Toutes les corporations passent à l’Elysée pour faire la manche. Comme toujours les périodes électorales sont favorables à la générosité des puissants alors chauffeurs de taxi, retraités, pêcheurs, industriels, c’est la ruée sur les derniers sous d’un Etat « aux caisses vides ».
Catégorie : Economie
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Trop c’est trop
Une avancée humaniste qui permet de reprendre espoir en l’avenir de l’Homme ! Alors que la grande escroquerie de la vente des droits télévisuels du fouteballe est remise aux enchères, il semble que les enchérisseurs ne soient plus très enthousiastes pour aligner des centaines de millions d’euros et payer à prix d’or une bande de brutes anabolisées et acculturées ; l’appel d’offres n’a pas été attribué faute de prix « satisfaisant » pour les dirigeants du fouteballe franchouillard. Le marché semble retrouver le chemin de la raison. Ouf !
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Fraude et petits arrangements
Le Monde s’est procuré les procès-verbaux de garde à vue du trader fraudeur de la Société Générale. Mais comment font-ils pour récupérer ces documents ? Ils ne vont quand même pas les voler au commissariat de police ?
Il en ressort que le garçon avait la folie des grandeurs et a voulu frimer auprès de ses camarades de classe qui le toisaient de haut. Résultat des courses 5 milliards de pertes et une banque de 130 000 employés au bord du gouffre. Merde, un gamin de 30 ans qui réussit une si gigantesque malversation, le record va être difficile à battre !

Lire aussi : Une escroquerie majeure à la Société Générale
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Protection contre libéralisme
Les chauffeurs de taxi bloquent les villes par crainte de la mise en œuvre des recommandations Attali qui suggèrent de déréglementer ce secteur protégé par la délivrance de licences. Les coiffeurs s’inquiètent aussi. Information prise auprès d’un coiffeur à l’issue d’une coupe, on apprend que leur réglementation consiste en l’obligation de présenter un diplôme. Si l’on en juge par le nombre de salons de coiffure dans les rues de Paris, la protection de la profession n’a pas l’air trop stricte ! La France n’est pas facile à gérer, on devrait pouvoir quand même se poser tranquillement la question s’il est utile de maintenir la protection des coiffeurs et des chauffeurs de taxi, pour les consommateurs comme pour les prestataires de ces services.
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Dépression au-dessus de la banque
Les traders de la Société Générale seraient déprimés, certains ont été vus en larmes devant leurs écrans. Une cellule d’assistance psychologique a été mise ne place pour ces divas au cœur tendre. Les pertes abyssales de leur banque devraient entraîner la fonte de leurs bonus, sans parler de la participation des employés du guichet. Le management se demande comment payer ces bonus malgré tout pour éviter l’hémorragie.
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Rififi à la Société Générale
Un jeune employé de banque modèle est mis en examen et se retourne contre son employeur en justifiant certes avoir détourné les procédures mais pas piqué dans la caisse ! Les syndicats en sont presqu’à prendre sa défense arguant que lorsqu’il y a des gains on félicite les patrons mais si ce sont des pertes on flingue les employés. On croit rêver !
Voilà un golden boy de rencontre qui a joué avec les sous des déposants à des hauteurs vertigineuses (des engagements de 50 milliards d’EUR… le déficit budgétaire de la France) encore jamais atteintes, qui a ruiné sa banque avec une perte abyssale (va-t-elle survivre ?) et qui nous la joue « c’est pas moi c’est l’autre ».
Eh garçon, il faudrait voir à assumer ses actes à défaut d’avoir le sens des réalités ! On en saura plus dans les prochaines semaines sur les détails techniques des opérations.
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Une escroquerie majeure à la Société Générale
Un zozo-trader contourne les systèmes de contrôle de la Société Générale, engage 50 milliards d’EUR à terme avant de se faire prendre. La banque dénoue les opérations en trois jours de ce début de semaine et décaisse une perte de 5 milliards. Il n’y a pas de doute qu’il fallait déboucler ces opérations douteuses dès la fraude mise à jour, plutôt que de continuer à spéculer.
