Catégorie : Proche et Moyen-Orient

  • Jeux de guerre

    Les Etats-Unis ont capturé en Lybie le principal suspect dans l’assassinat en 2012 du consul américain de Benghazi et de trois autres agents américains. Le suspect rendra des comptes devant la justice des Etats-Unis vers laquelle il est en cours d’acheminement.

    La capture dans un pays A de citoyens ce pays A par des forces d’un pays B n’est pas vraiment légale au regard du droit international. Pas plus que le tir de missile sur des citoyens d’un pays C à partir d’un drone d’un pays B. Mais la guerre contre le terrorisme étant ce qu’elle est, de telles actions se déroulent !

    Il y a quelques années, les services secrets français avaient également enlevé le terroriste Carlos au Soudan mais avec l’accord tacite (et sans doute onéreux…) des autorités locales. Le garçon purge depuis une peine à perpétuité dans les prisons françaises, s’est bien sûr converti à l’islam et a épousé son avocate. Accessoirement il soutient les campagnes antisionistes de Dieudonné, tout pour plaire !

  • Reddition ou évacuation ?

    Etonnant : le gouvernement syrien négocie un accord avec le dernier quarteron de rebelles qui résiste dans un quartier de Homs afin qu’ils évacuent, vivants et armés, et laissent ainsi le régime reprendre possession de 100% de cette ville qu’il a copieusement bombardée depuis deux ans. A la télévision on voit sortir les rebelles dans des bus touristiques et l’armée syrienne ne semble pas leur sauter dessus, tout au moins pas immédiatement… Cela rappelle l’évacuation de l’OLP de Beyrouth en 1982 sous protection des forces multinationales et sous la pression des canons israéliens.

    Les rebelles syriens auraient été amenés dans une autre zone rebelle ; pour y reprendre le combat ? On se demande ce que qui se trame avec cet accord. On imagine mal le régime Assad faire preuve de pitié ! Les rebelles auraient-ils été retournés, ou alors auraient-ils perdus foi ? Il y a quelque chose de pas bien clair dans cette affaire que l’on découvrira bien un jour.

  • La démocratie en Orient

    En Algérie un président malade, et manifestement incapable d’exercer le pouvoir, est réélu au premier tour d’une élection sans doute un peu fraudée mais pas au point de remettre en cause le résultat de l’élection. En Syrie, pays en pleine guerre civile avec 150 000 morts depuis trois années, le président annonce des élections présidentielles pour le mois de mai. En Afghanistan un premier tour a qualifié deux candidats pour le deuxième tour des présidentielles alors qu’il est plus probable qu’un pouvoir taliban balaiera sous peu cet ersatz de démocratie (dès le départ des troupes occidentales en fait, dans les mois à venir).

    On ne peut s’empêcher de penser que ces tentatives de singer la démocratie occidentale ne sont là que pour faire plaisir… à ces démocraties occidentales mais sans véritablement changer grand-chose localement. Au moins quand il s’agit de la Chine ou de la Russie, personne ne va chercher à leur imposer leur régime politique. Quand on est puissant, on est puissant ! Mais on se demande vraiment si cela sert à quelque chose d’aller imposer des élections en Afghanistan ?

  • La France place ses armes

    La France va livrer des armes « sophistiquées » aux milices officielles kurdes pour lutter contre les barbus de l’Etat Islamique en Irak et au Levant. Après la déroute de l’armée officielle iraquienne qui au passage a abandonné en masse à l’ennemi des armes également sophistiquées fournies par les Etats-Unis. Ironie de l’Histoire, voici l’Occident qui réinvestit dans ce Moyen-Orient déprimant pour soutenir militairement des milices d’une région quasiment autonome d’un gouvernement officiel irakien qui reste en principe le seul interlocuteur de la communauté internationale mais qui se révèle complètement défaillant à tous égards. Les ennemis de nos ennemis sont nos amis dit le dicton, qui n’ajoute pas pour combien de temps…

    Les Kurdes et les Irakiens se détestent (le régime de Saddam Hussein a gazé des villages entiers en son temps), ils ont pour le moment un objectif commun : empêcher l’Etat Islamique de conquérir tout le pays. Espérons qu’ensuite ils ne retourneront pas leurs armes sophistiquées, fournies par l’occident, les uns contre les autres. Ce serait le bouquet final de la défaite occidentale dans cette région.

