Catégorie : Europe

  • La Belgique attaquée par le terrorisme religieux

    Deux attentats dans la journée à Bruxelles font environ 35 morts à ce stade. Ils ont été revendiqués par le groupe Etat Islamique. La capacité de nuisance de ce terrorisme religieux ne faiblit pas. Des gens manifestement bien organisés, des moyens financiers minima (bien que l’on se souvienne que Coulibaly le terroriste français de l’attentat de l’Hypercasher en janvier 2015 à Paris ait financé une partie de son action avec un simple crédit à la consommation auprès de la Cofidis avec assurance décès…), des troupes en réserve, une croyance religieuse d’un autre âge, une formation idéologique et militaire au Moyen-Orient et on se fait exploser au milieu d’une foule. L’effet est garanti : des morts et de la terreur. La parade absolue est impossible pour nos démocraties formatées pour l’ouverture et la circulation des idées, des personnes et des capitaux.

    Il va falloir des générations avant de ramener ces gens à la raison.

  • La Belgique critiquée par Mme. Michu

    Un terroriste islamique français a été arrêté en Belgique. Il avait a priori participé aux attentats de novembre dernier à Paris qui avaient fait 150 morts. Il était en fuite depuis quatre mois. Des journalistes plus amateurs de tweets que de réflexion, accusent la Belgique de naïveté et d’inefficacité pour n’avoir pas su appréhender cette personne dont il semblerait qu’elle n’ait pas quitté Bruxelles depuis sa fuite de Paris en novembre 2015.

    On croit rêver : confortablement installés dans leurs rédactions derrière leurs écrans des titulaires de cartes de presse, jamais avares de donner des leçons au monde entier avec une arrogance toute franchouillarde, expliquent à des services de sécurité sur les dents depuis plusieurs mois et dont plusieurs membres ont déjà été tués ou blessés, comment ils doivent faire leur travail ! C’est indécent d’autant plus que certains hommes politiques français les suivent sur ce terrain douteux.

    Cerise sur le gâteau : la police belge a dû précipiter son intervention pour arrêter ce terroriste car un journal français, L’Obs, avait publié des informations qu’il avait pourtant été demandé à la presse de ne pas publier pour ne pas gêner les enquêtes en cours.

    Il va falloir aussi, lorsque nous aurons le temps, s’occuper de réformer les écoles de journalisme dont la qualité baisse de jour en jour.

  • La France rechigne devant la réforme du code du travail

    CH_20151110_Code-du-travail

    Un projet de réforme du code du travail est sur la table des négociations et bientôt devant le parlement. Bien entendu, comme toute annonce de changement de société, la Société française s’oppose. Derrière les grands mots sur la flexi-sécurité, il s’agit en fait de donner plus de facilité aux employeurs pour licencier leurs employés et également de contourner les syndicats en favorisant les accords directs au sein de l’entreprise. Les organisations patronales jurent leurs grands Dieux qu’une telle orientation permettrait de relancer l’emploi, les syndicats et une partie de la société civile refusent les termes de cette réforme qui accentueraient la précarisation des emplois.

    Evidement les exemples des pays plus libéraux qui appliquent ce genre de politique et présentent des taux de chômage inférieurs à celui de la France sont régulièrement cités pour justifier le projet. En réalité, nous sommes en France et nous sommes capables d’échouer, même en appliquant ce qui fait réussir les autres pays ! Personne n’est bien en mesure de prévoir ce qu’apporterait cette flexi-sécurité. Les slogans ridicules « 1 million d’emplois » affichés par le patronat comme les arguments développés par la rue pour s’opposer ne sont que billevesées communicantes. La seule raison qui doit pousser à mettre en œuvre une réforme de cet ordre est que cela n’a jamais été essayé en France alors ne nous privons pas de la tenter.

  • Mésentente au parlement

    Après les attentats religieux que la France eut à déplorer en 2015 qui ont ait à peu près 150 morts, les parlementaires français n’arrivent pas à se mettre d’accord sur un texte de réforme de la constitution visant à inclure dans celle-ci une peine de déchéance de nationalité pour les citoyens coupables de terrorisme ainsi que l’état d’urgence. L’une et l’autre de ces mesures sont déjà prévues dans la loi mais leur érection dans le texte constitutionnel leur donnerait plus de force.

    Le litige entre sénateurs et députés porte sur le fait de décider s’il faut appliquer cette déchéance, le cas échéant, à tous les nationaux ou uniquement aux binationaux qui pourraient ainsi continuer à bénéficier de sa ou ses autres nationalités. Il porte sur la modification de l’article 34 de la constitution :

    Rédaction actuelle :

    La loi fixe les règles concernant :

    – les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques ; la liberté, le pluralisme et l’indépendance des médias ; les sujétions imposées par la défense nationale aux citoyens en leur personne et en leurs biens ;

    – la nationalité, l’état et la capacité des personnes, les régimes matrimoniaux, les successions et libéralités ;

    Rédaction proposée par l’assemblée nationale :

    « – la nationalité, y compris les conditions dans lesquelles une personne peut être déchue de la nationalité française ou des droits attachés à celle-ci lorsqu’elle est condamnée pour un crime ou un délit constituant une atteinte grave à la vie de la Nation ;

    Rédaction proposée par le sénat :

    « – la nationalité, y compris les conditions dans lesquelles une personne née française qui détient une autre nationalité peut être déchue de la nationalité française lorsqu’elle est condamnée pour un crime constituant une atteinte grave à la vie de la Nation ; »

    Tout le monde s’accorde à conclure que cette déchéance ne sera que de l’ordre du symbolique, n’aura aucun effet sur le terrorisme et ne sera probablement jamais appliquée. Ces discussions relèvent donc d’un parlementarisme inefficace et dispendieux. Ces gens, rémunérés par les contribuables, ont passé des mois à discutailler pour finalement ne pas aboutir. C’est un peu déprimant mais tellement symptomatique de la décadence de notre République. Rappelons en tout cas le texte sur lequel tous les ennemis islamiques de la France s’accordent sans barguigner, celui de la revendication des attentats de novembre dernier.

