Marie-Claire Carrète-Gée, dissidente UMP dans le XIVème arrondissement de Paris a bien évidemment pactisé avec la cruchaude UMP et nos deux princesses font liste commune pour le deuxième tour, NKM en numéro 1, Marie-Claire en numéro 2. Peut-être cette dernière n’aurait pas eu une telle place de choix si elle n’avait pas montré les dents ; des dents un peu élimées par ailleurs puisqu’elle n’a récolté que 5,74% au premier tour. Grand seigneur, NKM-et-ses-cheveux-fous lui a quand même octroyé la deuxième place sur leur liste fusionnée.
Auteur/autrice : Rehve
-
Les cruchaudes se déchaînent
Cruchaude UMP et Cruchaude PS, candidates à la mairie de Paris, s’affrontent à la télévision : agressives, n’écoutant pas l’autre, superficielles… de vrais mecs.
-
Pétaudière électorale
Il semble que les électeurs français ne soient pas contents : les impôts augmentent et la situation économique ne s’améliore pas assez vite ; alors ils votent contre le pouvoir en place. L’opposition de droite se frotte les mains et la presse est obnubilée par savoir qui sera le prochain ministre. Lendemain habituel d’élections françaises !
-
La droite à l’assaut de Paris
1er tour des élections municipales, pour Paris nous avons deux vedettes en tête de gondole : cruchaude UMP et cruchaude PS. Après 12 années de mairie socialiste dans la capitale il est temps de changer. Histoire de de ne pas donner immédiatement un blanc-seing à cruchaude UMP, nombre de bobos parisiens ont voté pour la liste dissidente de l’UMP dans le XIVème, une certaine Marie-Claire Carrète-Gée qui n’a pas pas apprécié que cruchaude UMP saute en parachute sur cet arrondissement, en provenance de Longjumeau. Ces deux-là vont bien se réconcilier pour le deuxième tour pour que finalement la droite perde la mairie de Paris pour la troisième fois consécutive, ce qui relèverait d’un véritable exploit.
-
Un trader-fraudeur définitivement condamné

La cour de cassation a confirmé aujourd’hui la condamnation à cinq années de prison, dont deux avec sursis, de Kerviel, le tradeur-fraudeur de la Société Générale, pour d’abus de confiance, manipulations informatiques, faux et usage de faux.Par contre elle cassé la partie civile du jugement qui faisait porter l’intégralité du dommage de 4,9 milliards d’euros sur le tradeur-fraudeur, au motif que la banque étant également coupable, il fallait partager la responsabilité de ce dommage. Un nouveau procès devra donc avoir lieu au civil dans les mois à venir.
Cette position n’est pas incohérente tant on a du mal à imaginer comment la banque a pu être défaillante au point de laisser son tradeur-fraudeur prendre de tels risques, même cachés par de fausses écritures comptables ?
Kerviel qui a eu la soudaine révélation de la « tyrannie des marchés financiers » après avoir serré la paluche de François 1er à Rome fait pour le moment pénitence en rentrant à pieds à Paris. Il ne va sans doute pas presser le pas tant ce qui l’attend n’est guère réjouissant…
Arrêt du 19 mars 2014
« Affaire Jérôme Kerviel »
Chambre criminelle
Pourvoi n° 12-87.416
Par arrêt du 19 mars 2014, la chambre criminelle de la Cour de cassation, dans sa formation plénière, a rejeté le pourvoi de M. Kerviel concernant les dispositions pénales de l’arrêt de la cour d’appel de Paris du 24 octobre 2012 l’ayant condamné, pour des faits d’abus de confiance, manipulations informatiques, faux et usage, à cinq ans d’emprisonnement, dont deux ans avec sursis.
En revanche, elle a cassé les dispositions civiles de cet arrêt, qui a condamné M. Kerviel à payer à la Société Générale la somme de 4 900 000 000 euros, correspondant à l’entier préjudice de la banque. Il est en effet apparu que la cour d’appel, après avoir relevé l’existence de fautes commises par la Société Générale, ayant concouru au développement de la fraude et à ses conséquences financières, n’a pas tenu compte de ces fautes pour évaluer la réparation du dommage mise à la charge du prévenu .
