Catégorie : Europe

  • Wauqiez félicite Trump

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    Il fallait bien que Laurent Wauqiez se sente solidaire du nouveau président élu américain. Voilà qui est fait, sur Tweeter bien entendu, car on ne sait pas bien à ce stade ce que M. Wauquiez retient ou rejette dans le programme de gouvernement de Donald Trump. Les 150 signes de Tweeter permettent d’éviter de trop s’engager sur le fond et offre un rétropédalage plus facile le cas échéant.

  • La presse continue à tirer le débat vers le bas

    Question idiote d’un journaliste crétin posée à Christiane Taubira sur France-Inter en ce jour premier anniversaire des attentats terroristes religieux islamistes du 13 novembre à Paris :

    Les 130 victimes sont-elles « mortes pour la France » ou pas ?

    Question du chroniqueur effaré :

    Mais qu’est-ce que l’on vous apprend dans les écoles de journalisme ?

  • La mémoire courte

    Charlie Hebdo - Juin
    Charlie Hebdo – Juin

    A la machine à café, trois trentenaires ignorent tout du passé judiciaire d’Alain Juppé dont le chroniqueur les informe. Le peuple a la mémoire courte et parfois sélective, surtout quand il s’agit de sujets politiques. C’est sans doute l’une des explications de la difficulté au renouvellement de la classe dirigeante en France. Tout est oublié !

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  • Les sondages meublent l’absence d’analyse de la presse

    Avec une constance à la hauteur de leurs compétences limitées, les journalistes de la presse française continuent à consacrer une grande partie de leurs papiers à commenter les sondages qui sortent journellement en cette période préélectorale. « Commenter », si l’on ose dire puisqu’en réalité ils se contentent d’afficher leurs résultats sur des graphes pastel et s’interroger les uns les autres sur ces chiffres changeant tous les jours, souvent de façon contradictoire.

    Le business du sondage a montré à de nombreuses reprises qu’il ne prévoyait pas grand-chose et que son taux de réussite était des plus limité. Cela ne l’a pas empêché de prospérer jusqu’ici. Le dernier exploit étant bien entendu celui du référendum britannique qui a finalement décidé de la sortie de l’Union européenne alors que « les sondages » prévoyaient le contraire de façon assez unanime. Même les dirigeants en faveur de la sortie ont été surpris par ce résultat comme le montre la totale impréparation dans laquelle ils se trouvent actuellement alors qu’ils doivent exécuter cette décision.

    Que les sociétés de sondage ne sachent pas prévoir l’avenir, on ne va pas leur en vouloir. Qu’elles trouvent tant de clients à qui fourguer leurs sornettes, c’est plus inquiétant. Mais que les dirigeants de nombreux pays basent leurs décisions et orientations sur les résultats de ces sornettes, c’est encore plus désespérant. S’agissant des sondages préélectoraux, la vraie question est de savoir si les électeurs sont influencés par lesdits sondages ? C’est possible mais ce qui est aussi probable c’est que ces sondages étant plus aléatoires que scientifiques leur impact dans un sens soit annulé par celui dans l’autre sens.

    Ce qui ferait sans doute un peu progresser la machine médiatique, mais aussi éclairerait la connaissance des citoyens avant le vote, ce serait que les journalistes politiques lisent les programmes des candidats (y compris les 1 012 pages de celui de Bruno Lemaire « le renouveau c’est Bruno »), les analysent, les expliquent et en débattent avec les intéressés plutôt que de se focaliser sur des classements et des sondages aussi éphémères qu’inutiles. Très peu de ces journalistes sont à la hauteur des cartes de presse qui leur sont (trop) généreusement distribuées. L’urgence et l’hystérie qui caractérisent leurs modes de fonctionnement ne sont pas compatibles avec la réflexion qui devrait normalement seoir à leur position. Ils participent tous les jours à l’appauvrissement du débat et à l’abrutissement des masses. Hélas !

