Catégorie : Europe

  • Stupeur et tremblement dans la République

    CH_20160720_Guaino-Attentat-Nice

    Le niveau du débat politique français suite à l’attentat terroriste islamiste de Nice le 14 juillet est en train d’amener doucement la République au fond du gouffre du néant de la pensée. Christian Estrosi, ancien coureur à motocyclette, recyclé chez Les Républicains a pris la tête du mouvement (pour respecter les différents textes sur le non-cumul des mandats M. Estrosi avait démissionné de son mandat de maire de Nice pour rester uniquement premier adjoint du maire, il s’exprime néanmoins à la place du maire qui brille par son absence, montrant ainsi la faux-jettonerie de cette réglementation).

    Les 84 cadavres n’étaient pas mêmes encore transportés à la morgue de Nice que l’ex-coureur à motocyclette accusait le gouvernement d’incompétence, aussitôt relayé par toute une série d’élus qui semblent n’avoir rien d’autre à faire que de rédiger des tweets vengeurs plutôt que de faire le travail pour lequel ils sont rémunérés par les contribuables. La grande majorité des spécialistes en analyse plutôt qu’en polémique-de-plateaux-télévisés semble conclure que ce type d’attentat religieux est quasiment imparable.

    Lire aussi Attentat religieux islamiste de Nice

    Des accusations sont maintenant portées par la police municipale de Nice qui affirme que le cabinet du ministre de l’Intérieur aurait fait pression sur elle pour modifier le rapport de vidéo-surveillance concernant la présence ou l’absence de la police nationale sur la promenade des Anglais. Ledit ministre a annoncé vouloir porter plainte pour diffamation. Le pire dans cette histoire est que l’on pense les uns comme les autres capables d’être coupables des accusations portées par les autres sur les uns… La Justice passera sur ce débat nauséabond.

    La réaction des autorités allemandes lors de l’attentat non religieux de Munich montre une nouvelle fois le chemin de l’intelligence, de la raison et de la mesure. Puissent les élus français s’inspirer de ces comportements ô combien plus responsables. Alors que la fusillade était en cours, les autorités de police  ont, via les réseaux sociaux, informé la population sur ce qu’elles savaient et ce qu’elles ignoraient. Des messages successifs diffusés en plusieurs langues ont donné les conseils de sécurité à suivre en attendant le règlement de l’affaire. Ils ont également démenti les rumeurs diverses qui circulaient et demandé aux internautes de ne pas publier de photos et de vidéos, mais au contraire de les télécharger sur un site de la police.

    La chancelière ne s’est pas exprimée tant que l’on n’en savait pas plus, laissant agir la police pour arrêter la tuerie ce qui était l’objectif numéro 1 : la protection des citoyens avant les petites phrases. Ce n’est que le lendemain matin qu’Angela Merkel est apparue sur les écrans. La nuit durant le porte-parole de la police de Munich a fait des points réguliers sur la chasse en cours déclinant un discours calme et efficace.

    Décidément, on a vraiment les dirigeants que l’on mérite…

  • Attentat non religieux en Allemagne

    Un citoyen germano-iranien de 18 ans tue 9 personnes à Munich avant de se suicider. Il s’agirait a priori d’un forcené habitué des hôpitaux psychiatrique. Le groupe Etat Islamique n’a pas revendiqué l’attentat.

  • Attentat religieux islamiste en Allemagne

    Un gamin afghan de 17 ans, réfugié en Allemagne, agresse les passagers d’un train avec une hache et un coureau lundi 18 juillet. Il en blesse trois grièvement puis est abattu par la police. Le groupe Etat Islamique revendique l’attentat.

  • Guaino le colérique et son lance-roquette

    FB_Henri-Guaino_21060716

    L’impayable et apoplectique Henri Guaino a expliqué qu’un militaire avec un lance-roquettes aurait pu arrêter le camion terroriste de Nice. Cette déclaration martiale, techniquement vraie, ayant provoqué un peu d’émotion, il publie sur son compte FaceBook la photo d’un lance-roquette. Le garçon est par ailleurs candidat à  la primaire de Les Républicains pour les élections présidentielles de 2017.

