Catégorie : No Europe

  • Charmant bambin

    Kim Jong-un, le charmant bambin Kim qui gouverne la Corée du Nord, dernière survivance du stalinisme sur la planète Terre, président bien-aimé de sa patrie qui voulait encore récemment vitrifier la Corée du sud sous le feu nucléaire, règle ses comptes et fait exécuter son oncle, numéro deux du régime après un procès de circonstance.

  • La revanche d’un destin africain

    Deux soldats français tués en Centrafrique, les massacres interethniques se poursuivent, l’anarchie est totale. La prochaine étape sera lorsque les populations se retourneront contre les forces françaises. Etrange destin que celui de ces anciennes puissances coloniales qui restent collées à leurs conquêtes. C’est peut-être la revanche du destin justement, boire le calice jusqu’à la lie pour expier ce passé félon.

  • Nelson Mandela est mort


    Nelson Mandela est mort aujourd’hui. Quel Homme ! En Afrique dans les années 90 postapartheid nous étions tous persuadés qu’un bain de sang était au rendez-vous. Il a évité cela avec l’afrikaner de Klerk, son compagnon de prix Nobel de la paix. Non pas un miracle mais une conviction rivée à son âme, celle de la réconciliation. Inespéré, surhumain.

  • L’Ukraine en faillite

    La moitié de l’Ukraine se monte contre l’autre moitié pour savoir qui de l’Est ou de l’Ouest lui donnera le plus de sous pour la sortir de l’ornière financière et politique dans laquelle elle s’enfonce. Les oligarques qui maîtrisent l’économie, ou du moins ce qu’il en reste, sont plutôt pro-russes histoire de maintenir leur mainmise sur les leviers du pays, les jeunes sont du côté de l’Europe avec l’espoir qu’un rapprochement leur permettrait de moderniser leur pays. Ces derniers conspuent le pouvoir en place qui a refusé de signer un accord d’association avec l’Union européenne.

    A tous points de vue, historique, culturel, économique, sociologique, l’Ukraine est bien plus poche de la Russie que de l’Europe, est-ce bien raisonnable de vouloir forcer le destin en la rapprochant de l’Union qui a déjà tant de difficultés à gérer à 28 membres, dont la récente Croatie entrée au 1er juillet 2013 ? La réponse est dans la question !

    Est-ce que cheminer sur des routes parallèles empêchera les deux ensembles de l’Est et de l’Ouest de collaborer ensemble ? Certes non !

  • L’Iran négocie

    Un accord de six mois est signé avec l’Iran et la communauté internationale pour tenter de mettre sous contrôle son industrie nucléaire, ou en tout cas essayer de s’assurer du caractère exclusivement civil de celle-ci. Cela fait des années que dure le conflit qui s’est traduit par un jeu de sanctions qui ont fini par paralyser ce pays.

    Réjouissons-nous qu’un accord ait été trouvé, même provisoire. Chaque partie semble avoir fait un pas vers l’autre. C’est ce qu’on appelle un compromis. Même avec le diable ce genre de compromis nécessite de laisser son orgueil au vestiaire. On est tout de même mieux avec cet accord que sans.

    Est-ce que l’Iran est un partenaire fiable ? Non, évidemment non. Ce pays a trempé dans moult complots terroristes depuis des décennies, dont plusieurs assassinats commis sur le territoire français ; soutient la Syrie et le Hezbollah corps et âme.

    Est-ce que l’Occident a toujours été franc du collier avec l’Iran ? Non, évidemment non. Compromission avec le régime autoritaire du Shah, renforcé par le coup contre Mossadegh démocratiquement élu (coupable d’avoir voulu nationaliser l’industrie pétrolière en 1953), soutien sans vergogne de l’Iraq dans la guerre Iran-Iraq, affaire de l’Iran-gate où les Etats-Unis ont vendu des armes (et leur âme) à l’Iran islamique pour financer leur lutte contre la guérilla marxiste sud-américaine des contras, sans parler du fait que c’est la France qui a initié les perses à l’industrie nucléaire dans les années 70.

