Auteur/autrice : Rehve

  • La fuite de Depardieu

    Depardieu, acteur français part s’installer en Belgique pourpayer moins d’impôts qu’en France. La politicaille franchouillarde s’empare de ce non-sujet pour éviter d’avoir à communiquer sur d’autres. La gauche accuse l’acteur de traîtrise (Ayrault taxe son départ de minable) et la droite accuse la gauche d’installer un enfer fiscal.

    Depardieu ne fait rien d’illégal mais il n’est pas content, rend son passeport français et renonce à sa nationalité française. Ce serait d’ailleurs bien s’il pouvait emmener dans ses bagages quelques fouteballeurs et traders-fraudeurs. Bon, la République y survivra. Comment fait-on pour renoncer à sa nationalité d’ailleurs, est-ce même légalement possible ?

  • Vie d’exil au Musée de l’immigration

    Exposition au Musée national de l’Histoire de l’immigration : Vie d’exil 1954-1962 des Algériens en France pendant la guerre d’Algérie, dont le commissariat est coassuré par Benjamin Stora. C’est l’histoire assez inextricable de la vie de plus de deux cent mille algériens travaillant dans le pays défendant les armes à la main sa présence coloniale contre la révolte pour l’indépendance de leur propre patrie. Les travailleurs algériens étaient venus s’engouffrer dans l’appel d’air post-deuxième guerre mondiale pour reconstruire une France manquant de bras, et dans le même temps la répression coloniale s’accentuait sur place.

    Et lorsque l’insurrection a été prononcée en 1956, les mouvements révolutionnaires algériens ont porté le combat également en métropole, organisant les immigrés sur qui était prélevé un impôt révolutionnaire pour soutenir l’indépendance, réglant leurs comptes entre mouvements rebelles, recueillant le soutien d’un certain nombre d’intellectuels français en faveur de l’indépendance et luttant contre les dérapages de l’armée française de l’autre coté de la Méditerranée.

    L’exposition raconte cette histoire étrange, assez unique en fait, avec des photos, des films d’actualité, des articles de Paris Match lorsque leurs journalistes éberlués découvraient la Goutte d’Or à la fin des années 50, un extrait de Cinq colonnes à la Une où Pierre Desgraupes enquête dans les bidonvilles de Gennevilliers en 1960 où les travailleurs algériens vivaient dans des conditions effroyables, les footballeurs algériens de l’équipe de France qui quittent les bleus, la répression contre les immigrés au fur et à mesure où la tension monte sur place et à la Goutte d’Or, le préfet Papon et la manifestation d’octobre 1961, des évocations aussi plus détendues de la culture algérienne (ou nord-africaines, la musique arabe dans les cafés, les écrivains…

    Et puis ce musée qui à son inauguration a donné lieu à une stupide polémique comme les français savent en créer, ce musée donc semble intéressant et offre des réflexions pertinentes sur le fait de l’immigration. Il faudra y retourner pour visiter l’exposition permanente.

  • Tuerie d’enfants aux Etats-Unis d’Amérique

    Un cinglé massacre aux Etats-Unis une vingtaine de gamins et gamines entre 6 et 7 ans, plus au passage quelques responsables adultes de l’école dans laquelle s’est déroulée cette tuerie. Hélas les Etats-Unis sont coutumiers de ce genre de faits, qui commencent à déteindre sur l’Europe d’ailleurs.

    Evidemment le massacre d’enfants est une tragédie et les médias français qui adorent ce type de contexte traitent le sujet avec force logos spécifiques, envoyés spéciaux, psychiatre de plateaux télévisés, retour sans fin sur l’accès aux armes aux Etats-Unis, images tournant en boucle et commentaires insignifiants pour expliquer qu’on ne sait pas expliquer ce geste du tueur, etc. etc.

    Evidemment, le cinglé d’aujourd’hui semble battre tous les records de folie, ou au minimum il tire mieux que ses devanciers, et ses motivations sont sans doute difficilement compréhensibles pour un présentateur de journal télévisé, il serait donc plus opportun que ces sujets soient rendus avec un peu plus de décence et de discrétion, surtout quand on ne sait pas quoi dire d’intelligent.