  • Attentat religieux islamiste de Nice

    Le monde politique français est, comme à son habitude, à la hauteur de sa réputation mais fort peu à celle de l’évènement ! Les cadavres toujours allongés sur la promenade des Anglais à Nice, chacun dans l’opposition y va de ses accusations sur la « gauche-laxiste » et de ses propositions grandiloquentes.

    « Il faut coordonner nos services de renseignement, renforcer le renseignement territorial… faire preuve de la plus grande détermination contre la radicalisation des esprits à l’école, dans les prisons, les réseaux sociaux… mobiliser tous les moyens contre la guerre faite à la France… Je ne suis pas enquêteur mais si tous les moyens avaient été pris, le drame n’aurait pas eu lieu » (Juppé)

    « Le risque zéro n’existe pas mais je veux dire que tout ce qui aurait dû être fait depuis 18 mois n’a pas été fait… Il y a des décisions à prendre et une détermination à mener. La France ne peut pas laisser ses enfants se faire assassiner… Tout étranger ayant des liens avec des activités terroristes doit être expulsée (SIC)… Nous sommes en guerre. Une guerre totale.  » (Sarkozy)

    « Le gouvernement a toujours réagi à contretemps, quand l’événement s’est produit… La France doit faire de la lutte contre l’insécurité et le terrorisme une priorité nationale… L’état d’urgence mis en place est une hypocrisie. Il y a eu bcp de communication et très peu d’action.  » (Ciotti)

    Le pompon revient sans aucun doute à Henri Guaino, le colérique Les Républicains, candidat lui aussi aux élections primaires de la droite pour les élections présidentielles de 2017, qui a déclaré :

    « On doit pouvoir stopper un camion qui ne répond pas aux sommations… Il suffit de mettre à l’entrée de la promenade des Anglais un militaire avec un lance-roquettes et il arrêtera le camion. »

    L’option du lance-roquette pour protéger les manifestations festives n’est sans doute pas à exclure. Plus aisé peut-être serait d’interdire lesdites réunions, la roquette pouvant, éventuellement, causer de légers dommages collatéraux…

    Rappelons juste pour sourire un peu en ces temps difficiles que M. Guaino, toujours étranglé par la colère et généralement à la limite de l’apoplexie, avait voté par erreur pour la loi sur le mariage pour tous en 2013. Il s’était bien entendu énervé lorsqu’il avait dû admettre son erreur.

    Plus sérieusement, les premiers éléments de l’enquête semblent indiquer que les réseaux de surveillance télévisés très denses dans cette ville ont vu le camion pénétrer la zone piétonne, donné l’alerte au bout de 20 secondes et les policiers ont arrêté le camion terroriste en abattant son chauffeur au bout de 45 secondes. Il semble difficile de faire mieux !

    Les messages cités ci-dessus sont généralement extraits des comptes Tweeter des impétrants. Il serait très utile que nos élus passent un peu moins de temps à tweeter ou à bêtifier agressivement sur les plateaux télévisés et un peu plus au parlement pour travailler et se mettre d’accord au-delà des partis sur comment renforcer la sécurité en France ! Il faudra sans doute aussi, hélas, faire comprendre aux citoyens avec toute la pédagogie qui s’impose (c’est-à-dire sans la démagogie qui s’expose en ce moment) que le fanatisme religieux qui anime ces « guerriers » de Dieu sera long à vaincre.

    Compte tenu de ces circonstances dramatiques on devrait y arriver si l’on a affaire à des dirigeants et élus intelligents et de bonne composition. Evidemment cela demande un peu plus d’intelligence, de raison et de sens politique que pour publier des photos et des slogans sur un compte Tweeter.

