Catégorie : No Europe

  • Madoff, escroc presque parfait

    Une liste de 163 pages des victimes de Madoff est disponible sur internet. On y trouve même les noms de son avocat, ses enfants, sa femme et son frère. C’était vraiment un escroc compulsif ce garçon ! Une dernière évaluation du montant de la fraude la ramène maintenant à 15 ou 25 milliards d’USD au lieu des 50 initialement annoncés. C’est déjà mieux mais moi qui ai déjà du mal à imaginer comment un patron de banque peut dépenser 50 millions de bonus annuel alors je ne comprends même pas comment un fraudeur peut dépenser 20 milliards. S’il a étalé ceci sur 20 ans cela fait 1 milliard par an. On achète quoi avec 1 milliard par an ? 10 000 Ferrari à 100 000 USD pièce ? 100 duplex sur la 5ème avenue à 10 millions l’unité ? C’est tout simplement insensé

  • Des rémunérations indécentes

    Bien vu Barack Obama ! Les rémunérations des dirigeants d’entreprises américaines qui font appel aux contribuables pour survivre seront limitées à 500 000 USD par an et « on va ôter l’air » de leurs parachutes dorés. Selon Les Echos d’aujourd’hui, les rémunérations-bonus-stock-options de ces patrons en 2007 étaient en millions de dollars (par personne) : 70,3 chez Goldman Sachs, 40 chez Lehman Brothers, 30,4 chez JP Morgan Chase, 17,3 chez Merrill Lynch, 22,8 chez Ford ou 15,7 chez General Motors. Pour leurs équivalents en France, il faut diviser par 8 ou 10. Qu’est-ce qui peut justifier des rémunérations pareilles ? Sans doute plus la cupidité et l’indécence que la compétence et la modestie… On a même à imaginer comment on peut dépenser de pareils montants annuels.

    Evidemment ce n’est pas l’économie de ces sommes qui sauvera la planète finance mais leur suppression ne fera pas de mal. Un peu de morale dans un monde déliquescent. Et encore faudrait-il faire les mêmes coupes claires avec les traders divas. Les Cassandres craignent leur départ ? Eh bien on les remplacera avec des traders payés moins cher.

  • Les « fat cats » font bombance

    Barack Obama s’énerve contre les primes « honteuses » que les banques de Wall Street auraient versées à leurs traders diva en 2008 alors que les contribuables américains (et internationaux) financent leur survie. Il déclare :

    « Au moment où la plupart de ces institutions étaient près de s’effondrer et où elles demandent l’aide des contribuables pour les soutenir, et où les contribuables eux-mêmes sont dans une situation difficile parce que le système tout entier pourrait leur tomber sur la tête s’ils ne leur venaient pas en aide, c’est le comble de l’irresponsabilité, c’est honteux »

    « Et ce qu’il va falloir entre autres, c’est que les gens de Wall Street, qui demandent de l’aide, fassent preuve de retenue, de discipline et de davantage de sens des responsabilités »

    Libération précise que Les autorités de l’Etat de New York ont indiqué mercredi que les établissements de Wall Street avaient versé 18,4 milliards de dollars de primes à leurs salariés l’an dernier. C’est beaucoup moins que l’année précédente (32,9 milliards en 2007). La baisse est aussi la plus forte en pourcentage (44%) depuis 30 ans. Mais la somme reste la sixième de l’histoire en valeur absolue. Bon, pour être juste il faudrait savoir combien cela fait par bénéficiaire… mais a priori cela doit faire plus que le salaire moyen français.

    Certains économistes mondains y vont de leurs commentaires sceptiques sur le fait que si on ne verse plus de prime, ou si l’on baisse leur niveau, on verra s’effondrer de nouveaux établissements financiers. Bon, et alors ? Nous faisons partie ici de ceux qui pensent que la chute de Lehman Brothers n’a pas été une si mauvaise chose. Si la survie d’une banque, ou de n’importe quelle autre entreprise, repose uniquement sur un système de rémunération aberrant eh bien la moralisation du système peut justifier qu’elle disparaisse. L’objet social d’une entreprise n’est pas la rémunération de ses dirigeants !