  • La progéniture Kadhafi

    Un fiston Kadhafi exilé au Niger a été extradé vers la Lybie où il devra rendre des comptes. C’est désormais la majorité de la descendance Kadhafi qui est désormais soit morte soit livrée à la justice libyenne. Il doit rester sa fille et sa femme qui après un passage en Algérie seraient maintenant exilée dans un pays du Golf. La justice libyenne ne doit pas être un modèle de vertu et d’indépendance, et les années de pouvoir du clan Kadhafi n’ont sans doute pas amélioré le fonctionnement de cette justice… mais, comme Saddam Hussein en Iraq, le clan Kadhafi répondra devant la justice du pays qu’ils ont mis à sac des années durant.

  • In extrémis

    Deux gamins de 15 ans envolés pour rejoindre les combats en Syrie sont rattrapés par leurs parents en Turquie et ramenés en France où ils sont mis en examen par un juge. Un de leurs avocats explique que ce voyage était à but humanitaire et que les gamins partaient là-bas pour aider, pas pour se battre.

    C’est possible mais, dans le contexte actuel, un juge peut raisonnablement envisager que ces lascars soient partis vers la Syrie pour participer au jihad. On ne peut pas complètement l’exclure. Cela s’est déjà été fait avant ce cas et se fera encore après. La justice passera.

  • Négociations de dupes ?

    Après avoir en principe arrêté d’utiliser les armes chimiques dans la répression contre ses opposants le régime syrien continue à employer avec un bel enthousiasme ses armes conventionnelles contre le magma des groupes divers et variés en lutte contre le pouvoir. Au passage lesdits groupes s’opposent également les uns aux autres les armes à la main, et il reste toujours une moitié de pays pour soutenir le clan El Assad.

    Tout ce petit monde va se parler bientôt en Suisse sous l’égide de l’ONU et d’une coalition hétéroclite de puissances aux intérêts divergents. C’est déjà mieux que de ne pas se parler, mais on n’est pas sorti de l’auberge. Pauvre Syrie !

    Espérons en tout cas que si le rejeton El Assad quitte le pouvoir, il aille s’installer à Moscou plutôt qu’à Paris où son oncle Rifaat coule des jours heureux après avoir servi le pouvoir syrien et le parti Baas à diverses fonctions régaliennes et surtout à la tête de forces soi-disant d’élite, mi loyales mi milices. Quand il a commencé à trop agacer Damas il a été conduit vers l’exil et il a choisi Paris en 1984, où en plus la République l’a décoré de la légion d’honneur, on ne sait trop pour quels services rendus ? Il semble qu’il ne passe que de temps en temps dans sa résidence de l’avenue Foch et le garçon commet de loin en loin quelques interviews chez les médias français pour expliquer comment instaurer la démocratie en Syrie… un vrai régal.

    Evitons une nouvelle pantalonnade de ce type en accueillant d’éventuels futurs exilés du pouvoir syrien.

  • Créativité en Syrie

    C’est la nouvelle année et le régime syrien continue à réprimer ses opposants en bombardant à tout va, mais pas avec des armes chimiques. Depuis quelque temps, il semble que pour économiser ses missiles, l’armée syrienne balance des barils remplis d’explosif et de clous sur les immeubles d’Alep. Artisanal, mais redoutable !

  • L’Orient compliqué

    Attablé au Cocteau, restaurant français de Beyrouth, avec des amis libanais, le chroniqueur essaye de comprendre ce pays compliqué… vaste tâche. A la table à coté, trône les survivants de la famille Gemayel, chrétienne et dans l’opposition. 800 000 réfugiés syriens se sont installés dans le pays depuis le début de la guerre civile dans ce pays voisin et tentaculaire. Ils sont là pour au minimum 10 ans disent mes interlocuteurs. Les ruines des guerres successives qui ont ravagé Beyrouth trônent au milieu des nouvelles constructions clinquantes, la ville est un immense chantier dans lequel circulent des berlines bling-bling, les banlieues tenues par le Hezbollah vivent en autarcie, tous les jours des accrochages au Sud avec Israël, des attentats pro-cons chiites, sunnites, chrétiens, druzes. Le Parlement est un embrouillamini de partis, de clans, de religions, de survivants aux assassinats politiques-religieux-claniques… Une partie de l’intelligentsia quel que soit son bord politique a ses habitudes à Paris, voire y réside craignant pour sa vie au Liban. Le dernier budget de l’Etat voté par le parlement remonte à des années, depuis il n’a pas pu s’entendre ou se réunir, la dépense publique est gérée par 1/12 de ce dernier budget officiel. Il n’y a d’ailleurs pas véritablement d’Etat, mais ce peuple à la chaleur méditerranéenne a su se déconnecter du fait politique pour survivre quoiqu’il arrive, voir prospérer pour certain.

    Que le Liban est admirable et indéchiffrable !