La chambre criminelle fait ainsi application de la jurisprudence de la chambre mixte du 28 janvier 1972, de la jurisprudence des chambres civiles et de sa propre jurisprudence relative aux infractions volontaires et involontaires contre les personnes, selon lesquelles, lorsque plusieurs fautes ont concouru au dommage, la responsabilité de leurs auteurs se trouve engagée dans une mesure qu’il appartient aux juges du fond de déterminer. Ainsi, quelle que soit la nature des infractions commises, les juridictions pénales qui constatent l’existence d’une faute de la victime ayant concouru au dommage sont amenées à en tirer les conséquences sur l’évaluation du montant de l’indemnité due à cette dernière par le prévenu. -
Paris et la pollution
Journée de circulation alternée à Paris pour cause de pollution aux particules fines : on s’attendait à un hourvari franchouillard, une attaque d’apoplexie de Mme. Michu au Café du Commerce, et finalement cela passe assez bien. On a bien sûr Copé critiquant la mesure, mais au moins n’a-t-il pas demandé la démission d’un ministre ou de Mme. Taubita, contrairement à ses habitudes.
Malgré les évidents désagréments causés à certains d’eux, les citoyens seraient-ils devenus progressivement capables de partager un fardeau, celui de la pollution en l’occurrence ? Ou alors tellement désespérés, ont-ils définitivement renoncé à contester ?
-
Une émission stupide pour remplacer un programme crétin
France 2 change à nouveau sa programmation de la tranche de 19 à 20 heures. Cet horaire est semble-t-il important car il conditionnerait les audiences de la soirée. Bref, une fois Mme. Michu branchée sur France 2 à 19h, elle n’en décollerait plus du restant de la soirée.
Cette tranche est surtout le plus débilitante du PAF (paysage audiovisuelle français). On a l’impression que les chaînes rivalisent de créativité pour confier cet horaire aux producteurs les plus cyniques, ceux dont le marché de prédilection est celui de la beaufitude, et qui font tout pour accroître ce marché. Alors dans le cas d’espèces un Laurent Ruquier a succédé à une Sophie Aram, une émission stupide a remplacé un programme crétin, des animateurs benêts posant des questions idiotes à des spectateurs qui n’ont sans doute pas été sélectionnés sur leur cv.
L’un comme l’autre se sont fait fermer leur émission au bout de trois mois pour « manque d’audience ». Et si un jour une chaîne faisait le pari de l’intelligence ! On pourrait peut-être mettre en place une émission qui cherche à stimuler les neurones des spectateurs plutôt que de les congeler, un programme de débats sur des sujets philosophiques, littéraires, politiques ? Les producteurs crétins produisent des « audiences insuffisantes » qui ne satisfont ni Mme. Michu ni les pédégés des télévisions, alors qui prendra la décision un jour de consacrer ce prime time à la pensée plutôt qu’à l’abrutissement ? Si jamais cela produit des audiences insuffisantes il sera toujours temps d’arrêter comme avec une Sophie Aram ou un Laurent Ruquier.
-
Sarkozy sous écoutes judiciaires
Rigolo : on apprend par la presse que Sarkozy a été mis sous écoute judiciaire dans l’affaire des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. A cette occasion des soupçons de trafic d’influence apparaissent et son avocat est également placé sur écoute. Comme les garçons se doutaient de quelque chose, ils ont acheté une ligne de téléphone sous un faux nom pour communiquer entre eux. A priori le stratagème n’a pas échappé à la police judiciaire qui a identifié la ligne pirate.
Là-dessus le gouvernement est interpellé par les uns et par les autres, savait-il, ne savait-il pas qu’un ancien président de la République était écouté par la justice ? S’il le savait quand et qui en son sein l’a-t-il appris ? L’opposition laisse planer le doute d’écoutes illégales, le gouvernement avec son amateurisme habituel se prend les pieds dans le tapis, la presse simpliste s’intéresse à l’écume et non au fond, la corporation des avocats se drape dans son devoir de défendre et hurle avec la meute contre cette intolérable remise en cause de leur secret professionnel. Bref, on nage en plein psychodrame picrocholin agité par une classe politique et médiatique peu à la hauteur des enjeux.