  • L’autorité délabrée

    Des voyous ont attaqué une voiture de police en faction à Viry-Châtillon. Après en avoir bloqué les portes ils y ont jeté un cocktail Molotov. Un policier est très gravement brûlé et sa corporation manifeste depuis plusieurs jours dans les rues. La voiture surveillait une caméra de… surveillance censée filmer les dealers du coin et leur florissant business. On peut imaginer que ce sont ces dealers qui ont mené cette attaque pour protéger leurs affaires mais la justice le dira un jour peut-être.

    Aussitôt le crime connu les politicards se sont emparés du sujet pour s’accuser les uns les autres de l’habituel « laxisme » qui semble être le qualificatif de circonstance en matière de sécurité. Et chaque partisan de rappeler que lorsqu’il est (ou sera) aux commandes cela se passe (ou se passera) autrement. Mensonges, accusations infondées, balivernes et billevesées, rien n’effraie ces responsables aux petits pieds et à courte vue, ni l’indécence ni même la vie des policiers en jeu.

    En réalité, des gamins-dealers sans foi ni loi qui attaquent des membres des forces de l’ordre pour tuer sont le symbole de la déchéance de nos sociétés, un mal qui durent depuis des décennies et qui a progressivement rogné l’autorité des parents, des enseignants, des patrons d’entreprise, de partis politiques, et, in fine, de la République. Ce mouvement délétère est puissant, ancien et durable. C’est nous citoyens qui avons progressivement transformé nos sociétés, de mai 68 au mariage pour tous, c’est nous qui avons accepté petit à petit ces démissions en tous genres. C’est nous citoyens qui avons fait reculer les pouvoirs en descendant dans la rue à tout bout de champs, en élisant et réélisant des Patrick Balkany à la députation, en s’apprêtant à voter pour un repris de justice aux prochaines élections présidentielles, c’est nous citoyens qui avons glorifié des rémunérations indécentes de fouteballeurs ou de pédégés, qui avons préféré la télé-poubelle à la littérature, etc. etc. On voit même cette évolution au sein des familles : l’éducation des enfants d’aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec celle des générations qui les ont précédés. On voit des parents aller agresser des instituteurs qui ont mal noté leurs enfants, des citoyens attaquer leur maire en justice parce qu’un platane est tombé sur leur voiture. On entend des ministres d’un gouvernement afficher publiquement leur désaccord sur des décisions prises en conseil des ministres, on voit des corporations manifester ouvertement contre des lois votées par le Parlement (écotaxe votée à l’unanimité et finalement non appliquée face à la violence d’intérêts particuliers), ou des décisions adoptées par des représentations régionales (aéroport de Nantes), etc. Et parlons des entreprises où des organisations matricielles, transverses, horizontales, appuyées sur des réseaux sociaux internes envahissants remplacent de plus en plus le bon vieil organigramme pyramidal avec un chef absolu tout en haut. Tout ceci a progressivement consommé le socle d’autorité qui régissait la société.

    Il s’agit globalement un problème de démocraties riches qui s’affadissent en même temps que le taux de cholestérol de leurs populations augmente. Quand on a réglé ses problèmes de pain quotidien et bien diminué ses soucis de santé et de durée de vie, il reste alors du temps pour le nombrilisme et la contestation. Nous en sommes là, ce n’est point une question de « Taubira-laxiste » ou de couleur politique. Personne n’a formellement décidé d’abdiquer l’autorité du jour au lendemain mais chacun a participé au mouvement général depuis trois ou quatre générations. C’est un mélange sociétal où l’on a mixé des concepts aussi variés et flous que les droits de l’Homme, l’Etat de droit, des conventions internationales de droits des enfants, des femmes, le droit humanitaire, celui des réfugiés… Assez peu de monde ne se pose trop de questions en Chine ou en Russie sur le caractère autoritaire ou non de la société. Cet autoritarisme semble à peu près accepté par les dirigeants cela va sans dire, mais par les populations qui les élisent comme dans le cas de la Russie. Ce n’est pas le cas dans nos démocraties, surtout latines.

