Catégorie : Europe

  • La débâcle

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    Ce soir commence la débâcle française de l’Euro de fouteballe avec un gigantesque encombrement au centre de Paris où la fan-zone du Champs de Mars accueille le concert inaugural de cette compétition. Un peu de culture (si l’on ose dire s’agissant d’un concert de David Guetta) au milieu d’un déluge de fouteballe n’est pas à proprement parler une si mauvaise nouvelle, mais enfin, l’idée d’un mois complet de compétition de baballe qui vont obnubiler le pays entier trente jours durant est un peu déprimante… Seule la CGT ne semble pas prête à oublier ses revendications durant les jeux, mais cela ne va pas forcément nous remonter le moral.

    Un mois de fans avinés, d’intellectuels devisant des dribles sur les plateaux télévisés, de politicards paradant dans les stades pour faire populo, de journalistes vociférant dans les micros, bref un douzième de notre année 2016 consacrée à un sévère abrutissement des masses et un appauvrissement de la République du fait de l’exonération fiscale inique attribuée le 23 juillet 2015 par un trio de ministres peu soucieux de l’intérêt général (Kanner, Eckert et Sapin) à l’organisateur helvétique de cette compétition.

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  • Fillon, libéral en chocolat

    François Fillon, libéral de programme électoral, l’homme qui veut réduire la dépense publique de 110 milliards d’euros au cours d’un quinquennat dont il serait président, en plus de revenir à 39 heures de travail hebdomadaire, passer l’âge de la retraite à 65 ans, supprimer l’impôt de solidarité sur la fortune, bref appliquer à la France un vrai programme économique libéral tel qu’il n’a jamais été tenté (et encore moins durant les cinq années durant lesquelles ledit Fillon était premier ministre), commence à mettre un peu d’eau dans son vin. Peut-être inspiré par les mouvements sociaux (limités) en cours qui rappellent la force de nuisance des syndicats dans la République, François Fillon a, dans un discours du 7 juin, posé quelques affirmations sociales destinées à démontrer qu’il n’est pas un sauvage le sabre entre les dents prêts à en découdre avec la moitié de la France qui ne votera pas pour lui s’il est présent au deuxième tour des élections présidentielles.

    Son discours s’intitule : « Pour une vraie justice sociale ». L’esprit est que la justice sociale est d’abord que chacun puisse travailler et que lutter contre les inégalités relève d’abord de la croissance économique dont il faut créer les conditions. Et d’ajouter, par exemple :

    C’est par cette libération du travail que nous ferons reculer le chômage et ce qui va avec : l’exclusion, la pauvreté, la violence.

    Cette libération du travail, je l’accompagnerai d’un vrai soutien au pouvoir d’achat des classes moyennes avec la fin de la mise sous condition de ressources des allocations familiales, la revalorisation du quotient familial, la suppression de la dernière cotisation salariale assurance maladie…

    Je veux ainsi redonner 10 milliards de pouvoir d’achat supplémentaires aux classes moyennes.

    Une petite touche de Keynésianisme ne fait pas de  mal et permet de cacher la misère pour espérer être élu… surtout quand on écrit par ailleurs que la baisse des taxes et impôts pesant sur les entreprises et la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune seront financés par une hausse immédiate de de la TVA.

    Ce que n’osent pas dire clairement les parangons du libéralisme c’est que pour réussir leurs programmes ils devront assumer une baisse massive du coût du travail (ou, pour être politiquement correct « un rétablissement de la compétitivité des entreprises ») et une précarisation significative des contrats de travail (ou, pour être politiquement correct « un renforcement de la flexi-sécurité du marché de l’emploi »).

    La baisse du coût du travail sera obtenue en travaillant plus pour le même salaire ou autant pour un salaire inférieur ainsi que par la baisse drastique des prestations sociales financées par les cotisations sociales, et non pas en transférant la charge des entreprises vers d’autres contribuables comme cela est fait actuellement.

    Il va bien falloir un jour faire comprendre à la population que baisser les dépenses signifie que l’on va dépenser moins et non que l’on va faire payer les dépenses par le voisin. Fillon et ses comparses libéraux ne semblent pas encore définitivement prêts à assumer ouvertement cette règle élémentaire du libéralisme. Peut-être s’agit-il d’une tactique politique : se faire élire sur le flou et appliquer sa politique ensuite ?