Le plus effrayant dans ces affaires qui s’accumulent c’est que les citoyens croient leurs dirigeants capables de toutes ces avanies, qui seront dans le cas d’espèce, avérées ou ne le seront pas. Ils ont vu le clan Mitterrand mettre en place le fameux système des écoutes illégales de l’Elysées dans les années 90, des contrats publics d’exportations françaises d’armement donner lieu à de gigantesques rétro-commissions venues financer des individus ou des partis, un conseiller de l’Elysées enregistrer en cachette ses conversations avec le président et lesdits enregistrements se retrouver dans la presse, des juges ou des avocats balancer des procès-verbaux d’audience dans les journaux, des présidents de partis politiques manipuler des élections internes comme dans une République bananière, etc. etc. Bref, le peuple sait que tout ce dont s’accusent les dirigeants à grand coups de déclarations fracassantes est possible. Il pressent également que ces forbans qui les gouvernent se satisfont de la pauvreté du débat et se tiennent les uns les autres à coups de dossiers, de légions d’honneur et de postes distribués aux copains et aux coquins. Et le peuple, telle Sœur-Anne sur son donjon, attend de voir venir une nouvelle génération de dirigeants responsables.
-
King Crimson – 2014/03/13 – Paris le Trabendo
Une bande de frappadingues de la guitare ont envahi le Trabendo ce soir : The Crimson ProjeKCt ! Admirateurs du rock progressiste et en premier lieu du légendaire groupe King Crimson, ils ont pour la plupart, à un titre ou à un autre, approché la Maître Robert Fripp, roi des Crimson et l’un des musiciens les plus originaux du rock depuis les années 70’s.
Le concept du show ce soir s’articule autour de deux groupes (i) The Power Trio avec Adrian Belew (guitare & chant), July Slick (bass) et Tobias Ralph (batterie), un trio de virtuoses donnant dans l’expérimental et de (ii) The Stick Men, Tony Levin (stick), avec Markus Reuter (stick) et Pat Mastelotto (batterie) un autre trio d’exception.
On ne présente plus Belew qui a joué pour Zappa, Bowie, Talking Heads, et assuré guitares, chant et compositions pour le nouveau King Crimson reformé par Fripp il y a 30 ans. Sa virtuosité est proprement incroyable mais toujours plus utile lorsqu’elle est encadrée par un leader fort. July et Tobias sont des gamins qui n’ont pas connu les années prog rock mais dont la créativité et la technique en font de parfaits descendants.
Les Stick Men se composent de géants : Levin qui a joué de la basse pour Gabriel puis aux débuts du nouveau Crimson avec Pat Mastelotto à la batterie. Le troisième, Reuter, est un allemand que l’on croirait plutôt venu de la planète Mars. Il a participé aux master classes Guitare Craft animées par Fripp. Avec Levin ils utilisent des touch guitars, instruments à larges manches où les 6 à 12 cordes sont frappées avec les doigts des deux mains eu lieu d’être pincées. Cette technique permet des compositions complexes jouées avec accompagnement et mélodie par un seul guitariste.
Et d’ailleurs Markus introduit, seul, le show avec une longue envolée cérébrale dans laquelle sa guitare semble transformée en orgue de cathédrale, l’inspiration de Maître Fripp n’est pas loin. Les autres musiciens le rejoignent alors pour interpréter une bordée de morceaux King Crimson où Belew laisse parler sa virtuosité sur des thèmes connus. Il n’est plus seul sur le devant de la scène ce qui est aussi bien et limite un peu ses singeries habituelles…
Par la suite de Power Trio et les Stick Men se croiseront sur scène, partageront quelques chansons selon des formations ad-hoc. Larks’ Tongues in Aspic Part Two, morceau référentiel de King Crimson est merveilleusement joué sur les sticks puis complété par un des solos décadents de Belew qui rejoint alors les Sticks Men. Ces derniers révèlent toute leur technique avec des interprétations symphoniques de l’Oiseau de Feu (Stravinsky) dont on se souvient qu’il ouvrait tous les concerts de Yes, et de Breathless, un morceau de Fripp extrait de son album solo Exposure.
