Catégorie : No Europe

  • Indécent

    Les moines de Tibéhirine (Algérie) décapités en pleine guerre civile algérienne dans les années 90 donnent lieu à une polémique franco-algérienne comme seules ces deux rives de la Méditerranée savent en créer à intervalle régulier. C’est la fameuse question du « qui tue qui ? » qui revient sur le devant de la scène, une barbouze franchouillarde accusant l’armée algérienne du massacre. La presse et le microcosme locaux s’enflamment et un terroriste repenti revendique cet assassinat comme si on avait fait atteinte à son honneur d’avancer que quelqu’un d’autre ait pu en être l’auteur…

    On espère que ces moines de Tibéhirine, là où ils sont, ont appris à pardonner

  • La prison pour les trader-fraudeurs

    Maddoff a escroqué 50 à 65 Mds d’USD, Kerviel 5 Mds seulement mais en EUR. Le premier est condamné à 150 ans de prison, en faisant une règle de trois approximative, le second devrait prendre à peu près 5 ans.

  • 150 ans de prison pour le trader-fraudeur américain

    Maddoff condamné à 150 de prison aux Etats-Unis par suite d’une escroquerie estimée (pour le moment) entre 50 et 65 milliards de dollars. Coup de semonce pour la finance internationale qui va peut-être devoir réviser certaines de ses frontières. Maddoff a avoué qu’il n’avait pas investi un seul cent de tous les sous reçus de la part des investisseurs qui lui ont fait confiance et qu’il avait agi seul. Il a plaidé coupable ce qui a pour effet, si l’on comprend bien, d’arrêter les enquêtes. Si 0 dollar a été investi, on se demande alors ce que faisaient tous ces traders qui posent derrière l’escroc du siècle devant leurs écrans ? Ils devaient chatter sur Facebook sans doute.

  • Contestations de rue en Iran

    L’Iran s’agite par suite de la réélection du président islamiste Ahmaninejad. Des manifestations urbaines dénoncent la fraude électorale et se frottent aux nervis du pouvoir. L’Occident hésite à se prononcer avant de savoir de quel côté va tourner le vent. Après tout le perdant est un ancien premier ministre de Khomeiny et n’apparaît pas comme un libéral de première catégorie. Et puis on ne peut pas exclure totalement que même sans fraude le vainqueur M. Ahmaninejad n’ait pas remporté ces élections. La plupart des pays de confession islamique où sont organisées de libres élections vont généralement vers les extrêmes plutôt que dans la modération.

  • La Francafrique en route vers le cimetière

    MM. Sarkozy et Chirac assistent aux obsèques du président gabonais Omar Bongo (1935-2009). Le premier est copieusement sifflé lorsqu’il arrive au palais présidentiel pour se recueillir sur la dépouille du défunt par de jeunes excités du parti au pouvoir qui lui reprochent d’avoir accéléré sa mort en ne bloquant pas l’instruction judiciaire en cours en France sur les biens mal acquis des dirigeants africains (hôtels particuliers dans le VIIème arrondissement, Mercédès et autres babioles). Il est peu probable que ce genre de tracas n’ait jamais causé la moindre insomnie à Bongo ni à ses pairs, encore moins précipité sa fin.

  • Le Gabon malin

    Giscard dit d’Estaing accuse Chirac de s’être fait financer sa campagne présidentielle de 1981 par l’argent de Bongo, feu le président du Gabon décédé il y a quelques jours. Outragé celui-ci jure ses grands dieux qu’il n’en fut rien. Il semble que malheureusement une partie de l’argent injecté dans les économies africaines par la coopération ou les entreprises françaises ait été récupérée par les mécanismes de financement occulte de la politique hexagonale durant des années, d’où les affaires diverses et variées qui ont émaillé l’actualité judiciaire de la Françafrique ces dernières décennies. Ce n’est pas brillant, c’est même carrément déplorable, la responsabilité des corrompus se mélange à celle des corrupteurs. Il y a deux choses qui sont certaines : (i) la politique française ne ressort pas grandie de tels agissements qui sans doute perdurent encore sous une forme ou sous une autre, (ii) tous les partis français ont mangé dans cette soupe au fumet nauséabond et sont donc mal placés pour se rejeter la balle.

    Dernière certitude, le Gabon qui est un équivalent émirat pétrolier continue à se traîner dans les bas-fonds du sous-développement pour sa population.

