Catégorie : Proche et Moyen-Orient

  • Un rejeton à hauteur des exploits de sa famille

    Et pendant tout ce temps le rejeton de la féroce dynastie El Assad continue son sanglant travail de sape pour se maintenir encore un peu plus longtemps au pouvoir et sauver sa tête et celles des siens, rendant chaque jour un peu plus impossible une solution pacifique à cette folie de pouvoir et d’ambition. Il laissera un pays ruiné, en pleine guerre civile, avec un bilan qui dépasserait déjà les 50 000 morts. Il devrait mourir au combat ou en fuyant, mais s’il tombe aux mains de ses ennemis intérieurs, il risque de rencontrer une fin qui ne sera pas très agréable.

  • Pauvre Proche-Orient

    Pauvre Proche-Orient, non seulement il y a la guerre qui reprend entre Israël et la Bande Gaza, mais voilà maintenant que Fabius doit y débarquer demain avec sa suffisance et ses contradictions. Ils n’ont pas mérité tout ça.

    Ceci étant dit, cette région fatigue le reste de la planète depuis 1948 : guerres à répétition, incapacité à s’entendre, psychodrame sur le statut de Jérusalem, etc. Il va pourtant bien falloir un jour arriver à s’entendre sur quelque chose. Il semble que l’armement palestinien progresse d’année en année, les missiles tirés de Gaza atteignent maintenant Tel-Aviv, voilà qui poussera peut-être les parties à plus de dialogue. L’équilibre de la terreur, cela a bien fonctionné durant la guerre froide en Occident des années durant, évitant une guerre chaude. C’est la dernière chose qui n’ait pas encore été essayée au Proche Orient. Peut-être un gage de réussite ?

  • Des barbaries religieuses

    Des talibans flinguent Malala une gamine de 14 ans qui était devenue l’égérie d’un mouvement anti-obscurantisme au Pakistan. Elle est entre la vie et la mort dans un hôpital du Swat. Des barbus amputent à tour de bras au Nord-Mali… avec une désespérante régularité, les religions continuent à proférer leur arriération.

  • La Lybie s’attaque à son passé

    Le responsable des services secrets libyens sous Kadhafi, Abdallah Al Senoussi, a été extradé par la Mauritanie, où il était en fuite, vers la Libye où il devrait être jugé. C’est bien. Ce triste personnage semble avoir trempé, outre dans les excès du régime de la famille Kadhafi, dans tous les complots du terrorisme international de ces dernières décennies contre l’occident. Il n’est pas bien sûr que la justice libyenne ne soit armée pour organiser un tel procès, mais c’est déjà mieux que rien.

    Cet homme a déjà été condamné à la prison à perpétuité par contumace par la France du fait de son implication dans l’attentat du DC10 d’UTA en 1989.

    Il va donc rendre des comptes devant les siens, et même s’il doit mettre sur la table de coupables compromissions occidentales, y compris françaises, lorsque son maître Kadhafi a voulu se racheter une virginité, que la justice passe !

  • L’agitation du microcosme appliquée au Moyen-Orient

    Les hussards de la droite embouchent les trompettes de leur chef déchu, Sarko l’agité, et attaquent bêtement le gouvernement de gauche sur son inaction face au tueur en Syrie, Bachar. La droite n’a rien fait durant les 16 premiers mois de rébellion syrienne alors qu’elle était au pouvoir, mais bien entendu la gauche aurait dû agir depuis trois mois qu’elle tient les commandes. Face au soutien de l’Iran de la Russie et de la Chine au régime syrien félon, personne, ni à droite ni à gauche, ni en France ni ailleurs, ne veut vraiment se coltiner avec ces puissances malfaisantes. Alors on peut imaginer que l’Occident et le monde arabe soutiennent en douce les rebelles syriens à coups de livraisons d’armes, de renseignements et autres. Mais tout ceci n’est pas assez médiatique pour la droite au rebus qui ne rêve que de diplomatie médiatique et de coups de canon.

    Et que réclament ces trublions d’ailleurs ? Rien que des généralités du genre : « la France doit mener une action plus vigoureuse… Hollande devrait prendre un avion pour Moscou… etc ». Sarko l’agité qui doit s’ennuyer en vacances gonfle le torse, rappelle ses exploits en Géorgie et en Lybie, passe sous silence ses amitiés douteuses avec Bachar et Kadhafi, et fait de la basse politique intérieure histoire d’emmerder sa succession. Ainsi va la France quand la seule question sur laquelle elle pourrait avoir encore un peu d’influence est de savoir comment vont être financées les dépenses publiques en 2013 pour éviter la faillite.