    2 Safar 1437

     Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

    Allah le Très-Haut a dit : et ils pensaient qu’en vérité leurs forteresses les défendraient contre Allah. Mais Allah est venu à eux par où ils ne s’attendaient point, et a lancé la terreur dans leurs cœurs. Ils démolissaient leurs maisons de leurs propres mains, autant que des mains des croyants. Tirez-en une leçon, ô vous qui êtes doués de de clairvoyance. Soûrat 59 verset 2.

    Dans une attaque bénie dont Allah a facilité les causes, un groupe de croyants des soldats du Califat, qu’Allah lui donne puissance et victoire, a pris pour cible la capitale des abominations et de la perversion, celle qui porte la bannière de la croix en Europe, Paris.

    Un groupe ayant divorcé de la vie d’ici-bas s’est avancé vers leur ennemi, cherchant la mort dans le sentier d’Allah, secourant sa religion, son Prophète et ses alliés, et voulant humiliant ses ennemis. Ils ont été véridiques avec Allah, nous les considérons comme tels. Allah a conquis par leur main et à jeter la crainte dans le cœur des croisés dans leur propre terre. 

    Huit frères portant des ceintures d’explosif et des fusils d’assaut ont pris pour cibles des endroits choisis minutieusement au cœur de la capitale française, le stade de France lors du match des deux pays croisés la France et l’Allemagne auquel assistait l’imbécile de France François Hollande, le bataclan ou étaient rassemblés des centaines d’idolâtres dans une fête de perversité ainsi que d’autres cibles dans les dixième, le onzième et le dix-huitième arrondissement et ce, simultanément. Paris a tremblé sous leurs pieds et ses rues sont devenues étroites pour eux. Le bilan de ses attaques est de minimum 200 croisés tués et encore plus de blessés, la louange et le mérite appartiennent à Allah.

    Allah a facilité à nos frères et leur a accordé ce qu’ils espéraient (le martyr), ils ont déclenchés leurs ceintures d’explosifs au milieu de ces mécréants après avoir épuisé leurs munitions. Qu’Allah les accepte parmi les martyrs et nous permette de les rejoindre. Et la France et ceux qui suivent sa voie doivent savoir qu’ils restent à les principales cibles de l’Etat Islamique et qu’ils continueront à sentir l’odeur de la mort pour avoir pris la tête de la croisade, avoir osé insulter notre Prophète, s’être vanté de combattre l’Islám en France et frapper les musulmans en terre du Califat avec leurs avions qui ne leur ont profité en rien dans les rues malodorantes de Paris. Cette attaque n’est que le début de la tempête et un avertissement pour ceux veulent méditer et tirer les leçons.

    Allah est le plus grand. Or c’est à Allah qu’est la puissance ainsi qu’à Son messager et aux croyants. Mais les hypocrites ne le savent pas. Soûrat 63 verset 8

    [les fautes d’orthographe et de syntaxe sont de l’auteur]

    Ce communiqué a fait suite à l’assassinat de 150 personnes à Paris en novembre dernier. On ne peut qu’en recommander la lecture à nos parlementaires qui, sur cette base, auraient pu être à la hauteur et s’entendre sur un texte constitutionnel dans un sens ou dans l’autre. Cela semble mal parti. Ce n’est pas digne.

  • L’escroquerie fouteballistique se poursuit !

    Juin / Le Canard Enchaîné (14/10/2015)

    Le microcosme semble découvrir que les structures organisatrices de compétitions internationales de sport négocient généralement avec les Etats d’accueil des contrats d’exonération fiscale pour lesdites structures, voire également pour leurs sponsors et leurs dirigeants. Cela vaut pour les jeux olympiques comme pour le fouteballe et d’autres jeux de baballe.

    Ainsi le décret 2015-910 publié au journal officiel du 25/07/2015 a listé six compétitions sportives organisées en France lors des prochaines années qui bénéficieront d’un régime d’exonération de certains impôts et taxes (impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu, retenue à la source, taxe sur les salaires, etc.). Il s’agit, par ordre chronologique, de l’Euro 2015 de basket hommes (5-20 septembre), de l’Euro 2016 de football hommes (10 juin – 10 juillet), du Championnat du monde 2017 de handball hommes, du Championnat du monde 2017 de hockey sur glace hommes, de la Ryder Cup et de la Ryder Cup Junior de golf en 2018 et de la Coupe du monde féminine de football 2019.

    Ce régime fiscal a été créé par la loi de finances rectificative pour 2014 qui a été votée par une représentation nationale fort peu inspirée.

    Des responsables au plus haut niveau et des élus du peuple se sont rendus coupables d’une félonie fiscale. Cette infamie a une apparence : un trio de ministres irresponsables, MM. Kanner (Sports), Sapin (Finances et Comptes publics) et Eckert (Budget). Il a une réalité : un parlement incompétent et piètre comptable des finances publiques. Ce trio et ce parlement possèdent un savoir-faire expéditif et limité. Mais ils ne voient et ne comprennent la gestion de l’Etat et de l’argent de ses citoyens que déformés à travers leur frénésie populiste. Cette entreprise conduit tout droit à un désastre national.

    Voici l’État bafoué, la Nation défiée, notre puissance ébranlée, notre prestige international abaissé, notre place et notre rôle dans la communauté financière compromis. Et par qui ? Hélas ! Hélas ! par des hommes dont c’était le devoir, l’honneur, la raison d’être, de servir et d’obéir.

