Auteur/autrice : Rehve

  • Médiocrité politique

    CH_20150401_SarkoEnième réforme de l’enseignement, on s’attaque cette fois-ci au collège unique que tout le monde s’accorde à juger en perdition mais que chacun veut réformer à sa manière. Il en résulte l’habituelle cacophonie dès qu’un pouvoir envisage de vouloir changer quelque chose dans l’éducation nationale. Les responsables et les irresponsables assènent à Mme. Michu un galimatias idéologique où tout et son contraire sont mixés avec du règlement de comptes politique et personnel, de la grève, des vociférations, des menaces… des poules caquetant bêtement dans un poulailler. Bref, la France manifeste son habituel immobilisme doublé d’une panique face au mouvement.

    Sarkosy, toujours en pointe dans la subtilité et la profondeur d’analyse clame dans un meeting politique :

    « Dans le combat effréné pour la médiocrité, (Christiane Taubira) est en passe d’être dépassée par Najat Vallaud-Belkacem ».

    Ses militants hurlent leur joie. On a les dirigeants que l’on mérite !

  • Laurent Wauqiuez fait son intéressant

    Avec sa subtilité habituelle, Laurent Wauquiez fait son programme pour l’éducation nationale sur Tweeter :

    Tweet_Wauquiez_20150515_College

  • Religion à Rome

    La France s’est mis en tête de nommer un ambassadeur au Vatican qui revendique son homosexualité. La curie manifeste sa mauvaise humeur devant cette marque de mauvais goût en ne bougeant pas. Depuis plusieurs semaines le garçon n’a pas été accrédité…

    • Effet sur la croissance économique : nul
    • Effet sur le bonheur populaire : nul
    • Effet sur les prochaines élections françaises : nul
    • Effet de cet imbroglio diplomatico-mondain sur la marche du Monde : nul
    • Effet de l’absence d’un ambassadeur de France au Vatican : nul

    La vraie question à se poser au-delà de la sexualité du candidat est : à quoi peut donc bien servir un ambassadeur de France auprès du Vatican ? La réponse à cette interrogation étant assez claire, il serait opportun d’envisager la suppression de cette ambassade ou, a minima, de sa rétrogradation au rang de simple bureau chargé d’expédier les affaires courantes.

  • Proglio (66 ans) s’énerve

    Henri Proglio, ex-pédégé de Veolia, ex-pédégé d’EDF, multi-administrateur de toute une palanquée de groupes du CAC40 et d’ailleurs, est un habitué des polémiques. Il avait fait les grands titres lors de sa nomination comme pédégé EDF en 2009 en voulant garder un poste non-exécutif chez Veolia (et la rémunération allant avec) avant finalement d’être obligé d’y renoncer sous l’étonnement même de ses pairs qui voyaient mal comment justifier une telle exigence. Il avait ensuite été soupçonné de connivences lorsqu’EDF avait subventionné le spectacle de sa femme, une comédienne-comique. Plus fondamentalement il avait animé un combat terrible contre la pédégère d’Areva, cherchant à régler des comptes personnels sur le dos de la filière électronucléaire française qui en a souffert.

    Toujours à la tête d’EDF il avait accepté sans broncher la baisse de son salaire lorsque le gouvernement socialiste en 2012 avait limité celui-ci à 450 000,00 EUR pour les patrons d’entreprises publiques.
    Henri Proglio était supposé être désigné cette semaine président non-exécutif de Thales, un groupe d’électronique majoritairement centré sur la défense, détenu à 27% par les contribuables représentés par l’Etat, 26% par l’avionneur Dassault, lui aussi plutôt tourné vers l’armement. Pour ce faire l’Etat lui a demandé de démissionner des mandats de conseiller et administrateur qu’il détient dans des groupes russes, publics et privés, liées à l’industrie nucléaire. Agacé, le garçon accuse l’Etat de se comporter comme un hedge fund. Il refuse de se plier à cette exigence d’un de ses actionnaires et, finalement, renonce à ce poste.

    Nous sommes en économie libérale. L’actionnaire est roi. M. Proglio devrait le savoir, qu’il s’agisse du secteur public ou privé, l’actionnaire décide et le salarié ou mandataire social s’exécute. C’est ainsi. Henri Proglio a 66 ans, l’âge de la retraite, voilà suffisamment longtemps qu’il dirige des entreprises du capitalisme français, il n’a pas démérité mais il est temps qu’il laisse la place aux plus jeunes qui sont légion. Shootez sur un lampadaire de l’avenue Marceau et il tombera un chapelet de candidats tout aussi compétents et moins colériques.

  • La reddition

    La reddition

    7 mai 1945, Jodl signe la reddition militaire de l’Allemagne à Reims. Les signataires conviennent de garder le secret jusqu’au 8 mai afin de laisser encore un peu de temps aux populations allemandes pour passer en zone alliée, de l’autre côté de ce qui sera bientôt le rideau de fer.

    Le lendemain à Berlin l’acte définitif est signé au quartier général soviétique par Keitel et une brochette de militaires nazis.

    C’est la fin d’un carnage qui aura fait plus de 50 millions de morts. C’est l’aboutissement d’une tragédie dans laquelle la vieille Europe s’est compromise d’une façon définitive et qui n’a pas fini de produire ses effets délétères.

