Catégorie : Economie

  • Les petites affaires du baron Ernest

    Le baron Sellières et les quatorze autres dirigeants du groupe familial Wendel se distribuent 320 millions d’euros de bonus, soit 21 millions par personnes, via un montage sophistiqué qui n’a pourtant pas réussi à tromper son monde. La famille Wendel s’inquiète et soupçonne de s’être fait grugée dans l’affaire. Après tout, ces 320 millions aurait pu aussi être versés en dividendes aux actionnaires, voire en augmentation de salaire aux salariés. Le bon baron est donc en train de tenter d’expliquer à la famille comment les éblouissantes performances d’un quarteron de dirigeants vieille France justifie l’octroi de primes de 21 millions d’euros à chacun, et encore, c’est une moyenne, le vieux baron se mange à lui tout seul 50 ou 70 millions car il a été bien plus compétent que tous les autres.

  • Les petites affaires des dirigeants du CAC40

    Noël Forgeard, ex-dirigeant d’EADS, est mis en examen pour délit d’initié après avoir vendu des stock-options avant l’annonce des retards de livraison de l’Airbus A380 qui ont entraîné un effondrement du cours de bourse d’EADS. La moitié du comité de direction de cette société aéronautique serait susceptible d’être également mise en examen pour ce même délit dont l’accomplissement a permis à ses membres de réaliser des millions d’euros de profit personnel. Si toutes ces accusations sont confirmées, cela achèvera de lever le voile définitivement sur l’absence totale de moralité qui prévaut dans ces hautes sphères du pouvoir économique. Les autorités de régulation devront prendre en compte cette donnée fondamentale du monde d’aujourd’hui de façon que la rapacité d’un petit nombre, fusse-t-il aux commandes, ne nuise pas excessivement au développement de nos économies.

  • La France mal gérée

    Tel le Fonds monétaire international qui tance le Nigéria pour sa mauvaise gestion budgétaire, la Commission européenne va sommer la France de réduire son déficit public. Ça s’arrange !

  • Les dérives guerrières de la Société Générale

    La Société Générale (SG) sort des rapports d’enquête interne sur l’affaire des 5 milliards du trader-fraudeur qui précisent que : « la hiérarchie a été défaillante (…) L’encadrement direct de « JK » s’est avéré lacunaire (…) Le responsable de la table n’était pas en mesure de maîtriser l’activité de ses traders. » Bon, jusqu’ici rien de bien neuf ! On apprend que l’assistant du trader-fraudeur et éventuellement d’autres traders pourraient être impliqués dans les processus de malversation, se répartissant les gains pour les lisser et les rendre moins visibles. La hiérarchie directe du trader-fraudeur a démissionné. Le patron de la banque d’investissement de la SG étant en partance après avoir vu sa démission refusée semble-t-il. Il s’agirait de lui trouver un remplaçant avant de le laisser fuir. Le couvercle est en train de se refermer sur la marmite bouillonnante de cette fraude gigantesque sans que l’on se pose véritablement la question de savoir s’il relève bien du rôle des banques de laisser des divas faire joujou avec des instruments financiers tellement sophistiqués que plus personne n’y comprend rien, plutôt que de se concentrer sur le financement de l’économie réelle ?

    Il est vrai qu’à force pour la SG de donner des noms guerriers et ridicules à ses structures : Delta One pour son activité de trading (référence aux commandos Delta de l’armée américaine), Fighting back pour son plan de structuration, etc. il ne faut pas s’étonner que quelques mercenaires têtes brûlées fassent leur propre guerre. Les 5 milliards du trader-fraudeur sont le My-Lai de la Générale ! Rappelons que le massacre de My-Lai au Vietnam a été commis par la compagnie Charlie… Le sujet devrait revenir à l’ordre du jour pour le procès Kerviel. On en reparlera.

  • Business frauduleux et cynique en Afrique

    On reçoit régulièrement des emails de correspondants africains proposant des affaires mirifiques. Déjà il y a vingt ans, en Afrique, le même genre de propositions circulaient par fax. Ce doit être désormais les enfants des escrocs de ce temps qui perdurent aujourd’hui. Le plus étonnant est qu’il y ait encore des gogos pour ce faire prendre à ces attrapes-couillons et y laisser des plumes :

    FROM MR USMAN KAMAL..
    BILL AND EXCHANGE MANAGER
    BANK OF AFRICA(BOA)
    OUAGADOUGOU BURKINA FASO.