  • Attentat religieux islamiste à Nice

    Un cinglé de nationalité tunisienne fonce au volant d’un camion sur la promenade des Anglais à Nice, pleine de citoyens et touristes venus regarder le feu d’artifice tiré en l’honneur de la fête nationale française hier 14 juillet. Il y a à ce stade 84 morts, dont dix enfants, et une cinquantaine de blessés très gravement atteints. Le terroriste a été abattu par la police au volant de son véhicule après avoir, en plus, tiraillé au pistolet depuis sa cabine.

    Le groupe Etat Islamique a revendiqué cet acte dément. On ne sait pas bien si le conducteur a suivi le parcours habituel des djihadistes ayant été formés en Irak ou en Syrie ou s’il a juste a été inspiré par l’idéologie mortifère qui sévit au Moyen-Orient, mais à la limite cela n’a guère d’importance, dans un cas comme dans l’autre, des citoyens ou résidents français tuent d’autres citoyens et résidents français au nom de Dieu et à l’aveugle. Dans un cas comme dans l’autre le groupe Etat Islamique s’en réjouis, exploite l’évènement qui à son tour va guider d’autres actes similaires. Au moins cette fois-ci le tueur n’a pas la nationalité française, maigre satisfaction.

  • La ronde des mal élevés

    CH_20160600_Euro

    La France du fouteballe a perdu le 11 juillet dernier la finale d’on ne sait plus bien exactement quelle compétition de ballon qui se déroulait à Paris. Avant de rendre les armes, ses supporteurs-avinés ont déployé une dernière fois toute leur capacité de nuisance et de bêtise. Dans le quartier du chroniqueur, certains d’entre eux avaient ressorti leur Vuvuzela, sorte de trompette allongée en plastique qui déclenche un déluge de décibels aussi gigantesque que l’absence de neurones de celui qui souffle dans son embout.

    Un crétin en maillot de l’équipe de France qui souffle dans une Vuvuzela dans une rue de Paris est assuré de déranger (voire de réveiller) les centaines de citoyens qui résident dans la rue où est commis le méfait. C’est aussi et surtout le triste symbole de l’un des cancers de notre société : la perte de tout sens de l’intérêt général au profit des intérêts particuliers.

    Lire aussi Vuvuzela

  • Les commerçants à l’assaut des médias publics

    CH_20151014_Matmut

    Insidieusement, l’air de rien et dans la discrétion, les commerçants sont en train de ré-envahir les médias publics. Les radios étaient autorisées à diffuser des « messages institutionnels », campagne de sécurité routière, anti-tabac, etc. mais avaient d’ailleurs une vue très élargie du concept « institutionnel » puisque l’on y entendait des sociétés cotées en bourse mais qui sous prétexte qu’elles avaient aussi une nature mutualiste étaient autorisées à diffuser leurs réclames purement commerciales sur les ondes pour fourguer leurs produits aux auditeurs-consommateurs.

    Les vannes ont été de nouveau ouvertes et mis à part pour France-Culture, France-Musique et FIP, les commerçants sont de nouveau dans la place en agaçant l’oreille des auditeurs avec leurs messages abêtissants et horripilants. Les deux principes guidant ces publicités sont la répétition et le côté débilitant (voix geignardes, historiettes infantilisantes), la meilleure illustration sont les messages actuels de Vinci et de la Matmut.

    Il n’y a plus de publicité commerciale sur la télévision publique après 20h suite à la courageuse décision du pouvoir précédent. Il est à craindre que ce média ne soit autorisé un jour prochain à suivre le chemin des radios… Face aux restrictions budgétaires et à défaut de savoir ajuster les dépenses aux recettes (redevance audiovisuelle), on transfère la charge du contribuable vers le consommateur. Triste époque !

  • Produits à la dérive

    CH_20120711_Ribery

    Le maillot de l’équipe de France de fouteballe modèle « Match France Domicile 2016/17 » est vendu 140,00 EUR sur le site web de la fédération française de ce ballon assorti du message suivant :

    Fans des Bleus, supportez l’Equipe de France lors de l’UEFA Euro 2016 avec le nouveau maillot domicile Match en coloris bleu !

