ou d’opposants politiques, de gamins bousillés par la police dans les banlieues, ou de ministres menaçant de priver de diplôme ceux qui osent encore occuper leur fac, pour décider qu’un tel régime, même installé par un plébiscite aux apparences démocratiques, n’a aucun titre à exister et mérite seulement d’être mis à bas ? C’est une affaire de sensibilité.
La servitude est l’intolérable qui peut être infiniment tolérée. Parce que c’est une affaire de sensibilité et que cette sensibilité-là est immédiatement politique (non en ce qu’elle se demande « pour qui vais-je voter ? », mais « mon existence est-elle compatible avec cela ? »), c’est pour le pouvoir une question d’anesthésie à quoi il répond par l’administration de doses sans cesse plus massives de divertissement, de peur et de bêtise. Et là où l’anesthésie n’opère plus, cet ordre qui a réuni contre lui toutes les raisons de se révolter tente de nous en dissuader par une petite terreur ajustée.
Nous ne sommes, mes camarades et moi, qu’une variable de cet ajustement-là. On nous suspecte comme tant d’autres, comme tant de « jeunes », comme tant de « bandes », de nous désolidariser d’un monde qui s’effondre. Sur ce seul point, on ne ment pas. Heureusement, le ramassis d’escrocs, d’imposteurs, d’industriels, de financiers et de filles, toute cette cour de Mazarin sous neuroleptiques, de Louis Napoléon en version Disney, de Fouché du dimanche qui pour l’heure tient le pays, manque du plus élémentaire sens dialectique. Chaque pas qu’ils font vers le contrôle de tout les rapproche de leur perte. Chaque nouvelle « victoire » dont ils se flattent répand un peu plus vastement le désir de les voir à leur tour vaincus. Chaque manœuvre par quoi ils se figurent conforter leur pouvoir achève de le rendre haïssable. En d’autres termes : la situation est excellente. Ce n’est pas le moment de perdre courage.
Fascinant ! On en vient à se demander à quoi ce jeune intellectuel a pu être biberonné pour développer une telle pensée au XXIème siècle. Le délit d’opinion n’est plus reconnu par le droit français mais on ne peut s’empêcher de penser que l’auteur d’un tel texte est capable d’avoir posé des bouts de ferraille sur des caténaires de la SNCF.
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On est toujours le gauchiste de quelqu’un
Le chroniquer se fait traiter de gauchiste par la nouvelle garde de ses collègues de bureau lors d’un déjeuner Chez Dédé où il marque son intérêt pour les émissions politico-culturelles de Frédéric Taddeï le soir sur France 3. A sa question étonnée sur ce qu’ils reprochent à cet animateur il lui est répondu qu’hier soir en fait il y avait un match de fouteballe qui a remporté leurs suffrages… Ils sont étonnants ces soi-disant jeunes, ils ont entre 25 ans et 30 ans et ils sont déjà branchés sur le ballon rond dribblé par des divas anabolisées, plutôt que des émissions intelligentes et sereines qui laissent des intellectuels et des politiques s’exprimer calmement (en principe…) sur des sujets de la pensée ! Le plus drôle est que la garde privée des amis du chroniqueur, évoluant dans la recherche ou la musique, le prennent pour un indécrottable réactionnaire au service du grand capital.
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Grève générale

Demain grève générale en France. Une manifestation nationale contre la crise c’est un peu comme une grève contre la tempête dans le sud-ouest, cela ne sert à rien mais ça fait toujours plaisir à ceux qui manifestent. Après tout on laisse bien pérorer les analystes-experts-mondains sur les ondes à longueur de journée avec la même inutilité-vacuité que les marcheurs de demain. Alors pourquoi le bon peuple ne pourrait-il pas aussi s’exprimer ?
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Gros égo pour Ségo !
Ségolène Royale explique à la presse ébahie qu’elle a inspiré les équipes d’Obama. Même si c’était vrai, à quoi cela sert-il de le claironner ?
