Catégorie : Europe

  • Le pervers transalpin lifté tombe

    Berlusconi, le pervers transalpin lifté tombe pour fraude fiscale et se retrouve condamné définitivement à quelques années de prison. Il n’exécutera pas formellement sa peine en prison car il est trop vieux (77 ans) mais au moins sera-t-il mis à l’écart de la vie politique, tournant ainsi une page pathétique de la vie politique italienne durant laquelle un bellâtre grotesque a été élu et réélu pour diriger ce vieux et noble pays européen.

    Comment l’Italie, mère de nos cultures européennes a pu se laisser ainsi aller à confier sa destinée à un tel clown malfaisant ? Faut-il vraiment que le reste de sa classe politique ait été défaillante pour que ce matamore (par ailleurs en procès pour détournement de mineures) dirige le pays si longtemps !

  • L’Italie à la recherche de la rigueur

    Beppe Grillo, le Coluche italien qui a remporté un franc succès aux dernières élections législatives italiennes, déclare souhaiter « une invasion allemande » en Italie pour avoir des hommes politiques honnêtes et compétents. Il n’est pas sûr qu’il obtienne satisfaction mais il n’est finalement pas si comique que ça cet homme !

  • Bonjour la Croatie

    Avec la même aveugle constance, l’Union européenne s’apprête à faire adhérer un nouvel Etat qui n’y est pas prêt. Ce sera la Croatie au 1er juillet prochain. Et suivront certainement plus tard la Serbie, la Macédoine et autre Kosovo, paralysant ainsi encore plus une organisation multilatérale étouffant sous sa bureaucratie et sa complexité.

  • La faillite de Chypre

    On en sait un plus sur les négociations menées avec les autorités chypriotes pour le sauvetage du secteur financier en faillite de cette ile. Ce serait les dirigeants chypriotes eux-mêmes qui auraient proposé dans un premier temps de taxer tous les dépôts bancaires pour cofinancer la restructuration, afin d’éviter de trop prélever sur les gros dépôts si l’on avait limité la taxe à ceux-ci.

    Les dirigeants européens auraient tenté de d’infléchir leurs partenaires chypriotes pour qu’ils acceptent de ne taxer que les gros déposants, avec le résultat négatif que l’on sait. S’en est suivi le rejet du plan par le peuple et le parlement de Chypre, le refus de la Russie d’aider l’ile et… l’adoption d’une nouvelle mouture du plan prévoyant 10 milliards de prêts européens et du FMI, complétés par quelques milliards rapportés par la taxation des dépôts… de plus de 100 000 euros. Une banque sera liquidée et l’autre restructurée, retour au point de départ donc.

    Une nouvelle fois le contribuable européen va donc payer pour les excès commis par des financiers incompétents. Une nouvelle fois l’Europe va devoir payer, politiquement et financièrement, pour sa faiblesse qui lui a fait accepter en son sein des Etats qui ne pouvaient pas se plier à ses règles et qui ont utilisé son cadre pour y prospérer de façon incompatible avec l’esprit du Traité de Rome. Le développement de l’économie chypriote ces dernières années a eu la nature de profits fictifs. En droit des sociétés, la distribution de profits fictifs conduit le chef d’entreprise en cour d’assises. En droit européen la règle est, hélas, différente.

  • Le sauvetage des banques chypriotes

    Les chypriotes contestent la taxe sur leurs dépôts bancaires, et les russes qui seraient les plus gros déposants dans la lessiveuse chypriote crient aux mesures « soviétiques » prises par le plan de sauvetage européen.

    Le parlement chypriote ayant refusé de voter le plan, les banques sont restées fermées pour éviter la panique bancaire et il va falloir trouver une autre solution pour financer le sauvetage à 15 milliards dont 10 sont prévus sous forme de prêts du contribuable européen et multilatéral (FMI). Les 5 milliards manquant vont probablement être prélevés sous forme d’impôt sur le contribuable chypriote.