    Identique à celui porté par les joueurs lors des matchs officiels, ce maillot est idéal aussi bien pour jouer au foot que pour soutenir les Bleus pendant leurs matchs !

    Avec ce nouveau maillot, Nike innove avec la technologie AeroSwift : une nouvelle fibre haute performance qui rend ce maillot ultra-léger et apporte une ventilation idéale lors de l’effort.

    Soutenez Pogba, Griezmann, Matuidi et tous les joueurs de l’Equipe de France avec ce maillot de foot incontournable en 2016 !

    Notons que le modèle blanc « Match FFF Extérieur Euro 2016 badge UEFA » est à 149,90 EUR quand celui indiqué comme « Stadium FFF Domicile Euro 2016 badge UEFA » n’est qu’à 94,90 EUR.

    Le prix des places du match d’ouverture étaient vendues entre 75,00 et 595,00 EUR, ceux de la finale entre 85,00 et 895,00 EUR.

    Rappelons enfin que cette compétition est subventionnée par le contribuable français puisque des ministres inconséquents ont octroyé des exonérations fiscales très larges aux entités organisatrices de ces jeux du stade.

    Lire aussi L’escroquerie fouteballistique se poursuit !

  • Cris et hurlements

    CH_20160210_Hanouna

    Un match de fouteballe se déroule ce soir opposant la France à l’Allemagne pour une demi-finale de compétition de pousseurs de ballon mal-coiffés et surpayés. Tout le quartier du chroniqueur est envahi par des supporters avinés qui hurlent et chantent (faux) la Marseillaise à tout bout de champ jusqu’à 4 heures du matin.

    Comment et pourquoi une nation incapable de se mettre d’accord sur la simple réforme de son code du travail peut-elle faire preuve d’un tel unanimisme sur le superficiel ? C’est le résultat d’une génération de citoyens abrutis par les journaux de TF1, la télé-réalité, les chroniques de Guillaume Roquette, les slogans sur Tweeter de Laurent Wauquiez et de Jean-Luc Mélanchon, bref par trente années durant lesquelles on a privilégié la polémique sur le débat, le simplisme sur les idées, la beaufitude sur l’intelligence. C’est une génération perdue qui gère sa vie avec un aïephone plutôt qu’avec des neurones. Nous (les générations au-dessus) avons notre part de responsabilité dans cette dérive : nous n’avons pas su canaliser les années fric ni le spectacle affligeant de dirigeants (publics ou privés) irresponsables quand ils ne sont pas corrompus, nous avons oublié de donner l’exemple et négligé les générations futures.

    Alors que faire : eh bien il faut reprendre le combat pour la raison et contre la connerie : avec nos enfants et notre entourage, au bureau et dans les dîners en ville, préférer la littérature à la téloche, Michel Rocard à Laurent Wauquiez, la culture à la polémique, Le Monde à L’Equipe, la bienveillance au cynisme, le raisonnement à la dérision. Et puis il faut donner l’exemple, arrêter de se plaindre pour tout et n’importe quoi, mettre fin au nombrilisme érigé en mode de fonctionnement, savoir reconnaître ce qui va et ce qui est beau. L’intelligence et la poésie reprendront le dessus.

  • Démissions en série à Londres

    CH_20160624_GB

    Dans la foulée du référendum britannique ayant décidé la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, deux des principaux élus qui ont mené la bataille pour ce départ démissionnent de leur poste. Après avoir agité les chiffons rouges sous les yeux de Mme. Smith et l’avoir persuadée que tous ses malheurs sont dus « aux immigrés, aux accords de Schengen,… » ils la laissent se débrouiller avec les conséquences de son vote.

    Boris Johnson a renoncé à briguer le poste du premier ministre qui devra négocier les nouvelles conditions de coopération entre le Royaume et l’Union. Nigel Farage, patron du parti UKIP explique que son objectif de faire sortir son pays de l’Union étant maintenant atteint, il ne lui reste plus qu’à contrôler que le futur gouvernement conservateur qui devra négocier le divorce le fasse sans trop de faiblesse.

