Catégorie : No Europe

  • Chewing-gum présidentiel

    Obama mâchonne un chewing-gum durant la parade organisée à Washington après la cérémonie de son serment sur la bible de Lincoln. Pour une fois, le garçon manque un peu d’élégance.

  • L’armée algérienne et la presse française

    Les forces algériennes ont réduits les barbus preneurs d’otages dans le complexe gazier saharien. Il y a quelques dizaines de morts, otages et agresseurs. Ce fut violent et sanglant. Cela ne réussit pas à tous les coups. La France serait mal placée pour se plaindre après l’essai avorté de libération d’un otage en Somalie au début du mois, ou la mort des deux gamins au Niger il y a quelques mois, tués lors d’une autre tentative de libération.

    Les journalistes se plaignent du manque d’information dont ils bénéficient de la part des autorités algériennes. Mais comment ! N’est-il pas incroyable que le ministre de la défense d’Alger n’ait pas une ligne directe avec BFM et Itélé ?

  • Attaque islamiste en Algérie

    L’armée algérienne a pris d’assaut la base occupée par des barbus, il y a des morts. Bon, ils n’ont pas l’habitude de faire dans la dentelle. L’Algérie donne assez peu d’informations sur l’opération, n’en a d’ailleurs pas beaucoup de disponibles, alors les journalistes se citent les uns les autres pour occuper l’espace médiatique. France 2 cite « selon ABC News… » qui cite « selon Reuters… » qui cite « selon un correspondant local… » Les autorités algériennes ne communiquent pas tant que les affaires ne sont pas terminées et il n’est pas sûr qu’elles le fassent après. Les journalistes brodent car il ne serait pas concevable qu’ils n’aient pas un avis ou une exclusivité sur ce sujet. On n’est jamais si bien servi que par soi-même pour créer du buzz et puis s’il y a une chose que n’aime pas un plumitif c’est de dire « je ne sais pas. »

  • La Syrie soutient la France, hélas…

    Le régime syrien s’offre le luxe d’approuver l’intervention française au Mali qui lutterait contre une « cause commune », celle du terrorisme. C’est de bonne guerre, si l’on peut dire. La famille Assad et ses affidés se font plaisir mais ça n’a guère d’importance, cela agace les diplomates mais ne trompe personne. La presse a d’ailleurs fait peu de cas de cette saillie.

  • Représailles islamistes en Algérie

    Les représailles islamistes ont démarré avec l’attaque d’un site pétrolier-gazier en Algérie et des dizaines d’otages. Ce n’est sans doute pas fini.

    Au Mali les barbus se dispersent dans la nature et la population civile, l’armée française monte vers un front inexistant et attend l’arrivée de la force inter-africaine.

  • La presse adore les conflits

    La presse télévisuelle a sorti ses petits logos « guerre au… », au Mali en l’occurrence, rameuté ses consultants militaires et recycle ses questions idiotes et commentaires vides. Celui du jour est que l’Algérie et la Mauritanie ont « fermé » leurs frontières avec le Mali marquant ainsi leur solidarité avec la France. Bon, je ne sais pas si ces journalistes de plateaux ont une idée de ce que sont les frontières Sud de l’Algérie et de la Mauritanie, manifestement non, sinon ils sauraient que les « fermer » ne veut juste rien dire. Ce sont des milliers de kilomètres en plein désert sans une âme qui vive sauf autour des rares pistes nord-sud qui relient ces pays. Ils s’imaginent quoi ces plumitifs, que les gardes-frontière ont baissé leur barrière coupant ainsi la circulation ?

  • La France en guerre au Mali contre la violence islamisme

    L’intervention armée française monte en puissance, hélas. Décision politique courageuse d’aller se colleter contre des barbus en plein désert, mais résultat très incertain. La France met son nez dans une guerre civile où la très grande majorité des combattants sont maliens : les Touaregs-ex-mercenaires-de-Kadhafi, en rébellion contre le pouvoir noir de Bamako depuis des décennies, ont vendu leurs âmes à des islamistes de rencontre, là encore maliens pour le plus grand nombre. L’armée malienne qui s’était déjà rendue célèbre en déclarant la guerre au Burkina-Faso en 1985 pour une bande de brousse stérile, guerre terminée en quelques jours après avec deux ou trois dizaines de morts, a une forte tradition de soutien aux dictateurs (Moussa Traoré durant des décennies) et de coups d’Etat successifs dès qu’un pouvoir civil est élu. On ne peut pas dire que ces galonnés soient un gage de républicanisme.