    La psychologie populaire en matière bancaire a sans doute été sous-estimée dans cette affaire. Le déposant refuse tout net qu’on lui prélève une partie de ses dépôts mais il est indifférent lorsque l’inflation ou les dévaluations (avant l’euro) lui consomment gentiment son épargne, ou lorsque l’Etat lui augmente ses impôts. Bref, il faut sauver le citoyen déposant même au prix du sacrifice du citoyen contribuable.

    L’Europe qui ne sait pas dire « non » a laissé entrer Chypre (i) dans l’Union européenne et (ii) dans la zone euro. Ce furent deux erreurs, surtout que durant de longues années la position européenne avait été de poser comme préalable avant toute adhésion la résolution du conflit entre Chypre et la Turquie. Las, les dirigeants communautaires qui ne savent pas dire « non » ont finalement laissé entrer dans l’Union une ile à moitié occupée (ou libérée selon les avis) par l’armée turque tout en menant parallèlement des négociations d’adhésions avec… la Turquie. On a abouti à une espèce de maelstrom kafkaïen comme seule l’Europe sait en créer.

    Il n’en fallait pas plus pour que des flibustiers de la finance transforment le secteur bancaire local en lessiveuse monétaire, surdéveloppée et servant des intérêts sans rapport avec les conditions de marché, tout ceci bien à l’abri de la sécurité apportée par l’euro. La faillite de ces banques était inévitable.

  • Emotion en Suisse

    Par référendum la population suisse s’est prononcée contre les « rémunérations abusives » parfois servis à leurs patrons par les entreprises. Au même moment, le pédégé du groupe pharmaceutique helvétique Novartis, âgé de 59 ans, s’apprêtait à quitter son groupe avec un « parachute doré » de 60 millions d’euros après avoir perçu une rémunération cumulée sur 15 ans estimée entre 200 et 400 millions d’euros. Devant la levée de boucliers, dans un grand mouvement de modestie, le pédégé en question a renoncé à ses 60 millions et annoncé qu’il partait s’exiler aux Etats-Unis.

    Des sommes aussi astronomiques pour un salarié (certes pédégé, mais juste salarié, ce n’est pas lui qui a créé l’entreprise avec ses propres sous) ont tellement scandalisé les citoyens suisses qu’elles ont probablement fait pencher la balance du référendum très largement en faveur des anti-rémunérations abusives et autres parachutes dorés dans cette Confédération Helvétique qui n’est pourtant pas un repère de bolchéviques… ou comment Novartis joue contre son camp et ses idées par manque de décence. 

  • Chypre est en faillite

    Membre de l’Union européenne dont les banques sont plus réputées pour le blanchiment d’argent sale que pour le financement de l’économie réelle, Chypre fait la manche. Dans les mesures diverses et variée imposées pour redresser ce pays-confetti l’une d’elle est novatrice et mal vécue : les dépôts bancaires vont être taxés à 6,75% jusqu’à 100 000 euros, 9,9% au-delà, en échange les déposants taxés recevront des titres de banques auxquelles ils ont prêté leurs sous. Ce n’est pas idiot comme mesure. Jusqu’ici on avait fait payer les contribuables, les prêteurs institutionnels public et privés à qui on a tordu le bras sur leurs créances grecques, mais jamais encore les clients des banques. La mesure est sans doute bien adaptée au cas de Chypre. Elle devrait rapporter 5 milliards d’euros et financer ainsi un tiers du plan de sauvetage financier de l’ile-nation, le reste sera pris en charge par les institutions multilatérales comme d’habitude, c’est-à-dire indirectement par les contribuables européens en majeure partie.

