Catégorie : No Europe

  • L’agitation du microcosme appliquée au Moyen-Orient

    Les hussards de la droite embouchent les trompettes de leur chef déchu, Sarko l’agité, et attaquent bêtement le gouvernement de gauche sur son inaction face au tueur en Syrie, Bachar. La droite n’a rien fait durant les 16 premiers mois de rébellion syrienne alors qu’elle était au pouvoir, mais bien entendu la gauche aurait dû agir depuis trois mois qu’elle tient les commandes. Face au soutien de l’Iran de la Russie et de la Chine au régime syrien félon, personne, ni à droite ni à gauche, ni en France ni ailleurs, ne veut vraiment se coltiner avec ces puissances malfaisantes. Alors on peut imaginer que l’Occident et le monde arabe soutiennent en douce les rebelles syriens à coups de livraisons d’armes, de renseignements et autres. Mais tout ceci n’est pas assez médiatique pour la droite au rebus qui ne rêve que de diplomatie médiatique et de coups de canon.

    Et que réclament ces trublions d’ailleurs ? Rien que des généralités du genre : « la France doit mener une action plus vigoureuse… Hollande devrait prendre un avion pour Moscou… etc ». Sarko l’agité qui doit s’ennuyer en vacances gonfle le torse, rappelle ses exploits en Géorgie et en Lybie, passe sous silence ses amitiés douteuses avec Bachar et Kadhafi, et fait de la basse politique intérieure histoire d’emmerder sa succession. Ainsi va la France quand la seule question sur laquelle elle pourrait avoir encore un peu d’influence est de savoir comment vont être financées les dépenses publiques en 2013 pour éviter la faillite.

  • L’histoire franco-algérienne toujours brûlante

    50ème anniversaire de l’indépendance algérienne et les français continuent à s’écharper sur le sujet de la guerre coloniale d’Algérie : une exposition Camus devait être organisée en 2012 à Aix en Provence sous le commissariat de Benjamin Stora, historien. Las, la maire de droite populiste de cette ville où réside une forte communauté « pieds noirs » a révoqué Stora qui n’est qu’un historien sérieux et non un partisan nostalgique. Michel Onfray a été nommé pour le remplacer, il n’est pas sûr que la maire populo gagne au change. Quoi que l’on veuille faire dire aux morts, Camus n’a jamais été un partisan de l’Algérie française, n’en déplaise à la ville d’Aix en Provence.

  • Réalisme politique

    Le président égyptien d’obédience islamiste fait parler la poudre contre des islamistes égyptiens après leur attaque d’un poste frontière entre l’Egypte et Israël il y a trois jours, faisant une vingtaine de morts. Les hélicoptères pharaons auraient fait hier également une vingtaine de morts dans les bases islamistes de son propre pays. Comme quoi un président islamiste peut également sévir contre ses propres nationaux islamistes, de même qu’un président socialiste peut également tondre le troupeau de moutons quand il s’agit de financer les dépenses de la République.

  • Débandade en Syrie

    L’hécatombe continue en Syrie : les morts, les trahisons et les lâchages. Cette fois-ci c’est le premier ministre en poste qui aurait quitté le pays avec une brochette de ministres et autres militaires pour se réfugier en Jordanie. Imperturbable l’armée continue sa répression à coups de chars d’assaut et d’avions de chasse. Jusqu’où le fiston Assad pourra-t-il tenir ? Va-t-il mourir à la tête de ses troupes ou se débiner avant l’effondrement final et fuir pour Moscou ou Beijing ? Quoi qu’il en soit, nous aurons chaos et règlements de compte au programme des prochains mois pour ce pays sous l’emprise de la folie d’un régime, en comparaison de quoi l’épuration de 1944 en France aura été une ballade santé.

  • Les Pussy-Riot à Moscou

    Les Pussy Riot réclament le départ de Poutine dans une ode punk chantée dans une église orthodoxe de Moscou, trois minutes durant… avant d’être arrêtées : « Vierge Marie, délivre-nous de Poutine ». Elles sont en prison et risquent sept ans de prison, pour hooliganisme et blasphème. Le lieu du méfait était aussi choisi pour contester la compromission du goupillon avec le sabre en place.

    Longue vie aux Pussy Riot !

  • La chimie à la rescousse

    Le régime Assad déclenche de grandes opérations militaires pour reprendre le dessus sur la rébellion qui lui a infligé de sérieux revers. Un communiqué officiel révèle que l’emploi des armes chimiques syriennes ne sera envisagé qu’en cas « d’agression extérieure ». La sympathique famille Assad et ses affidés galonnés sont sans doute capables de balancer quelques bombes chimiques sur leurs villes rebelles histoire de montrer qui est le patron.

