Auteur/autrice : Rehve

  • Corruption à tous les étages de l’ONU

    Rappelons que le procès ouvert la semaine dernière contre Charles Pasqua et quelques hauts fonctionnaires de la République, dont l’ancien représentant français aux Nations-Unies, est l’histoire des quotas pétroliers que délivrait Saddam Hussein dans les années 1995/96 à des lobbys pro-Irak afin qu’ils œuvrent pour atténuer les sanctions prises contre l’Irak suite à son invasion du Koweit et de la guerre qui en a suivi. Il se trouve que d’anciens ministres et haut-fonctionnaires français (entre autres) auraient touché ces quotas, qu’ils ont revendus pour en encaisser le produit dans leurs cassettes personnelles. Il faut quand même le faire : entre deux guerres d’Irak, accepter des dessous de table en pétrole délivrés par l’un des pires dictateurs de la planète dont le pays est sous embargo quasi-total de la communauté internationale. Eh bien des fonctionnaires français l’auraient fait, comme la justice devrait le confirmer.

  • Benoît 16 soupapes cale

    Le pape Benoît 16 soupapes démissionne. C’est une mesure de bon sens pour un homme de son âge. Les journaux télévisés remplacent leurs logos « Guerre au Mali » par « Démission du Pape » et glosent à l’infini sur la couleur de peau du successeur possible ou de savoir si cette décision est moderne ou humble !

    Il était pas mal finalement ce Pape, un peu vieux mais plutôt bien. On ne parlait pas trop de lui, en tout cas bien moins que son prédécesseur. Il restait à sa place, priait, théologisait et prêchait les dogmes de l’Eglise catholique, bref, il faisait le boulot pour lequel il était payé. On peut aimer ou pas ces dogmes, mais ils sont ce qu’ils sont, si cela ne plaît pas il suffit de changer de crémerie, il y a tout ce qu’il faut en magasin : les protestants, les orthodoxes, les juifs, les musulmans, les bouddhistes, les laïques, les laïcards, les agnostiques, les athées, les communistes, bref ce n’est pas le choix qui manque.

    Et puis ce pape Benoist 16 soupapes a quand même reçu en 2007 Sarkozy président de la République française, accompagné de… Jean-MarieBigard, humoriste graveleux.  Rappelons également que pendant l’entretien avec le Pape, Sarko envoyait des SMS. Rien que pour cet exploit qu’il a subi sans broncher, Benoist mérite la vie éternelle.

    En attendant Benoist 16 soupapes va prendre une retraite bien méritée. Il sera remplacé par un autre qui sera sûrement aussi compétent pour le job, personne n’est irremplaçable, ni lui ni nous.

    • Effet sur le redressement productif : 0
    • Effet sur les taux de change : 0
    • Effet sur les ventes de journaux satiriques dumercredi : maximum
  • Religion, politique, terrorisme, le Mali à la dérive !

    Les barbus sortent de leurs planques : un kamikaze se fait exploser à Gao samedi, un commando attaque le centre-ville ce dimanche, et pendant ce temps l’armée malienne continue à se déchirer à Bamako et à régler ses comptes entre bérets verts et bérets rouges.

    On ne sait pas bien si les barbus kamikazes sont des AQMI algériens recyclés au Sahel, des Touaregs-maliens-ex-mercenaires-de-Kadhafi affiliés aux barbus AQMI, des Touaregs-indépendantistes en lutte contre le pouvoir noir de Bamako et prêts à trahir les Touaregs-maliens-ex-mercenaires-de-Kadhafi pour s’allier aux français et négocier un bout d’indépendance avec Bamako, voire même des Al Quaïda infiltrés de pays arabes… Comme les bérets rouges et verts de l’armée malienne sont en train de régler leurs comptes dans la capitale entre frères et à coups de fusil, ils n’ont pas bien le temps de s’occuper de ce problème.

    Bon, la situation est compliquée, après-tout et contrairement aux affirmations lénifiantes du gouvernement français sur les « terroristes criminels » la France est en plein milieu d’une bonne petite guerre civile, teintée d’extrémisme religieux, dont il va maintenant falloir se dépêtrer avec le moins de dégâts possible.