    Quant à Bongo, outre le financement de la démocratie française, il prenait un malin plaisir à afficher sur les murs de son bureau les photos de ses rencontres avec tous les présidents de la Vème République et leurs affidés, les Foccart, Le Floch Prigent, Tarallo et autres soldats perdus de la Françafrique. La stabilité de ce président gabonais fut sa force. Il en a joué avec subtilité pour obtenir ce qu’il voulait, notamment de l’annulation de dettes à répétition ce qui relève du tour de force (et du scandale financier) vu la richesse de son émirat, mais il a été bien plus fort en toutes occasions que l’ex-colonisateur empêtré dans les affres de la démocratie.

  • Un discours important du président américain Obama

    Le discours de Barak Obama au Caire, une pensée de haute volée adressée aux musulmans du Monde et non restreint aux seuls arabes, rappelant les liens historiques entre les Etats-Unis d’Amérique et les peuples musulmans. Il rencontre un franc succès en mentionnant « le premier Américain musulman qui a été élu au Congrès a fait le serment de défendre notre Constitution sur le Coran que l’un de nos Pères fondateurs, Thomas Jefferson, conservait dans sa bibliothèque personnelle. » ou « …le Maroc qui fut le premier pays à reconnaître mon pays. »

    Il aborde avec sérénité et sans langue de bois les causes actuelles de conflits entre les peuples musulmans et l’Occident : l’Afghanistan, l’Irak, l’impasse israélo-palestinienne, l’Iran. Il parle de la démocratie qui n’est probablement pas le seul système politique défendable (aucun système de gouvernement ne peut ou ne devrait être imposé par un pays à un autre) mais que tout système devrait refléter la volonté du peuple. Il aborde la liberté de religion et les droits des femmes.

    Tout ceci n’est que mots affichés devant un public trié sur le volet, mais il faut au moins les mots pour guider l’action. Ils sont prononcés par cet homme :

    « Tout ceci n’est pas simple. Il est plus facile de se lancer dans une guerre que de faire la paix. Il est plus facile de blâmer autrui que de s’examiner soi-même ; il est plus facile de voir ce qui nous distingue, plutôt que ce que nous avons en commun. Mais il faut choisir le bon chemin, et non le plus facile. Il y a une règle essentielle qui sous-tend toutes les religions : celle de traiter les autres comme nous aimerions être traités. Cette vérité transcende les nations et les peuples. C’est une croyance qui n’est pas nouvelle, qui n’est ni noire ni blanche ni basanée, qui n’est ni chrétienne ni musulmane ni juive. C’est une foi qui a animé le berceau de la civilisation et qui bat encore dans le cœur de milliards d’êtres humains. C’est la foi dans autrui et c’est ce qui m’a mené ici aujourd’hui. »

  • Tourisme en famille au Baloutchistan

    Des touristes français voyagent au Baloutchistan avec deux enfants. Ils se font attraper par une bande de forbans locaux : bilan un otage, le reste de la famille est libéré. Passer des vacances au Baloutchistan c’est comme de faire une croisière au large de la Somalie. Qu’est ce qui peut pousser des citoyens du Monde à partir en vacances au Baloutchistan ? Un engagement militant, le goût du risque, un désir d’exotisme forcené, l’ignorance de ce qui s’y passe ? Il semble se confirmer qu’il n’est pas raisonnable de voyager au Baloutchistan comme en Somalie.

  • Drogue mexicaine et consommateurs américains

    Hillary Clinton déclare au Mexique que les Etats-Unis sont un grand consommateur de la drogue vendue par les cartels mexicains et sont donc en partie responsables du déchaînement de violence et de corruption qui s’abattent sur ce pays du fait desdits cartels. C’est frappé au coin du bon sens.

  • Conférence de Durban sur « des manifestations contemporaines du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l’intolérance »

    Finalement, après quelques effets de tribune convenus et prévisibles, la déclaration finale de la conférence d’examen de la mise en œuvre et de la déclaration et du programme d’action de Durban sur les droits de l’Homme est un texte correct qui paraît équilibré. Quelques extraits :

    11. Réaffirme que la démocratie et une gouvernance transparente, responsable, soumise à l’obligation de rendre des comptes et participative aux échelons national, régional et international, prenant en compte les besoins et les aspirations de la population, sont essentielles pour prévenir, combattre et éliminer effectivement le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée;

    12. Déplore la recrudescence mondiale et le nombre des cas d’intolérance et de violences raciales ou religieuses, notamment d’islamophobie, d’antisémitisme, de christianophobie et d’antiarabisme, se manifestant en particulier à l’égard de personnes par des stéréotypes désobligeants et une stigmatisation fondés sur leur religion ou conviction, et, à ce propos, exhorte tous les États Membres des Nations Unies à appliquer le paragraphe 150 de la Déclaration et du Programme d’action de Durban;