    La tâche sera rude et longue pour inverser cette dérive. Au-delà d’une loi ou d’une autre prise à l’occasion d’un changement de majorité, les prisons sont pleines depuis plusieurs décennies et la durée moyenne d’emprisonnement augmente. Il va surtout maintenant falloir se mettre à éduquer nos enfants pour leur ré-inculquer quelques principes d’intérêt général même si cela doit nuire à leurs/nos intérêts particuliers. Et pour aider, apprenons-leur à privilégier l’intelligence sur la beaufitude, la réflexion sur le slogan, la raison sur le dogme, Darwin sur Jésus. Montrons leur comment aimer Bach et Bowie plutôt que Nique ta mère, la presse de journalisme plutôt que les torchons gratuits distribués dans le métro.

    Cela commence ce soir, à la maison !

  • Tentative d’attentat religieux contre Notre Dame

    Trois femmes ont été arrêtées le mois dernier dans la région parisienne pour être soupçonnées d’avoir déposé des bonbonnes de gaz dans une voiture garée à proximité de la cathédrale Notre-Dame de Paris pour commettre un attentat religieux qui, a priori, a échoué après l’échec de la mise à feu du véhicule. Lors de leur arrestation elles ont blessé les policiers avec des couteaux. Elles projetaient d’autres attentats contre des lieux publics.

    Elles présentent le profil habituel : jeunes, musulmanes ou converties, ayant séjourné en Turquie ou en ayant été empêchées au dernier moment, embrigadées par des inspirateurs religieux lointains, elles viennent rejoindre la cohorte de ceux qui veulent tuer au nom d’un Dieu.

  • Règlements de comptes en bandes

    Une bande d’irresponsables narcissiques, de nains politiques, d’escrocs intellectuels, le plus souvent rémunérés par les contribuables, oubliant tout sens de l’intérêt général au profit de leur nombrilisme pervers, règlent leurs petits comptes d’individus méprisables devant la presse et les citoyens ébahis.

    On avait déjà eu quelques récits de gare mémorables comme celui de l’ancienne copine du président de la République, ou celui d’une ancienne ministre écologique ayant quitté le gouvernement, on a cette semaine le grand prix du voyeurisme avec un livre et des interviews d’un ancien conseiller du président Sarkozy entre 2007 et 2012, ex-dirigeant du journal d’extrême droite Minute et affairiste en communication et sondages divers. Le garçon avait déjà connu son heure de gloire lorsqu’il fut révélé qu’il avait enregistré nombre de ses conversations avec le président et son entourage, à l’insu bien entendu des intéressés. Cela avait jeté semble-t-il un léger froid dans les relations entre M. Sarkozy et son ancien conseiller qualifié de traître.

    Celui-ci est par ailleurs chef de la chaîne de télévision Histoire du groupe TF1/Bouygues et chevalier de la légion d’honneur. Il est mis en examen pour avoir vendu ses sondages avec une grande facilité à l’Elysée du temps où il y officiait. Il a sorti la semaine dernière un livre attaquant son ancien employeur. Dans le même genre on voit Jean-François Copé se répandre en attaques contre le même Sarkozy et en plaidoyer pro-domo sur son innocence dans l’affaire de la campagne présidentielle de 2012 (toujours du même) qui a couté 40 millions d’euros au lieu du plafond de 20, le dépassement ayant été financé par des fausses factures réglées par l’UMP dont Copé était le président.

    Qui touche cette littérature vengeresse au-delà du microcosme politico-mondain ? Personne bien sûr. Que ces belles intelligences, le plus souvent rémunérées par de l’argent public, travaillent un peu plus au devenir du pays plutôt qu’à la destruction de leurs congénères ! Que ces frustrés pathologiques fassent le job pour lequel ils sont payés plutôt que de parader sur les plateaux télévisés à décocher leurs flèches assassines. Qu’ils emploient leurs neurones à bosser positivement pour le bien général et non à rabaisser leur voisin de classe. Et s’ils ont besoin de faire pipi plus loin que leur copain, qu’ils visitent leur psychanalyste plutôt que BFM, ils feront du bien à eux-mêmes et à la collectivité !