  • Débandade en Syrie

    L’hécatombe continue en Syrie : les morts, les trahisons et les lâchages. Cette fois-ci c’est le premier ministre en poste qui aurait quitté le pays avec une brochette de ministres et autres militaires pour se réfugier en Jordanie. Imperturbable l’armée continue sa répression à coups de chars d’assaut et d’avions de chasse. Jusqu’où le fiston Assad pourra-t-il tenir ? Va-t-il mourir à la tête de ses troupes ou se débiner avant l’effondrement final et fuir pour Moscou ou Beijing ? Quoi qu’il en soit, nous aurons chaos et règlements de compte au programme des prochains mois pour ce pays sous l’emprise de la folie d’un régime, en comparaison de quoi l’épuration de 1944 en France aura été une ballade santé.

  • La chimie à la rescousse

    Le régime Assad déclenche de grandes opérations militaires pour reprendre le dessus sur la rébellion qui lui a infligé de sérieux revers. Un communiqué officiel révèle que l’emploi des armes chimiques syriennes ne sera envisagé qu’en cas « d’agression extérieure ». La sympathique famille Assad et ses affidés galonnés sont sans doute capables de balancer quelques bombes chimiques sur leurs villes rebelles histoire de montrer qui est le patron.

  • Traîtrises et vengeances à Damas

    Incroyable ! Trois hauts gradés de la hiérarchie militaire et du renseignement syriens tués dans un attentat en plein centre de Damas. La rébellion s’affirme, le régime vacille mais n’est pas encore à terre. Il a dû y avoir de nouvelles traîtrises au plus haut niveau pour que des insurgés puissent introduire une bombe au cœur du pouvoir syrien.

    Les vengeances à tous les étages s’annoncent sanglantes, le vainqueur n’est pas encore désigné, le chaos est certain.

  • Désertion à Damas

    Le général syrien Manaf Tlass (ami d’enfance de Bachar El-Assad), chef de troupes d’élite au service du monarque, déserte son beau pays et le pouvoir en place. Il doit sans doute sentir le vent tourner et part planter ses choux ailleurs avant qu’il ne soit trop tard. Les fourbes passent à la trahison. On a connu ça en 1944 en France avec les résistants de la dernière heure qui quatre années durant ont couché avec l’oppresseur avant de vouloir embrasser le vainqueur. Les traîtres rebootent leur disque dur pour repeindre leur hideuse façade, mais la peinture s’écaille car le support est huileux…

    Le problème est que le Manaf Tlass vient s’installer à Paris alors que sa place est au mieux devant la justice internationale, au pire dans les geôles de son pays où il a fait moisir tant de ses concitoyens, certainement pas dans un hôtel particulier du XVIème arrondissement.

    Pourquoi la France accueille-t-elle de pareils renégats ? Viennent-ils vendre leurs informations, leur entregent, en échange d’un confortable sauf-conduit ? On peut douter que la valeur de ces informations justifie le renoncement moral de la République qui les accueille.  Pourquoi ne passent-ils plutôt pas à l’opposition dans leur pays ? La Syrie et ses dirigeants ont trempé dans toutes les turpitudes du terrorisme international anti-occidental de ces trente dernières années. Est-il vraiment nécessaire de leur dérouler un tapis rouge ? Ils massacrent leur peuple des années durant, trahissent leurs maîtres et viennent ensuite abriter leur virginité reconstruite sur les bords de Seine. Hélas, hélas, hélas, il n’est pas le seul, il faudrait véritablement contrôler l’immigration de ces sinistres personnages, appliquer le concept de l’immigration choisie.

  • Les guerres lointaines de la France

    Quatre soldats tués en Afghanistan ; l’armée française fait la guerre dans ce pays lointain, il n’est pas étonnant qu’elle y fasse des pertes humaines (et en provoque d’ailleurs). Il faut donc arrêter de participer à cette guerre. Le nouveau gouvernement français s’y emploie. C’est bien !

  • Le dictateur-musicien

    Le fiston Assad, président syrien, passe beaucoup de temps en ce moment à signer des accords de cessez-le-feu ! Evidemment puisqu’il ne les fait pas respecter par sa soldatesque, il faut en signer de nouveaux pour avoir l’air coopératif. On apprend toutefois par des internautes indélicats qui seraient parvenus à dévaliser les disques durs de M. et Mme. El Assad, que Bachar télécharge de la musique sur internet et notamment du New Order ! Bon, un homme qui écoute New Order (groupe successeur de Joy Division) ne peut être définitivement mauvais.