    13. Réaffirme que toute apologie de la haine nationale, raciale ou religieuse incitant à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence doit être interdite par la loi, réaffirme en outre que toute propagation d’idées reposant sur la notion de supériorité raciale ou sur la haine, l’incitation à la discrimination ainsi que les actes de violence ou l’incitation à commettre de tels actes doivent être érigées en infractions tombant sous le coup de la loi, conformément aux obligations des États, et que ces interdictions sont compatibles avec la liberté d’opinion et d’expression;

    62. Rappelle que l’esclavage et la traite des esclaves, en particulier la traite transatlantique, l’apartheid, le colonialisme et le génocide ne doivent jamais être oubliés et, à cet égard, se félicite des mesures prises pour honorer la mémoire des victimes;

    86. Exprime sa préoccupation face à la persistance de la discrimination contre les femmes et les filles fondée sur la race et de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l’intolérance à leur égard et souligne combien il est urgent de lutter contre une telle discrimination en donnant la priorité à l’élaboration d’une approche systématique et cohérente en ce qui concerne l’identification, l’évaluation, la surveillance et l’élimination de cette discrimination à l’égard des filles et des femmes, conformément à la Déclaration et au Programme d’action de Durban;

    129. Invite la Fédération Internationale de Football Association à adopter, à l’occasion de la coupe du monde de football qui se tiendra en Afrique du Sud en 2010, un thème frappant les esprits sur le non-racisme dans le football et prie la Haut-Commissaire aux droits de l’homme, en sa qualité de Secrétaire générale de la Conférence d’examen de Durban, de porter cette invitation à l’attention de la Fédération et la question du racisme dans le sport à l’attention d’autres organismes sportifs internationaux intéressés;

    Il y a même un couplet sur le racisme dans le fouteballe, ce qui n’est sans doute pas inutile.

    Bien sûr tout ceci n’est qu’un texte, mais ce sont au moins des objectifs communs signés par la communauté internationale, toutes tendances confondues. C’est bien d’avoir pu le faire.

  • Goldman Sachs réfléchit

    La banque d’affaires Goldman Sachs lance une augmentation de capital de 5 milliards de dollars pour pouvoir rembourser, au moins en partie l’aide de 10 milliards que le contribuable américain lui a versée pour lui sortir la tête hors de l’eau. Il semble que le but principal soit de se défaire de la limitation des rémunérations imposée par l’Etat fédéral américain aux dirigeants des banques aidées par la ressource publique. On va donc demander aux actionnaires de souscrire 5 milliards de capital pour permettre aux dirigeants de Goldman Sachs de revenir à leurs salaires d’avant crise qui se chiffraient en dizaines de millions de dollars. Sans doute lesdits actionnaires estiment que si les dirigeants des entreprises qu’ils possèdent sont mieux payés, leurs propres dividendes seront eux aussi à la hausse. L’expérience récente prouve que ce n’est pas toujours le cas. En plein ouragan financier international, il y a des dirigeants de banque qui passent une partie de leur temps à se demander comment pouvoir rétablir leurs rémunérations dantesques. On pensait qu’ils consacraient plutôt leurs belles intelligences à redresser un système bancaire sérieusement défaillant ou à analyser les erreurs commises… Le plus extraordinaire dans cette affaire est que les enseignements de la crise à peine tirés sont déjà oubliés et tout recommence comme avant.

  • Pirates dans le golfe d’Aden

    L’armée française prend d’assaut le voilier de plaisance piraté par des Somaliens : deux pirates et un otage sont tués dans la bagarre. Mais qu’allait faire une petite famille de bretons en goguette dans le golfe d’Aden ? Il semble que la marine nationale avait tenté de les décourager de traverser ces eaux dangereuses, mais sans succès.

    Les forces américaines ont également récupéré par la force leur otage, capitaine d’un cargo chargé d’aide humanitaire. La tension monte, la Somalie en pleine déliquescence continue de faire peur au reste de la planète. Tout le monde s’est cassé les dents dans sur pays anarchique. L’opération « Restore hope » en 1993 où 25 000 soldats et à peu près autant de personnel pour reconstruire et tenter de faire négocier les cheffaillons de guerre pour recréer un Etat, se terminera par un retrait piteux. L’Ethiopie en 2006 entre en Somalie avant d’en ressortir tout aussi piteusement deux ans plus tard. Depuis le pays sombre dans le banditisme, la violence et le chaos, avec sans doute des liens avec le terrorisme. C’est un cas d’école à peu près unique au monde et personne ne sait comment s’en sortir.