  • Les parcs à supporters

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    Des polémiques oiseuses se font jour concernant les fan zones mises en place dans le cadre de l’Euro de fouteballe. Quest-ce qu’une fan zone ? Il s’agit d’enclos où seront parqués des supporters avinés en casquettes-baskets pour regarder les matchs de ballon sur des écrans géants généralement installés aux centres des grandes villes françaises (et européennes d’ailleurs) sous la surveillance de bataillons de CRS pour les protéger de leurs excès alcoolisés et, éventuellement, d’attaques terroristes.

    Le supporter fouteux est grégaire et a besoin de boire en bande, de crier en rythme et de pleurer collectivement. La question générale est de savoir si ces zones ne sont pas des appels au terrorisme ? Sans doute, comme tout concentré de population dans un endroit donné mais à partir du moment où une telle compétition est organisée il faut accepter et gérer ce risque.

    Plus intéressant : à Paris l’une de ces zones est au Champs de Mars aux pieds de la tour Eiffel. Comme elle va accueillir les supporters avinés tous les soirs un mois durant les habitants de ce (beau) quartier s’émeuvent et auraient préféré que ces enclos soient installés ailleurs…

    On avait déjà entendu récemment des rombières du XVIème arrondissement se plaindre de l’effet négatif sur la valeur de leurs appartements de l’installation annoncée d’un centre d’accueil pour sans-domicile-fixe (SDF), voilà maintenant les habitants du VIIème arrondissement qui se lamentent de ne plus pouvoir accéder à leurs parkings durant trente jours ! Le fouteballle ne fait pas que des heureux, c’est déjà une bonne nouvelle même si l’on peut craindre que les râleurs du VIIème arrondissement regarderont les matchs installés sur leur canapé avec vue sur la fan zone.

     

  • L’actualité des banques

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    Jérôme Kerviel, trader fraudeur et médiatique, qui avait pris des positions de marché de plus de 50 milliards d’euros au nom de sa banque et fait perdre ainsi à celle-ci environ 5 milliards d’euros lorsque le pot aux roses avait été découvert et qu’il avait fallu déboucler ces risques démesurés, ce charmant garçon donc, remporte une victoire judiciaire au tribunal des Prud’hommes où son licenciement est annulé. Partie à de nombreuses autres procédures judiciaires pénales et civiles, M. Kerviel a reconnu avoir manipulé les systèmes informatiques de son employeur pour cacher son forfait et développé un système de défense permanent consistant à reconnaître qu’il avait outrepassé ses pouvoirs et saisi de fausses écritures comptables mais que ses responsables hiérarchiques étaient informés de la situation.

    Qu’il soit licencié à l’issue de ce méfait ne semble quand même pas indécent ! Las, le tribunal annule le licenciement pour « absence de cause réelle ou sérieuse » et fait mention de « conditions vexatoires ». La banque devrait faire appel. Peut-être y-a-t-il effectivement lieu de réformer le code du travail…

  • Adieu les 35 heures, mais…

    Entendu à la machine à café e la part d’un cadre bénéficiant de jours de congé supplémentaires dans le cadre de la RTT (réduction de temps de travail) :

    La droite va supprimer les 35 heures mis en place par la gauche-laxiste mais je vais regretter ces jours de congé supplémentaires qui compensaient mes heures en trop passées au bureau.

    Eh oui, revenir aux 39 heures de travail hebdomadaires, et donc supprimer la RTT, cela veut dire que les cadres auront moins de vacances et les employés plus d’heures de travail, le tout payé la même chose. Réduire la réduction revient, en gros, à augmenter le temps de travail. C’est une constatation tristement basée sur la logique mathématique qu’il va bien falloir assumer.

    Pour ceux, trop jeune, qui n’ont connu que les 35 heures hebdomadaires, travailler 39 va être une situation nouvelle. Pour les plus anciens, ce sera un retour au bon vieux temps. Mais c’est ainsi que l’on rétablit la compétitivité de l’entreprise après « les mesures démagogiques de la gauche-laxiste » !

    🙂 🙂 🙂

  • Le libéralisme à côté de chez vous !

    Nous sommes dans une économie à peu près libérale où la liberté de fixation des prix est laissée aux acteurs économiques dans un grand nombre de domaines. Certains s’en étonnent tout en dévorant les chroniques de Guillaume Roquette dans le FigMag et en appelant de leurs vœux la fin de la gauche-laxiste !