  • Réglement de comptes

    Le chef des talibans pakistanais a été tué par les Etats-Unis via un de leurs fameux drones, indument qualifiés d’avion sans pilote, puisque ces aéronefs ont bien un pilote mais qui n’est pas dans l’avion. Il a été immédiatement remplacé par un autre chef taliban du nom de Fazullah qui s’est déjà rendu célèbre ces dernières années en faisant brûler les écoles de filles et en assassinant les personnels chargés des campagnes de vaccination des enfants, éducation et vaccination étant considérés comme contraire à la charia…

  • Armes chimiques au rebut


    Les stocks de produits chimiques, destinés aux armes du même nom employées récemment dans la guerre civile locale contre les rebelles, mis sous scellé en Syrie par l’ONU, avec l’accord du pouvoir en place, attendent maintenant bien sagement qu’un pays puisse les importer et les détruire. Il ne semble guère possible techniquement ni politiquement de le faire sur place, même si cela serait souhaitable.

    Le clan Assad, après avoir trempé dans tous les complots terroristes anti-occidentaux depuis les années 70’s, avoir constitué un arsenal d’armes chimiques particulièrement bien fourni, l’avoir utilisé contre son opposition interne, finalement reconnu son existence et accepté d’y renoncer, continue à nuire avec efficacité en imposant à ceux qui ont voulu l’empêcher de disposer de ces armes chimiques de maintenant s’en débrouiller en les récupérant chez eux.

    L’Albanie un moment approchée pour ce faire à décliné l’offre. Elle avait été mise à contribution pour le démantèlement de son propre arsenal chimique après la déchéance de son dictateur stalinien dans les années 90. Elle n’a pas envie de renouveler l’expérience moyennement goûtée par les populations locales.

  • Les armes chimiques syriennes

    Suite à un revirement sorti du chapeau mais bienvenu, les alliés syro-russes proposent de mettre les armements chimiques de la Syrie sous contrôle international. L’occident dit « ouf », range ses missiles pour le moment et reporte à plus tard son implication dans ce nid de serpents qu’est l’agitation politique syrienne. Le régime syrien sauve sa tête et peut poursuivre sa répression avec des armes conventionnelles. Est-ce satisfaisant ? Certes pas. Est-ce un règlement définitif du problème ? Non, sans aucun doute. Est-ce mieux avec cet engagement que sans ? Oui, définitivement. C’est ce qu’on appelle un compromis diplomatique, chacun y a mis un peu de sien.

    Le régime de la famille Assad qui a trempé dans tous les complots terroristes internationaux depuis les années 60, y compris sans doute dans l’assassinat de l’ambassadeur de France au Liban Louis Delamare en 1981 n’aura pas encore de comptes à rendre, mais disons que ce clan félon aura maintenant un peu plus conscience de la précarité des choses.

    Fidèle à ses habitudes, la presse mondaine française plutôt que d’analyser les conséquences politiques et militaires de ce mouvement ne cherche qu’à identifier qui de la Russie ou des Etats-Unis est sorti vainqueur de cette confrontation, et, question accessoire, si François Hollande est seul ou non sur la scène internationale… Questions qui peuvent être considérées comme intéressantes mais ne sont en tout été de cause que secondaires.

    Ce qui est sûr c’est que ce régime est plutôt malin et d’un redoutable cynisme. Il sait lâcher quand il le faut, même le peu qu’il faut…

  • Gaz de combat

    Evidemment c’est un peu violent et manifestement l’auteur n’est pas en charge des négociations internationales sur le contrôle des armements, mais les évidences mis en valeur par ce brûlot sont troublantes…

  • Faire la guerre pour la démocratie ?

    Cette affaire de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie fait ressurgir querelles d’égos et indifférence, mais en réalité surtout l’indifférence. Celle des pays émergents qui sont plus préoccupés par leur développement économique que par les barbaries de la planète, celle des opinions publiques occidentales qui sont fatiguées de ce Proche-Orient sans cesse agité de soubresauts guerriers et toujours à la pointe en matière d’armements asymétriques et non-conventionnels, des opinions publiques sans plus d’espoir sur ces interventions militaires occidentales aux effets mitigés.

    Peut-être après-tout que l’époque n’est plus celle d’une morale internationale active ? Si tout le monde se fout, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, qu’un pays utilise des missiles et des gaz de combat pour réprimer sa propre population, peut-être faut-il laisser faire. Si pas grand monde sur la planète n’y attache d’importance faut-il qu’encore longtemps l’occident se sente investi d’une mission civilisatrice de redresseur de torts et se fasse huer par le monde entier quoi qu’il fasse ?