Une fois encore on découvre l’économie moderne étouffée par sa complexité et dépassée par les évènements. Il ne s’agit plus ici de produits sophistiqués comme les crédits « subprime », « titrisés », vendus et rachetés sur les marchés financiers, auxquels plus personne ne comprend rien au point que les banques ne savent toujours pas vraiment aujourd’hui combien de pertes elles doivent présenter dans leurs bilans malgré les dizaines de milliards déjà provisionnés. Ici il est question de produits relativement simples mais de systèmes d’information et de gestion tellement compliqués que les procédures de contrôle les plus perfectionnés peuvent être inopérantes. Nos entreprises modernes, toujours entre deux fusions et trois OPA, avec leurs cortèges de restructurations et de précarité, n’ont plus le temps de s’intéresser à la vraie vie, se focalisent sur des objectifs financiers à court terme au détriment de leurs modes de fonctionnement et de stratégies plus réalistes. Tout le monde peut le constater dans ces grands groupes.
On saura la vérité un jour sur cette affaire Société Générale, il est à craindre qu’elle ne révèle une gigantesque pétaudière masquée derrière de beaux logos, des discours policés et formatés sur les missions et les valeurs, et autres billevesées à la mode chez le CAC 40.
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Richelieu en pleine déroute
Richelieu Finance et son patron, analyste financier mondain, sont pris les doigts dans le pot de confiture et sont obligés de se vendre pour survivre. Ledit patron, chantre du capitalisme financier et des analyses dignes d’une concierge portugaise sera sans doute désormais un peu moins présent sur les plateaux de télévision et un peu plus dans son bureau pour y gérer les risques de la vraie vie et non plus les fantasmes d’économistes de salon…
Et pendant ce temps les banques internationales sont obligées de passer des dizaines de milliards de provisions pour cette nouvelle grande escroquerie du XXIème siècle où l’on a cru que la sophistication et la complexité de produits financiers auxquels plus personne ne comprend rien, pouvaient contourner quelques basiques comme quoi un débiteur qui achète une maison au-dessus de ses moyens va avoir du mal à la rembourser.
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RH et ministres
Les ministres vont être évalués sur la base d’objectifs fixés à l’aide d’un cabinet de consulting privé, tels des cadres moyens d’une entreprise capitaliste. C’est rigolo, et on imagine déjà les ministres abasourdis sous les ors de la République écouter la logorrhée verbeuse des consultants en ressources humaines leur expliquant les tenants et aboutissants du processus d’évaluation avec force schémas, rétro plannings, ordinogrammes et autres billevesées du « team building ». Cela a dû être un vrai régal.
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Dérive financière dans l’industrie
Dans un grand élan de sens de ses responsabilités, Forgeard ex-patron d’EADS et des plus-values explique ce soir à France 2 qu’il n’était pas au courant des retards de fabrication de l’Airbus A380 lorsqu’il a vendu ses stock-options car son usine de Hambourg a caché ces informations. C’est peut-être vrai mais dans le genre « je couvre mes collaborateurs parce que je suis le chef [et que je suis payé en conséquence] » on a fait mieux !
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Délits d’initié à tous les étages chez EADS
Les affaires de délits d’initiés se poursuivent chez EADS. Il semble qu’il n’y ait pas que Forgeard qui se soit goinfré avant la chute des cours provoquée par l’annonce des retards industriels de l’A380… L’autorité des marchés financiers parle de ventes massives d’actions durant cette période, par 1 200 salariés de l’entreprise.
Comme l’actionnaire Lagardère a par ailleurs vendu ses titres à la Caisse des dépôts et consignation (CDC), toujours avant la chute, la presse et la politicaillerie accusent l’Etat de négligence coupable, voire pire. La situation est inextricable car on peut penser que l’Etat actionnaire d’EADS et de la CDC était au courant des problèmes d’Airbus. S’il avait prévenu la CDC de la situation en lui demandant de ne pas faire la transaction, il y avait délit d’initié. Il n’a rien dit et du coup l’Etat est accusé d’être vendu aux intérêts de Lagardère ! Rendons grâce au groupe Lagardère qui avait affiché depuis longtemps déjà sa volonté de sortir de l’aéronautique. On peut admettre par ailleurs que l’Etat et ses démembrements aient voulu monter dans le capital d’EADS, entreprise jugée stratégique. Cela a été fait au prix fort, ce qui n’est sans doute pas dramatique compte tenu de l’enjeu, et puis les cours vont bien remonter un jour.
Le vrai sujet est plutôt que les cadres EADS semblaient passer plus de temps à s’impliquer dans l’affaire Clearstream ou à suivre leurs les marchés boursiers, qu’à régler les questions industrielles d’une entreprise qui n’en manquait pas.
