Catégorie : No Europe

  • L’éternel retour du colonisateur

    La France réinvestit le Tchad et la Centrafrique avec 2 500 soldats pour couvrir les opérations humanitaires au Soudan. Nous n’arrivons à quitter ces pays qui pourtant ne veulent pas de nous. Chaque départ définitif, sous couvert d’acte de décès de la Françafrique, annonce un retour probable. Une raison d’Etat, sans doute, qui dépasse l’entendement.

  • L’Australie bien informée

    Un journal australien de Perth a annoncé que la Carla était enceinte, a priori de Sarkozy ! Heureusement qu’il nous reste les antipodes pour se pencher sur la vie politique française.

  • Mutation en Colombie

    Les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie – Armée du peuple) ont libéré deux otages colombiens, deux femmes, après une rocambolesque histoire concernant le fils que l’une d’entre elle avait eu en captivité avec un guérillero. Le gamin de 4/5 ans avait en fait déjà été confié depuis longtemps à un orphelinat mais les chefs des FARC l’avaient inclus dans le deal alors qu’il était déjà en liberté…

    Le parcours de ce mouvement « révolutionnaire » est assez incroyable, passé de l’idéologie marxiste au narcotrafic et au business d’otages détenus durant des années dans une jungle inhospitalière, le tout au XXIème siècle ! Il faut quand même le faire. Les déserteurs des FARC de plus en plus nombreux découvrent éberlués le retour à la vie « civile » au sein du peuple colombien fatigué de la violence et qui aspire plus à la paix qu’à la révolution. En attendant il faut composer pour en finir. Une fois cette aventure terminée peut-être un jour les chefs FARC s’exprimeront pour expliquer (justifier ?) leur métamorphose intellectuelle, cela risque d’être intéressant.

  • Politique familiale aux Etats-Unis

    C’est étrange l’évolution de la vie politique américaine ces dernières années. Bush junior a succédé à son père et ils auront à eux deux gouverné le pays pendant 12 ans ; Mme. Clinton se met en tête d’être élue président après son mari qui a dirigé l’Amérique durant huit années. Si elle était élue cela voudrait dire que deux familles ont dirigé ce pays pendant au moins un quart de siècle. Ce tropisme familial vire un peu à la république bananière.

  • Annulation du rallye Paris-Dakar

    Le rallye Paris-Dakar est annulé pour cause de menaces terroristes après l’assassinat de quatre touristes français en Mauritanie. L’Afrique peut être dangereuse, nous le rappelions récemment. On ne sait pas si la sécurité des participants était en jeu mais cette décision préservera en tout cas la vie des spectateurs africains dont chaque année un ou deux se font écraser par les bolides occidentaux.

  • La Syrie : un régime en lutte perpétuelle contre l’Occident

    Avec opiniâtreté, constance et délectation, la Syrie continue à faire des pieds de nez au monde occidental, à exécuter des députés libanais et à faire en sorte que le pays du cèdre reste dans son orbite. Elle marque un intérêt tout particulier à mener la France par le bout du nez et à lui tirer le tapis sous les pieds dès que nos diplomates mondains et peu avisés annoncent leur retour sur la scène du Proche-Orient. Après Chirac qui s’est fait balader par les Assad et fut le seul chef d’Etat occidental à assister aux obsèques de Hafez avant de se fâcher avec son fils Bachar, c’est notre ultra agité Sarkozy qui lui se réconcilie puis se fâche avec le même Bachar, le tout en deux mois, trop pressé sans doute pour attendre la génération Assad suivante avant de changer d’avis. Pour faire de la politique en Orient petit Nicolas, il faut savoir être patient pour réussir.

    Et attendant, la Syrie millénaire, berceau de l’humanité, est toujours à l’affut avec une très forte capacité de nuisance : elle récupèrera son plateau du Golan aussi sûrement qu’elle gardera sa mainmise sur le Liban. C’est écrit dans les courbes de l’Euphrate !

  • Violences politiques sur tous les continents

    Des cinglés font exploser Bénazir Butho ce 21 décembre au Pakistan, causant une vingtaine de morts « collatéraux » et déclenchant des émeutes dans ce pays déjà chaud qui n’avait pas besoin de ça.

    Les cinglés boliviens s’apprêtent à relâcher quelques otages détenus depuis plusieurs années. L’une d’entre eux revient avec un gosse sous le bras dont le père serait l’un des geôliers… Bon, le retour va être difficile à gérer si elle ne veut pas être tondue !