    CONFIDENCIAL

    DEAR FRIEND,
    I AM THE MANAGER OF BILL AND EXCHANGE AT THE FOREIGN REMITTANCE DEPARTMENT OF BANK OF AFRICA (B.O.A) HERE IN OUAGADOUGOU, BURKINA FASO. IN MY DEPARTMENT WE DISCOVERD AN ABANDONED SUM OF $25 MILLION UNITED STATE DOLLARS (TWENTY FIVE MILLION US DOLLARS) IN AN ACCOUNT THAT BELONGE TO ONE OF OUR FORIEGN CUSTOMER (MR. ANDREAS SCHRANNER FROM MUNICH, GERMANY) WHO DIED ALONG WITH HIS ENTIRE FAMILY IN JULY 2000 IN A PLANE

    http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/europe/859479.stm

    SINCE WE GOT THE INFORMATION ABOUT HIS DEATH, WE HAVE BEEN EXPECTING HIS NEXT OF KIN TO COME OVER AND CLAIM HIS MONEYBECAUSE WE CANNOT RELEASE IT, UNLESS SOMEBODY APPPLIES FOR THE NEXT OF KIN OR RELATION TO THE DECEASED AS INDICATED IN OUR BANKING GUIDLING AND LAW BUT UNFORTUNATELY WE LEARNT THAT HIS NEXT OF KIN DIED ALONG WITH HIM IN THE PLANE CRASH.

    THE BANKER GUIDLINE HERE A RESPONSABLE PERSON, AND WHO THE BANK CAN INTROSSTED THIS TREASURY AS UNCLAIMED FUND. THE RESQUEST OF FORIEGNER AS NEXT OF KIN IN HIS BUSINESS IS OCCASSIONED BY THE FACT THAT THE CUSTOMER WAS A FOREIGNER AND A BURKINABLE CANNOT STAND AS NEXT OF KIN TO A FOREIGNER.

    I AGREE THAT 30% OF THIS MONEY WILL BE FOR YOU AS A RESPECT TO THE PROVISION OF A FOREIGN ACCOUNT, 10% WILL BE SET ASIDE FOR ANY EXPENSES INCURRED DURING THE BUSINESS AND 60% WOULD BE FOR ME, THEREAFTER, I WILL VISIT YOUR COUNTRY FOR DISBURSEMENT ACCORDING TO THE PERCENTAGE INDICATED THEREFORE, TO ENABLE THE IMMEDIATE TRANSFER OF THIS FUND TO YOU AS ARRANGED, YOU MUST APPLY FIRST TO THE BANK AS RELATION OR NEXT OF KIN OF THE DECEASED INDICATING YOUR BANK NAME, YOUR BANK ACCOUNT NUMBER, YOUR PRIVATE TELEPHONE NUMBER AND YOUR FAX NUMBER FOR EASY AND EFFECTIVE COMMUNICATION AND LOCATION WHERE IN THE MONEY WILL BE REMITTED.

    UPON RECEPIT OF YOUR REPLY, I WILL SEND TO YOU BY FAX
    OR EMAIL THE TEXT OF APPLICATION. I WILL NOT FAIL TO BRING TO YOUR NOTICE THIS TRANSACTION IS HITCH-FREE AND THAT YOU SHOULD NOT ENTERTAIN ANY ATOM OF FEAR AS ALL REQUIRD ARRANGEMENTS HAVE BEEN MADE FOR THE
    TRANSFER. YOU SHOULD CONTACT ME IMMEDIATELY AS SOON AS YOU RECEIVE THIS LETTER. TRUSTING TO HEAR FROM YOU IMMEDIATELY.

    FOR FURTHER COMMUNICATION PLEASE CONTACT METHROUGH MY PRIVATE EMAIL ADDRESS: xxx@mixmail.com
    AM AWAITING FOR YOUR URGENT RESPONSE!!!

    YOUR’S FAITHFULLY,
    FROM MR USMAN KAMAL

  • Retour de flamme

    Kerviel le trader-fraudeur attaque son employeur la Société Générale pour licenciement abusif, employeur à qui il a fait perdre 5 milliards d’euros du fait d’une fraude colossale. Il faut quand même faire preuve de culot, mais manifestement il n’en manque pas ! Il a d’ailleurs retrouvé du travail le chérubin dans une société de conseil en informatique… On croit rêver. On se demande quel genre de conseils il va prodiguer !