  • Le flingueur fidèle

    Christian Jacob, une tête de maquignon jamais content, un poste de chef du groupe UMP à l’assemblée nationale, soutien bien entendu de Copé-j’en-ai-une-plus-grosse-paire contre Fillon-costume-étriqué, un flingueur politicard sans une once de subtilité, il s’engouffre dans toutes portes laissées ouvertes par la gauche, dès qu’il entend le mot socialiste ou solidarité, il est pris d’un réflexe pavlovien qui le met en fureur et en position d’arrêt. La dernière de Christian Jacob c’est une saillie sur l’assistanat relancé par les bolchéviques qui gouvernent la France depuis que son champion Sarkozy a été remercié. Il pourrait signer sans problème un dictionnaire amoureux de tous les poncifs anti-gauche !

  • Les traders-fraudeurs passent par la case prison

    Ca y est, une première fournée de traders-fraudeurs a été mise en taule au Royaume-Uni. Ces charmants garçons avaient manipulé le taux LIBOR, ils ont à rendre des comptes à la justice britannique pourtant pas vraiment réputée pour ses tendances bolchéviques, particulièrement quand il s’agit des flibustiers de la City, première place financière mondiale.

    A priori la commission européenne enquête sur des fraudes du même ordre au sein de la zone euro sur le taux EURIBOR. En taule les frondeurs !

  • Au Collège de France

    Leçon inaugurale au Collège de France sur l’épigénétique, domaine assez mystérieux où l’on parle d’ADN, de gènes, de transmission, de chromosomes, etc. Mais on est dans un temple du savoir et rassuré de savoir qu’il reste des lieux où la connaissance est érigée en objectif suprême. Dans notre monde dominé par les traders-fraudeurs, les ambitieux et les guerriers, cela rassure.

  • Les suites probables du mariage homosexuel

    Eh bien voilà, doucement le mariage homosexuel annoncé pour bientôt va s’ouvrir à la procréation médicale assistée pour les couples gays ou lesbiens. C’était couru à partir du moment où le mariage « pour tous » était à l’affiche. Il va sans doute être voté. Il aurait été plus honnête de l’annoncer dès le départ.

    Mais après tout, Chichi a été élu sur la fracture sociale et il n’a fracturé que ses promesses et son premier ministre Juppé-le-raide-comme-un-passe-lacet ; de Gaulle a été élu sur l’Algérie française et il a donné l’indépendance à Alger ; quant à Mitterrand il a vendu le programme commun avec les communistes pour finalement lancer le grand vent de libéralisation financière qui souffle en tempête depuis…

  • Le retour du pervers

    Le pervers transalpin, affairiste de 76 ans, clown multi-liposucé, Berlusconi donc, repart à l’assaut du pouvoir italien. Impliqué dans des affaires de mœurs avec des mineurs, de conflits d’intérêt avec ses affaires de médias, à coté de lui Tapie est un ange. Quelle sinistre comédie que celle du pouvoir.

  • Guerre de tranchées à l’UMP

    Copé-j’en-ai-une-plus-grosse-paire et Fillon-costume-étriqué continuent à se voir une demi-heure dans le bureau de l’un, quarante-cinq minutes dans celui de l’autre, et rien de sort. Ils font quoi les deux ambitieux ? Ils tapent le carton, ils boivent un coup de rouge, ils parlent des résultats scolaires de leurs enfants ? Peut-être fument-ils un petit pétard entre amis en se demandant comment légaliser le cannabis « à usage récréatif » comme dans l’Etat du Colorado ? En tout cas ils n’ont toujours pas réglé leur bataille de chiffonniers pour la présidence de l’UMP, ce qui n’empêche pas ce parti de vivre avec deux groupes séparés à l’assemblée nationale. C’est peut-être la solution : rester ainsi !

  • Le bal des nunuches

    Après l’UMP un autre drame national sépare la France en deux clans irréconciliables, celui de l’élection annuelle de Miss France, revendiquée par deux comités d’organisation chacun en lutte contre l’autre. Ce festival annuel de nunucherie est regardé par des millions de téléspectateurs, avec donc autant de recettes publicitaires à la clé. Les nunuches en chef des deux comités se tirent la bourre par tribunaux interposés mais organise chacune leur élection de Miss Nunuche et tout le monde s’en porte aussi bien finalement.

    Moi je suis pour Fillon et pour Miss Nunuche n°2, Copé lui est un vendu à Miss Nunuche n°1.

  • L’agonie de la sidérurgie européenne

    Eh bien voilà ! Après force cris, débats et menaces sur les plateaux télévisés la République ne va pas nationaliser Arcelor-Mittal pour sauver des hauts-fourneaux lorrains, sans doute condamnés à terme. C’est la solution raisonnable qui prévaut, un deal temporaire avec un capitaliste métallo mondialisé dont les promesses ne l’engagent guère au-delà de quelques semaines, comme celles de l’Etat d’ailleurs.