    Et n’oublions pas que Ben Laden a dit un jour à la face de l’Occident tant haï par les siens : « nous aimons la mort autant que vous aimez la vie ». On n’est pas sorti de l’auberge malienne.

  • Les retraités reprennent du service

    Christine Ockrent, 69 ans, a donc déjà commis deux exemplaires de sa nouvelle émission Affaires Etrangères sur France Culture le samedi à 12h45. Le moins que l’on puisse dire est que cette nouvelle émission n’est pas ébouriffante en termes d’innovation et d’intelligence ! Etait-ce nécessaire de la sortir de sa retraite pour ce résultat ?

    Lire aussi : Combat d’égos vieillissants dans l’audiovisuel public

  • Dexia : la banque publique qui a roulé les collectivités incompétentes

    La banque Dexia, en principe dédiée au financement des collectivités locales françaises et belges, a fait faillite et est en liquidation depuis quelques années, aux frais des contribuables qui cette fois-ci sont sûrs de ne pas récupérer leur mise puisque cette banque va disparaître. Cette banque en principe créée pour financer la chose publique a voulu jouer dans la cour des tripatouilleurs de subprimes et autres réhausseurs de crédit, et donc a fait faillite.

    Entre autres joyeusetés, Dexia proposait aux collectivités locales des prêts hautement spéculatifs dont le taux d’intérêt variable était indexé sur la variation d’un couple de devises (CHF et USD si ma mémoire est bonne), d’où leur qualificatif de toxique. Bien entendu, cette variation a tourné à la Bérézina et les emprunteurs se sont vus imposer des taux usuraires… mais contractuels. Que des élus locaux aient pu signer de tels accords de crédit relève tout simplement de l’analphabétisme : il suffisait de lire ce que l’on signait pour en comprendre le caractère spéculatif, c’était à la portée d’un gamin en école primaire. Mais les élus n’ont sans doute pas eu le temps de lire.

    Certaines de ces collectivités ont attaqué en justice Dexia pour leur avoir fourgué des produits incompréhensibles pour les neurones de leurs dirigeants, limités en nombre et en agilité. Le conseil général de Seine Saint-Denis vient de gagner une première manche et le tribunal de grande instance a annulé avec effet rétroactif le taux d’intérêt (spéculatif et contractuel).

    Tout ceci est bel et bien beau, en tout cas moralement satisfaisant, mais va renchérir le coût de la liquidation financé par… les contribuables. En résumé, des requins de la finance ont vendu à des élus incompétents (voire pire) des produits spéculatifs auxquels ils n’ont rien compris ; les requins ont fait faillite, les élus ont été réélus, ou pas, et le contribuable paye l’addition.

  • RBS : la banque libérale nationalisée par le contribuable brittanique

    Nouvel épisode de la manipulation à grande échelle des taux d’intérêt sur les marchés financiers par les traders-fraudeurs : la banque Royal Bank of Scotland (RBS) accepte de régler une pénalité d’environ 600 millions d’USD aux autorités britanniques et américaines pour avoir des années durant faussé et manipulé le taux d’intérêt de référence LIBOR. La banque informe par ailleurs de la démission de son directeur de quelque-chose ! C’est bien le moins… Compte tenu des circonstances on se serait plutôt attendu à un licenciement sec de tout l’état-major avec plainte au pénal et embastillement immédiat à la Tour de Londres.

    RBS s’est rendue célèbre durant la crise financière de 2008 pour son risque de complète faillite qui poussa le gouvernement britannique à la nationaliser à quasiment 100% pour éviter son effondrement. Le contribuable a donc financé les errements du management de cet établissement : rachat hors de prix de la banque ABN Amro début 2008, pertes de trading colossales, expansion démesurée et incontrôlée, pertes gigantesques sur les valeurs dites subprime (crédit immobilier fait à des emprunteurs non solvables), rémunérations exorbitantes d’employés jouant au casino avec l’argent des déposants, utilisation massive de paradis fiscaux pour compte propre et pour des clients, on en passe et des meilleures !

    Cerise sur le gâteau, son pédégé Fred Goodwin (il s’appelle bien Goodwin, ça ne s’invente pas) a finalement accepté de démissionner en 2009 avec toute une série d’avantages en espèces sonnantes et trébuchantes, retraite chapeau et autres gâteries comme les banques savent en mijoter pour leurs dirigeants incompétents. Devant la levée de bouclier constatée au Royaume-Uni en 2009 face aux avantages acquis à ce banquier failli, le garçon a accepté de réduire ses exigences.