    L’avocat de la Société Générale a déclaré : « Je me réjouis que M. Kerviel ait retrouvé du Travail. Ça l’aidera à rembourser la Société Générale ». Il n’est d’ailleurs pas même sûr qu’il soit condamné à payer quoi que ce soit à son ancien employeur, surtout si l’implication de sa hiérarchie est prouvée, qui aurait fermé les yeux lorsqu’il gagnait des sous et réagi uniquement quand il s’est mis à en perdre. Il est d’ailleurs devenu le héros des foules et de l’internet ce Kerviel. Curieux retournement de situation pour celui qui a été à deux doigts d’entrainer sa banque dans la faillite et qui reconnaît sans aucune difficulté ses positions frauduleuses.

  • Des millions qui montent à la tête

    L’Autorité française des marchés financiers confirme de forts soupçons de délits d’initiés massifs chez le constructeur aéronautique européen EADS de la part d’une vingtaine de hauts dirigeants de la firme aéronautique. Dans un grand élan de naïveté on croyait encore que lorsque l’on est payé plusieurs millions (voire plusieurs dizaines de millions) d’euros par an, cela met à l’abri des tentations de malversation… Il n’en est malheureusement rien. Il n’est pas bon de rester naïf à un âge trop avancé.

  • Ce sont souvent les mêmes qui trinquent

    Les prix des denrées alimentaires augmentent du fait de l’offre inférieure à la demande (et sans doute un peu de la spéculation, sport favori de notre bon capitalisme) et les pays du tiers-monde trinquent. On y voit même des émeutes de la faim. Pas facile de s’y retrouver puisque quand les prix sont bas les pays du tiers-monde trinquent également. Est-ce que les agriculteurs européens dont les exportations sont subventionnées par le contribuable communautaire lorsque les prix mondiaux sont inférieurs aux prix d’intervention rendent leurs subventions lorsque l’on se trouve dans une situation inverse ? Ce pourrait constituer une ressource à allouer au tiers monde non alimentairement autonome, après tout ce sont eux les premières victimes des subventions distribuées en Europe.

  • Absurdité capitaliste

    Dans Libération le patron de Total a un peu de mal à expliquer ses programmes de rachat d’actions. C’est l’ultime absurdité du capitalisme d’aujourd’hui, les entreprises à défaut de pouvoir générer des projets à 15% de rentabilité (taux exigé par les analystes financiers) choisissent de consacrer leur cash à racheter et annuler leurs propres actions. Le pire c’est que l’on calcule une rentabilité de ces rachats et qu’elle atteint généralement les 15% ! En réalité la véritable ultime étape est lorsque, comme dans le cas de la banque néerlandaise ABN, les actionnaires optent pour le démantèlement de leur entreprise et sa vente par appartement.

  • Les cordons de la bourse se tendent légèrement

    L’Etat français annonce qu’il va économiser 6 à 7 milliards d’euros en 2008. La presse commente dans le vide, personne n’est capable de calculer un simple pourcentage pour évaluer cette économie potentielle mais tout le monde se lamente sur notre triste sort. Le budget général qui figure dans la LOI n° 2007-1822 du 24 décembre 2007 de finances pour 2008, corrigée le 27 décembre 2007, a entériné un montant de dépenses brutes de 354,5 milliards, une économie de 6 milliards en représente 1,7% ou 0,5% des 1 200 milliards de dette publique. La belle affaire ! Quel est le ménage qui n’a pas eu une année à économiser 1,7% de ses dépenses ? Dans les entreprises on fait ça tous les matins en arrivant au bureau.

  • Malversations chez EADS

    L’Autorité française des marchés financiers confirme de forts soupçons de délits d’initiés massifs chez EADS de la part d’une vingtaine de hauts dirigeants de la firme aéronautique. Dans un grand élan de naïveté on croyait encore que lorsque l’on est payé plusieurs millions (voire plusieurs dizaines de) d’euros par an, cela met à l’abri des tentations de malversation… L’actualité montre qu’il n’en est malheureusement rien.