  • L’actualité des banques

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    Jérôme Kerviel, le tradeur-fraudeur de la Société Générale condamné à une peine de prison pour abus de confiance, faux et usage de faux et introduction frauduleuse de données dans un système informatique (jugement confirmé par la cour de cassation), voit son amende 5 milliards d’euros ramenée à 1 million par la cour d’appel. Le plus risible dans cette affaire est que l’amende de 5 milliards n’avait aucune chance d’être jamais payée, et d’ailleurs la Société Générale avait annoncé n’avoir pas l’intention de la recouvrer, alors qu’une somme de 1 million d’euros devient par contre décemment exigible.

    Le trader-fraudeur s’est lancé dans un nouveau combat pour faire annuler le procès où il fut condamné pour abus de confiance, faux et usage de faux et introduction frauduleuse de données dans un système informatique toujours avec la même tactique : se faire passer pour un agneau tout blanc face au loup Société Générale aux babines baveuses.

  • La République reconnaît sa culpabilité dans le massacre des harkis dans Algérie postindépendance

    La colonisation de l’Algérie s’est terminée par une guerre sordide de plusieurs années (la dernière où des appelés français ont été envoyés au front) qui aboutit à l’indépendance du pays, et des milliers de morts. La paix enfin signée, un million de colons français sont rapatriés en quelques mois de l’année 1962. Des supplétifs de l’armée française avaient été recrutés localement pendant ces années de guerre pour « défendre » les villages. Après les accords d’Evian mettant fin à la guerre, quelques dizaines de milliers d’entre eux furent rapatriés en France, les autres furent laissés sur place et massacrés ou emprisonnés. On parle aujourd’hui d‘environ 100 000 assassinats par vengeance, souvent après des tortures.

    La France vient de reconnaître par la voix de son président de la République « les responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des harkis, les massacres de ceux restés en Algérie et les conditions d’accueil inhumaines de ceux transférés en France ».

    Ces règlements de compte étaient, hélas, inévitables comme à la fin de tout conflit armé où il y un vainqueur et un vaincu. Après toute guerre ou invasion, ceux qui ont collaboré d’une façon ou d’une autre avec l’envahisseur ont des comptes à rendre avec les vainqueurs. Quoi qu’on ait pu leur inculquer à l’école sur leur appartenance française, les harkis ont été vus (et le sont toujours) comme ceux ayant pris les armes avec l’occupant, la grande majorité d’entre eux ont payé de leur vie pour ça. Cela s’est passé en 1944 en France où l’épuration aurait fait 10 000 morts, cela s’est passé au Vietnam où nombre des collaborateurs des américains sont morts dans des camps de rééducation après 1975 ou noyés en fuyant par la mer (les boat-people), cela est en train de se passer en Afghanistan et en Irak avec ceux qui ont travaillé avec les troupes occidentales et cela se passera sans doute en Nouvelle Calédonie et dans les Départements d’outre-mer lorsque ces territoires prendront leur inévitable indépendance.

    La colonisation fut une erreur historique qui n’a apporté qu’une puissance éphémère à des Etat colonisateurs égarés et surtout des siècles de problèmes récurrents à gérer ensuite. L’immigration en France par exemple, sujet si sensible aujourd’hui au cœur de la cité, est en grande partie le fruit de cette colonisation… Celle de l’Algérie fut un drame qui s’est terminé dans le sang et le déshonneur. Tous les ressorts de la barbarie humaine s’y sont exprimés des années durant, et tout ça pour quoi ? Pour une déroute. La morale aurait voulu que la République évacue, en plus des pieds noirs, ses supplétifs (et leurs familles) qui risquaient d’avoir des comptes à rendre avec les nouvelles autorités et les citoyens de l’Algérie indépendante. Cela aurait représenté quelques centaines de milliers de personnes de plus, en tout cas un flux très important qui aurait quasiment doublé le nombre de rapatriés. MonGénéral a, on imagine douloureusement, opté pour la raison d’Etat, pensant sans doute à l’impossibilité d’intégrer cette population à qui notre République colonisatrice attribuait un statut de seconde zone. La politique est violente et génère des positions terribles lorsqu’il s’agit de solder des errements sans espoir.