    La communauté internationale occidentale soutient allègrement Paris et les pays africains annoncent l’accélération de la mise en place d’une force multinationale avec le Nigeria, le Bénin, le Niger et d’autres. Bon, c’est sympathique en diable mais on peut craindre que cette aide militaire africaine ne soit d’une efficacité limitée, et que cette belle unanimité ne se brise assez rapidement sous l’arbre à palabres de la brousse.

  • L’armée française en Afrique, encore…

    L’armée française intervient au Mali pour arrêter les colonnes de barbus (islamistes) et d’enturbannés (Touaregs, ex-mercenaires de Kadhafi) qui se sont mis en tête d’investir le pays entier pour y instaurer régime islamique et charia avec tout le tra-la-la de comportements religieux d’un autre âge. Ils affrontent sans trop de difficultés une armée malienne de dépenaillés en déroute.

    Pauvre Mali qui n’a pas mérité tout ceci. Enfin, tout de même un petit peu quand même car l’allumette qui a allumé l’incendie du passage à l’attaque des enturbannés et des barbus, a quand même été le coup d’Etat mené par le dépenaillé capitaine Sanogo.

    Le président par interim promet sur les écrans nationaux une réplique massive et foudroyante… Bon, gageons que les dépenaillés vont reprendre un peu de peps avec l’aide des légionnaires et matériels tricolores, mais ce n’est pas gagné.

  • Les forbans de la banque

    Des banques américaines parmi les plus grosses de la planète acceptent de verser des pénalités qui se chiffrent en milliards de dollars pour mettre fin aux poursuites engagées contre leurs agissements dans l’après-crise des subprimes. Elles avaient saisi à tour de bras les biens immobiliers de leurs emprunteurs impécunieux en dehors de tout processus légal. Ces fonds doivent être utilisés pour indemniser les anciens propriétaires-emprunteurs spoliés par ces méthodes de flibustiers des Caraïbes. On a beau être aux Etats-Unis d’Amérique, la Mecque du capitalisme débridé, il y a quand même quelques limites à ne pas dépasser. Il eut été pas mal de s’en apercevoir avant les saisies, mais mieux vaut tard que jamais.

    De plus, Banque of America a elle été condamnée à indemniser à hauteur de 10,35 milliards de dollars l’organisme public américain (eh oui, il y a des organismes publics aux USA) de crédit hypothécaire pour lui avoir fourgué pendant des années des titres de dette en en cachant sciemment le risque attaché.

    On continue aujourd’hui encore, quatre ans après l’explosion de la plus grave crise financière de tous les temps, de mettre à jour les méthodes des forbans de la finance qui dépassent tout ce qu’un homme raisonnable pouvait imaginer en termes de roueries, de malhonnêteté et de rapacité. Et on n’a sans doute pas fini…

  • Un rejeton à hauteur des exploits de sa famille

    Et pendant tout ce temps le rejeton de la féroce dynastie El Assad continue son sanglant travail de sape pour se maintenir encore un peu plus longtemps au pouvoir et sauver sa tête et celles des siens, rendant chaque jour un peu plus impossible une solution pacifique à cette folie de pouvoir et d’ambition. Il laissera un pays ruiné, en pleine guerre civile, avec un bilan qui dépasserait déjà les 50 000 morts. Il devrait mourir au combat ou en fuyant, mais s’il tombe aux mains de ses ennemis intérieurs, il risque de rencontrer une fin qui ne sera pas très agréable.

  • La Centrafrique replonge et entraîne la France

    Enième remake en Centrafrique : une armée dépenaillée fuit devant une bande de rebelles avinés. Quelques soldats français traînent encore dans ce pays, on se demande pourquoi, et la France est prise à partie pour soutenir un pouvoir déliquescent contre une opposition incapable. Le scénario a déjà été joué vingt fois depuis Bokassa, le pouvoir s’enfonce, le peuple souffre et la France continue à y laisser son honneur.