  • Traîtrises et vengeances à Damas

    Incroyable ! Trois hauts gradés de la hiérarchie militaire et du renseignement syriens tués dans un attentat en plein centre de Damas. La rébellion s’affirme, le régime vacille mais n’est pas encore à terre. Il a dû y avoir de nouvelles traîtrises au plus haut niveau pour que des insurgés puissent introduire une bombe au cœur du pouvoir syrien.

    Les vengeances à tous les étages s’annoncent sanglantes, le vainqueur n’est pas encore désigné, le chaos est certain.

  • Désertion à Damas

    Le général syrien Manaf Tlass (ami d’enfance de Bachar El-Assad), chef de troupes d’élite au service du monarque, déserte son beau pays et le pouvoir en place. Il doit sans doute sentir le vent tourner et part planter ses choux ailleurs avant qu’il ne soit trop tard. Les fourbes passent à la trahison. On a connu ça en 1944 en France avec les résistants de la dernière heure qui quatre années durant ont couché avec l’oppresseur avant de vouloir embrasser le vainqueur. Les traîtres rebootent leur disque dur pour repeindre leur hideuse façade, mais la peinture s’écaille car le support est huileux…

    Le problème est que le Manaf Tlass vient s’installer à Paris alors que sa place est au mieux devant la justice internationale, au pire dans les geôles de son pays où il a fait moisir tant de ses concitoyens, certainement pas dans un hôtel particulier du XVIème arrondissement.

    Pourquoi la France accueille-t-elle de pareils renégats ? Viennent-ils vendre leurs informations, leur entregent, en échange d’un confortable sauf-conduit ? On peut douter que la valeur de ces informations justifie le renoncement moral de la République qui les accueille.  Pourquoi ne passent-ils plutôt pas à l’opposition dans leur pays ? La Syrie et ses dirigeants ont trempé dans toutes les turpitudes du terrorisme international anti-occidental de ces trente dernières années. Est-il vraiment nécessaire de leur dérouler un tapis rouge ? Ils massacrent leur peuple des années durant, trahissent leurs maîtres et viennent ensuite abriter leur virginité reconstruite sur les bords de Seine. Hélas, hélas, hélas, il n’est pas le seul, il faudrait véritablement contrôler l’immigration de ces sinistres personnages, appliquer le concept de l’immigration choisie.

  • Le Mali à la dérive

    Pauvre Mali ! Alors qu’un groupe de militaires dépenaillés a pris le pouvoir à la suite d’un coup d’Etat, leurs frères ennemis enturbannés-touaregs (et ex-mercenaires de Kadhafi) ont quasiment fait sécession en annexant toute la moitié nord (et désertique) du pays avec l’aide de leurs frères ennemis barbus-islamistes.

    Six mois plus tard, les dépenaillés sont toujours vaguement au pouvoir à Bamako où un semblant de restauration constitutionnelle a essayé de voir le jour sous l’égide de la communauté africaine, mais, dans un mouvement d’humeur, ils ont tabassé si fort le président de transition que celui-ci est à l’hôpital à Paris depuis plusieurs semaines.

    Les enturbannés ont déclaré l’indépendance de l’Azawad (territoire du nord) mais s’affrontent maintenant aux barbus qui ne veulent pas entendre parler d’Azawad mais au contraire veulent conquérir tout le Mali pour y établir la charia.

    Les enturbannés (ex-mercenaires de Kadhafi) sont en train de revendre aux barbus les armes qu’ils ont piquées en Lybie lors de la déroute du guide, et bien sûr les barbus ont maintenant retourné ces armes contre ceux qui les leur ont vendues… Une application sahélienne du principe de Lénine : « les capitalistes nous vendront la corde pour les pendre. »

    En attendant de descendre jusqu’à Bamako, les barbus détruisent des sites de saints musulmans à Tombouctou pour se venger du fait que la ville ait été inscrite au patrimoine de l’Humanité par l’Unesco. On avait déjà vu les talibans afghans détruire des statuts bouddhiques millénaires, au moins il s’agissait des symboles d’une autre religion, on peut à la limite suivre le raisonnement, mais à Tombouctou c’est plus difficile à comprendre quand des barbus cassent des sites musulmans.