    La transaction acceptée par RBS en 2013 montre que non seulement cette banque était mal gérée, que ses cadres percevaient des rémunérations sans rapport avec leurs mérites et résultats, que le contribuable britannique a dû casser sa tirelire pour lui sauver la mise, mais qu’en plus de tous ces errements, la banque fraudait massivement en manipulant les taux d’intérêt. N’en jetez plus !

    Le plus insupportable dans ces affaires bancaires (RBS est loin d’être seule dans le marigot des tripatouillages financiers) pour le citoyen lambda c’est finalement l’absence de sanction. Certes, la City a licencié une partie de ses effectifs de traders-fraudeurs, mais pas beaucoup plus que le secteur de la sidérurgie en Europe du Nord.

    La puissance des secteurs financiers face aux Etats est sans limite. Il a quand même fallu voir le Royaume britannique, la Mecque du libéralisme financier, accepter de nationaliser ses banques ! Pire, alors que le capitalisme en partie originaire de la perfide Albion nous ressasse depuis des décennies que le libéralisme c’est la responsabilité : on voit à Londres les fat-cats continuent globalement à ronronner tranquillement, malgré leurs échecs, gorgés d’avantages financiers immérités. Eh oui, même un gouvernement britannique conservateur (qui est en train de se préparer à proposer à ses citoyens de statuer sur leur départ de l’Union européenne) n’arrive pas trop à changer les choses… Espérons au moins qu’il arrivera à revendre cette banque félonne sur les marchés, pour qu’au moins le contribuable soit remboursé.

  • Sugar Man de Malik Bendjelloul

    Sugar Man, un émouvant documentaire sur l’histoire d’un musicien américain d’origine mexicaine, Sixto Rodriguez, qui a commis deux disques fulgurants à la fin des années 60, aux relents contestataires, invendus aux Etats-Unis. Vite retombé dans l’oubli il continue à travailler dans le bâtiment à Detroit où il vit avec sa famille. Pendant ce temps ses disques connaissent un franc succès, sans qu’il le sache, en Afrique du Sud, au sein de la communauté blanche libérale dont ils deviennent la bande son en cette période de début de contestation de l’apartheid.

    A la fin des années 90, Mandela a triomphé, deux journalistes sud-africains se mettent en quête de retrouver ce fameux Rodriguez dont les rythmes et les mots ont bercé une génération de jeunes blancs libéraux. Ils le ramènent en Afrique du Sud où il fera quelques tournées triomphales avant de retourner vivre sa vie anonyme à Detroit.

  • Lévy Justine, ‘Mauvaise fille’.

    Sortie : , Chez : Le Livre de Poche 32061. Le récit auto-biographique de Justine qui accompagne sa mère mourante d’un cancer alors qu’elle-même est enceinte. C’est vif, drôle et parfois triste. L’ombre du père (Bernard-Henri Lévy) plane partout. L’auteur parle d’elle-même et des siens avec dérision et humour. C’est la vie qui passe en coup de vent.

  • Mukasonga Scholastique, ‘La femme aux pieds nus’.

    Sortie : 2008, Chez : Folio 5382.

    Ecrivaine tutsi rwandaise réfugiée en France, prix Renaudot 2012, sa famille massacrée lors du génocide de 1994, Scholastique écrit pour conjurer le sort et faire vivre le souvenir. Ce livre sorti en 2008 raconte le sort des tutsis pré-génocide, déportés par le pouvoir hutu de leurs collines verdoyantes vers la plaine asséchée, après que tous leurs biens aient été volés ou brûlés. C’est l’histoire d’une famille, d’un village, hanté par la crainte des hutus, élevé dans la peur des tueurs qui, hélas, reviendront en 1994 pour assouvir leur haine. C’est la vie de tous les jours dans une communauté de l’Afrique de l’Est à la fin du XXème siècle, loin de tout mais perpétuant des traditions ancestrales où l’amour familial et l’instinct de survie dominent tout comme condition de la survie.