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Querelles sémantiques
Guerre des mots à droite, plan de rigueur dans la fonction publique, comme l’affirme la ministrette des finances, ou pas plan de rigueur ? Le Larousse encyclopédique nous explique que rigueur veut dire : Grande sévérité ; austérité ; dureté. On espère bien qu’il y a un plan de rigueur dans la gestion des finances de l’Etat. On est d’ailleurs étonné qu’il n’y en ait pas déjà un depuis longtemps. Les ressources mises à dispositions par les contribuables seraient-elles gérées sans rigueur ? Pour calmer cette tempête de mots dans la cuvette sémantique des toilettes du microcosme, Fillon parle de plan de revalorisation et Devedjian de bonne gestion. Tout ça pour expliquer (ou cacher) que deux fonctionnaires partant à la retraite sur trois seront remplacés en 2007 et un sur deux en 2008. Parfois on se demande vraiment si nos politiques ont un emploi du temps si chargé que cela…
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Des analyses économiques de caniveau
En attendant, les soi-disant analystes financiers, vraiment à court de réflexions intelligentes, sortent des statistiques pour étudier la corrélation entre la météo et les cours de bourse (ça monte quand il fait beau) ou les résultats de matchs de ballons en compétitions internationales (ça baisse dans les pays qui perdent les matchs). Le plus fascinant est que, sans vergogne ni l’ombre d’une culpabilité, à la question « pouvez-vous extrapoler une stratégie de cette corrélation ? » ils répondent « non, car la variation est trop faible » plutôt que « non, car c’était juste une blague de rentrée ». Voilà qui en dit long, une fois de plus, sur le niveau d’analyse de ces soi-disant analystes, et leur capacité à comprendre ce qui se passe sur les marchés comme le prouve une nouvelle fois la crise financière actuelle. On pourrait peut-être les recycler au Parti Socialiste pour analyser le niveau de corrélation entre la longueur des jupes de Ségolène Royal versus le pourcentage de déficit public en points de PNB ?
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Restructurations dans l’énergie
L’entreprise Suez va être démantelé et sa partie Energie va racheter GDF (Gaz de France), en la privatisant au passage. Ces entreprises sont lancées, au mieux, pour quatre années de pétaudière, encore appelées « synergies ». Les économistes mondains sont de sortie et rivalisent d’analyses contradictoires. On parle de patriotisme économique ou de nécessité industrielle ; le coup étant parti d’une réaction nationaliste contre l’offre de rachat de Suez lancée par l’ENEL, groupe semi-publique italien, on n’est pas bien sûr que la construction mise sur pieds soit plus opérationnelle : le franco-belge meilleur que le franco-italien ? L’avenir le dira.
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Du rififi au FMI
La Russie qui présente son candidat (tchèque…) pour le siège de chef du Fonds monétaire international (FMI), contre le Français Dominique Strauss-Kahn (DSK), prétend que ce dernier n’a pas les compétences pour le poste. C’est parfaitement juste ! Notre bon DSK n’a jamais géré d’entreprise, sinon son cabinet d’avocats lorsqu’il n’était pas ministre, et encore moins de banque. Il est un politicard avisé, a été un ministre compétent, et d’ailleurs il est plébiscité par les militants socialistes pour restructurer le PS ce qu’il saurait sans doute bien faire. Mais mettre des hommes politiques à la tête de banques, nationales ou multilatérales, on a vu ce que cela a donné, en France ou même très récemment à la Banque Mondiale où Wolfovitz a été poussé à la démission assez rapidement, sans parler d’Attali à la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement qui a laissé libre cours aux errements diaboliques de sa créativité mégalomaniaque en matière de gestion, ou plus simplement de son prédécesseur espagnol au FMI qui a plié bagages au bout de deux ans dès que la soupe a été de nouveau servie pour lui à Madrid.
Les hommes politiques il faut les nommer administrateurs de ces institutions multilatérales pour y avoir des conseils d’administration forts qui indiquent fermement la politique à suivre, mais laisser la direction exécutive à de vrais managers, c’est la b-a-ba de la bonne gouvernance. C’est d’ailleurs ce que le FMI et la Banque Mondiale n’arrêtent pas de répéter aux pays à qui ils prêtent leurs sous…
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Crise financière et jugeotte
Le Canard Enchaîné cette semaine rappelle ingénument que Jean-Claude Trichet, ci-devant gouverneur de la Banque centrale européenne, affirme depuis des lustres qu’un système où la richesse mondiale croît en moyenne annuelle de 5% mais où les marchés financiers exigent des entreprises une rentabilité de 15% et la masse des crédits augmente de plus de 15%, un tel système donc, court au krach financier. En d’autres termes, l’effet de levier si cher à nos analystes est en train de nous en mettre un coup (de levier) sur la tronche. Un peu de bon sens ferait du bien à tout le monde.