  • Un nouveau pape

    Fumée blanche

    La Vatican change de taulier, un argentin remplace un allemand. Le nouveau a plutôt une bonne tête : bon vivant, un peu replet, des lunettes rondes, calvitie et 76 ans. Il a la tête d’un garçon qui va faire le job pour lequel il est payé, il parle déjà des pauvres et la nécessaire simplicité qu’il veut insuffler dans la gestion du Vatican. Il va vendre de l’espoir surnaturel à des citoyens du monde qui ont abandonné leurs espoirs matériels.

    La presse française qui adore les évènements mondains sur lesquels on peut gloser sans fin pour ne rien dire, déploie des trésors d’ingéniosité pour occuper les plateaux. Et de démonter chaque détail insignifiant de cette nomination : « il a choisi son pseudo de pape : François, c’est exceptionnel », oui, et alors, ça change quoi par rapport à Benoît ou Paul ? « Il est argentin, c’est une véritable surprise complètement inattendue » ah, bon, cela fait juste plusieurs décennies que l’on annonce pour probable un pape originaire d’un autre continent que l’Europe. « C’est la première fois qu’un pape est jésuite, c’est historique », très bien, c’est quoi un jésuite par rapport à un non-jésuite ? C’est comme un courant du PS ou c’est autre chose ? Jésuite ou pas, il croit en la vie éternelle et en l’immaculée conception, non ? Et il va diffuser le message de la bible. Etc., etc.

    Bon, maintenant François, au boulot, ne t’inquiète pas des rumeurs médiatiques et des intrigues de palais, prend ta mitre et ta crosse et en route pour le prêchi-prêcha dans le vaste monde. Au passage si tu peux essayer d’intervenir pour calmer le jeu au Proche-Orient, ce serait bienvenu, car nos frères juifs et musulmans n’arrêtent pas de se casser la gueule entre eux pour une vague histoire d’esplanade et de ville sainte. S’il me souvient bien le petit Jésus est de là-bas aussi, tu as donc peut-être encore un peu de légitimité à dire ton mot sur ce conflit de famille ? Ce serait bien si les choses se calmaient un peu dans cette région qui met le monde à feu et à sang.

  • Benoît 16 soupapes cale

    Le pape Benoît 16 soupapes démissionne. C’est une mesure de bon sens pour un homme de son âge. Les journaux télévisés remplacent leurs logos « Guerre au Mali » par « Démission du Pape » et glosent à l’infini sur la couleur de peau du successeur possible ou de savoir si cette décision est moderne ou humble !

    Il était pas mal finalement ce Pape, un peu vieux mais plutôt bien. On ne parlait pas trop de lui, en tout cas bien moins que son prédécesseur. Il restait à sa place, priait, théologisait et prêchait les dogmes de l’Eglise catholique, bref, il faisait le boulot pour lequel il était payé. On peut aimer ou pas ces dogmes, mais ils sont ce qu’ils sont, si cela ne plaît pas il suffit de changer de crémerie, il y a tout ce qu’il faut en magasin : les protestants, les orthodoxes, les juifs, les musulmans, les bouddhistes, les laïques, les laïcards, les agnostiques, les athées, les communistes, bref ce n’est pas le choix qui manque.

    Et puis ce pape Benoist 16 soupapes a quand même reçu en 2007 Sarkozy président de la République française, accompagné de… Jean-MarieBigard, humoriste graveleux.  Rappelons également que pendant l’entretien avec le Pape, Sarko envoyait des SMS. Rien que pour cet exploit qu’il a subi sans broncher, Benoist mérite la vie éternelle.

    En attendant Benoist 16 soupapes va prendre une retraite bien méritée. Il sera remplacé par un autre qui sera sûrement aussi compétent pour le job, personne n’est irremplaçable, ni lui ni nous.