  • Aimee Mann – 2013/01/26 – Paris le Bataclan


    Nouveau disque, Charmer, nouvelle tournée, Aimee Mann fidèle à elle-même poursuit sa route folk à travers le Monde. Habillée d’un jean et blouson de cuir fin, chaussée d’une paire de lunette sous une avalanche de cheveux blonds, l’air malicieux, elle est accompagnée d’un groupe bigarré et costumé années 60 : bassiste-batteur, deux claviers dont l’un joue aussi de la guitare, tout ce petit monde démarre au quart de tour pour entourer Aimee qui ne se sépare par de sa guitare acoustique.

    Musique légère, atmosphère détendue, parlotte entre les chansons, une intro complètement loupée qui se termine dans un grand éclat de rire ; la soirée est douce et plaisante. Les claviers sont réglés sur un son vintage qui se marie au mieux avec la voix d’Aimee, mélancolique et dynamique. Comme toujours ses textes plongent au cour de la comédie humaine, avec détachement et clairvoyance. Son dernier disque parle du père qui renonce (Gumby), de l’amoureuse qui n’arrive pas à se détacher (Labrador), du séducteur invétéré (Charmer), bref, de la vie qui passe avec ses douleurs et ses bassesses, notre vie. Sur Living a Lie elle fait revenir Ted Leo qui assurait la première partie pour un duo : I’m living a lie/ you’re living it too/ cause I live it with you/ I’m living a lie/ a lie I can’t tell/ so we wait for a crack in the shell.

    Bohémienne sans répit d’un folk-rock inspiré cette américaine de Virginie dégage charme et classe. Musicienne subtile elle nous porte sur sa vague depuis les années 90, laissez-vous juste envahir par le plaisir !

    Setlist: Disappeared/ Gumby/ Labrador/ You Could Make a Killing/ Lost in Space/ Living a Lie (with Ted Leo)/ Charmer/ That’s Just What You Are/ Ray/ Save Me/ Wise Up/ One (Harry Nilsson cover)/ Slip & Roll/ Soon Enough/ Goodbye Caroline/ It’s Not Safe
    Encore: 4th of July/ Honesty Is No Excuse (Thin Lizzy cover) (with Ted Leo)
    Encore 2: Video/ I’ve Had It (with Ted Leo)/ Deathly

  • Les touaregs à tous les râteliers

    Les Touaregs-ex-mercenaires-de-Kadhafi, de nationalité malienne, en rébellion contre le pouvoir noir de Bamako depuis des décennies, qui se sont alliés avec des barbus de rencontre pour réclamer l’indépendance de leur désert au nord du Mali, une partie de ces ex-mercenaires donc, retourne sa veste et propose maintenant de s’allier aux forces françaises pour lutter contre les barbus, en attendant leur indépendance ?

    Des règlements de comptes sont déjà en œuvre dans le pays entre Touaregs et populations noires, dont certaines sont installées au nord du Mali depuis des siècles (les Sonraïs [ou Songhais] par exemple). Les hommes politiques français qui cherchent à développer un discours lisse pour Madame Michu afin de justifier la guerre ne parlent que de « terroristes » passant sous le tapis toutes les complexités de cette région, la presse se consacre à Florence Cassez et n’a pas le temps de s’informer sur le Mali. Un bon moyen d’y comprendre quelque chose est la lecture du rapport de la cour pénale internationale (CPI) sur le Mali signé en janvier 2013.

  • Sujet suivant !

    Pôôôôvre Florence Cassez, elle n’a vraiment pas mérité ça : Fabius l’accueille à l’aéroport après sa libération des prisons mexicaines ! Et en plus il la tutoie devant les caméras. Pauvre Florence.

    Sinon elle commence à nous les briser légèrement menues la Florence, on ne voit qu’elle et on n’entend qu’elle depuis 48 heures. Bon, elle sera sûrement mieux en France avec les siens que dans les geôles du Mexique. On peut craindre qu’elle n’ait été victime d’une erreur judiciaire mais on ne peut pas complètement exclure qu’elle ne soit coupable, au mieux d’avoir traîné avec des gangs plus que louches. Donc, bienvenue Florence et passons au sujet suivant.