    Quand à David Cameron, dirigeant conservateur aux convictions insulaires, il a joué avec le feu : après avoir critiqué des années durant l’Union européenne responsable désigné de tous les malheurs britanniques il propose d’organiser un référendum pour demander à ses électeurs s’ils veulent ou non rester dans cette union hétéroclite. Quelques jours avant l’échéance et après avoir arraché quelques ultimes passe-droits pour son pays, il change d’avis et se met soudain dans le camp du maintien… Bref, une politique à la petite semaine, des idées qui évoluent avec les retournements de veste au hasard des intérêts partisans, il ne faut pas s’étonner que les électeurs aient déjoué les attentes.

    Selon le résultat auquel aboutira ce changement, Cameron devra sans doute rendre des comptes pour son inconséquence, ou au contraire empocher les dividendes d’un coup de poker qui équivaut à un saut dans l’inconnu mais peut se révéler positif.

    En attendant, aucun des candidats favorables au départ ne semble avoir prévu un programme sur le jour d’après, sinon de se débiner de leurs responsabilités !

  • God save the Queen

    GB_Queen_Elizabeth_20110429

    Alors que son peuple a voté pour la sortie de l’Union européenne, la Reine du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord répond aux politesses du vice premier ministre nord-irlandais :

    Well, I am still alive!

    L’humour à froid sauvera les britanniques.

  • Le Royaume-Uni veut sortir de l’Union européenne

    Drapeau_UK

    Un référendum organisé au Royaume-Uni jeudi dernier par des gouvernants calculateurs abouti à un vote majoritaire en faveur de la sortie du pays de l’Union européenne. Le continent est en émoi. Mme. Michu et le monde médiatique français rivalisent en commentaires et prévisions de Café du commerce.

    Disons le tout de suite et tout net : depuis un siècle les britanniques sont les vrais amis de la France dans l’Europe géographique. Le royaume a mis le coup d’arrêt souhaitable à la folie conquérante et sanguinaire de Napoléon. Depuis ils furent à nos côtés chaque fois que la situation l’exigeât : de la bataille de la Somme en 1916 à l’invasion allemande de 1940, en passant par la reconquête de l’Afrique du Nord en 1942, ils sont venus combattre sur notre sol et au-delà pour défendre notre liberté. Depuis nos dirigeants et nos peuples ont toujours su s’entendre sur les sujets majeurs. Ils ont pardonné Vichy, nous avons estompé les tristes souvenirs de Fachoda et de Mers-el-Kebir, nos politiciens ont manœuvré les uns contre les autres dans les empires vieillissants et concurrents, puis à Bruxelles où s’affrontèrent des idées libérales britanniques contre celles plus étatiques de la France jacobine, mais malgré tout Paris et Londres sont de vrais amis et le resteront.

    Accessoirement le Royaume-Uni a engendré parmi les plus grands créateurs de la musique Rock et diffuse la bande son de la jeunesse européenne depuis les années 60’.

    Alors le pays va sortir de l’Union européenne puisque la majorité de ses électeurs en a décidé ainsi suite à l’organisation d’un référendum décidé par un pouvoir conservateur en mal de convictions. Est-ce une bonne nouvelle ? Certainement non. Un drame ? Pas plus. La séparation va s’organiser entre gens intelligents et de bonne compagnie, un mode de fonctionnement sera arrêté entre les parties et personne n’est capable de prédire à ce jour si les conséquences en seront favorables, défavorables ou neutres. Ceux qui s’y risquent aujourd’hui sont des inconséquents.