    Bref, tout ce petit monde joue à cache-cache depuis les années 50, avec coups tordus, assassinats discrets (ou pas), sanctions et détournement de sanctions, etc. C’est d’ailleurs un miracle que cela n’est point dégénéré en guerre ouverte. Chacun connaît la perversité et la capacité de nuisance de l’autre, personne ne fait confiance à personne et c’est aussi bien en ainsi, tout le monde sera méfiant dans la mise en œuvre de l’accord dont tous les points sont réversibles. On se revoit dans six mois.

  • Les sables mouvants de l’Azawad

    Le Mouvement de libération de l’Azawad (MLNA), composés de multiples factions, réunissant des Touareg moitié indépendantistes moitié islamistes, dont les membres ont, en ordre dispersé, mené une guerre civile au Mali dans les années 80 et 90, servi de nervis au clan Kadhafi du temps de sa gloire, fait alliance avec Al Qaida en 2012 pour tenter un coup d’Etat et instaurer la charia, puis pactisé avec l’armée française en lutte contre les barbus tout en enlevant des otages occidentaux, le MLNA donc, ce groupe aux convictions politiques pour le moins mouvantes vient de déclarer qu’il reprenait les armes contre le gouvernement malien. Bien, voilà qui est clair… pour le moment !

  • KGB et religion

    Rigolo : Poutine, ex-officier du KGB, nostalgique de la grande Union Soviétique, qui semble n’avoir jamais eu d’autres convictions que celle de son maintien au pouvoir, Poutine donc, président de la Russie, rencontre le pape François et les deux compères affichent leurs convergences de vue sur le refus d’une solution militaire en Syrie et le sort peu enviable des chrétiens d’Orient. Un ancien espion soviétique rendant hommage à la religion, opium du peuple, il fallait le faire !

  • L’Ukraine renonce à son association avec l’Europe


    L’Ukraine annonce qu’elle ne signera pas de traité d’association avec l’Union européenne, préférant se rapprocher de la Russie et de sa zone de libre-échange. Est-ce un problème pour l’Ukraine ? Non. Est-ce un problème pour l’Europe ? Pas vraiment. Passons-donc au sujet suivant !

    Les Femen, elles, ont déjà quitté Kiev pour s’installer à Paris. Elles ont choisi leur camp.

  • Réglement de comptes

    Le chef des talibans pakistanais a été tué par les Etats-Unis via un de leurs fameux drones, indument qualifiés d’avion sans pilote, puisque ces aéronefs ont bien un pilote mais qui n’est pas dans l’avion. Il a été immédiatement remplacé par un autre chef taliban du nom de Fazullah qui s’est déjà rendu célèbre ces dernières années en faisant brûler les écoles de filles et en assassinant les personnels chargés des campagnes de vaccination des enfants, éducation et vaccination étant considérés comme contraire à la charia…

  • Armes chimiques au rebut


    Les stocks de produits chimiques, destinés aux armes du même nom employées récemment dans la guerre civile locale contre les rebelles, mis sous scellé en Syrie par l’ONU, avec l’accord du pouvoir en place, attendent maintenant bien sagement qu’un pays puisse les importer et les détruire. Il ne semble guère possible techniquement ni politiquement de le faire sur place, même si cela serait souhaitable.

    Le clan Assad, après avoir trempé dans tous les complots terroristes anti-occidentaux depuis les années 70’s, avoir constitué un arsenal d’armes chimiques particulièrement bien fourni, l’avoir utilisé contre son opposition interne, finalement reconnu son existence et accepté d’y renoncer, continue à nuire avec efficacité en imposant à ceux qui ont voulu l’empêcher de disposer de ces armes chimiques de maintenant s’en débrouiller en les récupérant chez eux.

    L’Albanie un moment approchée pour ce faire à décliné l’offre. Elle avait été mise à contribution pour le démantèlement de son propre arsenal chimique après la déchéance de son dictateur stalinien dans les années 90. Elle n’a pas envie de renouveler l’expérience moyennement goûtée par les populations locales.