  • Tuerie d’enfants aux Etats-Unis d’Amérique

    Un cinglé massacre aux Etats-Unis une vingtaine de gamins et gamines entre 6 et 7 ans, plus au passage quelques responsables adultes de l’école dans laquelle s’est déroulée cette tuerie. Hélas les Etats-Unis sont coutumiers de ce genre de faits, qui commencent à déteindre sur l’Europe d’ailleurs.

    Evidemment le massacre d’enfants est une tragédie et les médias français qui adorent ce type de contexte traitent le sujet avec force logos spécifiques, envoyés spéciaux, psychiatre de plateaux télévisés, retour sans fin sur l’accès aux armes aux Etats-Unis, images tournant en boucle et commentaires insignifiants pour expliquer qu’on ne sait pas expliquer ce geste du tueur, etc. etc.

    Evidemment, le cinglé d’aujourd’hui semble battre tous les records de folie, ou au minimum il tire mieux que ses devanciers, et ses motivations sont sans doute difficilement compréhensibles pour un présentateur de journal télévisé, il serait donc plus opportun que ces sujets soient rendus avec un peu plus de décence et de discrétion, surtout quand on ne sait pas quoi dire d’intelligent.

  • Fumette dans le Colorado

    Lors des dernières élections présidentielles américaines, l’Etat du Colorado a voté pour la légalisation du cannabis « à titre récréatif » et contre l’exploitation du gaz de schiste dans l’Etat. Un vrai bonheur pour écolo ce Colorado, on pourra y exiler Cécile Duflot quand elle se sera fait débarquer du gouvernement pour fumette dans les couloirs de son ministère.

  • Pauvre Proche-Orient

    Pauvre Proche-Orient, non seulement il y a la guerre qui reprend entre Israël et la Bande Gaza, mais voilà maintenant que Fabius doit y débarquer demain avec sa suffisance et ses contradictions. Ils n’ont pas mérité tout ça.

    Ceci étant dit, cette région fatigue le reste de la planète depuis 1948 : guerres à répétition, incapacité à s’entendre, psychodrame sur le statut de Jérusalem, etc. Il va pourtant bien falloir un jour arriver à s’entendre sur quelque chose. Il semble que l’armement palestinien progresse d’année en année, les missiles tirés de Gaza atteignent maintenant Tel-Aviv, voilà qui poussera peut-être les parties à plus de dialogue. L’équilibre de la terreur, cela a bien fonctionné durant la guerre froide en Occident des années durant, évitant une guerre chaude. C’est la dernière chose qui n’ait pas encore été essayée au Proche Orient. Peut-être un gage de réussite ?

  • « C’est la faute de l’Etat »

    Des marathoniens français qui s’étaient déplacés à New-York pour y courir le marathon où il fait être vu, s’apprêtent à attaquer la maire de cette ville suite à l’annulation au dernier moment de leur course fétiche pour cause d’ouragan. Ils parlent d’un préjudice financier, leur frais de déplacement, et d’un préjudice moral, leurs mois d’entraînement.

    Quel est ce système judiciaire qui estimera sans doute recevables les plaintes de coureurs à pieds déçus de ne pouvoir concourir ? C’est le système anglo-saxon qui est en train de déteindre dangereusement sur nos pays latins.

  • Nouvelle faillite argentine

    2001, l’Argentine est en faillite, la communauté des créanciers se réunit pour pleurer sur son sort et ses créances. Un accord est trouvé, les prêteurs renoncent à une partie des dettes, se font progressivement rembourser du reste et les affaires reprennent. Tout irait bien sauf que dans la communauté des créanciers des fonds vautours, essentiellement américains, refusent l’accord car ils ne veulent pas abandonner une partie de leurs créances. Du coup les autorités financières argentines ont remboursé les bons créanciers, ceux qui avaient accepté de renoncer à une partie de leurs droits, et rien remboursé aux autres.