  • L’Afrique fantôme

    Les humanitaires du Tchad de l’Arche de Zoé sont condamnés à huit ans de prison pour enlèvement d’enfants. On espère pour eux qu’ils pourront être transférés en France pour y subir leur peine car les prisons de Ndjamena ne doivent pas être des plus accueillantes.

    Quatre touristes français sont tués en Mauritanie lors d’un voyage dans le désert.

    L’Afrique peut être dangereuse, humanitaires et touristes ne devraient pas l’oublier aussi facilement. Ce n’est pas parce qu’on peut se rendre en cinq heures d’avion au milieu du désert que l’on est aussi en sécurité qu’à Saint-Gilles Croix de Vie.

  • Algérie : l’éternel conflit

    Habituelle émission sur l’Algérie : Serge Moati invite un fils de harki (particulièrement agressif et désagréable), la Gisèle Halimi de service (énervante), Enrico Macias (ridicule et borné) et un journaliste algérien (plutôt serein). Tout le monde s’engueule comme il se doit sur le FLN, l’OAS, Israël et autres. Le téléspectateur n’y comprend rien et le sujet est au point mort. Il faut arrêter d’inviter ces gens ensemble, il n’y a rien à en attendre. C’est affligeant !

  • Le dictateur libyen fanfaronne en Europe

    Le chef libyen Khadafi parade au Portugal, fait assaut de capes multicolores avant de prendre la route de Paris la semaine prochaine. Il doit installer sa tente dans le jardin d’un hôtel du XVIIème arrondissement et aurait demandé à se recueillir sur la tombe du Général de Gaulle. A quoi mène la realpolitik, on croit rêver !

  • Dérive « humanitaire »

    Une bande de zozos humanitaires se fait prendre la main dans le sac d’une sombre histoire d’enfants soudanais à faire adopter en France. Il semble à première analyse que les enfants n’étaient pas plus soudanais qu’orphelins et que tout ce cirque s’apparenterait légalement à de l’enlèvement d’enfants.

    Idriss Déby, chef de guerre actuellement au pouvoir au Tchad ne peut s’empêcher de donner des leçons de morale à la France… qui l’a cherché sur ce coup-là, c’est un peu douloureux à entendre. Idriss est un guerrier local de l’ethnie Zaghawa, proche des Toubous, ni plus ni moins sanguinaire que ceux qui l’ont précédé et ceux qui le suivront. En revanche, il est plutôt bien tombé dans le calendrier politique local car il a réussi à prendre le pouvoir par la force au moment où l’on découvrait du pétrole dans son pays et, surtout, avec l’aide de l’armée française qui voulait la peau de son prédécesseur Hissen Habré de l’ethnie Toubou.

    Hissen s’était rendu célèbre lorsqu’il était dans la rébellion armée, en enlevant Mme. Claustre, ethnologue, qu’il avait détenue dans le désert durant de long mois, et surtout en abattant un officier français, le Commandant Galopin, qui était venu négocier sa libération. Comme ensuite Hissen avait été président du pays lors du coup d’Etat suivant, les officiels français et leur armée avait du mal lui faire les salamalecs de circonstance durant plusieurs années eu égard à son rang de président. Il paraît que certains militaires français digéraient difficilement le chapeau que la raison d’Etat leur faisait avaler. On les a même vus forcés de défendre le régime d’Hissen attaqué par la Lybie.

    Dès le coup d’Etat suivant (mode normal de transition politique) l’armée française a puissamment armé et soutenu Idriss qui a dégagé Hissen qui a quitté N’Ndjamena sans y laisser ses plumes (au grand regret des acteurs locaux et sans doute de l’armée française qui l’aurait bien accroché à son tableau de chasse) mais en prenant le temps de dévaliser la Banque centrale au passage. Il est depuis en exil au Sénégal, faisant vaguement face à une procédure judiciaire pour crimes contre l’Humanité ou équivalent.