    Mais après tout, la piraterie est un mode de fonctionnement dans la région depuis plusieurs siècles. Relisons Rimbaud et de Monfreid…

  • Les pirates somaliens en pleine activité

    Un bateau de plaisance français est encore détourné par des pirates somaliens, avec quatre personnes à bord plus un bébé. Mais que vont encore chercher des bateaux de plaisance au large de la Somalie ? Les gens ne sont-ils pas suffisamment informés que la région est dangereuse ? Le bon sens populaire semble se perdre. Dans le même temps un navire américain chargé d’aide alimentaire du PAM à destination du Kenya probablement pour distribution aux affamés somaliens, est aussi attaqué par des pirates somaliens…

    Cela fait penser au magistral roman de Jean-Edern Hallier, « Fin de Siècle », sur l’aide humanitaire qui commençait par le crash sur l’aéroport de Bangkok d’un avion transportant des enfants thaïlandais à adopter, avec un convoi de médicaments. La réalité plus forte que la fiction. Pauvre planète.

  • Canons et religion ne font pas bon ménage

    La Turquie fait un psychodrame et cherche à empêcher la nomination d’un danois comme secrétaire-général de l’OTAN à cause des publications dans la presse danoise des fameuses caricatures du prophète. Ce n’est pas très malin de la part du gouvernement turc, pourtant habituellement plus avisé, d’introduire des critères religieux dans une alliance militaire. Il donne les cordes pour le battre.

  • Dette américaine : les écuries d’Augias

    Un point intéressant dans le plan d’assainissement des écuries d’Augias du système financier américain c’est que les tombereaux de fumier de la dette de ces établissements vont être rachetés en association entre le contribuable américain et des fonds spéculatifs. L’objectif est évidemment de revendre cette dette en encaissant une plus-value lorsque les jours seront meilleurs. C’est un peu désarmant de voir rentrer ces institutions par la fenêtre alors qu’on les avait chassées par la porte, mais il semble que l’on ne puisse se passer d’eux. Ils sont prêts à spéculer sur une dette dont la valeur s’est effondrée notamment du fait de leurs propres spéculations débridées. C’est un peu comme si l’on demandait à un cambrioleur de donner des conseils pour protéger les maisons.

  • L’irresponsabilité des banques

    Les Etats-Unis découvrent que l’assureur AIG, n°1 mondial, qui a été sauvé de la faillite par le contribuable américain via un prêt public de 150 milliards de dollars en échange d’une nationalisation à hauteur de 80% de son capital, est en train de verser des bonus à ses salariés à hauteur de 450 millions de dollars. L’assureur, empêtré avec des actifs sans valeur (credit defaut swap) a perdu 99,3 milliards de dollars en 2008. Le pédégé du groupe auditionné par les parlementaires a déclaré :

    « Nous devons continuer à gérer notre entreprise comme une entreprise… en tenant compte de la froide réalité. A cause de cela et de certaines obligations légales, AIG a récemment versé des bonus, dont certains sont une faute de goût. »

    Une faute de goût, c’est peu dire. Il s’est aussi engagé à demander à ses cadres de reverser la moitié des bonus perçus pour ceux qui ont touchés plus de 100 000 USD.

    Quand il parle de « froide réalité » c’est l’un des paradoxes de cette gigantissime escroquerie aux contribuables : ceux qui ont mis en place ces instruments financiers « dérivés » tellement complexes que plus personne, pas même eux, n’y comprend plus rien, et qui ont générés les faramineuses pertes actuelles du système financier sont les seuls à pouvoir essayer de « démêler les pelotes ». De ce fait les banques en quasi-faillite sont tout de même obligées de garder les coupables dans leurs effectifs et, qui plus est, de leur verser des bonus en principe destinés à récompenser leurs performances, sous peine de les voir partir à la concurrence…

    On marche sur la tête et ce type de situation a le don d’exaspérer les contribuables. On peut le comprendre. C’est la négation même des principes capitalistes.

  • Le dogme et la maladie

    Benoît 16 soupapes fait encore une sortie de son cru. Rien de bien neuf sous le soleil, toujours une vision très conservatrice du monde qui l’entoure. Mais pourquoi changerait-il ? Il a été élu pour ça.