    Les citoyens français portent la colonisation et la décolonisation de l’Algérie comme une tâche dans l’Histoire de leur pays et un fardeau sur leurs épaules. Ils sont contraints d’en assumer la responsabilité collective pour ne pas oublier ces erreurs colossales commises par leurs parents au nom de la République. Il y eut des dizaines de milliers de morts durant la guerre, une dictature militaro-marxisante ensuite. Après l’indépendance, les pieds noirs ont souffert lors de leur débarquement en France, les harkis qui n’ont pas pu être évacués en France ont été tués sur place. C’est une partie seulement du terrible bilan de cette désastreuse aventure coloniale.

  • La Boutin toujours en pointe

    L’ancien président de la République Chirac, 83 ans, est hospitalisé et Christine Boutin, élue et ex-ministre aux tendances catholique-conservatrices fort marquées, annonce sa mort sur Tweeter :

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    Chirac étant toujours vivant, elle efface ce message peu après. Au-delà de la bêtise crasse de ce geste on voit là une nouvelle fois la manifestation de l’addiction du monde politique franchouillard à cette messagerie pour adolescents, vide de sens et porteuse de ragots. Est-ce que Christine Boutin, 72 ans, n’a vraiment rien d’autre à faire que de diffuser des idioties sur ce média, d’autant qu’elle est coutumière du fait ?

  • Un ministre à la dérive

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    Le ministre de l’Economie démissionne et déclenche une fébrilité de première catégorie dans les médias et le microcosme politico-mondain. L’effet sur la croissance économique et le rééquilibrage de la France est nul, l’apport au débat politique inexistant à ce stade, la pollution médiatique maximum !

    Le garçon est sympathique et bien habillé. Il a essayé de moderniser la gauche française. C’est une tâche ardue tant sont prégnantes les vieilles habitudes et les réflexes antédiluviens. Il y a un peu réussi mais semble trop frustré et impatient pour continuer l’expérience dans un gouvernement de gauche. Alors il part à la plage !

    On ne sait pas trop quel est son programme ni ses plans pour l’avenir. Il les précisera sans doute à son retour de vacances, on pourra alors mieux se prononcer sur l’utilité de ce garçon pour la République.

  • Sarkozy : le retour

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    Nicolas Sarkozy, chef de Les Républicains, ancien président de la République, s’est déclaré candidat à l’élection primaire conservatrice pour les élections présidentielles françaises de 2017. Il est le treizième à le faire et vient de publier un livre programme « Tout pour la France » qu’il va bien falloir lire car le garçon a ses chances de rempiler à l’Elysée.

    Quoi que l’on pense de cette candidature, il faut bien admettre qu’elle dénote l’énergie sans faille d’un homme certes ambitieux et offrant nombre d’aspects de sa personnalité fort peu reluisants, mais à qui on peut reconnaître le mérite de « ne rien lâcher »  et d’être prêt à tous les sacrifices pour revenir à un pouvoir qu’il croit absolu. Probablement ambitionne-t-il autant pour la France que pour lui-même, mais force est de constater une ténacité hors du commun qui va sûrement emporter bien des suffrages.

  • Le lait et le libéralisme

    Les producteurs de lait français sont de nouveau vent debout contre les coopératives qui achètent leurs produits « à un prix inférieur au coût de production » ! C’est une vieille histoire et on n’entend pas beaucoup sur le sujet les parangons de Monsieur le Marché sur ce cas d’école d’un passage d’économie administrée vers l’économie libérale.