    A l’occasion des grèves dans les raffineries et du blocage de quelques dépôts de carburant, des pompistes ont augmenté leurs prix de vente. Pour profiter de la venue en France de nombreux touristes fouteballeux durant l’été pour assister à une compétition de baballe (exonérée de toute fiscalité par des élus irresponsables) les hôtels et les particuliers louent des chambres ou des logements à des tarifs élevés et inusités.

    C’est l’application de ce qu’on appelle la loi de l’offre et de la demande ! Ce système laisse à Monsieur le Marché le soin de définir le prix d’équilibre pour que l’offre satisfasse la demande. On a même vu parfois Monsieur le Marché organiser lui-même la pénurie pour faire monter les prix.

    Le contribuable finance déjà indument une partie de cette compétition du fait de dirigeants félons, faudrait-il également qu’il subventionne les hôtels pour les éloigner des tentations du Marché ?

  • Le simplisme syndical

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    Nous le disions dans ces colonnes la réduction des syndicats français d’extrême gauche en France nécessite intelligence et rouerie, c’est dire si nous sommes mal partis ! Le chef d’un syndicat patronal vient d’accuser un syndicat ouvrier de terrorisme et d’utiliser des méthodes de voyous. Cela lui a sans doute fait plaisir de s’écouter parler sur les plateaux télévisés transformés en Café du commerce, mais cela ne se traduit en aucune action et en encore moins d’efficacité d’autant plus qu’il a dû à moitié s’excuser le lendemain.

    Une autre méthode aurait pu être, par exemple, de ne pas parader sur les plateaux mais d’agir en justice contre les actions syndicales illégales. Nous aurions eu ainsi une vraie action syndicale, conforme à la mission d’une telle organisation qui n’est pas rémunérée pour polémiquer dans les débats télévisés mais pour faire son travail au service de ses mandants et de l’intérêt général.

  • Le fouteballe égal à lui-même

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    Les pousseurs de baballe surpayés se distinguent encore de belle manière : une polémique fait rage entre certains des joueurs qui accusent de racisme le sélectionneur de l’équipe de France qui ne les aurait pas retenus à cause de la consonance arabe de leurs noms… Quand on voit la composition de ladite équipe, on ne peut pas dire qu’elle ne soit  composée que de joueurs blancs s’appelant Dupont ou Dupond ! L’un des joueurs contestataires est par ailleurs mis en examen dans une sombre affaire de chantage à la vidéo sexuelle contre l’un de ses collègues.

    Même au cœur du fouteballe, véritable passion française obsessionnelle et abrutissante, les français râlent, contestent, polémiquent, s’attaquent les uns les autres, se préoccupent de leurs origines, bref, dépensent leur temps et leur énergie à autre chose que ce pour quoi ils sont payés ! C’est déprimant.

  • Blocage du fouteballe

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    Les dirigeants syndicaux bloqueurs et moyenâgeux qui s’expriment dans la rue avec éclat en ce moment affirment qu’ils n’hésiteront pas à poursuivre leur mouvement mi-juin lors de l’Euro de fouteballe si leurs revendications ne sont pas satisfaites, c’est-à-dire le retrait du projet de loi « Travail ».

    Ce serait un test en vraie grandeur bien plus parlant que les sondages dont les médias nous abrutissent pour savoir si les français sont en faveur ou pas de la réforme du code du travail : sont-ils prêts à renoncer à leurs matchs de baballe à la télé pour soutenir une lutte contre la loi « Travail » ?

    On ne peut s’empêcher de sourire à l’idée de voir les gros bras de la CGT face aux fouteux imbibés. Voilà qui promet un mois de juin intéressant.

    Rappelons que cette compétition sportive a été exonérée d’impôt par des dirigeants incompétents de la République.

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  • Blocage de la presse

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    La CGT Livre, puissante section du syndicat moyenâgeux dans l’impression et la distribution des quotidiens, surtout puissante en région parisienne et un peu moins en province, a voulu imposer à ces journaux la publication d’une « tribune » de M. Martinez sous peine de non parution. Du coup, seul le journal du parti communiste L’Humanité a accepté et a pu paraître hier ! La CGT déploie sa stratégie de nuisance avec la même constance et relative efficacité.