    L’exemple de l’Afghanistan est à cet égard emblématique. Après le 11 septembre les armées occidentales sont allées « casser la gueule » des talibans dans le cadre onusien. Les talibans abandonnent le pouvoir sans trop se défendre pour se réfugier dans les montagnes inexpugnables de ce beau pays. Les troupes occidentales restent sur place pour « établir la démocratie » et faire de l’humanitaire, et l’on tombe de Charybde en Sylla : les attentats, des centaines de morts dans l’armée occidentale, des dizaines de milliards d’euros partis en fumée, l’échec de la démocratie, la relance de la corruption, les actions troubles du Pakistan, les accusations permanentes d’impérialisme du reste de la planète, etc. etc. Et les talibans qui reprendront immanquablement le pouvoir après le départ en 2014 des derniers soldats de la coalition.

    Le « cassage de gueule » était légitime (même le pape de l’époque avait reconnu la situation de légitime défense), l’objectif additionnel d’établir la démocratie était vain même si a priori sympathique. Il n’a pas été atteint.

  • Syrie et faux-jettonerie internationale

    Avec une grande hypocrisie, tellement caractéristique du débat politique dans nos démocraties, l’UMP n’est prête à soutenir une intervention en Syrie que dans le cadre d’une décision de l’ONU. A priori une telle décision est peu probable puisque la moitié des membres permanents disposant d’un droit de veto au conseil de sécurité est contre, en tout cas une petite moitié avec la Russie et la Chine qui soutiennent la Syrie. C’est leur droit.

    Le droit de veto existe dans les statuts de l’ONU et il est utilisé de-ci de-là de façon légale par les membres du conseil de sécurité. Après le célèbre discours de Galouzeau de Villepin à New York en 2003 pour tenter de décourager la coalition anti-Irak d’envahir le pays, la France (ainsi que la Russie) a menacé de d’opposer son veto ce qui a fait renoncer la coalition à demander la couverture de son action par l’ONU et la guerre de 2003 a été menée hors du cadre de la légalité internationale de l’ONU, avec ses effets pour le moins mitigés. Le droit de veto existe au sein du conseil de sécurité, il ne faut pas s’étonner que certains l’utilise.

    Pied de nez de l’Histoire, la première intervention internationale contre l’Irak qui avait envahi illégalement le Koweït avait été faite dans le cadre d’une résolution de l’ONU et la Syrie avait déployé une brigade de soldats dans la coalition… Hafez, le père de fiston-Bachar avait même obtenu que Bush l’ancien lui serre la main entre deux portes des bureaux de l’ONU à Genève.

    Dans le cas de la Syrie, il y aura peut-être tout de même une intervention armée sur la base de la convention internationale contre l’utilisation des armes chimiques (non ratifiée par la Syrie bien entendu). A Paris comme à New York chacun joue du billard à multiples bandes. L’UMP se défausse sur l’ONU et évite de prendre une position claire, Russes et Chinois s’opposent aux Etats-Unis histoire de marquer leurs territoires, les monarchies sunnites du Golfe persique soutiennent les rebelles syriens car le régime est lui soutenu par l’Iran chiite, Israël reste attentive mais planquée, le pape François 1er appelle à une journée de jeûne multi-religions contre la guerre (ça ne peut pas faire de mal), les grands pays émergents (Brésil, Inde,…) sont plus préoccupés par leur balance des paiements que par un pays méditerranéen que la plupart de leurs électeurs ne savent pas situer sur une carte du monde, etc. etc.

    Localement la guerre civile continue avec les moyens d’une guerre civile mise en œuvre par des bandes de voyous, sauvages et sans foi ni loi, uniquement préoccupés par leur maintien, ou leur conquête, au/du pouvoir. Les égos et l’aveuglement stupide des parties en présence rendent toute solution politique improbable pour le moment. C’est inextricable. C’est le Moyen-Orient.

  • La Syrie : source de perturbations mondiales

    Les dirigeants occidentaux se rejettent le mistigri pour savoir comment « punir » le régime syrien fortement soupçonné d’utiliser des armes chimiques de terreur contre ses opposants. Le régime félon est soutenu par la moitié de sa population, la moitié des pays musulmans et la moitié du conseil de sécurité des Nations unies. On ne peut pas dire que ce pays est isolé ni que ses pratiques soient véritablement condamnées par l’opinion internationale, malgré cent mille morts et deux millions de réfugiés.

    En gros il n’y a que des coups à prendre dans cette affaire ; le parlement britannique vient de voter contre une intervention et le parlement américain doit se prononcer d’ici une semaine. Les élus représentants Mme. Michu devraient logiquement rejeter l’idée d’une intervention armée, quelle qu’en soit l’ampleur.