    [Inspiré par MonGénéral]

    Comment et pourquoi des responsables (si l’on ose dire) politiques octroient-ils des avantages fiscaux pour l’organisation de compétitions de ballon ? C’est une vraie question sans véritable réponse cohérente, sinon que ces responsables privilégient des situations particulières au détriment de l’intérêt général. En procédant ainsi ils font renoncer l’Etat à des recettes fiscales, qui seraient pourtant bienvenues, et transfèrent sur les contribuables une partie des charges de ces compétitions qui devraient normalement être payées par les consommateurs. C’est contraire aux règles de libre concurrence : pourquoi les sports de baballe ou de palet et pas les concours de pétanque ? C’est immoral quand on mesure les flux financiers brassés par ces organisations, tellement gigantesques et hors de tout contrôle que les scandales de corruption de la FIFA se traitent actuellement devant les tribunaux et dans les geôles américaines. C’est inefficace en termes économiques car ces compétitions n’ont pas besoin d’exonération fiscale pour exister. Ces exonérations octroyées par la République française reviennent à transférer de la richesse des contribuables nationaux vers les sièges sociaux de fédérations multinationales généralement domiciliées en… Suisse.

    De grands progrès sont en train d’être réalisés en matière de coopération fiscale internationale pour mettre fin, ou au moins ralentir, les pertes de recettes subies par nombre d’Etats du fait de l’optimisation fiscale menée par certaines entreprises ou organisations. Nous sommes ici dans un cas bien plus simple car ce sont les Etats eux-mêmes qui abandonnent légalement leurs droits fiscaux sur ces compétitions. Il suffit de mettre fin à la délivrance de ces passe-droits, au besoin en coopération avec les Etats membres de l’OCDE ou de l’Union européenne pour éviter trop de dumping fiscal au sein d’un même groupe de pays. Et si les championnats d’Europe de fouteballe ou de golf doivent avoir lieu en Géorgie ou aux Iles Féroé, eh bien laissons les contribuables de ces contrées financer les fédérations sportives s’ils n’ont rien de mieux à faire. A moins que leurs finances publiques ne soient en meilleur état que celles de la France :

  • Mais que fait le gouvernement ?

    Entendu au Café du commerce :

    L’interdiction dans Paris intra-muros à partir du 1er juillet 2016 les jours de semaine des véhicules particuliers motorisés avant le 31/05/2000 ne sera pas applicable car « la Maire de Paris » n’a rien fait pour véritablement favoriser la diffusion des véhicules électriques en installant des bornes de rechargement en nombre suffisant !

    Le conseil municipal de Paris, fruit de l’élection municipale de mars 2014, a arrêté un plan d’interdiction progressive de la circulation des véhicules « polluants » classés par catégories selon l’âge de leur motorisation. La première vague d’interdiction est intervenue en septembre dernier, les suivantes doivent suivre :

    • Depuis le 01/09/2015 la circulation des bus, cars et poids lourds de motorisation antérieure au 01/10/2001 est interdite dans la capitale de 8 à 20 heures, y compris le week-end.
    • A partir du 01/07/2016, cette interdiction s’étendra aux camionnettes et véhicules particuliers antérieurs à 1997 ainsi qu’aux deux-roues motorisés antérieurs au 31/05/2000 (les deux-roues motorisés concernés par la mesure représentent 1% du parc actuel). Ces véhicules individuels et utilitaires légers pourront eux continuer à circuler le week-end.
    • Entre 2017 et 2020 la circulation d’autres catégories de véhicules sera progressivement interdite.

    Des mesures d’accompagnement ont également été votées pour allouer une partie des impôts payés par les contribuables vers des investissements susceptibles d’inciter les propriétaires de véhicules concernés par ces interdictions à en changer ou à faire évoluer leur mode de transport : subvention sur les abonnements pour location de véhicules électriques Autolib’, location de bicyclettes Velib’ ou achat de vélocipèdes, électriques ou non, remboursement de pass Navigo, subventions aux copropriétés désireuses d’installer des abris vélos sécurisés ou des bornes de rechargement dans leurs locaux, ainsi qu’un programme de développement de bornes de recharge publiques.

    L’arrêté municipal n°2015 P 012 du 28/08/2015 qui régit la première interdiction en vigueur depuis le 01/09/2015 est provisoire jusqu’au 01/01/2017 et on peut donc imaginer qu’un bilan sera alors fait sur le renouvellement, l’adaptation ou la modification de la mesure et le conseil municipal en place à l’époque décidera démocratiquement de la suite à donner.

    En l’état actuel des mesures d’incitation on peut s’interroger :

    • Le subventionnement par le contribuable de l’utilisateur d’un véhicule « polluant » est-il suffisant pour déclencher un mouvement massif de changement de véhicule ou de mode de transport ? Sans doute pas !
    • Est-ce que néanmoins une partie de ces utilisateurs peuvent d’ores-et-déjà bénéficier de bornes de rechargement sur leurs parcours habituels ? On ne peut pas l’exclure totalement !
    • Aurait-il été préférable que l’argent prélevé sur les contribuables soit affecté au renforcement des mesures incitatives plutôt qu’à financer la coupe d’Europe de fouteballe ou les jeux olympiques de 2024 ? Certainement oui !
    • Est-ce une raison pour tout jeter avec l’eau du bain ? Non !

    Le syndrome français continue de diffuser ses effets délétères : le citoyen maugrée, râle, peste, conteste, attend tout de l’action publique et rejette systématiquement ce qui vient troubler sa situation personnelle. Que les conducteurs se rassurent, il est probable que si l’étape d’interdiction au 01/07/2016 n’est pas gérable, eh bien elle sera rapportée ou décalée ou modifiée comme le furent nombre de textes comme ceux de l’écotaxe, de l’accès des lieux publics aux handicapés, etc. etc.