  • L’économie et l’astrologie

    Interview du fiston Galbraith sur France Culture qui confirme la phrase attribuée à son père :

    La principale fonction des prévisionnistes est d’avoir su rendre l’astrologie acceptable.

  • La « théorie de la pétaudière » dans les systèmes financiers mondiaux

    La « théorie de la pétaudière » pour tenter d’expliquer l’inexplicable : ou comment Kerviel le trader-fraudeur a pu faire perdre cinq milliards à son patron sans que personne ne s’aperçoive du pot aux roses, comment les banques mondiales ont pu surendetter des pauvres sur le territoire des Etats-Unis d’Amérique (on ne parle pas du Bangladesh mais bien des USA !) à coups de centaines de milliards de dollars sans que personne ne se pose la question du risque, comment votre banque est incapable d’enregistrer votre changement d’adresse en moins de six mois et sans que vous l’ayez relancée dix fois, etc.

    La sophistication de nos systèmes d’information, la bougeotte permanente érigée en mode de fonctionnement (fusion, OPA, rapprochement, etc.), le court-termisme nouvelle philosophie des marchés, l’instantanéité unique refuge de la politique spectacle, rendent l’Homme dépassé par les évènements et les environnements qu’il a lui-même créés, privilégiant le suivisme à l’analyse car plus personne n’y comprend rien. C’est la pétaudière généralisée !

    La sémantique douce d’Alan Greenspan

    Dans un discours datant de 1996, Alan Greenspan, alors gouverneur de la banque centrale américaine qui qualifiait alors d’exubérance irrationnelle la capacité des marchés à surévaluer des actifs

    “ […] Clearly, sustained low inflation implies less uncertainty about the future, and lower risk premiums imply higher prices of stocks and other earning assets. We can see that in the inverse relationship exhibited by price/earnings ratios and the rate of inflation in the past. But how do we know when irrational exuberance has unduly escalated asset values, which then become subject to unexpected and prolonged contractions as they have in Japan over the past decade? […] ”

    « The Challenge of Central Banking in a Democratic Society », 199612-05.

    Qu’en termes élégants ces choses sont dites ! Eh bien la réponse à proposer à l’ex-gourou de Wall-Street est que l’on peut qualifier cette exubérance de pétaudière et qu’il faut y mettre de l’ordre, bref, réguler.

  • Les économistes de plateaux télévisés

    Avec l’aggravation de la crise financière c’est le retour en première ligne des économistes mondains, les de Boissieu, Touati et autres Cohen, qui y vont chacun de leurs jugements à l’emporte-pièce et de leurs solutions de café du commerce du genre « les banques centrales n’ont pas les moyens de traiter le problème, il faut faire sauter les barrières intellectuelles ». Que n’ont-ils mené d’aussi subtiles analyses lorsqu’ils s’esbaudissaient sur la création de valeur !

  • Hécatombe bancaire aux Etats-Unis

    C’est maintenant la quatrième banque d’affaires américaine, la Bear Stearns, qui est en faillite et en cours de sauvetage par la banque centrale. Une nouvelle affaire financière majeure au pays du capitalisme roi. Du coup l’administration et la banque centrale « indépendante » font tourner la planche à billets pour éviter le désastre. In fine le contribuable américain paye pour sauver une banque privée, comme le citoyen britannique paye pour la Northem Rock tombée en faillite fin 2007. Les Etats-Unis nous avaient déjà fait le coup avec le fonds LTCM (Long term capital management) en 1998 et surtout les Caisses d’épargne dix ans plus tôt. Les contribuables de l’oncle Sam continuent à régler l’addition, comme les Français celle du Crédit Lyonnais. Il est vrai que l’axiome syndical voulant que le capitalisme privatise les profits et nationalise les pertes se trouve malencontreusement vérifié… On aurait pu laisser tomber la Bear Stearns, quitte à ce que l’Etat indemnise les petits épargnants, mais là on a vraiment une impression d’impunité. En gros, jouez au casino avec nos sous, il y aura toujours un crétin de contribuable pour renflouer. Tout ceci est tout de même inquiétant et donne l’impression que la crise s’emballe sans que personne ne contrôle vraiment le système.