Le Power Trio nous fait découvrir ses créations complexes sur lesquelles Belew s’amuse avec une guitare toujours plus joyeuse et délirante. Il nous gratifie même d’une récréation durant laquelle sa guitare se transforme en sonorités de piano.
Mais le plus réjouissant sont les morceaux de King Crimson joués par les deux formations réunies : Red est à cet égard un moment de pur jouissance, deux batteurs, quatre guitaristes, un son fulgurant, les sinusoïdes vertigineuses de l’inspiration fripienne, le métal en fusion de la guitare de Belew, le lyrisme de la bande et leur joie de redonner vie à ce morceau d’anthologie datant de 1974. Le public grisonnant est aux anges, les métalleux n’ont qu’à bien se tenir ! On est toujours frappé à la réécoute de ce morceau par ses harmonies étranges, ses cassures de rythmes, comprenant comment il annoncait le futur King Crimson et sa musique répétitive. L’album Red sera le dernier de la formation initiale de King Crimson qui du coup n’en fera pas de tournée promotionnelle. Les concerts de notre époque réparent cette injustice et de belle manière ! Le dernier morceau est Indiscipline, datant de l’album Discipline de 1981. Parfait pont entre l’ancien et le nouveau groupe où Belew se lance dans des tortures sonores de sa guitare qu’il tord, au propre et au figuré, pour en extraire un déluge sonique.
Petit clin d’œil, il lance ensuite seul le rappel avec les premières mesures de In The Court of The Crimson King.
Quelle plaisir de voir ces musiciens continuer à donner une réalité au concept crimsonnien : un désordre ordonné. Et ils le font avec virtuosité et bonheur, de vrais artistes ! Robert Fripp est parait-il en froid avec Adrian Belew. Il vient d’annoncer la reformation de King Crimson, sans Adrian. Que donnera cette nouvelle déclinaison du concept ? Le groupe doit tourner à la rentrée prochaine aux Etats-Unis et, en attendant, Fripp continue de maintenir un étonnant site web aussi déjanté que la bande à géométrie variable qu’il anime depuis 40 ans avec tant de brio.
Setlist : 1. Markus Reuter Soundscape/ 2. B’Boom (King Crimson song)/ 3. THRAK (King Crimson song)/ 4. Dinosaur (King Crimson song)/ 5. Frame by Frame (King Crimson song)/ 6. Sleepless (King Crimson song)/ 7. b (Adrian Belew cover) (Adrian Belew Power Trio)/ 8. Neurotica (King Crimson song) (Adrian Belew Power Trio)/ 9. Crack in the Sky (Stick Men cover) (Stick Men)/ 10. Cusp (Stick Men cover) (Stick Men)/ 11. Larks’ Tongues in Aspic, Part Two (King Crimson song) (Stick Men with Adrian Belew)/ 12. Three of a Perfect Pair (King Crimson song) (Stick Men with Adrian Belew)/ 13. Matte Kudasai (King Crimson song) (Adrian Belew & Tony Levin)/ 14. Young Lions (Adrian Belew cover) (Adrian Belew Power Trio)/ 15. e (Adrian Belew cover) (Adrian Belew Power Trio)/ 16. Open, Pt. 3 – Truncheon (Stick Men cover) (Improvisation track performed by Stick Men)/ 17. Breathless (Robert Fripp cover) (Stick Men)/ 18. The Firebird Suite (Igor Stravinsky cover) (Stick Men)/ 19. One Time (King Crimson song)/ 20. Red (King Crimson song)/ 21. Indiscipline (King Crimson song)/
Encore: 22. The Court of the Crimson King (King Crimson song) (Adrian Belew solo)/ 23. Elephant Talk (King Crimson song)
Encore 2: 24. Thela Hun Ginjeet (King Crimson song)
-
L’actualité des banques

- Kerviel, le tradeur-fraudeur de la Société Générale qui attend le jugement de la cour de cassation la semaine prochaine pour savoir si la condamnation pour ses fraudes sera effectivement confirmée. Il y a à la clé 2 ou 3 ans de prison ferme plus 5 milliards d’euros de dommages et intérêts. Kerviel, donc, a serré la paluche de François 1er à Rome et depuis, tel Bernadette Soubirous, a reçu la révélation sur la tyrannie des marchés financiers. Du coup, il rentre à pieds à Paris depuis Rome pour faire pénitence. On peut suivre ses exploits pédestres sur un site web dédié. On croit rêver devant un tel cynisme qui élève le foutage de gueule au rang d’art suprême.