  • Régner ou mourir

    Avec constance et cynisme la famille Assad met tout en œuvre pour se maintenir au pouvoir. Au point où elle en est c’est aussi une question de survie : régner ou mourir. Soutenue sur la scène internationale par quelques puissances émergentes, effrayante pour les pays occidentaux qui n’ont pas envie d’envoyer leurs enfants mourir pour Damas, établie sur une position clé du chaudron moyen-oriental, sûre de son bon droit la famille Assad déploie ses chars contre ceux qui contestent son pouvoir.

    Au passage lorsque l’occasion se présente elle règle ses comptes avec l’Occident qui s’est tant compromis avec elle depuis des décennies : on fait (ou on laisse) flinguer quelques journalistes encore présents en Syrie, on en bloque d’autres blessés à Homs afin de faire comprendre (à la France en l’occurrence) qui est le patron.

    Le plus intéressant dans cette tragédie syrienne est que le monde arabe dans son ensemble a pris position contre la famille félonne. C’est une première. La famille Assad devrait logiquement tomber un jour ou l’autre et il est peu probable que les enfants de Bachar poursuivent la dynastie. Le moment venu il faudra des dirigeants visionnaires pour empêcher une épuration qui s’annonce violente, et faire rendre des comptes sereinement à Bachar, les siens et leurs affidés. Ce jour devrait venir.

  • Libéralisation constitutionnelle en Syrie

    Le référendum organisé en Syrie proposait de modifier la constitution pour instaurer la pluralité politique et supprimer la prééminence du parti Baas. Il a été adopté. Cela ne peut pas faire de mal mais si c’est toujours la famille Assad qui est chargé de mettre en œuvre ces évolutions politiques cela risque de prendre un peu de temps…

  • Les dictateurs soutiennent les dictatures

    Avec une belle constance le clan au pouvoir en Syrie continue de réprimer la contestation intérieure avec des moyens militaires, l’opposition locale et les organisations non gouvernementales parlent de 4 à 6 000 morts depuis douze mois. La presse internationale est interdite de séjour alors quelques journalistes entrent dans le pays en passant par la Turquie et ramènent des histoires terrifiantes de femmes violées et d’enfants égorgés. On ne peut rien vérifier mais on saura un jour.

    Avec une toute aussi remarquable constance la Russie et la Chine, soutenues par les pays émergents, opposent leur veto à toute résolution du conseil de sécurité des Nations unies, condamnant leur régime frère de Syrie, présentée par des pays occidentaux oubliant leur coupable complicité des décennies durant avec cette famille El Assad félonne !

    En réalité l’échelle des valeurs en vigueur lors de la guerre froide n’a guère varié : faire tirer l’armée sur les foules en révolte n’est pas en problème à l’Est, il l’est devenu à l’Ouest au XXème.

    Bachar El Assad, digne successeur de son père Hafez, voit se réduire le périmètre des nations qui le soutiennent. Il devrait tomber un jour ou l’autre et on espère qu’il aura des comptes à rendre à son peuple et non une retraite paisible dans une datcha de la nomenklatura en banlieue de Moscou. S’il tombe un jour il est probable que les relations entre la Syrie et la Russie vont évoluer…

  • Les étudiants iraniens sèchent leurs études

    Les étudiants islamiques en Iran nous rejouent la prise d’une ambassade à Téhéran ! Cette fois-ci ils choisissent celle du Royaume-Uni, pénètrent dans les locaux, brisent quelques ordinateurs, brûlent quelques papiers. Cette fois-ci il n’y a pas de prise d’otages. Les raisons de cette montée de tension sont les nouvelles sanctions prises contre l’Iran pour cause d’activité nucléaire.

    Il doit y avoir des cours d’attaque d’ambassade dans les universités islamistes car leurs étudiants semblent particulièrement brillants et pugnaces en la matière ! Tout ceci est un peu fatiguant. On ne peut s’empêcher de penser à la réciprocité, concept si propre à la diplomatie des ambassades, et sourire en imaginant vaguement qu’une ambassade iranienne en Occident soit un jour envahie par des étudiants. Cela ne se produira sans doute pas, et c’est aussi bien.

  • La subtilité des tortionnaires syriens

    De mieux en mieux, la Ligue Arabe continue à malmener la Syrie pour cause de répression contre son peuple. Après avoir suspendu ce pays de son organisation, des sanctions diverses sont prises à son encore : suspension des relations aériennes, sanctions commerciales et financières, etc. C’est sans doute la première fois que cette Ligue s’énerve ainsi contre l’un de ses membres.