    De façon plus fondamentale on peut s’interroger sur les vraies raisons qui ont poussé les britanniques à préférer continuer seuls leur destin plutôt qu’en groupe et le risque de voir cette position déteindre sur d’autres pays membres ? On peut affirmer sans trop de risques de se tromper que c’est l’une des conséquences de l’avachissement général de nos sociétés occidentales où l’on privilégie les slogans sur les idées, les affrontements personnels sur les débats politiques, bref, où l’on donne la parole au Café du commerce plutôt qu’à l’intelligence ! A force de faire des programmes en 140 signes sur Tweeter, de crier haro sur Bruxelles rendue responsable de tous les maux nationaux, de scander « c’est la faute aux immigrés », « c’est la faute à Schengen », « fermons les frontières », « y-a trop de libéralisme », « y-a trop de réglementations » etc. etc., Mme. Smith s’est faite balloter entre les mensonges factuels, les tricheries idéologiques, les rivalités de plateaux télévisés et elle a finalement voté pour mettre fin à la participation britannique au projet européen. Les pourfendeurs de l’Europe étaient en première ligne alors que les défenseurs restaient aux abonnés absents. En France, Mme. Michu pourrait aisément suivre la même voie si on lui posait la même question vu la pauvreté consternante du débat hexagonal.

    C’est ainsi et il faut maintenant gérer la sortie britannique au mieux des intérêts des uns et des autres. Le Royaume-Uni garde sa diplomatie d’une redoutable efficacité ainsi qu’une capacité de nuisance certaine pour les négociations au long cours qui s’annoncent. Un point de faiblesse pour Londres réside peut-être dans la volonté de l’Ecosse et de l’Irlande du Nord de faire cavaliers seuls, au besoin en demandant leurs indépendances. Le cas est improbable mais s’il advenait le processus de sortie de l’Union européenne enclenché le 23 juin dernier aboutirait également au démantèlement du Royaume. Les responsables politiques conservateurs qui l’ont initié devront alors en assumer les conséquences dont on a du mal à imaginer qu’elles puissent être positives pour la Couronne, mais qui sait ?

    Pour le moment les marchés financiers dont on connait les piètres compétences en matière d’anticipation s’agitent un peu. Les spéculateurs spéculent à la hausse comme à la baisse, c’est leur métier et ils sont généralement programmés pour vendre en cas d’incertitude, comme un caniche lève la patte quand il croise un platane. Rien de grave, ils s’en remettront. Ceux qui avaient spéculé à la baisse ont empoché leurs gains et ceux qui avaient spéculé à la hausse sont en train de se refaire puisque le marché financier de Londres a déjà récupéré en une semaine la perte enregistrée depuis le résultat du référendum.

    La politique ne se fait pas à la corbeille disait MonGénéral. L’avenir va se jouer maintenant à 1 contre 27 et le plus faible ne sera pas forcément celui que l’on croit. Il conviendrait que les 27 restent fermes sur le nouveau statut à accorder au Royaume-Uni et que les actes politiques des élus et des citoyens britanniques soient suivis de conséquences tangibles. Ce serait au moins une innovation à empocher : la responsabilisation des Etats et des citoyens !

    Nous parlions de MonGénéral ! Rappelons-nous ce qu’il disait en 1963 :

  • Bonne nouvelle, la CGT sait lire

    CH_20160601_Martinez

    Le conflit encours sur le projet de loi « Travail » montre au moins une chose : les syndicats ouvriers savent lire et comprendre ce qu’il y a entre les lignes ! L’objectif général répété en boucle depuis des années par les syndicats patronaux et les responsables politiques est de rétablir la compétitivité des entreprises en baissant le coût du travail. Baisser le coût du travail cela veut dire (i) que l’on va travailler plus pour le même salaire ou autant pour un salaire inférieur et (ii) que l’on va diminuer massivement les prestations sociales financées sur le travail (assurances maladie, chômage et vieillesse), car si l’on veut baisser les prélèvements sociaux il va bien falloir que l’on diminue aussi les prestations sociales financées par ces prélèvements, y compris les retraites.

