Pour contester une visite du nouveau sous-ministre de la Françafrique au Gabon, des altermondialistes ou assimilés posent des scellés symboliques sur l’hôtel particulier parisien de ce bon vieux El Hadj Omar qui a eu la tête de son prédécesseur. Rigolo !
Catégorie : No Europe
-
Compromissions franco-africaines
Le Monde de ce soir illustre un article sur la taxe « Chirac » (1 euro prélevé sur chaque billet d’avion pour améliorer l’accès aux médicaments des pays en développement) par une photo où Chichi trône au milieu de Sassou, Bongo et Biya, belle brochette de dictateurs africains à la tête de quasi-émirats pétroliers depuis des décennies… Faute de goût, on aurait pu faire plus misérabiliste comme illustration, certes il y a aussi Compaoré du Burkina-Faso, moins riche et plus sympatoche que ses collègues, mais il est dans le fond et à moitié caché par ce bon El Hadj Bongo.
-
Rébellion maoïste en Colombie
Les cinglés Mao de la jungle colombienne continue à utiliser leurs otages-marchandises. Ingrid Bettencourt serait mourante et en grève de la faim. Ses enfants exposent leur inquiétude en public, mi-émotion, mi-marketing, ils sont touchants. Les FARC sont aussi stables que le comité central de Pékin face à la contestation tibétaine : rien à battre, la vie continue.
-
Désastre au Zimbabwe
Toujours à la barre d’un navire coulé, Mugabe, 84 ans, organise sa réélection au Zimbabwe en battant le record du monde d’inflation de tous les temps. Le pays à la dérive s’est définitivement effondré après la réforme agraire de 2000 qui a constitué à redistribuer aux copains et aux coquins les terres confisquées aux fermiers zimbabwéens blancs. Autrefois grenier de l’Afrique australe, la production agricole ne suffit plus à nourrir la population. C’est affligeant !
-
Des JO et des dictatures
La polémique bat son plein, le boycottage de la cérémonie d’ouverture des Olympiades est en jeu pour cause de répression chinoise au Tibet. Quelle affaire ! La Chine risque sûrement d’être bouleversée si le président français renonce à cette cérémonie…
-

La Franceafrique surnage dans le cloaque
Les caciques africains, Bongo, Sassou et consorts, ont eu la tête du ministre français de la coopération (Jean-Marie Bockel) qui s’était fixé comme louable objectif de signer l’avis de décès de la Françafrique, le tout agrémenté d’articles récents dans la presse française sur les fortunes parisiennes de ces dictateurs (hôtels particuliers, flottes de véhicules de luxe, etc.). D’autres avant lui s’y étaient essayés et tous avaient mordu la poussière devant les récriminations de nos chefs de bandes locaux. La rupture sur ce point est repoussée à plus tard…
-
Hécatombe bancaire aux Etats-Unis
C’est maintenant la quatrième banque d’affaires américaine, la Bear Stearns, qui est en faillite et en cours de sauvetage par la banque centrale. Une nouvelle affaire financière majeure au pays du capitalisme roi. Du coup l’administration et la banque centrale « indépendante » font tourner la planche à billets pour éviter le désastre. In fine le contribuable américain paye pour sauver une banque privée, comme le citoyen britannique paye pour la Northem Rock tombée en faillite fin 2007. Les Etats-Unis nous avaient déjà fait le coup avec le fonds LTCM (Long term capital management) en 1998 et surtout les Caisses d’épargne dix ans plus tôt. Les contribuables de l’oncle Sam continuent à régler l’addition, comme les Français celle du Crédit Lyonnais. Il est vrai que l’axiome syndical voulant que le capitalisme privatise les profits et nationalise les pertes se trouve malencontreusement vérifié… On aurait pu laisser tomber la Bear Stearns, quitte à ce que l’Etat indemnise les petits épargnants, mais là on a vraiment une impression d’impunité. En gros, jouez au casino avec nos sous, il y aura toujours un crétin de contribuable pour renflouer. Tout ceci est tout de même inquiétant et donne l’impression que la crise s’emballe sans que personne ne contrôle vraiment le système.
Pendant ce temps, l’inflation revient doucement en Europe vérifiant ainsi les craintes d’un certain Trichet, gouverneur de la Banque centrale européenne que la politicaille franchoulllarde vilipende régulièrement du haut de sa méconnaissance des mécanismes de l’économie. Il fallait voir durant la campagne électorale des présidentielles les (petits) barons de l’UMP et du PS affirmer que l’inflation était jugulée pour toujours et qu’il était temps de relâcher la politique monétaire. Aujourd’hui les mêmes pleurent sur l’augmentation du paquet de nouilles.