    Tout ceci est bien compliqué et le Mali ne mérite vraiment pas ça. Pauvre Mali !

  • Les guerres lointaines de la France

    Quatre soldats tués en Afghanistan ; l’armée française fait la guerre dans ce pays lointain, il n’est pas étonnant qu’elle y fasse des pertes humaines (et en provoque d’ailleurs). Il faut donc arrêter de participer à cette guerre. Le nouveau gouvernement français s’y emploie. C’est bien !

  • Des « amis » très peu fréquentables

    Alors que la France tente d’amadouer le président russe Poutine pour qu’il lâche la Syrie, celui-ci, ironique, répond lors d’une interview à l’Elysée que la famille Assad a plus souvent visité Paris que Moscou. C’est sans doute vrai, hélas !

    Chirac fut le seul chef d’Etat présent aux obsèques d’Hafez et le fiston Bachar a déjà fréquenté l’Elysée et le défilé du 14 juillet sous Sarkozy. Hélas, hélas, hélas !

  • Incompétence coûteuse des banques

    Encore un trader-fraudeur (français en l’occurrence) qui pousse son employeur, la banque américaine JP Morgan Chase, à provisionner 2 milliards d’USD pour couvrir une perte probable sur des opérations liées aux CDS sur la place de Londres. Le casino continue et les banques restent incapables de comprendre et de contrôler ce qui se passent chez elles où des forbans surpayés sont en mesure de les faire chuter en jouant avec l’argent des autres.

    On se demande s’il s’agit d’une stratégie bancaire de prendre des risques au-delà du raisonnable et de lâcher les forbans le mors aux dents, ou d’une incompétence de ces établissements à contrôler les agissements de leurs salariés. La réponse n’est pas évidente mais le résultat est toujours le même : l’opération est globalement neutre pour l’économie puisque les 2 milliards perdus par JP Morgan Chase ont été gagnés par quelqu’un d’autre, mais par contre potentiellement annonciatrice de catastrophe systémique si l’ampleur de la perte réalisée par une des parties fait tomber une banque ! Ces opérations sont donc au mieux inutiles pour le développement économique, au pire nuisibles, mais en aucun cas productives.

  • Ironie de l’Histoire

    Deux grands résistants sont morts la semaine dernière. Tous deux ont combattu le nazisme sous le même drapeau, puis leurs routes se sont séparées.

    L’algérien Ahmed Ben Bella a lutté contre la France pour l’indépendance de son pays avant de combattre les siens qui l’ont laissé emprisonné 15 années durant puis de l’exiler en Suisse, ce qui lui a sans doute permis de sauver sa peau.

    Le français Raymond Aubrac toute sa vie durant a défendu les valeurs humaines qui ont fondé son engagement. Leurs patries rendent hommage à ces hommes qui ont su se défendre des causes supérieures.nie de l’Histoire

  • Le dictateur-musicien

    Le fiston Assad, président syrien, passe beaucoup de temps en ce moment à signer des accords de cessez-le-feu ! Evidemment puisqu’il ne les fait pas respecter par sa soldatesque, il faut en signer de nouveaux pour avoir l’air coopératif. On apprend toutefois par des internautes indélicats qui seraient parvenus à dévaliser les disques durs de M. et Mme. El Assad, que Bachar télécharge de la musique sur internet et notamment du New Order ! Bon, un homme qui écoute New Order (groupe successeur de Joy Division) ne peut être définitivement mauvais.

  • La Mali à la dérive

    Les militaires dépenaillés qui avaient pris le pouvoir au Mali sont en train de le rendre. Pendant ce temps des Touaregs enturbannés qui avaient servi comme mercenaires de Kadhafi ont pris le nord du pays et déclaré son indépendance, appuyés par quelques barbus islamistes qui en ont profité pour augmenter leur stock d’otages en capturant des diplomates algériens du consulat de Gao. La situation se complique dans le Sahara…

  • Agitation au Mali

    On croyait ce temps révolu : une bande de sous-officiers dépenaillés en tenues léopard prend le pouvoir au Mali en déposant Amadou Toumani Touré (ATT), ancien militaire, plutôt débonnaire et sympathique, qui s’était rendu célèbre en déposant un dictateur de l’époque Moussa Traoré et en rendant le pouvoir aux civils douze mois plus tard, puis, quelques années ensuite en remportant plusieurs fois les élections présidentielles de son pays. Les dépenaillés l’accuse de faiblesse dans sa lutte contre la énième rébellion touaregs qui cette fois sont revenus de Lybie avec tout l’armement généreusement distribué par Kadhafi à ses frères touaregs enrôlés dans ses brigades de mercenaires.