    Les vautours sont donc restés dans leurs arbres avec leurs bouts de barbaques dans le bec et sans vouloir partager. Ils ont engagé procédures judiciaires sur procédures judiciaires pour faire valoir leurs droits, et ils ont commencé à faire saisir de par le monde les biens publics argentins : bateaux appartenant à des compagnies publiques, avion présidentiel, parc immobilier (les ambassades à l’étranger, comptes bancaires, etc.

    Un tribunal américain vient de confirmer les droits des fonds vautours et a condamné l’Etat argentin à rembourser car n’a pas respecté le principe du parri-passu cher au monde de la finance qui veut que les créanciers soient traités sur un pied d’égalité.

    Rien n’obligeait les vautours à signer l’accord d’annulation/ rééchelonnement de la dette argentine. Ils ne l’ont pas fait et l’Argentine devait respecter leur volonté et les rembourser proportionnellement aux autres au regard du droit international.

    Ce jugement va faire du bruit. Il est peu probable que le droit soit changé sur ce point de protection des créanciers, sous peine que ce petit monde ne prête plus s’il n’était pas protégé. Dans le cas d’espèce, le droit n’empêche les accords de restructuration de dette mais il n’impose pas à tous les créanciers d’y adhérer et lorsque l’adhésion est partielle, le débiteur doit néanmoins rembourser des prêteurs sur la base du parri-passu. On pourrait imaginer un système comparable à celui des offres publiques d’achat (OPA) pour les actions, à partir du moment où x% des porteurs de titres les ont apportés à l’acheteur,  les autres sont rachetés automatiquement. Pour le moment il n’en est pas vraiment question.

  • Le nettoyage des écuries d’Augias semble avoir commencé en Chine

    Différentes enquêtes de la presse occidentale mettent à jour les fortunes colossales (cela se chiffre en milliards de dollars) qu’auraient accumulées les dirigeants chinois. Un procès officiel retentissant a actuellement lieu en Chine contre Bo-Xilai un apprenti dirigeant qui était promu aux plus hautes fonctions et qui est accusé de corruption, et sa femme de meurtre.

    Le reste est du même acabit : le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument. C’est Françoise Giroud qui avait sorti cette vérité.

  • Des barbaries religieuses

    Des talibans flinguent Malala une gamine de 14 ans qui était devenue l’égérie d’un mouvement anti-obscurantisme au Pakistan. Elle est entre la vie et la mort dans un hôpital du Swat. Des barbus amputent à tour de bras au Nord-Mali… avec une désespérante régularité, les religions continuent à proférer leur arriération.

  • La Lybie s’attaque à son passé

    Le responsable des services secrets libyens sous Kadhafi, Abdallah Al Senoussi, a été extradé par la Mauritanie, où il était en fuite, vers la Libye où il devrait être jugé. C’est bien. Ce triste personnage semble avoir trempé, outre dans les excès du régime de la famille Kadhafi, dans tous les complots du terrorisme international de ces dernières décennies contre l’occident. Il n’est pas bien sûr que la justice libyenne ne soit armée pour organiser un tel procès, mais c’est déjà mieux que rien.

    Cet homme a déjà été condamné à la prison à perpétuité par contumace par la France du fait de son implication dans l’attentat du DC10 d’UTA en 1989.

    Il va donc rendre des comptes devant les siens, et même s’il doit mettre sur la table de coupables compromissions occidentales, y compris françaises, lorsque son maître Kadhafi a voulu se racheter une virginité, que la justice passe !

  • Punkettes en Russie

    Les Pussy Riot ont été condamnées à 2 ans de camp à régime ordinaire en Russie pour « hooliganisme et incitation à la haine religieuse. » Les soutiens internationaux n’auront pas servi à grand-chose et les trois grâces vont payer leur contestation musicale de Poutine et de l’église orthodoxe russe. Elles encaissent la sentence avec une certaine noblesse et jurent de ne pas demander l’indulgence de Poutine.

    La simple appellation de camp, qui renvoie à l’univers du goulag et aux livres de Soljenitsyne, fait frémir. Il est étonnant qu’au moins l’appellation n’ait pas été changée, à défaut du système lui-même vraiment d’un autre âge.