    Cette action ne fut que de peu d’effet du fait de l’accès aux éditions numériques pour la plupart des quotidiens. Ladite tribune a d’ailleurs pu être lue par tous ceux qui voulaient la consulter. Le plus comique, si l’on ose dire, c’est que L’Humanité est un journal en faillite virtuelle depuis plusieurs années qui ne surnage que grâce aux dons de ses lecteurs et qui vient d’entamer une campagne pour bénéficier de plus d’aides publiques tirées de la poche des contribuables. Dans le même temps, la survie des quotidiens censurés par la CGT est très aléatoire, les éditions papiers se vendant de moins en moins et les modèles numériques n’ayant pas encore trouvé leur équilibre financier.

    Sans vergogne la CGT a voulu imposer une propagande interne aux journaux et a bloqué la parution de la presse quotidienne qui refusait de plier. L’impact réel de ce blocage sur l’information a été quasiment nul mais la CGT a montré qu’elle pouvait mettre la plupart des quotidiens nationaux à genoux si elle le décidait.

    Rappelons que la CGT Livre continue à bénéficier d’un monopole d’embauche en région parisienne (ce n’est pas les patrons qui recrutent mais le syndicat). Même si cet important avantage n’offre plus autant de capacité de nuisance que par le passé du fait de la numérisation de la presse, ce qui s’est passé hier montre quand même que la CGT Livre sait encore perturber la presse.

    Lire aussi Les aides à la presse

     

  • La CGT à l’assaut

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    Philippe Martinez, chef de la CGT porte sur sa déprimante moustache tout l’affaissement de la pensée syndicale française d’un autre âge. Son organisation n’est pas contente de la politique menée actuellement et a décidé de le faire savoir en initiant le maximum de nuisance dans un pays qui n’est déjà pas en grande forme. Quelques personnes bien utilisées dans des entreprises clés des secteurs de l’énergie ou des transports suffisent à fortement perturber l’économie et le plus souvent dans un cadre légal qui rend difficile toute réaction judiciaire. C’est ce qui est en train de se passer et l’on voit ledit Martinez balader sa moustache tombante dans les manifestations, voire même balancer quelques pneus dans les feux de joie organisés par les camarades devant les grilles d’entrepôts pétroliers bloqués ! Bref, la CGT se revigore à la tête d’un conflit délétère comme seule la France sait encore en générer.

    Au-delà des discours à l’emporte-pièce de militants surexcités que l’on croirait revenus aux temps du Front populaire, la stratégie de ce syndicat est sans doute aussi d’afficher sa puissance vis-à-vis de l’opposition actuelle qui a toutes les chances de revenir au pouvoir en 2017 et annonce vouloir appliquer un programme économique libéral dont la loi « Travail » n’est qu’un très modeste avant-goût… Il va falloir faire avec la CGT, le message est clair.

    La conclusion du conflit actuel risque d’influer sur les années futures. Si la loi « Travail » passe en l’état et si la CGT doit manger son chapeau, un gouvernement social-libéral aura donc facilité le lancement du programme libéral de la droite. Dans le cas contraire, il n’est pas sûr que la future majorité envisage de gaîté de cœur de se colleter avec ces syndicats moyenâgeux dès son arrivée au pouvoir, à moins de se relancer dans une nouvelle épreuve de force, peut-être cette fois-ci définitive !

  • La France continue à râler

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    Un duopole de syndicats extrémistes CGT et Sud affiche depuis plusieurs semaines sa volonté de « tout bloquer ». Les voici à l’œuvre depuis quelques jours avec l’arrêt de raffineries de pétrole et le blocage de dépôts pétroliers. Petit à petit la France va s’arrêter. Sur son site internet ce diabolique duo appelle à signer une pétition contre le projet de loi « travail », bien entendu, mais aussi à :

    La réduction du temps de travail à 32 heures par semaine, sans réduction de salaires, ni flexibilité, sans arnaque à la clef comme l’ont été dans de nombreux secteurs les « 35 heures-Aubry », voilà par exemple ce qu’il est urgent de mettre en avant pour contrer les dégradations des conditions de travail et imposer des créations d’emplois.

    Plus c’est gros plus ça passe mais des citoyens-employés, du public ou du privé, obtempèrent à ces mots d’ordre d’un autre âge. C’est un combat des archéos-syndicalistes contre le pouvoir actuel qui essaye de moderniser la gauche avec beaucoup de maladresse et finalement assez peu d’efficacité. La CGT et SUD sont là, des gens votent pour eux et appliquent leur stratégie, on ne va pas les pousser dans la Seine alors il faut faire preuve d’intelligence pour les soumettre. On se souvient avec quelle rouerie F. Mitterrand a réduit le parti communiste français à peau de chagrin. Qui sera capable de renouveler l’exploit avec la CGT ? Il faudrait pour ce faire de l’intelligence politique et cette denrée se fait de plus en plus rare, hélas !