    Les pillages de circonstance accompagnent le coup ainsi que l’habituelle dissolution des institutions et suspension de la constitution. Tout ceci est un peu déprimant.

  • Un pilier du terrorisme international arrêté en Mauritanie

    Abdallah al-Senoussi, ex-responsable des services barbouzards libyens a été arrêté en Mauritanie. Il a traîné dans toutes les mauvaises affaires de terrorismes de son pays sous la férule de son beau-frère, feu-Kadhafi, y compris l’attentat contre de DC 10 d’UTA en son temps. On espère qu’il va maintenant rendre des comptes même s’il faut pour cela apprendre quelques coupables complicités occidentales avec son régime lorsque ce dernier a voulu se racheter une virginité.

    Il ne faudrait pas oublier non plus le Moussa Koussa, ex-ministre des affaires étrangères et barbouzardes, qui s’est réfugié au Royaume-Uni dès le début de la rébellion libyenne et a dû gentiment balancer pour ne pas être inquiété. Mais ces deux-là et les fistons Kadhafi survivants ont fait beaucoup de mal leur vie durant. Il serait légitime qu’ils en payent les conséquences devant une justice internationale sereine.

  • Régner ou mourir

    Avec constance et cynisme la famille Assad met tout en œuvre pour se maintenir au pouvoir. Au point où elle en est c’est aussi une question de survie : régner ou mourir. Soutenue sur la scène internationale par quelques puissances émergentes, effrayante pour les pays occidentaux qui n’ont pas envie d’envoyer leurs enfants mourir pour Damas, établie sur une position clé du chaudron moyen-oriental, sûre de son bon droit la famille Assad déploie ses chars contre ceux qui contestent son pouvoir.

    Au passage lorsque l’occasion se présente elle règle ses comptes avec l’Occident qui s’est tant compromis avec elle depuis des décennies : on fait (ou on laisse) flinguer quelques journalistes encore présents en Syrie, on en bloque d’autres blessés à Homs afin de faire comprendre (à la France en l’occurrence) qui est le patron.

    Le plus intéressant dans cette tragédie syrienne est que le monde arabe dans son ensemble a pris position contre la famille félonne. C’est une première. La famille Assad devrait logiquement tomber un jour ou l’autre et il est peu probable que les enfants de Bachar poursuivent la dynastie. Le moment venu il faudra des dirigeants visionnaires pour empêcher une épuration qui s’annonce violente, et faire rendre des comptes sereinement à Bachar, les siens et leurs affidés. Ce jour devrait venir.

  • Libéralisation constitutionnelle en Syrie

    Le référendum organisé en Syrie proposait de modifier la constitution pour instaurer la pluralité politique et supprimer la prééminence du parti Baas. Il a été adopté. Cela ne peut pas faire de mal mais si c’est toujours la famille Assad qui est chargé de mettre en œuvre ces évolutions politiques cela risque de prendre un peu de temps…

  • Les dictateurs soutiennent les dictatures

    Avec une belle constance le clan au pouvoir en Syrie continue de réprimer la contestation intérieure avec des moyens militaires, l’opposition locale et les organisations non gouvernementales parlent de 4 à 6 000 morts depuis douze mois. La presse internationale est interdite de séjour alors quelques journalistes entrent dans le pays en passant par la Turquie et ramènent des histoires terrifiantes de femmes violées et d’enfants égorgés. On ne peut rien vérifier mais on saura un jour.

    Avec une toute aussi remarquable constance la Russie et la Chine, soutenues par les pays émergents, opposent leur veto à toute résolution du conseil de sécurité des Nations unies, condamnant leur régime frère de Syrie, présentée par des pays occidentaux oubliant leur coupable complicité des décennies durant avec cette famille El Assad félonne !

    En réalité l’échelle des valeurs en vigueur lors de la guerre froide n’a guère varié : faire tirer l’armée sur les foules en révolte n’est pas en problème à l’Est, il l’est devenu à l’Ouest au XXème.

    Bachar El Assad, digne successeur de son père Hafez, voit se réduire le périmètre des nations qui le soutiennent. Il devrait tomber un jour ou l’autre et on espère qu’il aura des comptes à rendre à son peuple et non une retraite paisible dans une datcha de la nomenklatura en banlieue de Moscou. S’il tombe un jour il est probable que les relations entre la Syrie et la Russie vont évoluer…