    Ainsi va la vie publique en France, faîte d’à coups et d’imperfections, mais à la fin les choses finissent par avancer à leur rythme. Si les mesures actuelles ne plaisent pas, il suffit de voter pour d’autres élus aux prochaines élections municipales, ou de créer son propre lobby pour influer ou de se présenter avec un programme. Le chroniqueur voterait, par exemple, sans barguigner pour tout candidat s’engageant à renoncer à l’organisation des jeux olympiques, comme l’ont déjà fait les villes de Boston, de Toronto et de Hambourg.

  • Réformer le travail

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    On ne sait pas bien comment va se terminer ce projet de réforme du code de travail mais on pressent que l’affaire est mal engagée. Ce projet de loi d’inspiration libérale déclenche tout d’abord l’enthousiasme du syndicat patronal MEDEF qui le clame haut et fort entrainant immédiatement son rejet par les citoyens, élus et corps intermédiaires de gauche qui rebaptisent la réforme « loi Gattaz » du nom du chef du MEDEF…

    Celui-ci est coutumier des faits de communication imbéciles. C’est lui qui avait arboré un badge « 1 million d’emplois » lors de la sortie de l’un des différents pactes fiscaux qui ont consisté ces dernières années à transférer sur les contribuables des charges jusque-là payées par les entreprises.

    Le gouvernement n’est guère plus brillant dans cette affaire annonçant la présentation de la loi pour un conseil des ministres avant de reporter, présentant les principes arrêtés du texte puis rouvrant la négociation, etc. etc. Et, comble du grotesque, la ministre du travail, en charge du projet, chute dans sa baignoire le jour où des négociations syndicales sont programmées.

    Tout ceci n’est guère brillant mais si ce petit monde passait un peu moins de temps à confectionner des badges ridicules ou à perdre des journées entières au salon de l’agriculture, et un peu plus dans leurs bureaux à travailler sur leurs dossiers nous n’en serions peut-être pas tout à fait là.

    Sur le fond, on ne sait pas bien si une telle réforme porterait ses fruits ou non et le badge ridicule du MEDEF montre la prétention de toute prévision, mais elle n’a jamais été essayée alors il ne faut pas s’en priver.

  • La réforme constitutionnelle

    Le scrutin public sur l’ensemble du projet de loi constitutionnelle de protection de la Nation qui vise à constitutionnaliser la déchéance de nationalité a été approuvé en première lecture par l’assemblée nationale le 10/02/2016 à 317 voix pour, 199 contre et 51 abstentions.

    Parmi les élus conservateurs qui ont voté contre on note quelques têtes connues : Benoist Apparu, Bernard Debré, Patrick Devedjian, François Fillon, Hervé Gaymard, Henri Guaino, Nathalie Kosciusko-Morizet, Pierre Lellouche, Thierry Mariani, Hervé Mariton et d’autres moins en pointe.

    Les principales dispositions du projet de loi sont les suivantes :

    Article 1er Introduction dans la Constitution du régime de l’état d’urgence, en en précisant les conditions de mise en œuvre par la reprise des dispositions des trois premiers articles de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l’état d’urgence.

    Article 2 Modification de l’article 34 de la Constitution, qui définit le champ de compétence du législateur, afin d’y ajouter la possibilité de déchoir de leur nationalité française les personnes nées françaises, ayant une autre nationalité et condamnées pour un crime constituant une atteinte grave à la vie de la Nation.

    Le sénat à majorité conservatrice a déjà annoncé son intention de démonter le texte pour le réécrire. Il n’est pas sûr que la constitution puisse finalement être modifiée sur ce point.

  • Rectifications de l’orthographe

    La polémique dans les dîners en ville

    Najat Vallaud-Belkacem (que beaucoup se plaise à appeler simplement Belkacem pour bien marquer son origine immigrée) ministre de l’éducation supprime les accents circonflexes…

    L’académie française n’a jamais approuvé cette réforme de l’orthographe…

    etc, etc…

    Les faits

    Le journal officiel de la République française – édition des documents administratifs, daté du 06/12/1990, a publié un document de 17 pages intitulé « Les rectifications de l’orthographe ». Les recommandations qu’il contient sont le fruit du travail du conseil supérieur de la langue française, constitué au sein de l’académie française et présidé par Maurice DRUON, secrétaire perpétuel de l’académie française (à l’époque). Pour ceux qui s’en souviennent, l’homme n’était pas à proprement parler un dangereux bolchevik, la faucille entre les dents sanguinolentes. Il signe bien le document en tant que « secrétaire perpétuel de l’académie française » et précise dans un long préliminaire que le conseil a bien entendu consulté l’académie française :

    Pour ces motifs, et à quelques réserves près, minimes, que le Conseil supérieur a bien voulu prendre en compte, l’Académie, à l’unanimité, a approuvé les propositions du Conseil. Et elle est disposée à les mettre en application dès la publication du 6e fascicule de son dictionnaire, l’an prochain.

    S’en suivent la description des grands principes des rectifications proposées dont celles de l’accent circonflexe :

    Vous avez ensuite confié au Conseil la tâche d’améliorer l’usage de l’accent circonflexe, source de nombreuses difficultés. Après avoir examiné cette question avec la plus grande rigueur et en même temps la plus grande prudence, il est apparu au Conseil supérieur qu’il convenait de conserver l’accent circonflexe sur la lettre a, e et o, mais qu’il ne serait plus obligatoire sur les lettres i et u, sauf dans les quelques cas où il est utile : la terminaison verbale du passé simple et du subjonctif imparfait et plus-que-parfait, et dans quelques cas d’homographie comme jeûne, mûr et sûr.