-
La Chine au Tibet
La Chine rétablit l’ordre au Tibet avec son cynisme habituel. Le Dalaï Lama est accusé d’être un hideux terroriste à la tête d’une clique de forces séparatistes et réactionnaires de l’intérieur et de l’étranger. Plus c’est gros plus ça passe !
-
Bjork soutient le Tibet
Bjork termine un concert à Shanghai en plaidant pour le Tibet. Le comité central du parti communiste chinois en est tout retourné.
-
Révolution d’opérette
L’Amérique latine s’agite : la Colombie flingue quelques cinglés-trafiquants des FARC, les révolutionnaires vénézuéliens s’indignent, l’Equateur pond des notes diplomatiques, les gringos de Washington jettent un peu d’huile sur la braise, et quelques centaines d’otages continuent à pourrir dans la jungle aux mains de vieux militants Mao réduits à la traite humaine à défaut d’avoir fait vaincre leurs idées. Un psychodrame latinos qui se poursuivra peut-être par une guerre type Pérou contre Equateur en 1995 qui heureusement s’était essoufflée au bout d’un mois. Cela pourrait relever d’un roman de Garcia-Marquez s’il n’y avait ces otages écrasés comme des mouches par une guérilla d’un autre âge.
-
L’hospitalité au Vietnam
McCain candidat républicain à la présidence américaine : il a passé cinq années dans les geôles Viêt-Cong durant la guerre américaine et on connaît le raffinement du peuple de Ho-Chi-Min pour accueillir ses invités de marque. Il en est d’ailleurs resté infirme pour le restant de ses jours. Cela promet pour le développement des relations américano-vietnamiennes…
On se souvient du Général Bigeard revenant, des années plus tard, sur l’évacuation des prisonniers de l’armée française dans la jungle après la chute de Din Bien Phu en 1954 : « une banane par jour, et on ramenait les gars vivants ». Cette évacuation fut une véritable hécatombe pour les soldats vaincus qui durent parcourir 700 km jusqu’aux camps de rééducation qui les attendaient et où aussi nombre des survivants ne résistèrent pas aux conditions effroyables de leur captivité. Bien après la fin de cette guerre de décolonisation, Bigeard retourna au Vietnam en 1994 où il fut accueilli par son alter-égo vietnamien, le Général Giap. Bigeard souhaitait que ses cendres soient dispersées au-dessus du champ de bataille de Dien Bien Phu après sa mort qui intervint en 2010, mais cette requête fut formellement repoussée par le Vietnam.
Les Vietnamiens sont en général très accueillants, sauf lorsqu’on rentre chez eux les armes à la main…
-
Des soldats français au Soudan
Le soldat français disparu qui avait passé la frontière du Soudan a été retrouvé mort. Les Soudanais qui ne goûtent pas trop le fait de voir des militaires européens les empêcher de massacrer leurs populations sédentaires du Darfour marquent leur territoire… à leur manière. Qu’on se le dise, ils sont chez eux !
-
L’armée française se frotte aux guerriers soudanais
Ça y est, nous avons déjà un soldat français blessé et un autre capturé (?) par des soldats soudanais ou rebelles du Darfour. Ces soldats faisaient partie de la force militaire européenne présente au Tchad.
Le Soudan va probablement mettre un peu moins de bonne volonté à libérer ces soldats qu’il en a mis à nous livrer le terroriste Carlos dont il ne savait plus quoi faire il y a quelques années.

Lire aussi : Des soldats français au Soudan
-
Un Iranien en Irak
Ahmadinejad, président iranien est en visite à Bagdad sous l’œil des troupes américaines présentes sur place. Il rencontre son homologue irakien qui est non seulement le président du pays ennemi éternel de l’Iran, mais qui plus est se trouve être kurde. Quand on connaît l’affection délirante exprimée par les Iraniens à l’encontre des kurdes, on mesure l’ampleur de cette realpolitik et il n’y a pas besoin de réfléchir très longtemps pour deviner sur le dos de qui va se faire cette réconciliation…
-
Castro raccroche : c’est sans doute la première fois qu’un monarque communiste abandonne de lui-même le pouvoir ! Fidel en survêtement Adidas végétait dans sa chambre d’hôpital depuis des mois. C’est le dernier héros du marxisme du XXème siècle, de ceux qui ont masqué leurs crimes idéologiques derrière un romantisme révolutionnaire qui en a séduit tant dans notre Europe envahie par le cholestérol. D’ailleurs, Danièle Mitterrand vient de rendre hommage ce soir une nouvelle fois aux acquis de la Révolution. Il refile quand même les clés de la taule à son frangin guère plus brillant que lui, marxiste alcoolique de la première heure, plus ou moins compromis dans des trafics douteux et qui a fait fusiller nombre de sociaux-traîtres.