  • Une catastrophe constitutionnelle

    On ne redira jamais assez les effets extrêmement négatifs sur la vie citoyenne de la République de la réforme constitutionnelle inique menée sous la présidence Chirac en 2000 et approuvée par congrès d’élus inconséquents : le passage de la durée du mandat présidentiel de sept à cinq ans.

    Chirac fut un dirigeant sympatoche et peu efficace (le roi-fainéant disait son ministre Sarkozy) qui ne restera pas dans les annales, sinon pour avoir déclenché la plus grande poilade de Vème République en dissolvant l’assemblée nationale et en réussissant l’exploit de perdre les élections législatives qui s’en suivirent. Ce ne fut finalement pas si grave et le premier ministre Jospin put ainsi gouverner la France cinq années durant où il appliqua un peu de son rigorisme protestant qui finalement fit plutôt du bien.

    Non, la vraie catastrophe fut le passage au quinquennat dont la France supportera les conséquences pour encore de longues années, à moins qu’un dirigeant clairvoyant et courageux prenne un jour l’initiative de rétablir ce septennat. Ce ne fut qu’un des innombrables retournements de veste chiraquien, mais ce fut certainement le plus nuisible. Il avait été manipulé à l’époque par Giscard dit d’Estaing qui avait lancé l’initiative de cette réforme, sans doute juste pour nuire à son ennemi de toujours. Plutôt que de se battre contre le quinquennat comme il l’avait fait depuis des décennies, le président céda et organisa un référendum histoire d’en tirer un piteux bénéfice. Approuvé par 73% des électeurs, Chirac empoche la gloriole de cet éphémère succès électoral et transforme la République en plateau télé où l’élection présidentielle devient l’émission préférée de télé-réalité qui ne s’arrête jamais, sauf peut-être durant les 12 mois qui suivent immédiatement l’élection. Ce fut une mauvaise action !

    On sent avec encore plus de force aujourd’hui l’ampleur de ce désastre. Les petites combines de partis en préparation de primaires et les débats médiatiques oiseux occupent la place depuis déjà six mois alors que nous n’en sommes qu’à douze de l’élection elle-même. L’unique préoccupation de journalistes paresseux en quête de sensationnalisme à peu de frais est de questionner tous les candidats supposés sur leur volonté d’être… candidat. Plutôt que de lire les programmes politiques des impétrants pour les expliquer aux citoyens, ces journalistes de circonstance préfèrent jouer Mme. Soleil et harceler les élus qui se précipitent sur leurs plateaux avec des questions de caniveau obsessionnelles.

    Les candidats putatifs eux sortent les couteaux maintenant dix-huit mois avant l’échéance pour commencer à s’écharper, d’autant que les partis traditionnels incapables de désigner leurs candidats organisent désormais des élections primaires ce qui avance encore le point de départ.

    Le quinquennat : une réforme institutionnelle déplorable menée par des élus irresponsables qui ont confondu l’agitation avec la réflexion, la démagogie avec la politique, qui ont privilégié l’hystérie à l’intelligence pour masquer la défaite de leur pensée ! Une triste histoire.

  • C’est parti pour 3 mois de vulgarité

    Avec la majesté d’un secrétaire général de l’Elysée annonçant la composition d’un nouveau gouvernement français, on assiste ébahi au spectacle d’un entraîneur de l’équipe de France de fouteballe dévoilant les noms des guignols-pousseurs-de-baballe surpayés qui défendront les couleurs de la République dans une compétition internationale devant se dérouler un mois durant en France aux frais de ses contribuables.

    La presse, ou celle qui se prétend telle, rivalise en émissions censées éclairer les téléspectateurs et les lecteurs sur les aspects stratégiques de ces désignations. Alors force consultants spécialistes du sujet occupent les plateaux télé et les rédactions pour ânonner sur ce non sujet, répétant jusqu’à la nausée les mêmes phrases vides de sens. Et ce n’est qu’un début… L’hexagone va être connecté sur cette compétition abrutissante un mois durant, et cela se passera chez nous. Comme si la France n’avait rien de mieux à faire ni à financer que des matchs de pousseurs-de-baballe !