    Et une quinzaine de pages décrivant par le menu détail les rectifications que chacun pourra lire en cliquant sur Les rectifications de l’orthographe. Le document est mesuré et prudent, rappelant à de multiples reprises l’avis favorable à l’unanimité de l’académie française ainsi que l’accord du conseil de la langue française du Québec et celui du conseil de la langue de la communauté française de Belgique, précisant bien qu’il ne s’agit pas de réformer mais de rectifier. Bref, c’est le travail apaisé et démocratique d’une vieille Nation qui cherche à faire vivre sa langue constitutionnelle.

    Les conclusions

    1. L’accent circonflexe n’est pas supprimé.
    2. L’académie française a bien approuvé les rectifications proposées par le conseil supérieur de la langue française présidé par Maurice DRUON, secrétaire perpétuel de l’académie française, malgré les dénégations de l’actuel secrétaire perpétuel dans le journal Le Figaro.
    3. Des journalistes de rencontre continuent à divaguer sur des textes officiels qu’ils n’ont pas lus.
    4. Mme. Vallaud-Belkacem a bien repris la place de punching-ball laissée vacante par la démission de « Taubira la laxiste ».

    Postface

    Un pays dont toute une élite médiatique jusqu’à Mme. Michu au Café du commerce crée de toutes pièces un psychodrame qui agite le microcosme des semaines durant, basé sur des assertions non vérifiées alors que toute l’information est disponible, un tel pays donc est inefficace car il privilégie l’écume sur le fond, la polémique inutile sur l’action sereine, la querelle oiseuse sur le débat conclusif. Ce pays ne doit pas s’étonner de ses échecs. Polémiquer ou produire, son peuple doit choisir !

  • L’agriculture face au libéralisme

    Le monde rural français est en émoi devant la baisse des prix internationaux de ses productions. Des paysans manifestent, déversent des tonnes de purin devant les préfectures, bloquent les routes et les supermarchés en appelant au soutien des prix, c’est-à-dire la générosité des contribuables et des consommateurs, nationaux ou européens.

    Soudainement on n’entend plus les parangons du libéralisme échevelé, les ayatollahs du libre marché, les Guillaume Roquette de pacotille qui a longueur de journaux (subventionnés par les contribuables) vantent les mérites de Monsieur le Marché pour réguler nos vies enfermées dans l’étatisme de la « gauche laxiste ». Ceux-là en appellent à « prendre des mesures drastiques » ou à « envoyer des signaux forts » sans plus de précisions…

    La vérité c’est que nous sommes en surproduction agricole ce qui amène très logiquement Monsieur le Marché à ajuster ce déséquilibre en poussant les prix à la baisse. C’est ce qu’on appelle le principe de « l’offre et la demande », un concept assez élémentaire mais qu’il conviendrait de ne pas utiliser uniquement lorsque cela arrange des positions politiciennes et en dérange d’autres. La baisse des prix pousse en dehors du marché les producteurs qui ne peuvent pas aligner leurs coûts sur ceux des voisins.

    On peut considérer que l’agriculture doit sortir des fourches caudines de Monsieur le Marché mais à ce moment-là il faut accepter de faire payer le consommateur ou le contribuable, ou les deux plus probablement. Il faudra aussi accepter de ne plus (ou de moins) exporter car une production subventionnée jouerait une concurrence déloyale face à celle de Monsieur le Marché. Soit les prix sont libres et fruit de la confrontation de l’offre avec la demande, soit ils sont administrés. C’est un choix de société que là encore le monde politique et médiatique s’honorerait à poser un peu plus clairement devant les citoyens.

    A court terme c’est le contribuable français qui paye pour subventionner le manque de compétitivité d’une partie de la production agricole française et débloquer provisoirement la situation. En réduisant les charges sociales des agriculteurs sans baisser les prestations dont ils bénéficient, on fait donc payer ces dernières par les autres. C’est le jeu de bonneteau budgétaire favori de la République, depuis des années…

  • Dévorés par l’ambition

    Trois des nouveaux ministres arrivée dans la fournée du remaniement ministériel sont écologistes. Leurs partis sont en ruines mais leurs égos sont en forte croissance. Il reste à peine 15 mois avant les prochaines élections présidentielles ce qui veut dire que compte tenu du délai de mis en route (2 mois minimum la sortie des décrets fixant leurs périmètres, nomination des cabinets, installation matérielle, etc.) et des 2 mois de gel de l’action qui vont, au minimum, précéder l’élection, il leur reste moins d’un an de service actif. Que pourront-ils faire d’utile pour la République durant cette période ? Probablement pas grand-chose. Ils vont par contre ruiner leur vie durant ces quinze mois mais ils vont être célèbres l’espace de ce temps, et ça, cela n’a pas de prix pour eux.

    Mais pour leur défense, il faut rappeler que toute cette agitation est le fruit de la fuite piteuse du ministre des affaires étrangères qui a abandonné son poste pour contrat à durée déterminée de 9 ans qui l’emmènera jusqu’à ces 80 ans.

    Malgré tout il aurait sans doute été plus efficace de se contenter de juste remplacer le lâcheur sans autre forme de procès, plutôt que de lancer un remaniement plus vaste qui ne fait qu’attiser l’ambition qui dévore ces personnages.