Il nous revient d’ailleurs que ces banquiers centraux avaient été qualifiés de « gnomes de Frankfort » par Juppé le Raide lorsqu’il était au pouvoir, en référence aux « gnomes de Zurich » de de Gaulle. Il avait fait encore très fort notre Juju favori, tout en finesse et en démagogie. Trichet est d’ailleurs régulièrement voué aux gémonies par notre politicaille nationale, surtout en période électorale. Il semble toutefois qu’il ne dise pas que des idioties, tout particulièrement lorsqu’il parle des déficits français.
Le plus ubuesque dans la crise actuelle est qu’elle est partie de la défaillance, en voie de généralisation, de ménages plutôt défavorisés qui n’arrivent pas à rembourser leurs banques qui entre temps ont laissé libre cours à leur infinie créativité pour titriser et refourguer leurs créances à droite à gauche. Les financiers ont cru pouvoir rendre solvables des ménages pauvres par le biais d’instruments financiers auxquels personne ne comprend rien. Les riches y ont laissé leur jugeote et vont y perdre quelques plumes.
La nouvelle du jour est que les pauvres sont toujours pauvres, et donc risqués pour leurs prêteurs qui vont l’apprendre à leurs dépens. Comme le disait Snoopy :
Il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade !
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Le désespérant suivisme d’analystes financiers de rencontre
Les soi-disant analystes financiers découvrent que les Etats-Unis sont surendettés et leurs ménages les plus défavorisés engagés dans des prêts immobiliers à taux variables les menant à la faillite. Eh bien, quelle surprise ! Les Etats-Unis endettés ? On apprend ça à l’école, premier cours d’économie : la fin du Golden Exchange Standard qui dû être officialisé par Nixon dans les années 60/70 lorsqu’il a mis fin à la fiction de la libre convertibilité du dollar US avec l’étalon-or !
Alors les soi-disant analystes qui ont dû lire les livres d’économie de leurs enfants réinventent soudainement le fil à couper le beurre et matraquent les marchés financiers de leurs prévisions panurgistes. Nous sommes dans une phase de consolidation nous disent-ils. On adore lorsque les analystes financiers nous parlent de consolidation voire de correction. Cela veut dire généralement dans la langue des petits épargnants : baisse des cours que les analystes/spécialistes n’avaient pas anticipée !
Il s’agit de quoi avec cette crise du subprime ? En gros, un ménage plutôt défavorisé achète une maison au-dessus de ses moyens grâce à un crédit à taux variable à un moment où les taux sont bas. La banque qui a une créance sur ce ménage défavorisé vend sa créance à une banque d’affaires qui la transforme en titres négociables qu’elle refourgue en bourse après les avoir qualifiés d’investissement sûr puisque assis sur une propriété immobilière (hypothéquée qui plus est). Lorsque les taux montent et la valeur de l’immobilier baisse, l’emprunteur initial de peut plus rembourser son crédit et sa maison qui a baissé de valeur, saisie par le prêteur, ne peut plus compenser la créance. C’est le boxon et le château de cartes s’effondre. Nous en sommes là !
Les journaux nous ramènent leurs économistes mondains de service, les de Boissieu, Fitoussi et autres Touati qui, au sortir de leurs salons pour grands penseurs, nous gratifient de formules majeures telles que :
Le marché cherche ses repères : il va rester très volatil dans les jours voire les semaines à venir.
Bon, nous voilà bien avancés.
– Eh bonjour Monsieur le Marché ! Comment ça va ce matin ?
– Ah, pas bien fort Mme. Michu, pas bien fort ! Je cherche mes repères figurez-vous. Je les ai perdus et je ne sais plus où les retrouver. Que vais-je donc devenir sans mes repères Mme. Michu ?
– Ahhhhhhhhh ! Mon pauvre Monsieur le Marché, allez donc voir au bistrot chez Dédé, je crois que vous trouverez vos repères au comptoir. En attendant j’vous mets une livre de carottes, ça favorise la réflexion ?