    Il s’agit cette fois-ci de préservatifs qui ne seraient pas la solution du problème du sida en Afrique, et même l’aggraverait. Il a dit cela dans l’avion qui l’emmenait à Yaoundé donc cela a créé un léger buzz sur les ondes médiatico-mondaines. Il ne s’agit pas d’une gaffe ou d’un raté de communication mais de sa pensée profonde sur le sujet. C’est un dogme, comme l’immaculée conception, et il ne faut pas s’attendre à ce qu’il en change. Voir un jour le pape distribuer des préservatifs sur le marché de Douala, c’est un peu comme si Fidel Castro montait un hedge fund à Wall-Street ! Cela ne se produira pas, ne rêvons pas. S’attendre à ce qu’il passe ses convictions sous le tapis n’est guère plus réaliste.

    Mais après tout, est-ce si grave ? N’a-t-on pas tendance à surestimer l’influence de la parole papale ? Combien d’individus sur les 22 millions de malades du sida en Afrique ont été sensibles aux pensées de Benoît 16 soupapes ? Sans doute seulement une infinitésimale minorité, donc le pape peut pérorer ses dogmes et ses convictions tant qu’il le voudra sans que cela ne change plus la face du Monde, dommage pour lui mais heureusement pour les malades.

    Autant traiter cette sortie comme elle le mérite, pas le mépris plutôt que dans le tintamarre. Si l’on n’aime pas son auteur, il ne fallait pas voter pour lui.

  • Madoff le trader-fraudeur du siècle plaide coupable

    Madoff risque 150 ans de prison, il va plaider coupable. Il sera sans doute plus tranquille à Sin Sin pour le restant de ses jours car sinon, en liberté, on peut craindre qu’un jour ou l’autre un investisseur ruiné ne le pende par ses boyaux à un lampadaire de Time Square ! D’ailleurs il paraît que la police lui fait porter un gilet pare-balles lorsqu’elle l’amène voir le juge.

  • Kiev

    Dîner à Kiev, Ukraine. Ambiance architecture néostalinienne, le tout bien délabré, nous sommes 20 ans après la chute du mur de Berlin et du système de l’URSS dont l’Ukraine était une pièce importante. La roue tourne et le pays ne sait pas bien encore vers quel Saint se tourner…

    Dans un bar de la ville, nous discutons avec un ami serbe (plutôt modéré), il confirme que le problème du Kosovo est loin d’être résolu, qu’il ne s’agit pas d’une excitation de nationalistes enfiévrés mais bien du cœur de la Nation serbe. Jamais la Serbie ne reconnaîtra l’indépendance du Kosovo et le peuple entier soutient ses dirigeants dans cette position, pour toujours et à jamais.

    Donc on n’a pas fini d’entendre parler de cette question kosovare. Nous sommes d’ailleurs dans une situation internationale plutôt inédite avec un paquet d’Etats ayant reconnu et un autre paquet refusant de reconnaître, sur des motifs plus ou moins avouables. Il est difficile de prononcer le match nul sur ce genre de sujets…

  • La justice américaine s’intéresse à ses banques

    Le procureur américain de l’Etat de New York adresse une lettre au président de la commission des Services financiers de la Chambre des représentants le 10 févier pour expliquer le résultat de ses investigations aboutissant à la conclusion que, au bord de la faillite avec 27 milliards de pertes sur l’année 2008, quelques jours avant de se faire racheter par Bank of America, sous l’impulsion et avec les sous du contribuable, américain distribuait des centaines de milliards de dollars d’aide, la direction de Merrill Lynch a versé 3,6 milliards de dollars de bonus à 700 de ses cadres et s’est octroyée une très grosse part :

    • Les quatre premiers bonus ont reçu 121 millions de dollars
    • Les quatre suivant 62 millions,
    • Les six suivant 66 millions,
    • 14 personnes ont reçu des bonus de plus de 10 millions, totalisant 250 millions
    • 20 personnes ont reçu des bonus de plus de 8 millions
    • 53 personnes des bonus de plus de 5 millions
    • 149 personnes des bonus de plus de 3 millions
    • Au total, les 149 plus gros bonus représentent 858 millions. Et 696 personnes ont reçu des bonus d’un million ou plus.

    Dans le même temps le contribuable américain avait annoncé qu’il investirait 20 milliards de dollars dans le sauvetage de Merrill Linch et offrait une garantie de 188 milliards contre les pertes futures de son portefeuille. Le patron de Merrill vient d’être débarqué par Bank of America pour ces broutilles plus les frais d’1,2 de dollars qu’il venait d’engager pour la rénovation de son bureau. Les bras continuent de nous en tomber en de désespérés moulinets avant de frapper sinistrement le sol…