    Pendant ce temps, l’inflation revient doucement en Europe vérifiant ainsi les craintes d’un certain Trichet, gouverneur de la Banque centrale européenne que la politicaille franchoulllarde vilipende régulièrement du haut de sa méconnaissance des mécanismes de l’économie. Il fallait voir durant la campagne électorale des présidentielles les (petits) barons de l’UMP et du PS affirmer que l’inflation était jugulée pour toujours et qu’il était temps de relâcher la politique monétaire. Aujourd’hui les mêmes pleurent sur l’augmentation du paquet de nouilles.

  • Les arroseurs arrosés

    Les fonds d’investissement de « private equity » grands spécialistes de rachat d’entreprises à restructurer, donneurs de leçons de gestion à tout va, professionnels du downsizing, extracteurs de valeur sans foi ni loi, parangon des vertus du marché, semblent rencontrer quelques difficultés financières face aux dettes colossales qu’ils ont accumulées au royaume du leverage buy out… On ne peut s’empêcher de sourire discrètement devant cette situation, notre hilarité serait d’ailleurs franche et massive si les conséquences d’une telle situation ne pouvaient s’avérer désastreuse pour le système financier mondialisé.

  • Les prix et la concurrence expliqués à ma fille

    La presse et la politicaille constatent que le paquet de nouilles n’est pas au même prix chez Auchan que chez Carrefour, ou en Ile de France versus la Région PACA, et semblent s’en émouvoir. Nous ne sommes pas bien sûr de comprendre le problème. Que l’on se plaigne d’une augmentation des prix moyenne supérieure à celle des rémunérations c’est une chose, mais que l’on veuille un prix administré du paquet de nouilles c’est plus compliqué, sauf à revenir aux magasins d’Etat. Comme tout acteur économique, les distributeurs fixent leurs prix de vente en fonction du marché et de leurs objectifs. C’est la vie. La société capitaliste repose sur le postulat que le consommateur est intelligent et maître de ses choix, fait des comparaisons et achète ses nouilles là où il le décide.

    Après çà il y a les entraves à la concurrence et là, l’Etat peut lutter pour faire appliquer les règles de concurrence, édictées d’ailleurs par l’Union européenne. Quand on voit que tous les forfaits des fournisseurs internet sont à 29,99 EUR on peut raisonnablement se poser des questions.

    En fait, et contrairement aux idées reçues, l’entreprise craint la concurrence et dès qu’on lui laisse la bride au cou elle passe des accords d’entente pour se partager le marché avec ses concurrentes. Alors pour une fois que le prix du paquet de nouille est différencié selon le fournisseur, on voudrait un prix unique ?

  • Le fluide du cash

    Colère intra-patronale qui fait un peu désordre. Vous vous souvenez le patron des industries métallurgiques qui s’est fait prendre à sortir 20 millions d’EUR en liquide de la banque de son organisation en affirmant que c’était pour « fluidifier le dialogue social » ? Eh bien il semble qu’il se soit mangé en plus une indemnité de départ en retraite de 1,5 million tout en gardant un salaire. A ce train, le dialogue social va être tellement fluidifié que le Yang-Tsé-Kiang à coté va ressembler à un pipi de chaton ! Ce n’est pas très sérieux. En 2007 après tous les scandales financiers divers et variés déjà jetés sur la place publique, continuer à sortir encore des millions en liquide pour distribuer à on ne sait qui, quel manque de clairvoyance, ou quel sentiment d’impunité.

    20 millions d’euros en liquide c’est tout de même énorme. L’histoire ne dit pas combien de valises il faut pour transporter une telle somme. Qu’est-ce qu’il a pu bien faire avec tout cet argent le pépère ? On le saura sans doute un jour, en attendant il est mis en examen.

  • Diversification à la Générale

    La Société Générale du trader-fraudeur inonde la presse française de l’annonce mirobolante de l’achat d’une banque russe. Ou comment noyer le poisson… Vu les pratiques de business dans la patrie de Chostakovitch on peut penser que Kerviel, le trader-fraudeur, pourrait aisément être recasé dans cette nouvelle filiale russe.

  • Pour prix de la paix sociale

    La fonction publique française invente le concept de « prime de fusion permanente » pour faire passer la pilule de la fusion des services fiscaux. En gros, une augmentation de salaire pour acheter la paix sociale et faire accepter cette réforme à des personnels à forte capacité de nuisance. Drôle d’avancée sociale !