    Il aurait sans doute fallu réfléchir à toute cette question en 2006 lorsque la France, l’Espagne, la Belgique et le Luxembourg ont laissé Mittal avaler Arcelor dans le fracas d’une OPA hostile, après les restructurations colossales menée en Europe dans la sidérurgie dans les années 80. En cherchant bien, il y aurait sans doute eu des moyens de mettre des bâtons dans les roues du fibustier indien de l’acier mondial.

    Bref, le contribuable européen a payé des décennies durant pour remettre la marié en état, la mise a été emportée par Mittal qui a racheté sauvagement l’entreprise et qui maintenant en ferme certains éléments qui contrecarrent sa stratégie mondiale. Si l’entreprise et son management étaient restés européen on peut imaginer que les décisions concernant Florange eurent été différentes, et encore, rien n’est sûr.

  • Push up

    Paris regorge d’affiches publicitaires sur les soutien-gorges H&M dits « super push-up ». Nous nous interrogeons sur ce concept, mais surtout on interviewe une femme sur le sujet. C’est finalement assez simple, il s’agit dans un double mouvement simultané de pousser vers le haut et de resserrer les côtés vers le milieu. Ainsi, même Jane Birkin peut avoir de gros seins.

  • 1-0 à l’UMP

    Manifestement Copé-l’aboyeur en a une plus grosse paire que Fillon-costume-étriqué qui ne sait pas bien où il va. Il s’est fait enfumer comme un débutant. Il l’a laissé présider l’UMP et être candidat en même temps, et ainsi organiser consciencieusement les petits arrangements avec la morale, ou en tout cas avec le code électoral. Il lui a abandonné les plateaux médiatiques de la démagogie sur lesquels il a clamé ses invectives sur le « pain au chocolat » et autres inepties de la droite forte. Et maintenant que Copé sans foi ni loi est dans la place il n’y a plus grand-chose à faire pour le faire sortir de la présidence de l’UMP où il fait le matamore

    Il n’y a pas de doute, Copé-l’aboyeur en a une plus grosse paire et il a dévoré l’étriqué, pieds-tendres et souffreteux, toujours à soigner ses petites misères. Est-ce grave ? Pas tant que ça, que chacun aille sur son chemin qui ne sont clairement pas communs, Copé aboiera avec la droite forte et bête pendant que Fillon, s’il se remet de sa sciatique, vendra son centre raisonnable. Et puis pour les élections présidentielles de 2017, soit ils se mettent d’accord sur un candidat commun et ils pourraient gagner, soit ils se présentent tous les deux et la gauche rempilera. Dans un cas comme dans l’autre on n’en pourra pas, donc passons au sujet suivant. t

  • Lenglet François, ‘Qui va payer la crise ?’.