  • Investiture du président américain

    Investiture du président américain

    Concert sous la statue de Lincoln au Capitol de Washington pour l’investiture de Barak Obama. Pete Seeger, son fils et Bruce Springsteen chantent « This Land is Your Land » de Woody Guthrie, ça a tout de même plus de gueule que Sarkozy au Fouquet’s avec le CAC 40!

    THIS LAND IS YOUR LAND
    words and music by Woody Guthrie (1956)

    This land is your land, this land is my land
    From California, to the New York Island
    From the redwood forest, to the gulf stream waters
    This land was made for you and me
    As I was walking a ribbon of highway
    I saw above me an endless skyway
    I saw below me a golden valley
    This land was made for you and me
    I've roamed and rambled and I've followed my footsteps
    To the sparkling sands of her diamond deserts
    And all around me a voice was sounding
    This land was made for you and me
    The sun comes shining as I was strolling
    The wheat fields waving and the dust clouds rolling
    The fog was lifting a voice come chanting
    This land was made for you and me
    As I was walkin'  -  I saw a sign there
    And that sign said - no tress passin'
    But on the other side  .... it didn't say nothin!
    Now that side was made for you and me!
    In the squares of the city - In the shadow of the steeple
    Near the relief office - I see my people
    And some are grumblin' and some are wonderin'
    If this land's still made for you and me.
  • Le Proche-Orient en feu

    Jeu de rôles sordide au Proche-Orient entre Israël et le Hamas sur fond de mésentente internationale. Chacun plonge jusqu’à l’absurde dans la violence qui sied à son rôle et laisse parler les armes. Chacun sait que la guerre ne solutionnera pas ce conflit millénaire. On attend les hommes intelligents et visionnaires qui pourraient transcender la haine. Peu d’espoir à l’horizon pour le moment.

  • L’Orient toujours (trop) compliqué

    Après les attaques aériennes contre Gaza, l’armée israélienne est entrée dans le territoire à coups de chars et de commandos. Cela va être saignant et ne réglera probablement pas grand-chose sur la durée.

    Il y a tout de même un truc que l’on ne saisit pas bien dans cet Orient compliqué : qu’Israël exerce un blocus sur sa frontière sud depuis plusieurs mois on peut en comprendre les raisons, mais pourquoi l’Egypte fait-elle de même ? Si on ouvrait coté Sinaï cela ferait quand même un peu d’air frais pour Gaza, susceptible de faire baisser la pression ? Cela doit être un raisonnement trop primaire…

    Le plus absurde dans cette situation est que Gaza et le Hamas se rebellent, entre autres, à cause du blocus israélien qui empêche les Gazaouites d’entrer sur le territoire de l’ennemi juré. Evidemment c’est une question de survie économique pour Gaza d’avoir accès à Israël, mais on marche un peu sur la tête devant de telles contradiction. Ce mélange inextricable entre les populations d’Israël et arabes de la région sera aussi la force qui rend inévitable un accord à terme comme préconisé par l’ONU et la communauté internationale. Reste à évaluer le terme…

  • Le Proche-Orient sans cesse agité

    La guerre reprend au Proche-Orient, cette fois entre Israël et son front sud. Les mêmes arguments ressassés, l’agresseur qui se présente comme l’agressé et vice versa, la violence identique, les roquettes de Dieu, de moins en moins artisanales, face aux jets de la puissance, l’éternel recommencement de gens qui ne savent pas s’entendre. Comme cela est triste.

  • Barak Obama

    Barack Obama est élu président des Etats-Unis d’Amérique. C’est un immense vent de fraîcheur qui souffle sur l’Amérique. Ce garçon jeune, beau, dynamique, d’un calme olympien et d’une hauteur de vues inégalée depuis longtemps dans ce continent est élu après un parcours stupéfiant de célérité et de puissance. On peut croire en la capacité de l’Amérique à se régénérer face à l’adversité, bien plus vite que notre vieille Europe, surtout guidée par un personnage de ce genre.

