Dernier avatar du capitalisme, les actionnaires de la banque néerlandaise ABN AMRO objet d’offres de rachat de la part de différentes banques européennes votent pour « le démantèlement, la vente ou la fusion… [afin de créer] le maximum de valeur pour les actionnaires. ». Ce maximum est pour le moment de 72 milliards d’euros, offre financière d’un projet qui prévoit très explicitement la disparition d’ABN par dépeçage de ses actifs et partage entre les trois banques à l’origine de cette offre. ABN AMRO n’existera plus en tant que telle même si ses activités seront plus ou moins reprises par les acheteurs. C’est l’aboutissement ultime du capitalisme financier, l’entreprise et son objet social n’ont plus d’importance face à la rentabilité de l’investissement. Alors on crée une compagnie, on la triture dans tous les sens pour en extraire le maximum de jus et ensuite on la jette : « Prends l’oseille et tire-toi ! » (titre d’un film de Woody Allen de 1969).
Catégorie : Economie
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Economiste mondain
Elie Cohen fait le (brillant) économiste de salon ce matin sur France-Culture pour régler son compte au dossier EADS-Airbus. Tout le monde en prend pour son grade, politiques et managers, il semble qu’il n’y ait que lui pour avoir la vision juste de ce qu’il aurait fallu faire dans ce groupe. Et de nous expliquer que l’absence de chef unique aurait poussé la partie allemande à refuser d’utiliser un logiciel recommandé par le groupe, d’où l’accident industriel, les défaillances de câblage et les retards conséquents dans les livraisons. Ceux qui connaissent un peu les Allemands dans le domaine professionnel et leur sens rigide de la discipline, ont tout de même du mal à imaginer qu’ils auraient dérogé aux règles rien que pour embêter les Français avec les conséquences que l’on découvre aujourd’hui… Les choses doivent sans doute être un peu plus complexes.
Cohen vante par ailleurs le caractère privé de Alcatel-Lucent qui pourra mener à bien ses licenciements sans interventionnisme politique, tout en critiquant Tchuruk qui a remis les clés de la maison à une boîte américaine. Il parle de Chirac qui a soutenu bruyamment Forgeard, un de ses anciens conseillers, aux commandes d’Airbus et l’a poussé à la tête d’EADS avant qu’il n’en soit éjecté avec pertes, fracas, indemnités et plus-values.
Moi je veux faire économiste mondain quand je serai grand !
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Un moustachu chez Total
Le de Marjerie, héritier de la famille Taitinger, qui prend le pouvoir chez Total est affublé d’une moustachette en balai de chi… qui le fait ressembler au facteur du Jour de Fête de Tati. Est-ce sérieux, va-t-il réussir à diriger un groupe pétrolier majeur avec une tête de clown ?
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Total ridicule
Le nouveau boss de Total, héritier de la famille Taitinger, affiche une ridicule moustache en balai de chiotte qui lui donne un air de facteur de province.
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Droit opposable au logement : kesako ?
Heu…, on ne comprend pas bien cette histoire de « droit au logement opposable », idée sortie du chapeau d’un président finissant en mal d’innovation électorale. Et il faut mettre ça en œuvre en toute urgence, bien entendu. C’est quoi cette affaire ? Si on est mal/pas logé on pourra attaquer l’Etat ou ses démembrements pour réclamer un appartement ? Ou pour installer une tente dans les jardins de l’Elysée ? Tout le monde pourra réclamer son dû ?
Cela a l’air bien improvisé tout ça. Mais ça devrait relancer la construction…
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Des analystes de circonstance
Les soi-disant analystes financiers vouent maintenant aux gémonies le portefeuille de produits en développement de Sanofi après l’avoir porté aux nues il y a dix-huit mois. Du coup la société est décotée de 25% par rapport à ses concurrents européens. Il faudra bien un jour que quelqu’un demande des comptes à ces girouettes fort peu clairvoyantes capables de tourner leurs vestes encore plus rapidement qu’un élu corrézien, et avec encore moins de justifications sinon des impressions de café du commerce. Ces pratiques n’ont pas l’air d’émouvoir grand monde. Les analystes sont jugés experts et il est vrai la France, dirigées depuis des décennies par des énarques, aime les experts.