    Depuis, le Tchad vit sa vie, de rébellions en faillites, de coups d’Etat en mutineries. Ce pays est peuplé de guerriers impénitents qui sont nés comme ça et mourront sans avoir changé. Le chroniqueur se souvient des militaires français en Centrafrique qui expliquaient que lors de la reprise d’une base libyenne de la bande d’Aozou, ils avaient expliqué aux militaires Tchadiens que d’après leurs calculs, en passant les champs de mines qui cernaient la base sur leurs Toyota à plus de 80 km/h, les mines explosaient derrière le véhicule… ceux qui n’arrivaient pas à tenir la vitesse minimum y restaient. Ils sont montés à l’assaut et les Libyens se sont carapatés chez eux, l’armée françaises n’ayant apporté qu’un amical soutien logistique à cette affaire africano-africaine.

    On a vu aussi les guerriers tchadiens de la force interafricaine en charge de rétablir l’ordre à Bangui, le ramener à coups de canons sans recul dans les rues de cette charmante bourgade avant d’aller finir le travail au couteau dans les quartiers. L’ordre a été rétabli…

    Un peuple intrépide donc, sans doute plus porté à la guerre des sables qu’à l’administration d’une justice sereine. Ils sont malins les Tchadiens et appuient là où cela fait mal à coups de rodomontades médiatisées. On en ferait autant à leur place, ils ont le beau rôle. Sarko Supermen n’en a cure et saute dans un avion pour aller exfiltrer ceux qu’il peut. On imagine qu’il a dû rappeler gentiment à Idriss l’amical soutien militaire français depuis des années, pour repartir avec ceux des humanitaires qui paraissaient les moins impliqués. On verra la suite plus tard quand le Tchad aura mené à bien son cirque judiciaire.

    Etant donné que toute cette rocambolesque affaire semblait connue, on se demande si l’on n’aurait pas pu arrêter cette aventure avant le désastre ? Le droit d’ingérence devrait être borné par l’obligation de résultat. Ce dernier n’est pas glorieux !

  • Terrorisme d’extrême gauche en Amérique du Sud

    Un ramassis de crétins archéo-mao continue à détenir depuis des années leurs otages dans la jungle colombienne. On y trouve des politiques locaux, Ingrid Betancourt, des citoyens américains, tout un petit monde qui fermente dans la forêt en attendant d’hypothétiques négociations pour un échange d’otages. Des milliers de morts au Bangladesh après un cyclone dévastateur. Il y a vraiment des pays où il ne fait pas bon vivre devrions nous nous répéter tous les matins dans notre hexagone en nous rasant…

  • La mort du mercenaire Bob Denard

    Bob Denard est mort. Tour ceux qui ont mené « carrière » en Afrique ont entendu parler de ce mercenaire plus ou moins commandité par la République, mais pas toujours. Au Bénin où il avait sévi en 1977, Il tenta de renverser le pouvoir marxiste de Kérékou. L’affaire s’était terminée en débandade ; Denard et ses pieds nickelés étaient débarqués de deux avions posés en douce sur l’aéroport de Cotonou desquels ils avaient sorti une ou deux Jeeps montées par quelques ex-légionnaires préretraités, attaqués par le cholestérol. Tout ce petit monde avait défouraillé de vieilles Kalach, tiré quelques chargeurs, et devant la résistance inattendue de la valeureuse armée béninoise, s’étaient repliés piteusement dans leurs aéroplanes quelques heures après leur arrivée. Fin de l’histoire. 30 années plus tard, Kérékou était toujours au pouvoir après avoir renoncé à ses idées marxistes-léninistes (que les Béninois qualifiaient de « laxistes-bénénistes » !) et s’être fait démocratiquement élire par le peuple reconnaissant. Bien entendu, durant toutes ces années, le haut fait d’arme de l’armée populaire contre le mercenaire postcolonial avait gentiment soudé le pays contre la France.

    Le plus drôle c’est qu’après la désignation en 1986 de Chirac à comme premier ministre cohabitant de Mitterrand, dans un grand élan d’ouverture et de rénovation, il avait rameuté autour de lui les vieux caïmans de la Françafrique, dont Foccart (1913-1997), déjà bien âgé, qu’il avait fait conseiller pour l’Afrique. Les expatriés français au Bénin ont donc vu débarquer à Cotonou en 1985 ou 1986, pour représenter la France à la fête nationale de l’indépendance du Bénin, éberlués, le vieux Foccart qui avait sans doute commandité le pétard mouillé Denard de 1977. Il fallait le voir écouter les discours locaux vouant aux gémonies les organisateurs du coup d’Etat, tous se terminant invariablement par « Prêts pour la révolution, la lutte continue » ! Un grand moment de politique étrangère française.