  • Des Touaregs à la dérive

    Il semble que les deux journalistes assassinés au Mali au début du mois l’aient été par des rebelles Touaregs enrôlés dans l’islamisme, mêlant revendications d’indépendance et de charia après avoir vendu leurs services au clan Kadhafi des années durant et s’être recyclés depuis dans le juteux business des otages. Ont-ils même les idées au clair sur ce qu’ils veulent ou ce qu’ils sont ? En tout cas ces groupes dépenaillés, disséminés dans l’immensité du Sahara, se déjouant des frontières invisibles et se défiant d’Etats locaux inexistants, ayant troqué les chameaux pour des Toyota, tiennent tête à l’Occident dans leurs dunes. Tout ça n’est pas bien brillant.

  • Centrafrique ou Francafrique ?

    La grande asperge Christine Okrent (70 ans) qui anime l’émission Affaires Etrangères le samedi sur France-Culture (sans égaler son prédécesseur Jean-Marie Colombani [65 ans]) consacre son émission d’aujourd’hui à la Centrafrique suite à la décision française d’y envoyer un contingent militaire, une nouvelle fois, pour essayer d’y rétablir l’ordre et de préserver les populations civiles des exactions de voyous dépenaillés qui mettent le pays à feu et à sang.

    Ses invités chercheurs y assènent quelques contre-vérités étonnantes, notamment que les pillages actuels du pays sont du « jamais vu » ! Le garçon devrait retourner à ses chères études et relire Gide dans Voyage au Congo de 1927 dans lequel il raconte comment toute sa caravane a été intégralement pillée lors de son étape à Bossangoa…

    Bossangoa c’est justement devant la cathédrale de ce bourg de brousse que des milliers de villageois des environs sont actuellement réfugiés en espérant que Dieu les protégera des leurs.

    En matière d’inepties, le pouvoir politique français n’est pas en reste en ânonnant sur les risques « pré-génocidaires », les nécessités du développement pour compléter l’opération sécuritaire et le rôle de l’armée française comme supplétive de la force interafricaine, sans parler de l’habituel couplet sur les droits de l’homme.

    Soyons réalistes et arrêtons de confondre massacres délinquants et génocide. Ce dernier terme a une définition bien précise donnée par l’ONU : il s’entend comme des crimes « commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux ». Il se caractérise par l’intention d’extermination totale ou partielle d’une population et la mise en œuvre systématique de cette volonté. Nous n’en sommes pas là semble-t-il en Centrafrique ou plus simplement des voyous surarmés sans foi ni loi pillent et massacrent en toute impunité du fait de la disparition de toute autorité. Cela fait des décennies que cela dure dans ce pays, avec plus ou moins d’intensité, au hasard des errements des pouvoirs en place et des dérives de la Francafrique.

    Car Dieu seul sait que la France a des choses à se reprocher dans la déliquescence de ce pays depuis sa décolonisation. Il a servi de camp d’entraînement pour l’armée française jusqu’en 1995, de terrain de chasse pour Giscard d’Estaing durant sa présidence, de bac à sable pour les centurions de la République envoyés à Bangui pour gouverner le pays, de théâtre pour Grand Guignol avec l’avènement de Bokassa 1er, de terre d’accueil pour des corses, des repris de justice, des agents secrets, bref tout un monde franchouillard interlope qui se retrouvait au bord de l’Oubangui pour festoyer dans cette poussière d’Empire au milieu des diamants, des jeunes filles, des casinos véreux et de l’illusion du pouvoir.

    Le développement économique, n’y pensons même pas pour le moment ; l’implication de la force interafricaine, une vraie blague ; les droits de l’homme, on en reparlera au siècle prochain. L’armée française va là-bas pour rétablir l’ordre, montrer son gros bâton et mettre fin au banditisme. Elle peut le faire (elle l’a d’ailleurs déjà fait), c’est bien le moins qu’elle doive à ce pays qu’il faudrait mettre sous tutelle avec finesse et subtilité en attendant des jours meilleurs.