- Les autorités américaines (en fait l’agence de garantie des dépôts bancaires) ont entamé des poursuites judiciaires à l’encontre d’un certain nombre de banques internationales (dont la Société Générale) impliquées dans la manipulation des taux de référence « LIBOR » de 2007 à 2011. Ces fraudes auraient causé des pertes importantes à certaines petites banques américaines, voire leur faillite. L’affaire de la manipulation du LIBOR est donc relancée.
-
La vieille dame et son canton
Bernadette Chirac, 80 ans, conseillère générale d’un canton de Corrèze depuis plus de 30 ans, conteste le prochain redécoupage électoral dont l’un des objectifs est de diminuer par deux le nombre de cantons par deux de 4 000 à 2 000, de rééquilibrer les cantons ruraux et urbains et d’assurer la parité hommes-femmes des élus de ces cantons, les conseillers régionaux.
Dans la tourmente, le canton de Mme. Chirac, 80 ans, se retrouve fusionné avec un autre. Du coup la vieille dame en est toute tourneboulée et affirme devant les caméras qu’elle n’y survivra pas huit jours, et d’entamer un combat contre la loi. Que l’on se rassure, son canton ne disparaît pas comme elle l’affirme : le territoire existe toujours, de même que ses habitants, ses vaches et ses moutons, simplement ils auront moins d’élus par habitant, et peut-être plus Mme. Chirac, 80 ans !
C’est une nouvelle illustration de la difficulté de réformer en France où tout le monde est d’accord pour faire des réformes et des économies, mais à condition de commercer chez le voisin…
-

« Le loup de Wall Street » de Martin Scorsese
Le loup de la décadence
Le Loup de Wall Street, le dernier film de Martin Scorsese sur la folie qui a envahit le secteur de la Finance dans les années 80 : un monde de clinquant, de vulgarité, de drogue et de fric coulant à flot, emportant toute raison, toute intelligence. Un monde qui fut tristement annonciateur de la crise financière de 2008 qui a mis le monde occidental à genoux, mais personne n’a pu ou n’a voulu anticiper la catastrophe, préférant continuer à se servir une soupe qui allait tourner très amère !
-
Le RCF tout en subtilité


Nicolas Miguet n’aime pas les socialistes : comme à chaque élection il le fait savoir à coups d’affiches provocantes signées de son mouvement le Rassemblement des contribuables français. Et surtout il n’aime pas les impôts, en tout cas l’utilisation qui en est faite depuis des décennies. Son mouvement semble être indépendant, il est financé par des dons, et se bat surtout pour un redressement des finances publiques. Un peu poujadiste, un zeste populiste, un rien simpliste, il avance des arguments frappés au coin du bon sens qui intéresseront Mme. Michu jusqu’à ce qu’elle comprenne ce que cela représente pour son porte-monnaie. Le RCF cherche à avoir une capacité d’influence, Miguet a réussi à organiser un dîner-débat avec NKM-et-ses-cheveux-fous devant un parterre de retraités, il n’est pas sûr qu’il arrive à faire mieux.
-
La progéniture Kadhafi
Un fiston Kadhafi exilé au Niger a été extradé vers la Lybie où il devra rendre des comptes. C’est désormais la majorité de la descendance Kadhafi qui est désormais soit morte soit livrée à la justice libyenne. Il doit rester sa fille et sa femme qui après un passage en Algérie seraient maintenant exilée dans un pays du Golf. La justice libyenne ne doit pas être un modèle de vertu et d’indépendance, et les années de pouvoir du clan Kadhafi n’ont sans doute pas amélioré le fonctionnement de cette justice… mais, comme Saddam Hussein en Iraq, le clan Kadhafi répondra devant la justice du pays qu’ils ont mis à sac des années durant.