  • La Libye, joli port de pêche

    Les infirmières bulgares se lâchent et détaillent les tortures auxquelles elles ont été soumises durant leur détention de plusieurs années en Libye. Cela relève de la gégène telle qu’elle était pratiquée à la Villa Susini aux heures sombres de la bataille d’Alger. Si ce qu’elles disent est vrai, on peut vraiment se demander quels étaient les buts de telles tortures ? Les aveux arrachés révélant qu’elles avaient intentionnellement inoculé le sida à des gamins dans un hôpital ont fait hurler de rire le reste de la planète. Qu’est ce qui a pu bien passer par la tête des dirigeants libyens pour ordonner de telles pratiques au XXIe siècle ? Quoi qu’il en soit, la Libye a reçu argent et contrats commerciaux en échange de la libération de ces infirmières. Comme quoi finalement cela n’a guère porté préjudice au pays et à son colonel d’opérette.

  • Rien de nouveau en Centrafrique

    Les massacres continuent en Centrafrique et l’armée française qui y est revenue est accusée de les couvrir. L’Histoire continue…

  • Retour sur le pouvoir maoïste au Cambodge

    Une série de passionnantes émissions sur France Culture accompagne le café du matin depuis plusieurs jours : l’Histoire des quatre années Khmères rouges au Cambodge entre 1975 et 1979, ou comment ce régime est arrivé au pouvoir, l’a exercé, l’a plus ou moins quitté et n’a toujours pas rendu compte du massacre d’un tiers de sa population en relativement peu de temps. Il s’est agi de la mise en œuvre de la Vraie Révolution, telle que même Mao l’a rêvée sans arriver à l’appliquer en Chine. La Révolution pure !

    Ces quatre années dépassent l’entendement : la ville de Phnom Penh vidée de ses deux millions d’habitants le jour de sa libération par les Khmers rouges (2 millions d’habitants expulsés en une journée !!!), le peuple ancien composé des bons paysans et le peuple nouveau des mauvais citadins pollués par l’Occident. Tout ce petit monde envoyé dans les rizières, l’esclavage, la famine, les camps de rééducation, les millions de morts, l’Organisation Angkar, anonyme et toute puissante (pendant les deux premières années le nom des dirigeants du pays restera inconnu, une première dans la diplomatie internationale !) décide de tout. La fermeture totale du Royaume à toute influence externe en dehors de la Chine qui ne ménage pas son soutien à cette expérience révolutionnaire et qui accueille d’ailleurs le prince Sihanouk quelque peu dépassé par les évènements.

    L’aveuglement du reste du monde, médias comme politiques, personne n’a cru à ce qui se passait : le massacre idéologisé et industrialisé des cambodgiens par d’autres cambodgiens, fomenté par une clique maoïste, en partie formée par l’Université française (Khieu Samphan a soutenu sa thèse à la Sorbonne dans les années 50, détaillant grosso modo le programme polico-économique qu’il mettra en œuvre avec L’Angkar) germé sur le fumier de la guerre civile et des guerres sud-asiatiques attisées par l’Occident en lutte contre le communisme.

    C’est le Vietnam, ennemi historique du Cambodge, qui mettra fin à l’expérience sanglante. Du coup, la Chine et les Etats-Unis, ennemis historiques du Vietnam soutiendront longtemps la représentation Khmer rouge à l’ONU pour éviter d’y accueillir un représentant cambodgien provietnamien ! Grandeur et décadence de la politique internationale.

    Le plus incroyable est que le pouvoir actuel provietnamien reste plus ou moins issu du régime Khmer rouge et que cela ne dérange personne. Ieng Sary et Khieu Samphan, Frères n° « 3, 4 ou 5 » de l’Angkar coulent des jours paisibles à Phnom Penh en assistant goguenards à la constitution d’un Tribunal international pour juger les crimes contre l’Humanité Khmers rouges, jugement dont personne ne veut, ce qui laisse douter de la tenue d’un procès avant la disparition des derniers protagonistes vivants. Jacques Vergès est bien entendu déjà sur les rangs pour défendre Khieu Samphan… En attendant, le peuple Khmer vaque à ses occupations et gère ses traumatismes. Dans les campagnes, comme au Rwanda, les anciens tortionnaires cohabitent avec les survivants, sans trop de problèmes semble-t-il.