    Tout cela sera précédé par le tennis de Rolland Garros dans le XVIème et suivi par des jeux olympiques au Brésil. Bref, 2 à 3 mois de paralysie des neurones d’une partie de la planète. Dans cet océan de vulgarité et de futilité, la bonne nouvelle c’est qu’un pays comme la France capable de dépenser tant d’argent et d’énergie pour des compétitions de sport n’est pas un pays qui se porte économiquement si mal que ça. Culturellement c’est une autre histoire !

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  • Macron déçoit

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    Emmanuel Macron, jeune et fringuant ministre de l’économie qui s’est mis en tête de moderniser la gauche, cède aux sirènes des politicards de base, hélas, hélas, hélas ! Il fait désormais partie de cette caste de dirigeants qui se complaisent à parader en première page du journal Paris-Match, un monument de vulgarité et de futilité.

    C’est le mythe du « faire de la politique autrement » qui s’effondre une nouvelle fois et de façon lamentable. Cerise sur le gâteau, à peine cette couverture de la honte paraissait-elle chez les marchands de journaux que M. Macron apparaissait sur les chaînes d’information continue et expliquait qu’il s’agissait d’une erreur du fait de sa femme qui ne connaît pas assez le monde médiatique…

  • Pessimisme et complainte au Bar du Port

    La contestation contre le projet de loi travail s’organise, plutôt modestement d’ailleurs, quelques manifestations, l’incontournable pétition sur change.org et un peu d’agitation sur les réseaux dits sociaux. Ce projet de loi vise à faciliter les licenciements et à donner la priorité aux accords d’entreprises sur la loi. C’est en cela qu’il est soutenu par les syndicats patronaux, qui en demandent toujours plus bien entendu, mais qui se réjouissent de voir un pouvoir socialiste aller dans une direction que même l’opposition conservatrice n’avait pas osé emprunter.

    Croyez-vous que les consommateurs du Bar du Port, critiques enjoués et fidèles de la « gauche-laxiste », se réjouiraient de ce projet de loi ? Que nenni, les voilà maintenant à l’attaque de ces manifestants qui refusent le projet.

    A force de pessimisme, de complainte permanente, de vision cataclysmique, de nombrilisme envahissant, la France s’enfonce dans cet immobilisme sclérosant qui la caractérise depuis plusieurs décennies. Une loi qui fait bouger les lignes déclenche par définition des réactions. Que certains contestent les projets des autres, quoi d’étonnant ? C’est la comédie humaine.

    Le mythe du projet « gagnant-gagnant » est une escroquerie intellectuelle de plus. En matière économique, généralement ce que l’un gagne l’autre le perd, mais l’intérêt général peut bénéficier d’une redistribution des intérêts particuliers. C’est l’honneur du pouvoir d’essayer de privilégier cet intérêt général, c’est sa noblesse de l’expliquer et si possible de convaincre les citoyens du bien-fondé de ces réformes. La tâche est complexe dans un pays de râleurs !

    Lire aussi La réforme du code du travail

  • Un drôle de coco !

    Salam Abdelsam, terroriste islamique ayant participé aux attentats de novembre 2015 à Paris (130 morts et des dizaines de blessés) a été arrêté en Belgique quelques jours avant les attentats religieux de Bruxelles de mars 2016 (31 morts et des dizaines de blessés). Il a commencé par faire annoncer par son avocat qu’il collaborerait avec la justice belge et refuserait son extradition vers la France. Une fois les attentats de Bruxelles exécutés il a tourné casaque et fait annoncer qu’il refusait désormais de parler et souhaitait son transfèrement à Paris le plus vite possible.

    Dans le même temps son frère qui n’est a priori pas impliqué dans les attentats affirme que Salam a épargné des vies en renonçant à se faire exploser comme cela était prévu en novembre et comme l’a fait un troisième frère.

    On ne sait pas bien à ce stade si effectivement ce terroriste est un traitre à la cause qui n’a pas osé mourir comme ses comparses ou si sa survie était planifiée. Il doit arriver en France dans les prochaines semaines où l’instruction de son cas va sans doute durer des années. Un jugement va ensuite être prononcé, un ou des avocats vont devoir assurer la défense. Ce personnage intriguant et criminel n’a sans doute pas fini de nous surprendre.