-
Le pédégé irrempaçable

« Balai-de-chiottes » ou la moustache la plus ridicule du CAC 40, le pédégé de Total, va proposer à ses actionnaires d’accepter de modifier les statuts de la société qu’il préside afin de pouvoir rempiler pour un énième mandat. C’est le syndrome du président à vie d’une République bananière ! La plus grande qualité de ces dirigeants est d’arriver à faire croire à leur environnement qu’ils sont irremplaçables. Et ça marche !
-
Petites trahisons entre amis
La gauche ne réussit peut-être pas à inverser la courbe du chômage, mais on peut dire que la droite accumule les faux pas. Une nouvelle affaire confirme qu’un des conseillers politiques de Sarkozy a enregistré en cachette des heures de conversation de travail à l’Elysées. Comme de bien entendu, une partie de ces enregistrements se retrouve dans la presse, on ne sait comment. Ledit conseiller reconnaît les enregistrements mais conteste les avoir diffusé à la presse. On présuppose un règlement de comptes familial et la justice est saisie du dossier.
Les premières analyses des enregistrements disponibles ne révèlent rien que de déjà connu et surtout la mauvaise éducation de ces personnages, Sarkozy y compris, qui se prennent pour le centre de l’Univers et traitent les ministres au mieux pour des inactifs, au pire pour des incapables.
Elles confirment, hélas, les mœurs déplorables de la politicaillerie d’aujourd’hui ! Le personnel politique au plus haut niveau apparaît réduit à une bande de forbans sans foi ni loi, pratiquant des méthodes de bandits corses, s’enregistrant, se dénonçant, manipulant à tout va, tout en ripaillant sous les ors de la République.
Le coupable du jour est Patrick Buisson, historien, ex-journaliste-directeur au quotidien d’extrême droite Minute, partisan en son temps de l’Algérie française, recyclé à LCI puis à la Chaîne Histoire, puis comme conseiller de Sarkozy président de la République avec d’autres communicants et publicitaires. Sur le premier extrait publié par https://www.atlantico.fr/ on entend Buisson et Goudard, un publicitaire qui a vendu des barils de lessive avant de changer de produit et de vendre du président de la République, commenter avec vulgarité l’action et les personnalités des ministres.
On se demande bien ce que font ces pieds nickelés si près du pouvoir ? A quel niveau de décadence est arrivée notre République pour confier son avenir à des journalistes et des publicitaires ? La meute des conseillers autour du prince n’est pas nouvelle, mais au moins Foccard sous de Gaulle, Pierre Juillet et Marie-France Garaud sous Pompidou avaient une réflexion politique, idem pour Guaino sous Sarkozy, mais un pisse-copie d’extrême-droite et un publicitaire…
-
Copé fanfaronne
Copé-j’en-ai-une-grosse-paire est en pointe ces dernières semaines : dénoncé par Le Point pour son implication supposée dans une affaire de copinage dans des marchés passés par l’UMP qu’il dirige, il nous gratifie de grands effets de manche devant la presse convoquée pour l’occasion à qui il explique qu’il dévoilera les comptes de son parti uniquement si une loi est votée imposant de même à tous les partis et, c’est là que les choses deviennent intéressantes, des déclarations d’intérêt des patrons de presse qui bénéficient de subventions ou de commandes publiques.
L’accusé est encore plus furieux contre la presse et le patron du Point (qualifié de « tartuffe bouffi d’orgueil ») qu’outré des accusations portées contre lui. Il est vrai que cette presse est facilement critique, peu souvent constructive et généralement moralisatrice. Les chroniqueurs libéraux du Figaro ou de Valeur Actuelles qui recommandent le marché comme seul juge de paix aux problèmes du pays oublient souvent de préciser que les journaux qui les emploient bénéficient de subventions payées par le contribuable… comme quoi ce marché qu’ils vantent comme des bigotes en pamoison devant Saint François, n’est pas toujours l’unique juge de paix.