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Terroriste de chemins de fer
C’est quoi tout ce foin que l’on fait sur le Julien Coupat, embastillé pour soupçon de sabotage des caténaires de la SNCF. Tout le monde s’émeut car il n’a pas été remis en liberté alors qu’il le mériterait. Il y a quand mêmes des lignes de la SCNF qui ont effectivement été sabotées, il y a tout de même des policiers et des juges qui estiment que des soupçons pèsent sur ce jeune homme, il doit quand même exister quelques indices, il n’est tout de même pas complètement exclu que ce garçon qui revendique un engagement politique certain ait pu réaliser/inspirer ce sabotage ? Tous les juges ne sont tout de même pas vendus aux intérêts du pouvoir, ils l’ont suffisamment montré dans le passé, donc laissons passer la justice et ce garçon sera libéré le moment venu s’il est jugé innocent.
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Les mains dans le pot de confiture
Julien Dray, ségoleniste au parti socialiste fait l’objet d’une enquête préliminaire par suite de transferts de fonds « à expliquer » entre des associations dont il s’occupe et ses comptes personnels. La presse explique du coup en long et en large la passion de l’impétrant pour les montres anciennes et de prix. Le PS et la Tinine soutiennent Juju du bout des lèvres. Il a porté plainte pour violation du secret de l’instruction. On espère pour lui qu’il pourra se justifier sinon ce serait encore un mauvais coup pour le PS et la politique.
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Titine vs. Sego : 1 mort
Titine et Ségo n’ont pas pu s’entendre pour diriger le PS alors la perdante reste en dehors des organes dirigeants. C’est comme ça que cela marchera le mieux, les fusions « entre égaux » sont toujours des désastres. Sauf à être un malin comme Mitterrand qui a fait venir le PC au pouvoir pour mieux le dévorer, mais il faut pour ce faire développer un sens de la stratégie et une capacité de nuisance hors du commun. Le site web du PS ne mentionne nulle part Fafa, Yoyo et Delanaoë ce qui est tout de même un (léger) gage de renouvellement. Léger seulement car on imagine que les larrons essaieront de continuer à influer en sous-main mais avec le légendaire caractère bien trempé de Titine ils risquent de s’affronter à plus rugueux qu’eux ce qui devrait les pousser gentiment vers la retraite !
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C’est la fin
Ségo, Ségo, Ségo… s’est fait rouler dans la farine par l’attelage fatigué de Titine et ses archéos Fafa, Yoyo et Delanoë, tirant à hue et à dia.
Pauv’ Ségo, elle ne pouvait rien contre cette horde de caïmans se débattant pour leur survie dans le marigot boueux des illusions perdues du socialisme. Elle a pourtant essayé avec force communication et participation, les deux mamelles de son absence de programme politique, mais ils ont été les plus forts.
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C’est l’hallali
Tel Mac-Mahon qui a défait l’Autrichien à Solférino en 1859, on peut craindre que Titine et ses archéos n’aient vaincu la vaillante Ségo. En attendant la Commission du « récolement » récole gravement rue de Solférino et tous les français fouillent dans leur dictionnaire pour savoir ce que peut bien vouloir dire ce terme bizarroïde : dénombrement par ministère d’huissier des meubles saisis, vérification pointage sur inventaire.
Bon, n’oublions pas que c’est suite aux horreurs de la bataille de Solférino gagnée par les maréchaux de Napoléon III qu’a été créée la Croix Rouge par le Suisse Henri Dunant afin de protéger les soldats blessés. En l’espèce, les maréchaux Fafa & Yoyo, ainsi que leurs hussards Delanoë & Hamon, vont plutôt s’activer à achever les blessés à l’arme blanche que les sauver.