  • Laurent Fabius abandonne le radeau

    Laurent Fabius, 70 ans, grand bourgeois politiquement rose, couvert de diplômes et de postes depuis sa plus tendre jeunesse, a décidé, seul dans son coin, de démissionner en abandonnant ses bons amis du gouvernement au milieu du gué. Et pour quelle raison demanderez-vous ? Non pas pour une retraite paisible après ces années de succès et d’échecs dans le marigot politique, mais pour attraper au vol le poste bientôt vacant de président du conseil constitutionnel, un des beaux maroquins de la République qu’il gardera pour neuf années, soit jusqu’à 80 ans…

    Le garçon est intelligent et n’a pas plus démérité que ses petits camarades en politique. Mais comme eux il se rend coupable du péché de gourmandise en dépassant franchement les bornes de la décence. A son âge avancé, ayant fait son temps, il montre une nouvelle fois l’incapacité des hommes politiques à résister à l’attrait du pouvoir. Il aurait logiquement dû prendre sa retraite. Sans doute ne sera-t-il pas complètement inefficace à ce poste, au moins durant les premières années de son mandat, mais il ne sera pas meilleur qu’un autre et, en shootant sur un lampadaire de la rue de Montpensier tombent au moins dix candidats d’égale valeur et de quinze ans de moins…

    Plus grave, ce lâchage en rase campagne d’un gouvernement à la peine force à un remaniement ministériel qui entraîne de changements de responsables donc des périodes de passation de services peu propices à l’action. Bref, Laurent Fabius avait le choix entre choisir l’intérêt supérieur de la République en restant en poste jusqu’à la fin du quinquennat, ou partir en courant pour attraper un poste lui permettant de valoriser son égo pour neuf années de plus. Il n’a pas hésité à privilégier sa personne. C’est dommage, une sortie ratée.

  • Le parlement à la dérive

    Voici deux mois que les parlementaires s’écharpent en public, au sénat, à l’assemblée nationale et sur les plateaux télévisés sur le vote du principe de la déchéance de la nationalité française aux individus se rendant coupables de terrorisme, principe à inclure dans la constitution de la République. Tout le monde s’accorde à penser qu’une telle mesure ne sera pas dissuasive à l’encontre d’apprentis terroristes qui se disent inspirés par un message divin et dans la plupart des cas meurent au cours de leurs actions terroristes. La proposition est symbolique et ne sera probablement jamais appliquée ni applicable.

    Mais tout le monde discutaille les virgules du texte avec arguments recevables dans un sens comme dans l’autre offrant le spectacle affligeant de batailles de mots alors que les circonstances d’attentats terroristes religieux ayant fait des dizaines de morts en France devraient prêter à un peu plus de modestie aux égos surdimensionnés de nombre d’élus, et surtout pousser tout ce beau monde vers l’efficacité. La mesure est symbolique et inutile, certes, mais la droite comme la gauche en ont approuvé le principe alors adoptons là rapidement et passons à autre chose plutôt que de pinailler.

    Après tout, si des citoyens veulent éviter de se voir déchoir de leur nationalité il leur suffit de ne pas commettre d’actes terroristes ! La vraie crainte est de savoir ce qu’un parlement avec une majorité d’extrême droite ou tout simplement de droite « forte et décomplexée » pourrait faire de cette option de déchéance si elle se laissait aller. Mais restons optimistes en rappelant que ce qu’une loi a fait, fut-elle constitutionnelle, une autre loi peut le défaire.

  • Démission du ministre de la Justice

    La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a démissionné ce matin déclenchant un hourvari de l’opposition conservatrice et sans doute un peu de soulagement chez certains dirigeants de la majorité. Le cas de cette femme est assez emblématique de la perte d’intelligence dans notre débat politique national. Cette ministre a connu un flot continu de critiques depuis sa désignation avec une intensité et une permanence rarement égalée. Son fait d’arme fut bien sûr d’avoir été l’égérie de l’instauration du mariage homosexuel dans le code civil ce qui lui a valu une haine définitive d’opposants de tous bords. Cette loi est pour le moment assez peu utilisée (8 000 mariages homosexuels en 2015 contre 400 000 mariages au total).

    La ministre est depuis taxée de laxisme quoi qu’elle dise ou fasse. Le nom Taubira est d’ailleurs associé depuis à l’adjectif laxiste jusqu’à en faire un nom composé Taubira-laxiste ! Cette qualification ne résiste guère à l’analyse des faits mais qu’importe, le tir aux pigeons n’a plus cessé, la répétition aboutissant à la persuasion.

    La vérité est bien différente et Mme. Taubira n’a pas fait grand-chose de bien flamboyant dans son ministère si l’on excepte bien sûr le mariage homosexuel. Elle y a géré les affaires en cours et ses conflits avec Manuel Valls (ministre de l’intérieur puis premier ministre) qu’elle a quasiment tous perdus. De ce fait, les prisons sont pleines (c’est donc bien qu’il y des juges qui les remplissent), les peines de substitution mises en place sous le précédent pouvoir de droite et renforcées sous son autorité sont très peu utilisées, la réforme pénale des mineurs ne sortira jamais des cartons de ce quinquennat, celle du code pénal sans doute pas plus, elle a perdu quasiment tous ses arbitrages gouvernementaux, suite aux attaques terroristes on a jamais vu un tel transfert de pouvoirs de l’autorité judiciaire vers le pouvoir administratif (état d’urgence, loi sur le renseignement, renforcement de la législation anti-terroriste [on peut maintenant condamner l’intention et non plus uniquement l’acte], etc.), on a peu vu de toute la Vème République des condamnations de syndicalistes aussi sévères que celles prises récemment contre ceux d’ex-Goodyear… Mais on associe toujours Taubira comme meilleure représentante du laxisme de gauche.

    Historiquement, lorsqu’elle était députée, elle fut à l’origine de la reconnaissance dans la loi de l’esclavage comme crime contre l’Humanité ce qui ne lui a pas fait que des amis. Son rôle le plus important dans le quinquennat Hollande aura été certainement de servir de punching-ball à la droite conservatrice. Ce ne fut pas un très beau rôle, d’abord pour elle, mais plus généralement pour la politique française dont les acteurs ont montré une nouvelle fois leurs bas instincts en privilégiant l’abêtissement du débat à l’intelligence des analyses. Pour ne rien arranger, elle est femme, elle est noire, elle est plutôt bonne oratrice, cultivée (la seule depuis Pompidou à citer les poètes dans ses discours), autres qualités agaçantes pour un opposant bureaucrate aux dents longues et aux  idées courtes.