    Cela dit, et comme le rappelait Védrine, Barack a été élu président des Etats-Unis et pas du monde, il devrait donc défendre les intérêts de ses électeurs et l’économie de son pays avant ceux du Kenya ou de l’Europe.

  • Retour de flamme de la dette

    Abdoulaye Wade, président du Sénégal se moque gentiment de l’occident en minaudant sur les ondes de France Inter :

    Mais dîtes moi n’est-ce pas une crise de la dette que vous vivez là ? Une crise de riches sans doute, mais qui risque de générer une baisse de l’aide au développement…

    Bon, il n’a pas tout à fait tort notre camarade sénégalais, la preuve est faite qu’il n’y a pas que le tiers monde qui se laisse submerger par sa dette. En fait c’est une crise de pays vieux et riches. Cruel retour de flamme qui en annonce sans doute d’autres !

  • L’Union soviétique passée par pertes et profits

    L’Union soviétique passée par pertes et profits

    Désopilant : la Russie de Poutine, ex-porte-flingue du KGB réhabilite officiellement le dernier tsar et sa famille, massacrés en 1918 par les bolchéviques. C‘est à s’en tenir les côtes. Vraiment la fin de l’Union soviétique.

  • Les pirates somaliens régulent la pêche

    Les pirates somaliens attaquent les thoniers français aux Seychelles à coups de lance-roquettes, du coup ceux-ci refusent de sortir en mer sans la protection de la Marine nationale : un bon moyen de faire respecter les quotas de pêche ces pirates ! On devrait les lâcher sur les baleiniers japonais cela pourrait peut-être sauver les baleines ?

  • Le contribuable américain à la rescousse des forbans de la finance

    Ça y est, le contribuable américain est appelé à la rescousse pour refinancer les deux établissements de crédit américains qui portent 50% des encours de crédits immobiliers du pays. Comme quoi l’idéologie ne doit pas exclure le pragmatisme, même s’il est vrai qu’il est tout de même fatiguant d’entendre « les marchés » nous seriner à longueur d’année via leurs soi-disant analystes : synergies par-ci, relais de croissance par-là, gisement de productivité et autres slogans du même acabit, pour se voir renflouer par le contribuable quand ça ne va plus ! Ce n’est pas juste mais c’est malheureusement nécessaire. On aimerait entendre les divas de la finance faire amende honorable mais il ne faut pas rêver, elles se contentent de faire la manche auprès des actionnaires et d’augmenter leur capital pour renflouer les pertes et rebooter le système.

    On a quand même entendu les petits actionnaires en assemblée générale de NATIXIS demander la liste de leurs diplômes à la direction qui a dû ressentir un grand moment de solitude, avant d’être confirmée par ladite assemblée. L’histoire ne dit pas si la liste demandée a été fournie, sans doute.

  • Le grand Monopoly des frontières asiatiques

    Pierre Lelouche explique sur France Culture que la bourde monumentale de « son ami » Saakachvili a permis à la Russie de se remettre d’une immense humiliation (la chute de l’URSS) à bon compte, et de montrer aux ex-républiques soviétiques du Caucase que le concept Brejnev de souveraineté limitée s’appliquait toujours pour son périmètre immédiat. Il semble que la leçon puisse porter pour ces pays caucasiens dont aucun n’a à ce jour reconnu l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, préférant le profil bas aux fanfaronnades, afin de voir où le vent va tourner. La prudence n’est sans doute pas la pire des politiques en la matière, surtout lorsqu’il y environ 18 millions de russophones(iles) répartis hors de Russie, y compris dans l’Union européenne en Estonie d’ailleurs…

    La prochaine étape va être la fin du bail accordé par l’Ukraine à la Russie pour le port de Sébastopol en Crimée. Là encore, on a beau dire que la situation est différente, mais les russes ne manqueront pas de demander quand et comment les Etats-Unis comptent évacuer leur base de Guantanamo à Cuba afin qu’ils s’inspirent du mécanisme… Il n’est d’ailleurs pas dit que le nombre d’ukrainiens pro-russes soit sensiblement différent du nombre de cubains pro-américains, et vice-versa.