    Jusqu’à ces dernières années la production de lait état administrée par des quotas quantitatifs qui permettaient de gouverner les prix.  Depuis la suppression des quotas, la production est libre et la sacro-sainte concurrence joue. Tout le monde produit et les prix de vente s’alignent progressivement sur les coûts de production les plus compétitifs. C’est ce que l’on appelle la loi de l’offre et la demande. Les producteurs français n’étant pas les plus compétitifs, ils n’arrivent pas à aligner leurs structures de coûts, vendent à perte et ne sont pas contents. Ils vont disparaître sauf si le contribuable ou le consommateur viennent à leur secours en sortant des sous de leur poche. Les lois du marché sont impitoyables, les plus mauvais tombent ou sont mangés par les meilleurs.

    Que prônent les Laurent Wauquiez et autres Guillaume Roquette ? On ne le sait pas bien tant les slogans répétitifs qu’ils assènent de façon pavlovienne : il y a trop d’Etat, il faut libérer la dynamique de l’entreprise et bla-bla-bla sont peu adaptés à un vrai dossier économique comme celui du marché du lait en Europe où tous les intérêts se percutent, ceux des producteurs de la matière première, ceux des industriels, ceux des importateurs, ceux des consommateurs et ceux de l’Etat à qui finalement on demande d’intervenir. Le Marché versus l’Etat, le consommateur versus le producteur, l’intérêt général versus les intérêts particuliers ; ce pourrait être un sujet du concours général d’économie, ce n’est qu’un des dossiers récurrents que la France n’a jamais su définitivement régler.

  • Maillot de bain islamique

    Un nouveau sujet religieux vient à l’ordre du jour qui anime la chronique médiatico-politique, celui du maillot de bain islamique qui permet aux femmes voilées et pudiques d’aller à la plage sans montrer leur corps. En fait, elles se baignent habillées. Du coup, les communautés s’invectivent en tous sens et ce qui devrait être un non-sujet tourne au ridicule et à la violence, pour le moment verbale. Chacune appelle au respect de sa culture et à la laïcité, et bla-bla-bla, et bla-bla-bla.

    Tout ceci est très très fatiguant, et surtout un peu démoralisant. Nous pensions dans notre Occident cartésien être débarrassés de la religion et de ses effets régressifs et déraisonnés, mais nous étions dans l’erreur. Nous croyions le fait religieux définitivement sorti de la Cité, il ne faisait que sommeiller dans l’âme des dévots.

    Les excès islamiques provoquent des réactions catholiques et tout ce petit monde bataille sur des concepts d’un autre âge pour une question de maillot de bain… Tout ceci serait même hilarant si par ailleurs des terroristes islamistes n’utilisaient à leur tour ces mêmes concepts pour massacrer leurs prochains dans les conditions que l’on sait !

  • Les encagoulés à l’assaut

    Des heurts violents sont rapportés en Corse entre des natifs appartenant au soi-disant Peuple corse et des populations issues de l’immigration. L’étincelle qui a déclenché ces nouvelles bagarres aurait été la photo prise par un touriste d’une femme voilée se baignant en maillot de bain islamique. On connaît la grande affection que portent les corses à tout étranger, ceux venant du continent et encore plus pour ceux venant d’Afrique du Nord. Ils mettent sans doute d’ailleurs les uns comme les autres dans le même sac des étrangers qui ne devraient pas fouler la terre corse.

    Il y a peu après l’attentat terroriste religieux islamique de Nice (85 morts et de nombreux blessés), les encagoulés du FLNC ont produit une vidéo où ils s’affichent comme à leur habitude avec armes et tenues kakis en expliquant aux terroristes islamistes qu’ils répondraient à toute attaque de leur territoire :

    Votre philosophie moyenâgeuse ne nous effraie pas… Sachez que toute attaque contre notre peuple connaîtrait de notre part une réponse déterminée sans aucun état d’âme.