    Baisser le coût du travail cela veut dire une diminution du niveau de vie moyen mais avec l’espoir de voir le chômage reculer et plus de travailleurs revenir à l’emploi. Une fois rétabli le plein emploi les salaires pourraient recommencer à grimper si l’offre de travail est inférieure à la demande. C’est une autre façon de partager le marché du travail : alors que la loi sur les 35 heures limitait la quantité (les heures travaillées) pour mieux répartir les travailleurs sur marché (avec des résultats mitigés) le projet actuel est d’augmenter la demande de travail en en limitant le prix unitaire (celui de l’heure de travail) ce qui devrait ouvrir le marché du travail à plus de chômeurs. C’est une opposition théorique classique entre les tenants de l’Etat qui administre l’offre et la demande (dont le Gosplan soviétique est le pire exemple) et les libéraux qui laissent Monsieur le Marché trouver le point d’équilibre entre l’offre et la demande par le prix (dont les salaires et bonus démesurés versés certains pédégés et fouteballeurs illustre les excès).

    Nombre de pays européens ont cherché à baisser ce coût du travail en précarisant l’emploi : en baissant le prix on a accru la demande, c’est un principe assez simple de l’économie libérale, généralement compris de la majorité. Ce qui est beaucoup moins bien entendu, et en tout cas très peu expliqué par les dirigeants et les médias, c’est que baisser le coût du travail veut dire que celui-ci va être moins rémunéré.

    Cette fameuse inversion de la hiérarchie des normes introduite dans le projet de loi permettra aux accords d’entreprises de s’imposer à la loi dans certaines conditions et dans des domaines très limités, notamment celui du paiement des heures supplémentaires. Imagine-t-on un seul instant que lorsque de tels accords émergeront ils puissent être plus favorables que la loi ? Evidemment non, ils seront dans leur immense majorité moins favorables et c’est ainsi que l’on baissera le coût du travail.

    La CGT et les syndicats contestataires l’ont bien compris et ils se battent avec outrance contre ce projet de loi avec leurs moyens de lutte habituels. Le syndicat patronal est aux abonnés absents, laisse le gouvernement actuel batailler et faire comprendre aux français que leur niveau de vie moyen va devoir baisser pour rétablir la compétitivité des entreprises !

    Chacun est dans son rôle en faisant assaut de faux-jetonnerie, de slogans grandiloquents et refusant d’expliquer la vraie vie car la baisse de la rémunération du travail n’est jamais un argument électoral très porteur pour des syndicats ou des gouvernements.

  • Transactions déprimantes

    Voilà déjà bien longtemps que les chaînes de distribution culturelle consacrent de moins en moins d’espace à la vente des CDs. Le marché de ces produits n’est guère en forme, les nouvelles générations préférant télécharger la musique sur leurs aïe-phones plutôt que d’encombrer leurs bibliothèques avec des CD. C’est ainsi ! Le chroniqueur attristé est donc contraint de passer ses commandes sur Internet et de se les faire livrer dans un point relais de son quartier, généralement la supérette du coin de la rue. Cette fois-ci le point relais désigné était une machine où après avoir tapé deux mots de passe reçu sur son smartphone le chroniqueur ébahi a vu une petite porte métallique s’ouvrir dans le mur et lui donner accès à sa commande.

    Résumons : la commande passée sur un écran d’ordinateur via un réseau numérique été payée par une transaction bancaire automatique et délivrée par une machine, le paquetage ayant probablement été également confectionné par un robot. Sans doute un ou deux humains ont touché, peut-être, cette commande au cours de son cheminement. Mais deux est probablement un chiffre encore trop optimiste.

    De modernisation de l’économie en amélioration de la compétitivité du travail, il faudra un jour faire le bilan exact et englobant de cette numérisation forcenée de nos vies.

  • Attentat religieux islamique près de Paris

    Un couple de policiers a été tué à coups de couteaux à son domicile lundi 13 juin par un terroriste islamique, citoyen français de naissance, qui est ensuite abattu par les forces de sécurité. Un enfant de trois ans est retrouvé vivant dans la maison une fois que celle-ci fut  investie par la police.

    L’assassin une fois commis son méfait et avant l’attaque par la police de la maison où il était retranché a posté en direct une vidéo dans laquelle il revendique son crime au nom du groupe Etat Islamique, il aurait également publié des photos des cadavres. Le père a été tué à l’extérieur de la maison, la mère égorgée à l’intérieur, on ne sait pas si l’enfant a assisté au crime, en tout cas il n’en n’était pas très éloigné.