On trouve d’ailleurs la liste de ces subventions sur le site gouvernemental https://www.data.gouv.fr
Rapportée au numéro diffusé, Valeurs Actuelles est en 19ème position au classement avec 0,2155 EUR et le Figaro en 27ème avec 0,1771 EUR/numéro.
Bon, la colère froide de Copé contre la presse qui l’accuse de copinages a peu de chances de faire changer la loi sur la transparence dans la vie publique, elle lui évite de répondre aux questions gênantes posées sur la gestion de l’UMP. Elle a en tout cas déclenché une unanime réaction corporatiste de la presse qui n’a pas manqué de rappeler que l’UMP en rang serré avait voté contre la loi sur la transparence de la vie publique il y a quelques mois suite à l’affaire Cahuzac. Même Le Figaro a malmené ce Copé qui crie au complot.
Contre vents et marées il s’accroche à l’idée qu’il pourrait être un jour président de la République, toucher au pouvoir suprême ; contre tous il continue à se battre pour ne pas lâcher le morceau, telle une bernique collée à son rocher ; les copains et les coquins de l’UMP lui tire dans les pattes, la presse le cloue au pilori pour l’inanité de ses idées ou ses amitiés avec un marchand d’armes libanais, le peuple rigole devant la stupidité de ses réactions, seuls quelques militants continuent à faire la claque dans ses meetings. Mais il s’accroche et il n’est pas dit qu’il ne réussisse pas un jour à atteindre son but ultime. Au moins fait-il preuve d’une persévérance qui force le respect, à défaut de vision politique.
-
Il n’y a plus de sous
Le report de la mise en service de l’écotaxe sous l’impulsion de contestataires de circonstance qui veulent de la dépense publique mais sans payer les impôts pour les financer, met en suspens nombre de projets de transport en commun dans des collectivités locales. Le produit de cette taxe devait entre autre financer des projets alternatifs au transport à combustion. Eh bien il n’y a plus de sous pour les payer, l’Etat (donc les contribuables) doit compenser une partie du manque à gagner en allant taper dans d’autres caisses, mais il est sûr que lorsque l’on supprime (ou suspend) un impôt il faut supprimer (ou suspendre) la dépense qui va avec. La responsabilisation aurait été de dire cette conséquence au moment de la décision, mais la colère du peuple inquiète les princes.
-
Le chaos à l’Est
Et le chaos ukrainien continu : le République autonome de Crimée, officiellement ukrainienne depuis 1954, en fait une ville de garnison crypto-soviétique qui abrite une partie de la flotte de guerre russe via un bail de location (un peu comme le port de Tartous en Syrie, ou celui de Guantanamo à Cuba pour les américains), appelle la grande Russie à son secours face au « pouvoir fascisant et terroriste auteur du coup d’état de Kiev ». N’écoutant que son cœur, Moscou y envoie des troupes, en plus de celles y résidant déjà en permanence. L’Occident crie avec l’Ukraine contre cet oukase, etc. etc. Fabius-et-ses-pochettes-ridicules est prêt à repartir à l’Est !
Soyons réalistes, après l’Ossétie du sud et l’Abkhazie récupérées par les russes sur la Géorgie après la guerre ridicule de 2008, la Crimée risque de suivre la même voie. Qui ira contester aux russes un territoire où ils sont déjà installés depuis des décennies et où la population est très majoritairement en leur faveur. Cela fera par ailleurs une portion de territoire en moins à refinancer. Si l’Ukraine ne se tire de son maelstrom en cours qu’avec la perte de la Crimée, ce sera un moindre mal… A moins que Fabius-et-ses-pochettes-ridicules ne soit prêt à affronter l’armée russe pour faire prévaloir le droit international ?
On attend le moment où Poutine expliquera doctement que la Russie s’est portée au secours de la Crimée comme la France a répondu à l’appel du Mali ou de la Centrafrique pour lutter contre le terrorisme…