    On sait qu’effectivement les états d’âme n’embarrassent pas trop le mouvement indépendantiste qui entend faire la police sur son territoire en attendant son indépendance. L’avenir dira s’il effraie ou pas les terroristes islamiques.

  • Que faire avec le droit de la nationalité ?

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    Nicolas Sarkozy, chef de Les Républicains, prépare sa campagne électorale pour les élections primaires conservatrices à l’élection présidentielle de 2017. Dans une interview au journal Le Monde il ressort le vieux sujet du droit du sol versus droit du sang. C’est une discussion récurrente lancée régulièrement quand, comme aujourd’hui, on veut laisser croire que tous ses malheurs viennent de l’étranger et des immigrés.  Le chef de Les Républicains déclare :

    « Je suis contre sa suppression [le droit du sol] mais pour sa modification assez substantielle. Je veux qu’on le garde, mais pas de manière automatique. »

    En réalité, il ne faut pas s’interdire de revoir le droit français de la nationalité si le besoin s’en fait sentir, ce qui vaut d’ailleurs pour l’ensemble du droit. Le parlement est fait pour çà et les élus sont payés (plutôt bien et avec un régime spécial de retraite plus favorable que celui de droit commun) pour y réfléchir. Des pays européens vivent avec le droit du sang, d’autres avec le droit du sol, la plupart avec un mixte des deux. Chaque statut a des avantages et des inconvénients, aucun n’est plus démocratique que l’autre et ni l’un ni l’autre n’ont réglé les problèmes liés à l’immigration.

    Ce n’est pas le droit de la nationalité qui expliquera comment des gamins français de 20 ans issus de la troisième ou quatrième génération d’immigration, formés à l’école de la République, rentrent dans une église pour y égorger un prêtre disant la messe. Ce n’est pas ce débat juridique qui permettra de lutter contre la religion régressive qui s’empare de cette jeunesse et la transforme en bêtes sauvages.

    Alors devisons sur le droit du sol, réformons-le au besoin, comme nous parlons des réformes économiques nécessaires mais ne faisons pas croire à Mme. Michu que cette question légale réglera la vague de terrorisme religieux actuelle qui relève plus de la mystique que de textes de loi.

  • Des jeux superflus et coûteux

    Les jeux olympiques de sports d’été se déroulent en ce moment à Rio-de-Janeiro au Brésil dans une ville en faillite financière. La France concoure à ces activités avec une équipe financée par ses citoyens mais également par un voyage de son président de la République accompagné de la maire de Paris venus promouvoir la candidature de la ville de Paris aux jeux olympiques de 2024.

    Il faut espérer que ce projet inutile capote et que le comité international olympique le rejette. Des millions d’euros tirés de la poche des contribuables et d’entreprises sponsors ont déjà été dépensés, il faut en rester là. Le minimum de rigueur de gestion qui manque tant à notre pays et ses habitants voudrait que l’on arrête immédiatement cette candidature dispendieuse. Qui donc saura stopper ce Trafalgar des dépenses publiques ? Qui oserait même l’inscrire à son programme électoral en disant simplement : « nous n’avons plus les moyens, mais nous relancerons une candidature lorsque les dépenses de l’Etat auront enfin été équilibrées avec ses dépenses » ?

    Ce serait pourtant une bonne leçon de gestion : quand on plus de sous, on consacre la pénurie à l’essentiel qu’il faut savoir choisir au lieu de se lancer dans du superflu que nos enfants et leurs descendants devront régler un jour à notre place.

  • Un vrai problème de civilisation (suite)

    Une nouvelle passion envahit la planète et la France depuis peu : le jeu Pokemon Go qui se joue sur son téléphone mobile et qui consiste à attraper des créatures fictives apparaissant sur son téléphone au fur et à mesure des pérégrinations de son détenteur. Hier il y avait 700 km de bouchons sur la route des vacances en France. Tout ceci est un peu navrant, ou en tout cas n’apparaît pas particulièrement excitant.