  • Religion au Vatican

    Fin de partie entre le ministère français des affaires étrangères et la Vatican : Paris voulait y nommer un ambassadeur affichant officiellement son homosexualité, la papauté n’avait jamais accepté les lettres de créances présentées par l’impie. La France l’a finalement nommé dans une autre ambassade ce qui laisse supposer qu’un nouveau candidat français sera présenté au Vatican.

    On pourrait d’ailleurs se demander si un simple secrétaire d’ambassade ne serait pas suffisant pour représenter les intérêts français car la véritable question à se poser au-delà des tendances sexuelles de son détenteur, c’est à quoi peut donc bien servir un poste d’ambassadeur auprès du Vatican ? Quelques clics sur le site web de l’ambassade donnent la réponse à la question : cela ne sert à rien sinon à dépenser inutilement les sous du contribuable. D’ailleurs cette représentation fonctionne très bien depuis plusieurs mois sans ambassadeur et, de ce fait, avec un budget de frais de personnel à la baisse.

  • Nouvel échec d’une tentative d’atteinte à la concurrence

    Après des semaines de négociations qui visaient à ramener de 4 à 3 le nombre d’opérateurs se partageant le gâteau des télécommunications françaises, cette nouvelle tentative d’ériger un oligopole entre copains a échoué. Les libéraux s’en réjouiront, les partisans de la concurrence (qui ne sont pas toujours les mêmes) également.

    Dans cette affaire Bouygues Telecom souhaitait se saborder en vendant sa dépouille au meilleur prix à ses concurrents et, en l’occurrence, en se faisant payer par des actions d’Orange l’ancien monopole public dont les contribuables via l’Etat possèdent toujours une part du capital. Les parties n’ont pas pu s’entendre sur le prix et les modalités de ce partage et ce n’était jamais que la troisième ou quatrième tentative de réduction du nombre d’opérateurs. Il faut croire que ce n’est pas facile.

    Si M. Bouygues tient si fortement à entrer au capital d’Orange il pourra toujours acheter des actions sur le marché où cette société est cotée à son juste prix puisque comme chacun sait la clairvoyance de Monsieur le Marché est au-dessus de tout.

    Le secteur va donc continuer à fonctionner à quatre prestataires se faisant concurrence, au moins pour le moment. Les partisans de l’accord expliquent que Bouygues Telecom est « trop faible » pour survivre et qu’il va y avoir de la « casse sociale » comme si il n’y en aurait pas eu si l’accord s’était fait ! Les forces du marché déifiées par nombre de libéraux vont agir et avec peut-être plus de résultats que les forces obscures des petits arrangements entre amis.

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  • Petits arrangements avec la vie en société

    Au Bar du Port, un panel de citoyens détaille ses petits arrangements avec les règles de la fiscalité ou les procédures de l’entreprise, tout en se plaignant de l’état des services publics et de l’inefficacité de leurs élus…

    Chaque organisation ou individu qui fraude sans réduire pour autant les prestations dont il bénéficie transfère les charges qui lui reviennent sur le voisin. C’est le syndrome français qui pousse les citoyens à croire que les services publics fonctionnent avec l’argent des autres ou que les élus ne seraient pas à l’image de leurs électeurs. Et ceux qui se plient aux règles de la vie en société sont gentiment traités de naïfs ou, pire, d’êtres bêtement disciplinés sur le modèle de certains qui, en d’autres temps, ont amené le nazisme au pouvoir.

    Au-delà de la comparaison avec l’Allemagne des années 30’, tellement excessive qu’elle touche au néant, on a là le drame français qui explique au moins en partie comment notre République se révèle moins efficace que les pays avoisinants du fait de l’incohérence de ses citoyens. On ne peut pas à la fois contester les charges sociales et se plaindre du faible niveau des prestations, crier haro sur l’impôt et se plaindre des services publics, pleurer sur le chômage et refuser d’essayer de réformer le code du travail, vouloir constitutionaliser la déchéance de nationalité et voir le sénat et l’assemblée nationale incapables de se mettre d’accord sur un texte de 3 lignes, etc… Notre époque est marquée par l’égoïsme de chacun et l’oubli de l’intérêt général. Il est plus facile d’asséner « c’est la faute à Taubira-laxiste » que de remettre en cause ses propres comportements. La France n’évolue pas beaucoup sur ce point, hélas…