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    Christiane Taubira ne laissera pas un souvenir impérissable, à qui que ce soit, et c’est aussi bien ainsi. Si l’opposition veut changer les quelques textes dont elle est à l’origine, eh bien il suffit de voter d’autres textes lorsqu’elle sera revenue au pouvoir. En attendant l’opposition garde un deuxième punching-ball car la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, est toujours en poste et elle passe ainsi du rang de back-up à celui de premier rôle.

  • Le monopole des taxis et le contribuable

    Les taxis classiques bloquent de nouveau la circulation dans les grandes villes pour manifester leur colère contre l’arrivée de la concurrence dans le monopole dont ils bénéficient. Celui-ci est organisé par la loi qui conditionne l’exercice de leur profession par la délivrance d’une licence par l’administration. Ils sont en principe ainsi protégés de la concurrence débridée et l’administration en ouvrant ou fermant le robinet des licences contrôle le secteur.

    La principale récrimination des chauffeurs est « le coût d’achat de leur licence ». En réalité ces licences sont délivrées gratuitement par l’administration et en nombre limité justement pour protéger le marché. Par contre les détenteurs de licence se les revendent entre eux et ont ainsi créé un marché secondaire en dehors de l’administration. Si un chauffeur paye une licence 200 000 EUR c’est qu’un autre chauffeur la lui vend 200 000 EUR, c’est un jeu à sommes nulles entre chauffeurs de taxi dans lequel l’administration ne touche rien. Création de valeur économique = 0, création d’emploi = 0, il y a juste un profit financier réalisé par le vendeur qui vend un actif plus cher qu’il ne l’a acheté ou, pire, qu’il ne l’a reçu gratuitement de l’administration.

    Aujourd’hui nous avons donc un secteur monopolistique, protégé par la délivrance de licences, qui a monétisé celles-ci et, en gros, se tourne vers le contribuable pour financer ses propres dérives et rembourser ceux qui se sont achetés des licences en enrichissant ceux qui les leur ont vendues… L’honnêteté intellectuelle devrait mener à faire annuler la vente des licences passées qui sont léonines. C’est évidemment impossible. Des solutions sont envisagées pour imposer une taxe aux nouveaux taxis arrivants qui permettrait d’indemniser progressivement ceux qui se sont faits escroquer par leurs petits camarades et ainsi laisser mourir de sa belle mort le système monopolistique des licences qui n’a plus lieu d’être.

    Les chauffeurs de taxis ont réussi l’exploit de créer un marché dans un secteur administré. Les capitalistes les plus libéraux en auraient rêvé, nos taxieurs l’ont fait ! Et qui plus est ils se plaignent des effets de leur créativité. C’est un peu comme si un restaurateur qui aurait acheté un fonds de commerce à un prix prohibitif se retourne ensuite vers les contribuables pour leur en demander le remboursement, ou fait bloquer toute concurrence autour de lui pour maintenir artificiellement la valeur de son fonds.

    Protégés par leur monopole les chauffeurs de taxi ont délivré des décennies durant une piètre qualité de service pour des prix élevés et leur capacité de nuisance importante n’a pas permis de libéraliser le secteur. Il faut en sortir et pour ce faire il va falloir payer puisque les chauffeurs se sont partagé entre eux la rente de leur commerce. Il serait heureux que ce coût hélas incontournable soit pris en charge d’une façon ou d’une autre par les consommateurs de taxis et non par les contribuables. Ce serait la solution la moins immorale bien que revenant à faire payer deux fois  les consommateurs : la première par les prix élevés depuis l’origine, la seconde par des prix taxés provisoirement de façon à pouvoir indemniser des chauffeurs qui se sont fait rouler par d’autres. Ce n’est pas idéal mais s’il faut en passer par là pour enfin casser le monopole ce sera un moindre mal.

  • Religion au palais de justice

    La famille d’Hasna Aït Boulahcen aurait porté plainte contre X. La jeune femme est morte dans l’assaut donné par la police au squat de Saint-Denis où s’étaient réfugiés une partie des extrémistes religieux qui avaient mené les attaques de novembre contre le Bataclan et les terrasses de café de la République à Paris ayant fait 130 morts et des centaines de blessés. Cousine de l’un des organisateurs et acteurs de ces massacres, elle avait à sa demande trouvé ce logement pour y rassemblé les terroristes survivants qu’elle était allé chercher elle-même en auto. Sur sa page FaceBook elle affichait le drapeau du groupe Etat Islamique ainsi que son soutien à Hayat Boumédienne, épouse de feu Amedy Coulibaly, terroriste religieux qui avait tué quatre personne en janvier 2015 à l’hyper-casher de la Porte de Vincennes avant d’être abattue par la police.

    Mme. Aït Boulahcen est décédée du fait du souffle de la ceinture d’explosifs déclenchée par l’un des terroristes qui a ainsi mis fin à ces jours et à ceux de sa voisine.

    Sa famille et son avocat essaye de défendre l’idée qu’Hasna Aït Boulahcen n’est ni terroriste ni complice, mais victime. Elle aurait trouvé le squat de Saint-Denis sous la menace de son cousin terroriste. Il va falloir être persuasif pour faire admettre cette théorie. Si jamais elle prévalait cela voudrait dire que les attentats de Paris en janvier ont fait 131 victimes et que cette 131ème victime aurait droit aux mêmes hommages que les 130 premières, ce qui risquerait de provoquer un peu d’émoi.

    Que la Justice passe !

  • Parler pour ne rien dire

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    Nicolas SARKOZY, ancien président de la République et actuel chef de Les Républicains doit publier un livre lundi 25 janvier 2016. Annoncé sur la page FaceBook de l’impétrant l’ouvrage est évidemment largement commenté par la presse qui… ne l’a pas lu puisqu’il n’est pas encore paru.