    La bonne nouvelle est tout de même qu’un pays capable de dépenser autant d’énergie et de sous dans des jeux abrutissants et ses vacances n’est pas vraiment une nation « en guerre » comme le clament à longueur d’interventions médiatiques, politiques et journalistes.

  • Attentat religieux islamiste en Normandie

    CH_20160720_Attentat-NiceDeux gamins français de moins de 20 ans sont entrés dans une église ce mardi 26 juillet matin en pleine messe. Armés de couteaux ils égorgent le prêtre officiant, âgé de 84 ans, et blessent gravement l’une des fidèles. Ils sont abattus par la police sur le perron de l’église à leur sortie. Le groupe Etat Islamique revendique aussitôt les meurtres.

    Cette idéologie religieuse extrémiste est en train de battre tous les records d’inhumanité et laisse sans voix. Elle illustre aussi notre vulnérabilité face à des comportements tellement aberrants et hors normes qu’il est difficile d’y faire face.

    Les dirigeants politiques eux ne restent pas sans voix et continuent à s’invectiver sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire sans qu’une solution bien évidente n’émerge de ces débats de bas étage. Les religions font semblant d’êtres unies face à ce drame et, de messes en prêches, prônent l’amour du prochain et l’union des hommes ; pas sûr que cela ne suffise… Ces actions criminelles sont tellement anormales au sens où elles dépassent tellement l’entendement et la raison qu’on ne sait pas les traiter pour le moment, mais seulement les subir !

  • Laurent Wauquiez, libéral quand ça l’arrange

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    L’Etat privatise partiellement la gestion de divers aéroports régionaux.  C’est une décision normale de gestion, de cession d’actifs, qui va rapporter quelques sous à une République qui en a bien besoin. Les Infrastructures restent publiques, seule la gestion est privatisée. On peut d’ailleurs se demander ce que faisait encore l’Etat dans le tour de table des sociétés de gestion de ces aéroports ? La puissance publique y restera via les régions et les chambres de commerce, mais avec moins de pouvoir. Le secteur privé devrait gérer sans trop de problème ces aéroports.

    Une première privatisation a été menée avec la gestion de l’aéroport de Toulouse il y a quelques mois. Aux dernières nouvelles les avions continuent à décoller et atterrir à Toulouse ! Aujourd’hui ce sont les sociétés de gestion des aéroports de Lyon et de Nice qui sont partiellement privatisées. Laurent Wauquiez, chef de Les Républicains et de la région Auvergne-Rhône-Alpes s’oppose à celle de Lyon. La région qu’il préside détient quelques % de l’aéroport de Lyon et n’a donc pas le pouvoir capitalistique suffisant pour bloquer une opération à laquelle il s’oppose, arguant que « notre aéroport est un outil de souveraineté ». Alors il cherche à la remettre en cause par d’autres voies juridiques.

    Comme souvent les libéraux de plateaux télévisés reculent lorsqu’ils sont mis en face des effets pratiques de leur idéologie. Privatiser veut bien dire céder le pouvoir capitalistique de la puissance publique à des actionnaires privés. Entendre Laurent Wauquiez se battre pour garder une société de gestion aéroportuaire dans le domaine étatique ne manque pas de sel. Privatiser veut dire perdre du pouvoir et Laurent Wauquiez tout libéral qu’il est, n’aime pas voir son pouvoir s’éroder, même si c’est pour privatiser…

    A Nice dont la région est présidée par un autre trublion libéral, Christian Estrosi, ex-coureur à motocyclette (élu grâce au désistement de la gauche pour faire échec à l’extrême droite), l’opposition est la même : on est pour l’économie libérale mais si possible pas chez nous…

    Si cela continue, ces deux nouveaux convertis aux vertus du capitalisme public vont soutenir la grève des naviguant d’Air France !