  • Elections en Israël

    Ah, la droite conservatrice israélienne finalement n’emporte qu’une mince majorité aux élections législatives, obligeant les extrémistes à composer avec des centristes. Serait-ce une lueur d’espoir pour un peu moins de colonisation des territoires occupés, un peu plus de dialogue entre israéliens et palestiniens et, à terme, une ambiance plus apaisée dans ce Proche-Orient à feu et à sang ? C’est hélas peu probable et cette région sauvage va sans doute encore continuer à perturber durablement le reste de la planète.

  • Chewing-gum présidentiel

    Obama mâchonne un chewing-gum durant la parade organisée à Washington après la cérémonie de son serment sur la bible de Lincoln. Pour une fois, le garçon manque un peu d’élégance.

  • L’armée algérienne et la presse française

    Les forces algériennes ont réduits les barbus preneurs d’otages dans le complexe gazier saharien. Il y a quelques dizaines de morts, otages et agresseurs. Ce fut violent et sanglant. Cela ne réussit pas à tous les coups. La France serait mal placée pour se plaindre après l’essai avorté de libération d’un otage en Somalie au début du mois, ou la mort des deux gamins au Niger il y a quelques mois, tués lors d’une autre tentative de libération.

    Les journalistes se plaignent du manque d’information dont ils bénéficient de la part des autorités algériennes. Mais comment ! N’est-il pas incroyable que le ministre de la défense d’Alger n’ait pas une ligne directe avec BFM et Itélé ?

  • Coup de force égocentrique au MEDEF

    La Parisot, cheftaine du syndicat patronal MEDEF, serait en train de réfléchir à faire modifier les statuts de son syndicat pour pouvoir faire un troisième mandat, interdit par ses statuts pour le moment. On se croirait dans une République bananière ! Que des gens aient un égo disproportionné et se croient indispensables et irremplaçables, on peut le déplorer mais c’est un fait, hélas. Le plus fascinant dans une affaire comme celle du MEDEF serait que la Parisot trouve suffisamment de membres pour approuver cette modification statutaire et valider son coup de force égocentrique !

  • Attaque islamiste en Algérie

    L’armée algérienne a pris d’assaut la base occupée par des barbus, il y a des morts. Bon, ils n’ont pas l’habitude de faire dans la dentelle. L’Algérie donne assez peu d’informations sur l’opération, n’en a d’ailleurs pas beaucoup de disponibles, alors les journalistes se citent les uns les autres pour occuper l’espace médiatique. France 2 cite « selon ABC News… » qui cite « selon Reuters… » qui cite « selon un correspondant local… » Les autorités algériennes ne communiquent pas tant que les affaires ne sont pas terminées et il n’est pas sûr qu’elles le fassent après. Les journalistes brodent car il ne serait pas concevable qu’ils n’aient pas un avis ou une exclusivité sur ce sujet. On n’est jamais si bien servi que par soi-même pour créer du buzz et puis s’il y a une chose que n’aime pas un plumitif c’est de dire « je ne sais pas. »

  • La Syrie soutient la France, hélas…

    Le régime syrien s’offre le luxe d’approuver l’intervention française au Mali qui lutterait contre une « cause commune », celle du terrorisme. C’est de bonne guerre, si l’on peut dire. La famille Assad et ses affidés se font plaisir mais ça n’a guère d’importance, cela agace les diplomates mais ne trompe personne. La presse a d’ailleurs fait peu de cas de cette saillie.

  • Représailles islamistes en Algérie

    Les représailles islamistes ont démarré avec l’attaque d’un site pétrolier-gazier en Algérie et des dizaines d’otages. Ce n’est sans doute pas fini.

    Au Mali les barbus se dispersent dans la nature et la population civile, l’armée française monte vers un front inexistant et attend l’arrivée de la force inter-africaine.

  • Petites incivilités ordinaires

    La joyeuse bande de Z’yva-casquettes-à-l’envers qui habituellement fume des clopes et boit des bières dans le square devant chez moi, ces Z’yva donc, ont froid. De ce fait ils squattent gentiment l’entrée de mon garage et, sans doute pour me rassurer, me donnent des grands « Bonsoir » dans leurs vapeurs de shit lorsque je rentre. Du coup ils laissent leurs cartons de pizzas et cannettes diverses en repartant.

    Les cartons de pizzas dans le square au printemps, à 2 mètres de la poubelle publique, « Yo Man ! » 
    Les cannettes sur la place en face, à 4 mètres de la poubelle publique