    Sortie : 2012, Chez : Fayard. Un livre de journaliste, donc très critique et peu analytique. Tout le monde en prend pour son grade : les pays qui gèrent leur budget avec rigueur car ils cassent la croissance des autres ; les pays qui dépensent sans compter car ils vivent comme des cigales et cassent leur futur ; les dirigeants irresponsables qui n’arrivent pas à se mettre d’accord pour faire avancer l’Europe et plient devant le monde de la Finance, etc. Seule la corporation des journalistes (qui bénéficie toujours d’une niche fiscale en France et participe ainsi à la dépense publique NDLR) semble échapper à ce tir de barrage.
    Sur le fond la description de la situation apparaît correcte mais le diagnostic l’est un peu moins. Sa théorie principale, répétée à plusieurs reprises est que c’est la crise qui crée la dette et non l’inverse. C’est une façon contestable de voir les choses car c’est surtout l’incurie budgétaire de nos Etats qui a créé la crise de la dette publique : 40 années successives de déficit pour le budget de la France, pendant les périodes de croissance comme de récession. Nos enfants n’ont jamais connu autre chose que le déficit de leur Etat depuis leur naissance ! Si la France avait profité des périodes de vaches grasses pour se désendetter elle aurait pu affronter la situation actuelle avec plus de force, mais réduire les dépenses publiques nécessite un courage politique dont nos dirigeants ces dernières années étaient fort peu pourvus, eux-mêmes élus par des masses peu disposées à se remettre en cause.
    Après les pages de critiques tous azimuts il y a quelques propositions dans les derniers paragraphes : faire sortir la Grèce de la zone euro en préparant l’opération, et annuler tout ou partie des dettes des pays du sud de l’Europe. Stratégies relativement aisées à définir du fond d’une rédaction parisienne (avec niche fiscale NDLR), un peu plus complexe à mettre en œuvre dans la vraie vie. Mais grosso-modo c’est ce qui se dessine ; il est peu probable que la Grèce quitte la zone euro, mais l’annulation/allègement des dettes des pays impécunieux est en cours. La Grèce a vu effacer une partie significative de sa dette privée et l’allègement de sa dette publique est en cours. Simplement cela ne se fait pas d’un coup de baguette magique : il a y 26 autres pays européens à convaincre, une multitude de créanciers à qui fournir des kleenex pour pleurer, des peuples et des parlements qui existent encore et qu’il faut prendre en compte. Bref, quand on annule de la dette il faut répondre à la question : « Qui va payer ? ». Eh bien quand il s’agit de dette privée ce sont les banques, et derrière leurs actionnaires voire leurs contribuables nationaux si ces annulations mettent en péril l’avenir desdites banques ; pour les dettes publiques ce sont directement les contribuables des pays prêteurs, c’est plus simple. La République française est créancière à hauteur de plusieurs dizaines de milliards d’euros de la Grèce, prêts directs et garanties de prêts divers, ce qui veut dire que tout euro annulé à la Grèce se retrouve dans le budget dépenses de la République et donc sur notre avis d’imposition. C’est assez simple à comprendre, c’est un peu plus difficile à mettre en œuvre, en tout cas cela prend plus de temps que Lenglet n’en octroie.
    On note (au moins) 2 erreurs manifestes dans l’ouvrage. Lenglet parle page 172 du safari mené par le roi d’Espagne en 2012 en « Rhodésie » pour illustrer la perte de repères des dirigeants européens : la Rhodésie n’existe plus depuis qu’elle est devenue indépendante dans les années 70 et s’est transformée en Zimbabwe. Il explique aussi page 169 que la nouvelle monnaie grecque « …devrait se déprécier de moitié au moins, ce qui divisera la dette par deux. » Dans une telle hypothèse, la dette en EUR sera multipliée par 2 et non divisée par 2 !
    Pour résumer, un livre intéressant mais qui le serait encore un peu plus avec moins de formules à l’emporte-pièce et plus de réflexion.

  • Taylor Kressmann, ‘Inconnu à cette adresse’.

    Sortie : 1938, Chez : J’ai lu 9914.

    Une nouvelle sous forme de correspondances dans les années 30 entre un juif allemand installé aux Etats-Unis et son compatriote retourné dans une Allemagne en proie à la montée du nazisme. Ecrit en 1938, ce petit livre est prémonitoire de l’effondrement idéologique de l’Allemagne.

  • La bagnole pousse la culture dehors

    Dîner au restaurant du Virgin des Champs Elysées. Le magasin est quasiment vide, l’espace réservé à la vente de disques a encore fondu. Le vendeur à qui l’on demande s’il a le dernier Cowboy Junkies vide son sac et explique qu’après la fermeture du Virgin Louvre, celui des Champs-Elysées doit fermer sous peu, il n’y a plus de vente ni de disques, ni de livres, ni de rien. C’est la faillite. L’immeuble a été racheté par un fonds qatari et sera transformé en showroom Volkswagen.

    La bagnole pousse la culture dehors, quelle tristesse !

  • The Dandy Warhols – 2012/11/29 – Paris le Trianon

    Les Dandy Warhols ne quittent plus la France ; après l’Olympia en avril, Rock en Seine en août les revoici au Trianon en cette fin d’année. C’aurait été frustrant de retourner dans l’Oregon sans une dernière petite resucée de leur rock underground sur une scène parisienne. Ils furent plus que bienvenus ce soir au Trianon, complet depuis plusieurs semaines !

    Un concert bonus pour préparer Noël dans de bonnes conditions. Un concert en prime pour ne pas oublier que ces quatre diables, au cœur de notre univers musical, sont un groupe de performers à voir sur scène pour mieux goûter leurs disques.