  • La paix introuvable au Congo ex-Zaïre

    La guerre dans l’est du Congo continue dans le même anonymat. Les puissances locales s’affrontent par l’intermédiaire de mouvements de rébellions créés et utilisés comme des marionnettes. La Rwanda et l’Ouganda veulent rester à l’avant-garde du pillage des ressources minières congolaises et soutiennent le mouvement rebelle M23. Cette fois-ci cette union hétéroclite perd un point contre l’Etat congolais soutenu par une force des Nations Unies. Mais l’hydre renaîtra de ses cendres dans cette région incontrôlable selon des critères onusiens. Il faudra faire un jour le bilan des millions de morts décomptés dans l’est congolais, depuis Kolwezi jusqu’au M23 en passant par le génocide rwandais. Tout le monde a participé à la curée : les forces coloniales, le Roi des belges, les sociétés minières, l’élite zaïroise affidée à Mobutu, les pays de la région, les ethnies locales. Tout le monde s’est ligué pour piller et asservir ce pauvre coin de la planète, loin de tout et riche de tant. L’affaire est loin d’être terminée et la paix semble un objectif inatteignable.

  • Récupération d’otages libérés d’Afrique

    Quatre otages français, retenus dans le Sahara par des barbus sont libérés après trois années de captivité qui n’ont pas dues être faciles tous les jours. Comme de bien entendu, le ballet des politicards accompagne cette salutaire libération. Président et ministres se bousculent devant les micros et sur le tarmac où atterrit l’avion les ramenant à la mère-patrie.

    Hollande est de la partie : serrage de paluches et discours au programme. Toute cette agitation est-elle bien nécessaire ? A-t-elle le moindre impact sondagier et populaire ? On peut en douter, il ne se passerait rien de différent si les choses étaient faites avec un peu plus de discrétion. Il n’y aurait sans doute ni plus d’électeurs ni moins qui voteraient pour les uns ou pour les autres aux prochaines échéances électorales. Peut-être même la décence pourrait être portée au crédit de ceux qui en ferait preuve…

  • Spéculation sur la dette publique de Detroit

    La ville de Detroit aux Etats-Unis d’Amérique pourrait être déclarée en faillite dans les prochains jours. Des fonds vautours spéculent sur la dette colossale de la ville en rachetant à vil prix, à des porteurs inquiets, les obligations émises par Detroit au cours des années. Chacun fait un pari sur l’avenir, c’est le jeu de la spéculation, dommage qu’il s’applique également sur des biens publics.

  • L’actualité des banques

    La banque JP Morgan Chase a réglé une amende d’un petit milliard de dollars ces dernières semaines après avoir reconnu son incompétence pour ne pas s’être aperçue qu’un de ses traders-fraudeurs avait pris des engagements tellement gigantesques et inopportuns qu’elle en a essuyé une perte de 6 milliards de dollars.

    JP Morgan Chase serait maintenant en train de négocier une nouvelle amende d’une dizaine de milliards de dollars pour sa culpabilité dans l’une des plus grosses escroqueries financières de l’histoire de l’Humanité : la crise dite des subprimes. L’accumulation de ces pertes ou provisions pour pertes futures a fini par mettre la banque en déficit. Elle annonce en effet une perte trimestrielle de 400 millions. Le patron se veut rassurant et déclare :

    “While we had strong underlying performance across the businesses, unfortunately, the quarter was marred by large legal expense. We continuously evaluate our legal reserves, but in this highly charged and unpredictable environment, with escalating demands and penalties from multiple government agencies, we thought it was prudent to significantly strengthen them. While we expect our litigation costs should abate and normalize over time, they may continue to be volatile over the next several quarters.”

    Le plus stupéfiant dans cette affaire est que ces amendes et pertes qui se chiffrent en milliards de dollars ne mettent la banque en perte que de 400 millions sur un trimestre… Cela en dit long sur la disproportion existant entre les profits réalisés sur ces opérations et les risques légaux pris pour les réaliser !

    Rassurons-nous, sur l’année 2013 entière la banque restera largement profitable.

  • La Centrafrique dans le gouffre



    La République Centrafricaine poursuit sa longue descente vers l’abîme. Entamée il y a plusieurs décennies avec quelques épisodes aussi clownesques que tragiques, où la France hélas a joué un rôle pernicieux et fort peu glorieux, cette décadence n’est qu’une longue succession de sang et de misère. J’ai accompagné deux années durant ce destin d’un pays ravagé par la violence, le sida et l’alcool. Des années sombres.