    • Effet sur le redressement productif : 0
    • Effet sur les taux de change : 0
    • Effet sur les ventes de journaux satiriques dumercredi : maximum
  • RBS : la banque libérale nationalisée par le contribuable brittanique

    Nouvel épisode de la manipulation à grande échelle des taux d’intérêt sur les marchés financiers par les traders-fraudeurs : la banque Royal Bank of Scotland (RBS) accepte de régler une pénalité d’environ 600 millions d’USD aux autorités britanniques et américaines pour avoir des années durant faussé et manipulé le taux d’intérêt de référence LIBOR. La banque informe par ailleurs de la démission de son directeur de quelque-chose ! C’est bien le moins… Compte tenu des circonstances on se serait plutôt attendu à un licenciement sec de tout l’état-major avec plainte au pénal et embastillement immédiat à la Tour de Londres.

    RBS s’est rendue célèbre durant la crise financière de 2008 pour son risque de complète faillite qui poussa le gouvernement britannique à la nationaliser à quasiment 100% pour éviter son effondrement. Le contribuable a donc financé les errements du management de cet établissement : rachat hors de prix de la banque ABN Amro début 2008, pertes de trading colossales, expansion démesurée et incontrôlée, pertes gigantesques sur les valeurs dites subprime (crédit immobilier fait à des emprunteurs non solvables), rémunérations exorbitantes d’employés jouant au casino avec l’argent des déposants, utilisation massive de paradis fiscaux pour compte propre et pour des clients, on en passe et des meilleures !

    Cerise sur le gâteau, son pédégé Fred Goodwin (il s’appelle bien Goodwin, ça ne s’invente pas) a finalement accepté de démissionner en 2009 avec toute une série d’avantages en espèces sonnantes et trébuchantes, retraite chapeau et autres gâteries comme les banques savent en mijoter pour leurs dirigeants incompétents. Devant la levée de bouclier constatée au Royaume-Uni en 2009 face aux avantages acquis à ce banquier failli, le garçon a accepté de réduire ses exigences.

    La transaction acceptée par RBS en 2013 montre que non seulement cette banque était mal gérée, que ses cadres percevaient des rémunérations sans rapport avec leurs mérites et résultats, que le contribuable britannique a dû casser sa tirelire pour lui sauver la mise, mais qu’en plus de tous ces errements, la banque fraudait massivement en manipulant les taux d’intérêt. N’en jetez plus !

    Le plus insupportable dans ces affaires bancaires (RBS est loin d’être seule dans le marigot des tripatouillages financiers) pour le citoyen lambda c’est finalement l’absence de sanction. Certes, la City a licencié une partie de ses effectifs de traders-fraudeurs, mais pas beaucoup plus que le secteur de la sidérurgie en Europe du Nord.

    La puissance des secteurs financiers face aux Etats est sans limite. Il a quand même fallu voir le Royaume britannique, la Mecque du libéralisme financier, accepter de nationaliser ses banques ! Pire, alors que le capitalisme en partie originaire de la perfide Albion nous ressasse depuis des décennies que le libéralisme c’est la responsabilité : on voit à Londres les fat-cats continuent globalement à ronronner tranquillement, malgré leurs échecs, gorgés d’avantages financiers immérités. Eh oui, même un gouvernement britannique conservateur (qui est en train de se préparer à proposer à ses citoyens de statuer sur leur départ de l’Union européenne) n’arrive pas trop à changer les choses… Espérons au moins qu’il arrivera à revendre cette banque félonne sur les marchés, pour qu’au moins le contribuable soit remboursé.

  • Le retour du pervers

    Le pervers transalpin, affairiste de 76 ans, clown multi-liposucé, Berlusconi donc, repart à l’assaut du pouvoir italien. Impliqué dans des affaires de mœurs avec des mineurs, de conflits d’intérêt avec ses affaires de médias, à coté de lui Tapie est un ange. Quelle sinistre comédie que celle du pouvoir.

  • Cessons de décorer n’importe qui !

    Un scandale de pédophilie implique un ex-animateur de la BBC, décédé depuis, et fait grand bruit au Royaume-Uni car l’impétrant était anobli par la Reine et aurait été proposé pour une distinction papale. Eh oui ! Mais il faudrait aussi que la Couronne d’Angleterre, le Saint-Siège et tous autres gouvernements cessent de faire dans la pipolisation et de distribuer des décorations à tout va à des présentateurs télé, tout ça pour aspirer les votes de Mme. Michu.