    Ils commettent ce soir un show endiablé et sans rappel, pas fondamentalement différent des précédents de cette année 2012, mais leur production discographique est maintenant largement suffisante pour varier les set-lists d’une soirée à l’autre, et puis nous n’aimons rien de mieux que les bons standards du groupe alors lorsqu’ils démarrent sur Be In, We Used to be Friends et Shakin’ l’enthousiasme saisit le théâtre, la ferveur agite les fans. Les plongées dans le dernier disque This Machine (référence au slogan This machine kills facists écrit par Woody Guthrie sur sa guitare) sont bienvenues, les nouvelles compositions sont de la même veine : sombres et obsessionnelles. Le show se termine sur Boys Better, un morceau tonitruant du Black Album au terme d’une longue introduction de machines relayée par des riffs de guitare incestueux frappés à grands moulinets de Pete (à la Townshend des Who) et que Zia termine en faisant larséner ses claviers à l’infini alors que ses boys ont déjà quitté la scène.

    Set-list : Be-In/ We Used to Be Friends/ Shakin’/ Enjoy Yourself/ Not If You Were the Last Junkie on Earth/ I Love You/ Rest Your Head/ The Last High/ The Autumn Carnival/ Godless/ Holding Me Up/ Well They’re Gone/ Every Day Should Be A Holiday (Acoustic Courtney solo)/ (You Come In) Burned/ Sad Vacation/ Solid/ Bohemian Like You/ Get Off/ Horse Pills/ Pete International Airport/ Boys Better
    Encore : Zia en solo pour finir « Daisy On My Toe »

  • Fumette dans le Colorado

    Lors des dernières élections présidentielles américaines, l’Etat du Colorado a voté pour la légalisation du cannabis « à titre récréatif » et contre l’exploitation du gaz de schiste dans l’Etat. Un vrai bonheur pour écolo ce Colorado, on pourra y exiler Cécile Duflot quand elle se sera fait débarquer du gouvernement pour fumette dans les couloirs de son ministère.

  • L’étriqué et l’aboyeur

    Non seulement impayables, l’étriqué et l’aboyeur, sont aussi incorrigibles. Ils continuent à diffuser communiqués de presse assassins, appels au rassemblement, à déléguer huissiers et médiateurs, à déjeuner avec Sarko l’agité, à saisir la Justice, les citoyens et les militants, bref, à confirmer leur incompétence à gouverner. Que Dieu nous préserve de ne plus jamais rencontrer ces ambitieux irresponsables à des postes de responsabilité de la République !

  • Amy Macdonald – 2012/11/27 – Paris le Trianon

    Amy Macdonald – 2012/11/27 – Paris le Trianon

    Amy Macdonald est au Trianon pour présenter son dernier disque : Life In a Beautiful Light. Rien de bien neuf ni renversant depuis ses dernières apparitions. La même formation qu’au Zénith il y a deux ans et une inspiration qui à tendance à se ternir. Amy, toujours proprette et maquillée, ouvre ses grands yeux bleus sur un public adolescent, souvent accompagné de parents post-ado, venus écouter son folk électrifié.

    Mais Amy c’est toujours cette voix puissante et portée par l’émotion, une voix sincère, celle d’une musicienne qui laisse parler son cœur et qui touche par cette vérité et cette proximité. Les mélodies restent bien calibrées ; une musique simple et juste, enluminée par des fioritures pas toujours nécessaires, qui font un peu nouveau riche de la production. On la préfère sur les mélodies simplement portées par ses guitares et sa voix, dans la formation initiale où elle nous avait surpris en 2008 lors de la sortie de This Is the Life ! D’ailleurs les bonus de Life In a Beautiful Light offrent des versions purement acoustiques de certaines chansons, qui sont souvent plus plaisantes que les originaux.

    Qu’importe, Amy et son groupe déroulent ce soir leur set-list avec l’enthousiasme de leur belle jeunesse et la fureur de l’électricité de leurs instruments. Personne ne se plaint de cette bande de gamins émouvants qui sont sortis des bars de Glasgow pour jouer leur musique sur les scènes d’Europe. Ne soyons pas chiens, Amy Macdonald est toujours sur scène où elle rencontre un franc succès et draine un public pas encore découragé par sa panne d’inspiration, mais qu’il va falloir tout de même remotiver à court terme. Alors retour au folk d’origine ou nouveaux horizons, surprendre pour durer, mettre en valeur cette voix si remarquable et quitter la route un peu clinquante des deux derniers disques.

    Setlist : 4th Of July/ Poison Prince/ L.A./ Spark/ The Game/ Mr. Rock & Roll/ Slow It Down/ Love Love/ Give It All Up/ This Pretty Face/ Higher And Higher (Jackie Wilson cover)/ Don’t Tell Me That It’s Over/ The Green And The Blue/ No Roots/ Pride/ Run/ This Is The Life/ Life In A Beautiful Light
    Encore : The Furthest Star/ Barrowland Ballroom/ Let’s Start a Band