« Le marché cherche ses repères… » !!! On croit rêver !!! Comment peut-on commettre d’aussi irréparables platitudes ? Mais bougres de têtes de nœud c’est vous les analysants qui êtes censés jalonner le chemin du marché des repères nécessaires à sa bonne compréhension par les investisseurs, petits et grands, tels les lampadaires au bord d’une route qui développent leurs halos de lumière rassurante et salvatrice. Il y a quelques données basiques qui devraient germer dans vos cranes d’œuf : quand tout un système repose sur l’endettement et que personne n’épargne, c’est risqué et donc pas durable, et d’une ; deuxio, les bénéfices ne peuvent pas croître indéfiniment plus vite que les ventes, sinon le plancher rejoint le plafond et on se retrouve en bouillis au milieu. Ce n’est pas compliqué quand même ! Mais si le marché cherche ses repères alors évidemment l’analyste est désorienté et n’a plus la tête à consacrer à des choses simples.
Heureusement qu’ils ont fait des études supérieures ces économistes aux petits pieds. Les uns pronostiquent une baisse des taux quand les autres prévoient leur envolée. Cela relève du Café du Commerce du coin de la rue au départ du quinté-plus de Longchamp. Le maquignon dans son marché à bestiaux de la France profonde a probablement une meilleure appréhension du capitalisme réel que ces divas en voitures de luxe.
En attendant, Oyé Oyé petits épargnants, suivez vos intuitions et votre bon sens, non uniquement les conseils déclarés de ces ahuris médiatisés. N’oubliez pas que le marché cherche ses repères… !!!
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La France donne des leçons mais à la fin c’est l’Allemagne qui gagne
Dieu merci l’Allemagne emporte le morceau chez EADS et prend les commandes d’Airbus Industrie où se posent les véritables problèmes d’organisation industrielle que les Allemands ont su de tous temps résoudre bien mieux que les Français engoncés dans des décennies d’immobilisme syndicalisé. Le Gallois qui n’a pas démérité s’occupera de la holding cela suffira à l’emmener doucement à la retraite.
Dieu merci la France s’est inclinée devant Angela qui a pu réaffirmer sa foi en une banque centrale européenne indépendante et un euro fort. Paris s’est cru autorisé un moment à donner des leçons d’économie monétaire à Berlin… on peut toujours rêver !
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Barbouzeries françaises dans le grand business
Galouzeau de Villepin va être mis en examen dans l’affaire Clearstream après des perquisitions menées à son domicile, elles-mêmes rendues possibles par une fouille de l’ordinateur du général Rondot sur lequel des experts ont pu reconstituer des fichiers détruits. On reste un peu confondu devant un tel amateurisme de la part d’un maître espion. Un enfant de 10 ans sait qu’un fichier sur un ordinateur n’est jamais complètement détruit et le Rondot l’ignorait ! On lui a appris quoi à la DGSE ? A dynamiter les bateaux de Greenpeace sans doute, mais pas à planquer des documents.
Au moins Gergorin, celui qui écrivait des lettres anonymes au juge depuis son bureau au lieu de vendre des Airbus, a fait disparaître son ordinateur correctement. Il est accusé de destruction de preuves, certes, mais du coup il n’y a plus de preuves.
D’après Le Monde les juges seraient ressortis de chez le Galouzeau avec des dossiers en pagaille marqués Affaire Clearstream, un ordinateur et autres babioles. Ça aussi c’est un mystère : les journalistes récupèrent les procès-verbaux d’audition ou de perquisition en 24 heures. Comment font-ils ? Mis à part un ou deux juges et leurs greffiers, il ne doit pas y avoir grand monde ayant accès à ces documents et prêts à violer le secret de l’instruction.
Globalement on a l’impression d’avoir à faire soit à une bande d’incompétents notoires, soit à des manipulateurs dont le machiavélisme dépasse l’entendement. On penche plutôt pour la première solution : une clique de corneculs de première catégorie qui confondent domaine public et fait du Prince, se croyant au-dessus de tout et autorisés au pire, alors qu’ils sont payés pour faire un boulot qu’ils délaissent.
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Renvoi d’ascenseur
La France propose la candidature de Strauss-Kahn pour la tête du FMI : entre coup de Jarnac et illusion sur la puissance de notre nation à imposer qui que ce soit dans cette institution, Sarkozy s’agite pour occuper l’espace.