    Lesdits journalistes précisent d’ailleurs dans leurs analyses « je n’ai pas encore lu ce livre mais il semble que… ». On est encore ici devant une manifestation de l’incompétence d’une bonne partie de la classe médiatique qui ne sait pas dire : « je n’ai pas encore lu ce livre et je ne suis pas en mesure de le commenter à ce stade. » Inutile de préciser que la politicaille de tous bords commente également abusivement ce livre non lu.

    Nos sociétés d’aujourd’hui privilégient la non-information à l’intelligence. Hélas !

  • La Corse en route vers son indépendance

    Jean-Guy TALAMONI (avec un « i » muet), président de l’assemblée de Corse, déclare au sujet de la non reconnaissance de la langue corse par la République :

    La France a une position un petit peu isolée sur ce type de positions en Europe… Je dis la France, qui est un pays ami… Vous savez bien que je suis indépendantiste donc personne n’est surpris que je tienne de tels propos et ce ne sont pas du tout des propos provocateurs ou agressifs à l’égard de qui que ce soit.

    En 1996, Raymond BARRE assénait son célèbre :

    Si les Corses veulent leur indépendance, qu’ils la prennent.

    La sortie de TALAMONI (avec un « i » muet) a provoqué beaucoup moins d’émoi que celle de BARRE vingt ans plus tôt, signe que les mentalités évoluent mais il reste encore un long travail de sensibilisation avant d’aboutir à une indépendance apaisée. Le plus difficile sera encore de convaincre les corses eux-mêmes de voter pour leur indépendance nationale. Pour le moment la majorité silencieuse reste dans l’entre deux eaux ambiguë de son indécision électorale, tout en soutenant la cause moralement et par ses actes. Cette majorité joue sur les mots, privilégiant l’autonomie versus l’indépendance, voulant, en gros, le divorce mais avec pension alimentaire

    Des engagements financiers de la France amie devraient permettre de rassurer les électeurs. Il ne serait pas illégitime que le contribuable métropolitain finance la route vers l’indépendance de la Corse comme il le fait depuis des décennies pour celle de la Nouvelle-Calédonie. Il faut transférer des pouvoirs et des sous à la Corse, certes, mais il faut aussi et surtout lui transférer de cette responsabilité dont elle manque si cruellement, se tournant vers les contribuables français amis dès que quelque chose ne tourne pas rond dans cette Ile de beauté. La route sera très longue mais il faudra bien l’entamer un jour. Les circonstances politiques actuelles s’y prêtent comme jamais. Le moment est venu de véritablement mettre le sujet sur la table et de définir une feuille de route vers l’indépendance. Cela a été fait avec Nouméa, faisons-le avec Ajaccio.

    Radicalisation en Corse

    Pour une Corse indépendante

  • Agressions sexuelles massives en Allemagne

    La nuit du 31 décembre au 1er janvier a vu à Cologne en Allemagne des groupes d’hommes harasser des femmes en les agressant sexuellement en bandes. Il y a des centaines de plaintes déjà déposées par des citoyennes allemandes. Des faits similaires se sont également produits à Hambourg bien qu’en moins grand nombre. Devant l’émotion populaire provoquée par ces actes les autorités commencent juste à communiquer sur le sujet après s’être emberlificotées dans le non-dit et le politiquement correct car il apparaît que nombre des agresseurs seraient moyen-orientaux sans que l’on sache à ce stade s’ils sont réfugiés ou simples émigrés. L’enquête le dira de même qu’elle éclaircira l’éventuel caractère organisé et prémédité de ces agressions.

    Evidemment cela tombe mal alors que l’Allemagne doit maintenant intégrer plus d’un million d’immigrants, réfugiés ou pas, entrés sur son territoire en 2015. La chancelière allemande Merkel a déjà expliqué que si des réfugiés étaient condamnés pour ces actes ils devaient pouvoir être renvoyés dans leurs pays d’origine selon des critères plus strictes que ceux prévus par la Loi à ce jour, à savoir une condamnation à trois ans ou plus de prison.

    Les dernières expériences d’agressions sexuelles massives remontent à la fin de la guerre en 1945 lorsque les troupes soviétiques ont occupé Berlin et l’Est de l’Allemagne et concevaient le viol comme une dette de guerre. Des actes du même ordre ont bien sûr été aussi commis par les troupes occidentales mais sur une échelle incomparablement plus restreinte. Ces tristes et violents souvenirs restent gravés dans la mémoire collective nationale. Bien sûr, les coupables qui restent à démasquer font peu de cas de l’Histoire face à leurs propres comportements et misère sexuelle. Voilà qui augure de bien des difficultés d’intégration future. Mais maintenant que ce million de migrants est sur place, et que d’autres continuent à arriver, il va bien falloir trouver une solution pour une cohabitation la plus paisible possible.

  • Petits dérangements entre ennemis de la télévision

    Le monde des chaines d’information en continue gratuites s’émeut de l’autorisation donnée par l’Etat à LCI d’émettre sans abonnement sur ce marché détenu par BFM et iTélé et protégé de la concurrence par ce système de licences administrées.

    Comme dans la téléphonie les membres de l’oligopole actuel explique que ce marché protégé ne résistera pas à l’ouverture à la concurrence et à l’arrivée d’une troisième chaîne d’information en continu. On peut effectivement imaginer que le consommateur ne verra pas un grand intérêt à l’arrivée d’une troisième chaîne qui, grosso-modo, devrait diffuser les mêmes informations entre deux flashs de réclames.

    Eh bien, en application des principes de concurrence vantés à longueur d’antenne sur BFM notamment, Monsieur le Marché laissera survivre les chaînes qui le méritent !