    La sauvagerie de ces actes inspirés par Dieu laisse sans voix. Restons optimistes, la civilisation vaincra cette bestialité criminelle d’un autre âge !

  • De l’Euro aux JO

    CH_20160601_Martinez

    Les troubles actuels touchant la compétition européenne de ballon organisée en France (grèves sociales, affrontements entre supporters-avinés, etc.) pourraient avoir un avantage collatéral : le rejet de la candidature de la ville de Paris à l’organisation des jeux olympiques (JO) de 2024 !

    La République aurait tout à y gagner et pourrait consacrer ses ressources limitées à des dépenses plus utiles au développement du pays et à l’épanouissement de ses citoyens. Alors que tous les candidats de l’opposition à l’élection présidentielle de 2017 présentent des programmes de réduction de la dépense publique de l’ordre d’un centaine de milliards sur la durée du quinquennat, en renonçant à l’organisation des jeux olympiques en 2024 (comme l’ont déjà fait les villes de Boston et de Hambourg) ils économisent des dépenses inutiles et, de plus, et évitent une amputation de leurs recettes puisque la société organisatrice de cet évènement, résidant en Suisse, exige l’exonération d’impôts et taxes du business des jeux.

  • Le fouteballe tel qu’il est

    CH_20160600_Euro

    Des supporters avinés se battent sauvagement à Marseille en préambule et après un match de ballon opposant la Russie et l’Angleterre. Il y a des blessés graves et la ville compte des dégâts importants. Des bagarres moins gaves se sont produites à Nice dans le cadre d’un affrontement Pologne-Irlande.

    Ces évènements ont un coût : frais d’hospitalisation, de remise en état des rues saccagées, d’entretien des forces de police considérables, etc. Et pendant ce temps, la société organisatrice de cette compétition européenne de ballon, résidant en Suisse, bénéficie d’une exonération totale d’impôts et taxes délivrée par quatre ministres inconséquents de la République : MM. Kanner, Eckert, Sapin et Valls. Faisons un rêve : est-ce que la République pourrait au moins présenter la facture à la société organisatrice suisse au lieu de la laisser à la charge de ses contribuables ? En voyons au moins cette facture, ce serait déjà une petite satisfaction même si elle reste impayée !

    Au moins la solution de ce problème de violence endémique est connue et facilement applicable : il suffit de ne pas organiser ces matchs ! Personne n’oblige les villes de Nice ou de Marseille à se porter candidates à de tels jeux du stade.

    Lire aussi : L’escroquerie continue

  • Consternation à l’Elysée

    Le nouveau directeur de cabinet du président de la République est un préfet qui a été dix années durant directeur général de… la ligue de fouteballe professionnelle française. Cette seule fonction aurait dû suffire à le disqualifier pour toujours et à jamais de toutes responsabilités d’importance pour la République. Après s’être compromis à de hautes fonctions dans un monde d’argent-roi, de corruption et d’abrutissement, on ne devrait pas pouvoir servir l’intérêt général et la République dans le cœur du pouvoir que représente la présidence de ladite République !

  • Fouteballe, encore un drame de l’alcool

    Des supporters-avinés britanniques se battent avec des supporters-avinés russes arbitrés par des supporters-avinés marseillais dans l’attente d’un match de ballon qui doit se dérouler dans cette ville samedi soir. C’est un peu la course de la bêtise contre l’abrutissement. On se demande d’ailleurs ce que vient faire la Russie dans une compétition européenne ! Sans doute un effet des connaissances limitées de dirigeants fouteballeux plus au fait de la géographie des paradis fiscaux que de celle des continents.

    Rappelons que l’organisateur de cette compétition, résident suisse, a été honteusement exonéré de tous impôts et taxes de droit français par un quatuor de ministres irresponsables, oubliant l’intérêt général : MM. Kanner, Eckert, Sapin et Valls.

    Lire aussi : L’escroquerie continue