    Rappelons tout de même que le fiston Assafa déployé une énergie sans limite pour agacer même ses plus fervents zélotes. Il semble se confirmer que l’étincelle qui a déclenché la révolte syrienne ait été la torture à mort par le pouvoir de gamins-tagueurs de murs, et lorsque les parents sont venus réclamer leurs enfants à la police, ils se sont entendu répondre quelque chose du genre :

    « Oubliez ces enfants, demandez à vos femmes d’en faire d’autres, et si vous n’y arrivez pas, amenez-nous vos femmes nous nous en occuperons ! »

    Comme ceci est subtil et délicat pour des parents qui ont récupéré les cadavres torturés de leurs enfants. Le président syrienva sans doute tomber, il aura des comptes à rendre. Il ne faut sans doute qu’il s’attende à trop d’indulgence de ses juges…

  • La Syrie mise au ban de la Ligue arabe

    Eh bien ! La Ligue arabe non seulement s’émeut de la répression en Syrie, mais agit et suspend ce pays de ses membres. Mesure courageuse et inhabituelle pour cette institution. Aujourd’hui seules la Russie, la Chine et quelques pays émergents continuent à soutenir le clan au pouvoir en Syrie. Il est toujours en place, le dos au mur, protégé par sa minorité alaouite et son armée fidèle. Il n’est pas sûr qu’il tombe dans un futur proche mais il est presque certain que sa famille aura des comptes à rendre, un jour…

  • Le métier de dictateur

    Le clan Assad au pouvoir en Syrie continue à réprimer sévèrement sa population, sans vergogne et malgré les promesses d’apaisement faites à la Ligue arabe qui a fait semblant d’y croire lorsqu’elles ont été signées. Encore un dictateur qui prend les risques de son métier de dictateur.

  • Béni-oui-oui

    Le diplomate, quelque soit sa nationalité, est un être formaté pour dire oui. Le non n’est jamais une option possible pour un diplomate bien élevé. C’est ainsi que le monde occidental a tout fait pour éviter que l’autorité palestinienne ne dépose une demande d’adhésion de son Etat à l’ONU pour éviter que les Etats-Unis (et d’autre) n’y opposent un veto. Où est le problème ? Que chacun se compte et s’exprime, l’ONU est faite pour ça.

    Le projet de résolution de sanction contre la Syrie a été déposé et refusé par la Russie et la Chine. L’Allemagne s’est abstenue de voter l’intervention contre le régime Kadhafi. Il y a quelques années, la France s’est abstenue avec fracas sur le projet de résolution américaine de guerre en Irak. Chacun s’est compté et exprimer sur ces projets. Le moment venu Russie et Chine s’expliqueront avec la Syrie si un jour le régime El Assad tombe, de même l’Allemagne avec la Libye.

    La Palestine a déposé sa demande d’adhésion malgré les efforts multiples pour la décourager, eh bien soit ! Elle sera traitée, chaque pays votera selon ses intérêts et rendra compte de sa décision devant ses citoyens.

  • Ils se croient tout permis sous couvert de leur protection diplomatique

    Après avoir brisé les mains d’un caricaturiste en Syrie les sbires du régime El Assad menacent et bastonnent en France des manifestants syriens. L’impudence avec laquelle agissent à l’étranger les gros bras d’un régime alaouite à la dérive rappelle les tontons macoutes de l’ambassade de Lybie au Royaume Uni qui, il y a quelques années, avaient tiré au fusil sur des manifestants libyens depuis les fenêtres de leur ambassade. Ils avaient raté leurs cibles mais tué au passage une policière britannique. Protégé par leur statut diplomatique, tout ce petit monde était rentré tranquillement à Tripoli. Il n’est pas impossible que si le régime Kadhafi tombe, le Royaume-Uni demande officiellement des comptes à ces tontons flingueurs de la diplomatie du cinglé des Syrtes. Au passage la France pourrait également réclamer le paiement de la contravention du fiston Kadhafi arrêté après avoir remonté les Champs Elysées à contre-sens à 150 km/h il y a quelques années.

    En attendant la Syrie bien à l’abri derrière les divisions de l’ONU qui bloquent une condamnation, continue à réprimer sa révolution arabe, avec constance et acharnement. L’issue est incertaine, mais si le pouvoir El Assad vacille un jour, il y aura des volontaires pour le pousser très fort dans le dos.