  • Des Républiques de papier

    Le Hamas et le Nicaragua s’apprêteraient à reconnaître l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie. C’est déjà mieux que la République turque de Chypre qui, sauf erreur, n’est reconnue que par la Turquie.

  • La Somalie en feu

    Il semble que la Somalie soit toujours un non-Etat de forbans qui mettent la région et leurs côtes à feu et à sang depuis 15 ans. La navigation au large de ce sympathique pays est devenue éminemment dangereuse. Malgré tout, des navires de plaisance continuent à croiser au large de ses rivages. Il semble que très régulièrement les forbans susnommés rackettent, rançonnent et prennent en otage les marins ou touristes de ces navires, et chaque fois il faut payer des rançons, mobiliser l’armée française et tout le saint-frusquin. N’y aurait-il pas moyen d’interdire à ces plaisanciers d’opérette de naviguer dans cette région et de les envoyer en Méditerranée ouest où le pirate est tout de même moins vif ?

  • La Russie récupère une partie de la Géorgie

    Le président géorgien Saakachvili est toujours en place et s’agite comme un diable dans sa boîte depuis Tbilissi, appelant l’Union européenne à adopter des sanctions contre la Russie qui lui a administré une fessée cul nul devant tout le monde après l’avoir pris les doigts dans le pot de confiture. Evidemment cela ne fait jamais plaisir et l’égo en prend un coup mais il va falloir qu’il rende des comptes à son pays un jour sur cette équipée sauvage : l’armée géorgienne défaite en 48 heures est rentrée à la maison la queue basse, les forbans et milices de tous bords déchaînés dans les sillages des armées d’Etat, rackettant, rasant et massacrant des villages entiers géorgiens ou ossètes, Moscou reconnaissant illico l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie et y installant des bases militaires durables, les chancelleries en pleine agitation stérile, Carlita qui se retrouve seule en vacances au Cap Nègre abandonnée par Sarko pour cause de navette diplomatique, bref le Caucase est en pleine folie du fait de ce coup de sang présidentiel géorgien. En attendant l’Union européenne publie des communiqués.

    A priori le bénéfice pour la Géorgie va sans doute être une accélération de son intégration dans l’OTAN et l’Union européenne, les seules sucettes que l’Occident peut offrir, à défaut d’envoyer ses enfants mourir pour Tbilissi. S’il est toujours là le moment venu, il faudra mettre le Saakachvili sous contrôle d’ici là car avec un tel agité dans le tableau, l’OTAN risque de vivre des heures chaudes !

    La Russie elle est là, avec ses méthodes et ses comportements, et il faut faire avec. Elle traîne ses boulets et ses frustrations, ses menaces et ses intérêts, ses faiblesses et ses voyous. Nous ne sommes pas les derniers à traiter avec le diable, il faut savoir le faire finement. On ne tape pas sur la main qui tient le robinet du gaz !

  • L’éléphant russe dans le magasin de porcelaine balkanique

    Les Russes font preuve de leur habituelle lourdeur et viennent même de réussir à retourner la Serbie contre eux. On serait au pouvoir au Kremlin on se retirerait tranquillement de la Géorgie en laissant les peacekeepers en Ossétie et Abkhazie plus quelques espions-agitateurs malins à Gory et Poti, ce que personne ne contesterait. Et puis avec le temps et la russification, ces deux provinces tomberaient naturellement dans le giron russe comme Chypre nord est turque, et cela ne gêne plus grand monde, l’Europe ayant même accepté d’avaler son chapeau en faisant adhérer Chypre occupée à moitié par la Turquie, candidate elle-même à l’adhésion.