Pendant ce temps, Poutine prend déjà les mesures de son futur fauteuil de premier ministre qu’il s’est auto-attribué sans attendre le résultat d’une élection présidentielle qui n’intéresse pas grand monde. En fait la démocratie en Russie semble être le cadet des soucis du peuple russe comme d’ailleurs du reste de la planète. Le dézingage de journalistes, la poloniuminisation d’opposants, l’anarchie sauvage qui régit le business et autres comportements propres à la Russie désoviétisée, finalement ce sont les règles d’un jeu auquel tout le monde joue. Et pourtant Chostakovitch y a composé une la musique du XXème siècle.
-
Règlement de comptes à N’Djaména
Stupeur et consternation chez les bonnes âmes du développement démocratique de l’Afrique, et du Tchad en particulier. Il semblerait qu’Idriss fort de sa victoire (assistée par l’armée française) contre ses rebelles, aient arrêté quelques opposants. Est-ce possible ? Oublie-t-on également que de Gaulle embastilla Salan et sa bande après le putsch des généraux d’Alger ? Evidemment ils n’ont pas été massacrés à la Santé comme risquent de l’être les opposants tchadiens dans les bas-fonds de N’Djamena. Ils avaient choisi leur adversaire, général certes, mais démocrate dans le fond ! On ne peut sans doute pas en dire autant de tous les galonnés africains, pourtant souvent formés à Saint-Cyr.
-
Le Tchad reconnaissant
La presse s’émeut de savoir si l’armée française a soutenu le régime tchadien contre la rébellion : quelqu’un en doutait ? Reconnaissant, Idriss envisage de gracier les zozos de l’arche de Zoé.
-
« Transition démocratique » au Tchad…
La « transition démocratique » se poursuit au Tchad, cette fois-ci avec mortiers et chars d’assaut dans les rues de Ndjamena. Tout ce matériel va bientôt tomber en panne et les guerriers tchadiens vont retrouver la Toyota plateau avec affut de mitrailleuse à l’arrière pour les grands espaces, le couteau pour la guérilla urbaine dans les quartiers. Ils vont se parler entre hommes du désert et on verra bien qui est le plus fort !
Comme prévu, le représentant de la rébellion à Paris fait de la ventilation en accusant la France de soutenir Idriss et en menaçant de bombarder l’aéroport. Il faut se méfier car c’est peut-être le futur vice-président. Donc autant le laisser ventiler tranquillement sans trop le contredire…
-
Rififi au Tchad
Les rebelles tchadiens seraient déjà arrivés à Ndjamena et assiègeraient Idriss dans son palais présidentiel. L’armée française intervient… pour évacuer les ressortissants français. L’Histoire se recommence sans fin et nos gouvernants d’aujourd’hui restent aveugles à ses enseignements.
-
Mais quel sens ont encore ces expéditions postcoloniales ?
On dirait que c’est un fait exprès, la France avait à peine réannoncé le retour en masse de son armée au Tchad (qu’elle n’a jamais vraiment quitté) et en Centrafrique dans le cadre de la sauvegarde du Darfour qu’un changement politique s’annonce à Ndjamena, par les voies et moyens habituels dans cette région, c’est-à-dire un coup d’Etat militaire. Comme d’habitude et quoi que fassent les trouffions français ils seront critiqués par les deux bords, rebelles et autorités en place. Si l’armée française reste dans ses casernes, les rebelles devraient l’emporter et Idriss Deby accusera Paris de ne pas l’avoir soutenu, si au contraire l’armée envoie quelques Mirages et missiles (au frais du contribuable français) sur les rebelles, le Soudan qui les soutient et les rebelles eux-mêmes accuseront la France d’une ingérence intolérable dans les affaires intérieures du Tchad. Le nœud gordien de la Françafrique toujours solidement noué !
Accessoirement on comprend mieux pourquoi Idriss, grand seigneur, a accepté si facilement le rapatriement en France des zozos de l’Arche de zoé.