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La lutte finale
Titine et Ségo s’écharpent et se menacent de poursuites judiciaires pour emporter la rue de Solférino, s’injurient par médias interposés car elles ne se parlent plus. On parle de fraudes récurrentes, et généralement mutuellement acceptées par les parties, dans les grosses fédérations. La presse et les caciques du PS admettent que la bidouille est la règle dans les élections au PS, mais triche équitablement partagée est triche à moitié pardonnée. C’est assez incroyable, on ne sait d’ailleurs pas bien la forme que revêt cette bidouille sortie soudainement du chapeau.
Heuh… on ne pourrait pas tout simplement recompter les bulletins, ils doivent quand même avoir été conservés quelque part avec des procès-verbaux de bureaux de vote ! Au besoin on peut faire venir des observateurs de l’ONU ou du Cambodge pour s’assurer d’un minimum de régularité des votes dans le Poitou.
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Martine Aubry s’accroche pour le pouvoir
Incroyable : Titine et son invincible armada d’archéos ne prend que 40 voix d’avance sur Ségo au 2ème tour des élections pour la barre du PS, sur 130 000 électeurs ! Une presque défaite. Bon, Titine elle ne donnait déjà pas top envie mais une telle baffe ne va pas améliorer son moral…
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Ségo toujours vaillante
Eh ben dis donc ! Ségo arrive en tête devant Titine qui accumule pourtant les soutiens de la clique « Tout sauf Ségolène » où se bousculent Delanoé, Fafa, Yoyo et leurs porte-flingues. Une bande de tueurs d’opérette à l’efficacité plutôt limitée, ils n’arrivent pas à achever l’objet de toute leur haine.
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Le feu du PS toujours ardent
Ça y est, il l’a fait ! C’est à peine croyable mais Delanoé annonce ce soir qu’il couche avec Titine et appelle ses partisans à voter pour la parachutée de Lille aux élections au poste de 1er secrétaire du PS. Hier soir encore à la clôture du congrès de Reims il expliquait qu’il ne donnait pas de consigne de vote. Sa nuit a du être tellement agitée à l’idée que Ségo puisse emporter le morceau et la rue de Solférino que juste après son café il a avalé son chapeau et décidé de soutenir Titine.
Mathématiquement cette dernière devrait l’emporter mais il n’est tout de même pas exclu que les militants électeurs soient fatigués de ces mammouths qui cherchent à encorner la Ségo depuis si longtemps, à moins qu’ils ne désignent Benoît Hamon qui n’est pas mal dans son genre, calme et propret, à gauche du PS, jeune et neuf. Globalement la question est de savoir qui serait le plus nuisible au PS et, potentiellement, à la France ? A ce classement on range en 1ère place sans hésitation la bande Titine/ Delanoé/ Fafa/ Yoyo.
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Le PS en feu
Réveil ce matin et c’est toujours la mésentente au PS, nos larrons n’ont pas pu s’entendre. Delanoé s’en retourne à sa mairie de Paris où finalement il n’est pas trop mal loti. Fafa s’étrangle de fureur à la tribune de Reims en prônant le coup de barre à gauche en suivant Titine. Hamon reste candidat. Et Ségo, politiquement nunuche mais redoutablement habile dans les affaires de querelles internes s’en remet aux militants qui éliront leur chef la semaine prochaine. Disons-le, Ségo ne va pas résoudre la crise mondiale et française sur la base de l’amour et de la fraternité, les deux mamelles de son programme, pas plus de l’évocation du 14 juillet 1789 comme elle l’a fait hier, mais si elle peut nettoyer les écuries d’Augias de la rue de Solférino de ses éléphants vieillissants et encombrants, ce serait œuvre de salut public.
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Ségo fait l’unanimité
Ségo, Ségo, Ségo ! Elle va tous les ni… la nunuche. Fafa, Delanoé et Titine se battent dans la fange et risquent de se faire doubler par la Ségo, préférée par les militants. Après tout c’est leur droit. Ce soir au congrès du PS la nuit va être chaude.