    Un présentateur télé, ça présente à la télé, éventuellement avec talent, mais en aucun cas ça ne mérite une décoration de la République ou de la Monarchie.

  • Argent public jeté par les fenêtres des jeux quand le peuple demande du pain

    Comme il est de tradition le pays organisateur des jeux olympiques, le Royaume Uni en l’occurrence, explique que le devis annoncé a été multiplié par 2 ou par 3 au démarrage des jeux. Ce n’est pas grave, c’est le contribuable qui paye. C’est assez systématique s’agissant de chantiers de travaux publics mais on se demande toujours si la disproportion entre devis initial et facture finale relève de la volonté de cacher les coûts au départ ou de l’incompétence des responsables de ces projets ? Si une entreprise se permettait de tels errements elle n’y survivrait pas longtemps.

  • Temps et argent perdus

    L’ouverture des jeux olympiques rassemblent ce soir un milliard de téléspectateurs plus quelques dirigeants français venus faire des mondanités à Londres où se tient la fête. Souriez, ce n’est que du sport et surtout un colossal puits à dépenses publiques.

    On peut quand même raisonnablement se demander si le premier ministre ce soir et le président annoncé pour le 30 juillet n’ont rien d’autre à faire que d’aller perdre leur temps dans des tribunes de sport ? Au moins peut-on espérer qu’ils en profiteront pour faire avancer au passage quelques dossiers avec le Royaume-Uni !

  • Guerre et savoir-vivre

    Lu dans les mémoires de Churchill, la déclaration de guerre du Royaume-Uni au Japon au lendemain de l’attaque de Pearl-Harbor en décembre 1941 :

    Ministère des Affaires étrangères, 8 décembre 1941
    Le gouvernement de Sa Majesté dans le Royaume-Uni a appris dans la soirée du 7 décembre que des forces japonaises ont tenté de débarquer sur la côte de Malaisie et ont bombardé Singapour et Hong Kong sans avertissement préalable, que ce soit sous forme de déclaration de guerre ou d’ultimatum avec déclaration de guerre conditionnelle.
    Devant ces actes injustifiables d’agression non provoquée, commis en violation flagrante du Droit international et particulièrement de l’article 1er de la Troisième Convention de La Haye relative à l’ouverture des hostilités, convention à laquelle sont parties le Japon comme le Royaume-Uni, l’ambassadeur de Sa Majesté à Tokyo a reçu instruction d’informer le gouvernement impérial japonais, au nom du gouvernement de Sa Majesté dans le Royaume-Uni, que nos deux pays sont désormais en état de guerre.
    En vous exprimant mes sentiments de haute considération, j’ai l’honneur d’être, Monsieur l’Ambassadeur, votre dévoué serviteur.
    Winston S. Churchill.

    A ceux qui lui reprochèrent ce style cérémonieux il répondit : « Après tout, quand vous devez tuer quelqu’un, rien ne coûte d’être poli. »

    Aujourd’hui on ne déclare plus les guerres, on balance des avions dans des tours, on envoie des forces de paix faire la guerre ou on demande à des soldats d’aller construire des routes et des écoles. On fait couler moins de sang mais dans plus de confusion. Ainsi va la vie !

  • Barclays : les forbans virés mais récompensés

    Les têtes commencent à tomber chez les forbans de la banque britannique Barclays après la fraude mise à jour sur la manipulation des taux d’intérêt de référence (LIBOR). Président et directeur général surpayés sont priés d’aller planter leurs choux ailleurs. C’est bien le moins ! Nul doute qu’ils arriveront à recaser sans trop de difficultés leurs incomparables qualités.