  • Démantèlement de la Géorgie par la Russie

    Le parlement russe vote en faveur de l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie. Les « présidents » de ces deux territoires sécessionnistes étaient présents à Moscou pour ce vote. Après l’indépendance de la République Slovaque, du Kosovo, du Monténégro et autre Albanie, consacrée par l’Occident, souvent contre l’ex-URSS, il ne va pas être facile d’expliquer à une Russie revancharde pourquoi on ne pourrait pas appliquer « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » à ces deux confettis d’empire, ou alors il va falloir être très très très persuasif…

    En attendant, Moscou respecte l’accord de cessez-le-feu couci-couça et personne ne semble bien disposé à l’en empêcher. Sarko s’agite et convoque un Conseil européen où les va-t-en-guerre polonais et baltes sans armée présentable vont faire valoir leurs arguments.

  • La guerre d’Afghanistan fait des morts

    Dix soldats français sont tués en Afghanistan, victimes de cette guerre de l’ombre. Il est probable qu’elle sera perdue par l’Occident qui devra un jour quitter le terrain la queue basse, comme de la cuvette de Dien Bien Phu, comme du djebel algérien, comme du Vietnam, comme de l’Angola, comme du Mozambique, comme bientôt de l’Irak. Alors autant anticiper le départ. Les soi-disant experts glosent dans la presse que : « on ne peut pas gagner cette guerre et on ne peut pas partir. » Belle expertise.

    Il est très probable que les talibans vont revenir au pouvoir en Afghanistan. Bien sûr ce régime va à l’encontre de toutes les traditions démocratiques occidentales, mais cela pose-t-il véritablement un problème à la grande majorité de la population locale ? Les efforts déployés à coups de milliards de dollars et d’armées sophistiquées depuis 2001 montrent leurs limites : le gouvernement local ne contrôle que la moitié de Kaboul, le reste du pays n’est que chefs de guerre et champs de pavot, luttes tribales et misère montagnarde. Et puis, lorsqu’un semblant de multipartisme a plus ou moins été instauré dans les années 90, on a vu ce que cela a donné : guerre civile et mises à sac généralisées, forbans, religieux et chefaillons s’en sont donné à cœur joie pour ramener le pays à l’âge de pierre. Alors pourquoi insister ? Ne serait-il pas plus efficace de laisser les choses suivrent leur cours naturel, et lorsque le flot déborde de son lit, intervenir pour canaliser les excès ?

    Le PS monte au créneau sur le thème pas de polémique, tous derrière notre armée, mais je vous l’avais bien dit. Lorsqu’on lui rappelle (c’est Moscovici qui a brillé sur ce coup-là) que c’est le gouvernement Jospin qui a décidé l’envoi de soldats français en Afghanistan, le Mosco se rattrape en précisant qu’il parlait de la décision d’envoyer des renforts, prise par Sarko. Quelle faux-jetonnerie, comme si ces morts étaient liés à la présence de renfort !

  • La Géorgie à la dérive

    Un ministre géorgien parade en gilet pare-balles à Gory devant les caméras occidentales pour déplorer cette guerre qui se déroule « au cœur de l’Europe » ! Il semble qu’il ait quelques progrès à faire en géographie le garçon, ou alors qu’il prenne ses désirs pour des réalités, la mer Noire n’est pas à proprement parler au centre de l’Europe. La Géorgie est, au mieux, à la périphérie de l’Europe, plus exactement en Asie.

    La presse internationale, tuyautée par quelques diplomates bien intentionnés, commence à avancer doucement l’hypothèse que le président Saakachvili aurait mieux fait de s’abstenir d’envahir l’Ossétie du Sud, sans que l’on en déduise s’il est simplement stupide, manipulé par des partisans occidentaux de la politique du pire ou lui-même manipulateur pour forcer la porte de l’OTAN ou de l’Union européenne ? Comme disait Mitterrand de Léotard, qu’il avait refusé comme ministre de la défense de la première cohabitation Chirac : « Il serait capable de déclencher une guerre nucléaire sans s’en apercevoir ! »