    On aurait pu penser que l’utilisation d’armes chimiques en Syrie déclenche l’émotion de la planète, ce n’est pas vraiment le cas et les copinages géopolitiques prennent le dessus sur la morale, d’autant plus que les alliés de la Syrie ont beau jeu de rappeler les bobards racontés par l’occident pour justifier des interventions multilatérales en Bosnie, Iraq ou Lybie… La Russie et la Chine (et d’autres membres non permanents du conseil de sécurité) n’aiment pas ces va-t‘en-guerre de l’Ouest qui sous prétexte d’imposer leur conception des droits de l’Homme défont les régimes. Evidemment ils craignent que cela ne leur arrive un jour.

    Outre la répression actuelle (et passé) contre ses opposants, la famille Assad a trempé d’une façon plutôt active dans toutes les affaires de terrorisme international du XXème siècle. C’est peu dire que bon nombre de pays occidentaux aimeraient en finir avec ce clan.

    Très probablement, cette fois-ci encore, l’occident restera l’arme au pied et l’armée syrienne continuera son travail de sape, sûre de son bon droit, utilisant les armes redoutables en sa possession, ni trop pour ne pas choquer les bonnes âmes outre mesure, ni trop peu pour être efficace. L’opposition continuera à bouffer de la vache enragée et à recevoir des armes des pays arabes la soutenant. Cela va durer encore mais probablement pas indéfiniment. On pourrait imaginer une partition du pays, pourquoi pas, si c’est un moyen d’apaiser la situation ?

    Le proche et moyen orient va rester pour les années à venir une source de perturbation pour la planète, hélas. Il faudra bien qu’un jour ces gens, et leurs parrains, s’entendent !

  • Le chimiste

    Nouveau bombardement avec des armes chimiques en Syrie, cette fois dans des quartiers de la capitale Damas. L’occident suppose que le responsable est le régime Assad au pouvoir, la Russie avance que ce sont les rebelles. Le problème est que les deux parties sont sans doute capables du pire. Techniquement on peut quand même présupposer que le régime en place a un meilleur accès aux stocks d’armes chimiques accumulé durant des années que la rébellion, mais tout est possible.

    L’occident s’emberlificote entre euphémismes et subtilités sémantiques pour savoir s’il faut ou non réagir militairement face à l’utilisation de ces armes de terreurs largement utilisées en Europe durant la guerre de 1914/18. En gros il n’y a que des coups à prendre dans cette affaire où la famille Assad reste soutenue par la moitié du pays, la Russie, la Chine et l’Iran, alors que l’autre moitié est en train de se faire dévorer par les barbus et soutenir par des régimes islamiques pour le moins rigoureux et fermés. Quelle que soit la faction qui gardera ou prendra le pouvoir elle sera anti-occidentale et ce pauvre pays mettra du temps avant de revoir la lumière…

  • Assad et la mauvaise foi

    Le régime El-Assad reprend du poil de la bête en Syrie, hélas, s’appuyant sur les divisions de l’opposition et le soutien affiché de la Russie et de l’Iran. Avec une mauvaise foi malicieuse le gouvernement syrien s’est félicité de voir l’armée égyptienne mener un coup d’Etat contre le régime des frères musulmans. De même qu’Assad s’était félicité de l’intervention française au Mali… Plus c’est gros plus ça passe ! La famille félonne des Assad prend un malin plaisir à mettre l’Occident devant ses contradictions sur le thème vous luttez contre le terrorisme islamique et moi je n’aurais pas le droit de faire de même dans mon pays !

  • Elections en Israël

    Ah, la droite conservatrice israélienne finalement n’emporte qu’une mince majorité aux élections législatives, obligeant les extrémistes à composer avec des centristes. Serait-ce une lueur d’espoir pour un peu moins de colonisation des territoires occupés, un peu plus de dialogue entre israéliens et palestiniens et, à terme, une ambiance plus apaisée dans ce Proche-Orient à feu et à sang ? C’est hélas peu probable et cette région sauvage va sans doute encore continuer à perturber durablement le reste de la planète.

  • La Syrie soutient la France, hélas…

    Le régime syrien s’offre le luxe d’approuver l’intervention française au Mali qui lutterait contre une « cause commune », celle du terrorisme. C’est de bonne guerre, si l’on peut dire. La famille Assad et ses affidés se font plaisir mais ça n’a guère d’importance, cela agace les diplomates mais ne trompe personne. La presse a d’ailleurs fait peu de cas de cette saillie.