    Au-delà de ces questions de personnes, et après les scandales multiples de traders-fraudeurs (Société Générale, UBS, JP Morgan Chase, et d’autres sûrement à venir) le monde économique et financier doit véritablement s’interroger sur la meilleure façon de contrecarrer les malversations endémiques, voire congénitales, de ces tocards bling-bling ! Certainement pas en leur versant des bonus de plusieurs millions d’euros, voire dizaines de millions, par an. De telles sommes complètement illégitimes et imméritées (rappelons qu’ils jouent avec l’argent des autres, celui des déposants, et non le leur) feraient perdre la raison au Saint-Esprit lui-même, c’est peut-être la première piste à lancer : comment réduire les salaires des forbans qui relèvent de l’escroquerie consentie.

  • Chapeaux et Monarchie

    REUTERS/Stefan Wermuth (BRITAIN )

    Les 60 ans de règne de la Reine Elisabeth II du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord. Entre fleurs et blason, affublée d’un nouveau chapeau la souveraine défile sur la Tamise devant son peuple. Comme disait JJ. Burnel le bassiste des Stranglers à l’Olympia le 13 avril dernier : « si vous aviez une Reine vous n’auriez pas à vous embêter avec des élections présidentielles. »

  • Un sursaut de décence ?

    Cette fois-ci c’est le pédégé d’Aviva, une grosse compagnie d’assurance britannique qui voit son salaire remis en cause dans une assemblée générale d’actionnaires, il gagnait un petit million de GBP et avait déjà courageusement renoncé à une augmentation de 4,8%. Il a immédiatement démissionné. C’est bien, la gouvernance progresse. Tout n’est peut-être pas encore complètement perdu dans le monde des fat cats !

  • De la fatuité d’un roi

    Le Roi d’Espagne se fait surprendre en pleine chasse à l’éléphant en Afrique alors que le taux de chômage dans son pays tangente les 25% et qu’il est le président du World Wild Fund espagnol. Il a présenté ses excuses mais trop tard, le mal est fait et la faute de (très mauvais) goût est patente.

    Le manque de sens des réalités des élites est parfois tellement patent que les mots manquent pour qualifier de tels comportements, et surtout l’absence de sens politique qu’ils caractérisent… Quoi que l’on pense de la chasse à l’éléphant, la révélation d’une telle pratique par un couronné européen ne peut que déclencher hourvari et condamnation du bon peuple. A priori une telle réaction n’avait pas été anticipée par la royale famille, ou alors considérée comme sans importance.

  • Il y a toujours quelqu’un qui paye la dette

    Les journalistes nunuches à la Stéphane Paoli sur France Inter continuent à gloser sur le sort de la Grèce et échafauder des solutions de café du commerce. Ils constatent que ce pays est surendetté et aura du mal à payer ce qu’il doit à ses créanciers, ils abjurent avec naïveté les gouvernants européens d’abandonner leurs créances mais sans expliquer comment celles-ci seront finalement couvertes ! Car la dette, hélas, est un jeu à sommes nulles, et si la Grèce ne paye pas d’autres vont payer à sa place.

    Les 100 milliards d’euros qui ont été annulés par les banques privées vont être payés par leurs actionnaires et bien sûr aussi par leurs consommateurs qui voient les taux de leurs crédits augmenter. Les prêts du Fonds monétaires international et Etats européens à la Grèce s’ils ne sont pas remboursés seront donc payés par les contribuables des pays prêteurs. C’est ainsi. 230 milliards d’euros divisés par 250 millions de citoyens européens cela fait 920 euros par personne, voilà ce que coûterait l’effacement de la dette grecque.

    Et puis ce qu’oublie aussi de préciser les nunuches des plateaux médias c’est qu’un créancier une fois qu’il a été planté par son débiteur, va hésiter à prêter de nouveau, évidemment. Les banques privées à qui l’on vient de tordre le bras vont probablement y regarder à deux fois avant de remettre la main à la poche.