    Le dernier épisode est un énième coup d’Etat mené l’an passé par une bande de dépenaillés qui a fait tomber le pouvoir défaillant comme un fruit pourri de son arbre. Evidemment les nouveaux barbares n’ont pas ramené l’Etat qui a déserté ce pays depuis des années, ils ont par contre introduit le conflit religieux qui n’existait pas vraiment avant, on se contentait de conflits ethniques.

    La ville de Bossangoa au milieu du pays est aujourd’hui le centre des combats. Déjà Gide racontait en 1926 dans son Voyage au Congo comment la caravane qu’il accompagnait fut intégralement dévalisée à… Bossangoa. J’y ai vécu des évènements similaires dans les années 90.

    Craignant une somalisation de cette République, l’Occident poussé par la France, prend une énième résolution du conseil de sécurité pour mettre en place une énième force internationale qui devrait battre la brousse à la recherche des « coupeurs de route », sorte de despérados sanguinaires d’une autre époque, tuant-massacrant-dépouillant les populations. Et comme à chaque fois, cette force multinationale devra quitter le pays dans quelques mois sous les caillassages des centrafricains, ou au moins de certains d’entre eux, accusée de néo-colonialisme. Le pays sera alors rendu à son penchant pour cette diabolique anarchie qui semble le guider depuis des lustres. Ou peut-être un homme providentiel sortira de la brousse pour emmener cette République vers un gouvernement apaisé ?

  • Des cinglés en Somalie

    Une bande de cinglés somaliens (et autres nationalités semble-t-il), moitié islamistes, moitié gangsters, massacrent à tout va dans un supermarché de Nairobi au Kenya. Evidemment ils se drapent une fois encore derrière le drapeau de l’islam pour commettre leur forfait. Les autorités kényanes ont du mal à reprendre le contrôle de la situation. Le bilan va sans doute se chiffrer en dizaines de morts.

    Ben Laden a dit de son vivant : « nous aimons la mort autant que vous aimez la vie ». Les cinglés du jour appliquent cette maxime devant les médias du monde entier, et en direct sur leur compte tweeter. C’est ce qu’on appelle de la terreur. On peut être assuré que demain le régime syrien va expliquer pourquoi il a raison de lutter dans son pays contre le terrorisme, et la boucle sera bouclée dans ce Moyen-Orient agité dont la violence déborde gravement sur l’Afrique ces derniers temps.

  • Les armes chimiques syriennes

    Suite à un revirement sorti du chapeau mais bienvenu, les alliés syro-russes proposent de mettre les armements chimiques de la Syrie sous contrôle international. L’occident dit « ouf », range ses missiles pour le moment et reporte à plus tard son implication dans ce nid de serpents qu’est l’agitation politique syrienne. Le régime syrien sauve sa tête et peut poursuivre sa répression avec des armes conventionnelles. Est-ce satisfaisant ? Certes pas. Est-ce un règlement définitif du problème ? Non, sans aucun doute. Est-ce mieux avec cet engagement que sans ? Oui, définitivement. C’est ce qu’on appelle un compromis diplomatique, chacun y a mis un peu de sien.

    Le régime de la famille Assad qui a trempé dans tous les complots terroristes internationaux depuis les années 60, y compris sans doute dans l’assassinat de l’ambassadeur de France au Liban Louis Delamare en 1981 n’aura pas encore de comptes à rendre, mais disons que ce clan félon aura maintenant un peu plus conscience de la précarité des choses.

    Fidèle à ses habitudes, la presse mondaine française plutôt que d’analyser les conséquences politiques et militaires de ce mouvement ne cherche qu’à identifier qui de la Russie ou des Etats-Unis est sorti vainqueur de cette confrontation, et, question accessoire, si François Hollande est seul ou non sur la scène internationale… Questions qui peuvent être considérées comme intéressantes mais ne sont en tout été de cause que secondaires.

    Ce qui est sûr c’est que ce régime est plutôt malin et d’un redoutable cynisme. Il sait lâcher quand il le faut, même le peu qu’il faut…

  • Gaz de combat

    Evidemment c’est un peu violent et manifestement l’auteur n’est pas en charge des négociations internationales sur le contrôle des armements, mais les évidences mis en valeur par ce brûlot sont troublantes…