    Cette Histoire est proprement incroyable, et tout se passait dans les années 70, si près. La seule leçon à en tirer : livré à lui-même, laissé à la merci de l’idéologie et sans contrôle démocratique, l’Homme laisse libre cours à sa noirceur et n’est pas capable de réfréner ses ambitions de domination et ses instincts sanguinaires. C’est malheureusement un axiome confirmé quel que soit le continent.

    Depuis le régime cryptocommuniste au pouvoir a rétabli une république populaire moitié mafieuse, moitié capitaliste qui n’a pas vraiment sorti le pays de ses démons passés. Le peuple bouddhiste continue à méditer dans ses rizières sur l’une de ses rengaines favorites :

    Quand tu entres dans la rivière, le crocodile t’attend ; quand tu montes sur la berge c’est le tigre qui t’attend !

  • En Côte d’Ivoire

    L’évènement vaut que l’on s’y arrête : la Côte d’Ivoire serait en train de retrouver le chemin de la paix, presque toute seule, et en tout cas sans le secours de ses anciens colonisateurs. C’est sans doute un gage de succès. L’armée française va peut-être pouvoir évacuer ce pays, dans la joie et la bonne humeur. Cela doit rester l’objectif majeur de toute solution ivoirienne. 

  • Commerce douteux avec la Libye

    Incroyable mais vrai : la France a été capable de vendre des missiles antichars et autres babioles guerrières à la Lybie de Kadhafi ! Après le réacteur nucléaire pour dessaler l’eau de mer on passe maintenant à la quincaillerie militaire. Il fallait le faire, eh bien nous l’avons fait, qu’on se le dise ! Il a vraiment fait son marché chez nous le lionceau du désert, l’infirmière bulgare lui a rapporté, sans doute au-delà de ses espérances. Il est malin le bougre et a su exploiter la vénalité de nos sociétés. Qui a dit déjà « les capitalistes nous vendront la corde pour les pendre » ? Lénine peut-être…

  • Reprendre le dialogue avec la Lybie de Kadhafi ?

    Encore plus obscène qu’un coureur cycliste entre deux seringues semble être l’image du président de la République française en train de signer des accords politico-économiques, y compris la fourniture d’un réacteur nucléaire, avec la Lybie de Kadhafi ! Les nations ont la mémoire courte et la morale est de bien peu de sens dans nos sociétés capitalistes modernes. Était-il bien nécessaire de se précipiter à Tripoli pour être reçu par l’histrion du désert dans les ruines de son palais bombardé par les Américains (suite, rappelons-le tout de même, à un attentat à la bombe fomenté par la Lybie dans une discothèque de Berlin fréquentée par des GI’s) ? Sarko aurait pu lui offrir comme cadeau d’Etat une pièce du DC10 explosé par ses services… Il est des circonstances où la morale devrait l’emporter sur les considérations commerciales. Nous devrions laisser la Lybie tourner la page Kadhafi (comme la Syrie l’ère Assad) avant de reprendre langue. Il est des gens qui ne sont pas fréquentables et dont les actes passés doivent les laisser au ban de la société pour le reste de leur vie politique.

  • La leçon du Vietnam en Iraq ?

    Les Etats-Unis s’énervent car le parlement irakien envisageait de prendre deux mois de vacances cet été, retardant d’autant l’adoption de réformes et de lois chères à l’Amérique. Il parait qu’il fait chaud à Bagdad en été, et les parlementaires américains de préciser qu’il fait également chaud pour leurs soldats basés en Irak… Du coup les vacances ont été ramenées à un mois seulement.

    On retrouve l’ambiance du Sud-Vietnam qui a perdu sa guerre contre le Nord par manque de motivation contre une idéologie parfaitement rodée. Les Américains avaient un plan de retrait de leurs troupes qui devaient être remplacées par l’armée du Sud-Vietnam. Après moult formations en tous genres, les sud-vietnamiens ont révélé une persistante compétence à refuser de se battre contre leur coreligionnaire du Nord, tout communistes qu’ils soient. La guerre a donc été perdue et quelques mois après les accords de Paris, le Nord « unifiait » le Sud, toujours aussi peu convaincu de la nécessité de se battre. Il devrait logiquement se passer la même chose en Irak après la défaite américaine, l’Iran chiite remettra de l’ordre et mettra fin à la guerre civile irakienne, à sa manière !