    L’acte de reddition

  • Huchon (68 ans) fait de la résistance

    Jean-Paul Huchon a 68 ans. Il est président socialiste de la région Île de France depuis 17 ans. Il s’apprête à terminer son troisième mandat et voulait se présenter pour un quatrième, confondant la région avec une République bananière. Accessoirement il était en conflit ouvert avec une de ses adjointes voulant également se présenter sous l’étendard socialiste. Afin d’éviter une guerre interne, le parti socialiste délègue un troisième larron pour la candidature à la présidence de cette région, le président de l’assemblée nationale. Huchon a fait un peu de résistance puis finalement jeté l’éponge devant l’absurdité du maintien de sa candidature à son âge. Il n’a pas démérité mais aurait pu s’éviter ce dernier combat de trop.
    Souvent ces hommes politiques ou patrons de grandes entreprises ne savent pas décrocher. Ils se croient irremplaçables. C’est un problème d’égo qui nuit à leur clairvoyance. C’est un problème bien français, un de plus.

  • Wauqiez toujours incohérent

    Comme Mme. Michu et nombre de citoyens français, Laurent Wauquiez est atteint du syndrome du découplage entre recettes et dépenses qui consiste à réclamer dans le même temps une baisse des impôts et une hausse des dépenses publiques. On voit ainsi trois semaines d’intervalle les deux messages suivants.

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    Que Mme. Michu tiennent des propos contradictoires au Café du Commerce devant un petit blanc sec, on peut le comprendre. C’est plus difficile à admettre venant du chef de l’UMP, ancien (et probablement futur) ministre de la République, qui plus est normalien et agrégé d’histoire. Sans doute le serrage de paluches sur les marchés du Puy de Dôme l’a un peu ramolli.

  • Le Royaume-Uni regarde vers la sortie

    Des élections législatives sont remportées franchement par le parti conservateur au Royaume-Uni. Première similitude avec ce qui se passe un peu partout en Europe : les sondeurs montrent une nouvelle fois leur incompétence en ayant avancé des prévisions sans rapport avec la vraie vie. C’est une des curiosités de cette corporation, ils se trompent de façon quasiment permanente, induisent en erreur le monde médiatico-molitico-mondain mais ils continuent à être les vedettes des plateaux télévisés où ils assènent leur prévisions erronées devant un parterre de politicards fascinés par les chiffres faux comme des grenouilles devant un baromètre. Les sondages sont un des problèmes de nos démocraties occidentales en ce qu’ils ont remplacé la réflexion politique.

    Deuxième sujet soulevé par cette élection britannique : le parti conservateur a fait part de sa volonté d’organiser un référendum sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l’Union européenne avant 2017. C’est une bonne idée, il faut faire ce référendum et que Londres arrête de faire un chantage permanent sur le reste de l’Europe pour obtenir toujours plus pour son statut particulier sur le thème : « retenez-moi ou je fais un malheur ». L’Union en est arrivé à un tel point de complexité et de paralysie qu’il doit être laissé à ses membres la possibilité d’en sortir ou d’en être exclu.

    Bien sûr on pense a priori que ce ne serait pas une bonne nouvelle, pour personne, mais en fait on n’en sait rien et c’est la raison pour laquelle cela vaut le coup de tenter l’affaire. Si c’est un désastre, eh bien les pays restants reconstruiront et les candidats au départ y réfléchiront à deux fois avant de renouveler l’expérience ; si cela se passe correctement l’Union pourra être plus ferme avec ceux qui restent en leur ouvrant la porte de sortie s’ils sont par trop exigeants.

    Vive le référendum britannique sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne !

  • Vafourakis relégué

    GR_Vafourakis_201502Vafourakis, ministre des finances grec, qui trouve du temps pour prendre la pause pour Paris-Match face au Parthénon, est relégué au second plan des négociations financières menées entre la Grèce et ses créanciers publics, c’est-à-dire majoritairement les contribuables européens. Il se définit lui-même comme « marxiste libertaire ». Il semble que le garçon ait eu du mal à réfréner son penchant naturel à donner des leçons d’économie au reste du monde. Evidemment quand on dépend de ses créanciers il n’est pas toujours très efficace de les critiquer ni de leur expliquer pourquoi ils doivent casser leurs tirelires. Il est donc remplacé à la tête de la délégation grecque négociant avec les européens. C’est une bonne mesure car il est contre-productif de taper en permanence sur la main qui signe le chèque.

    Manuel_Valls_2013-08Profitons-en pour constater une nouvelle fois avec consternation cette attirance du personnel politique pour les double-pages en papier glacé de Paris-Match. Manuel Valls, premier ministre français y avait cédé avec la photo édifiante ci-contre.

  • Cynisme et faux-jetonnerie dans l’administration

    La patronne de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) Agnès Saal est poussée à démissionner après que la presse eut révélé qu’elle avait fait dépenser plus de 40 000 euros en frais de taxi sur 10 mois alors qu’elle dispose d’un véhicule de fonction avec chauffeur. Sur cette somme faramineuse, son fiston aurait bénéficié de 7 000 euros en émargeant sur l’abonnement de sa mère. On se demande comment il est possible de dépenser 40 000 euros de taxi en dix mois ?

    La pédégère a été dénoncée par lettre anonyme adressée aux administrateurs. Il semble qu’il a fallu un peu d’énergie et de temps à sa ministre de tutelle pour lui faire comprendre qu’elle devait rembourser et démissionner.

  • Cynisme et faux-jetonnerie au CAC40 (2)

    En application du principe anglo-saxon « say and pay », de plus en plus d’assemblés générales d’actionnaires de sociétés du CAC40 ont à se prononcer sur la rémunération payée aux dirigeants des sociétés qu’ils détiennent. Les résolutions proposées au vote des actionnaires le sont le plus souvent à titre consultatif mais ont au moins le mérite d’offrir une relative transparence, toute relative car les schémas de rémunération de ces dirigeants sont le plus souvent parfaitement incompréhensibles pour l’actionnaire moyen. Elle s’accompagne le plus souvent de « retraites chapeaux » qui s’assimilent à des rémunérations à vie versées jusqu’au décès. L’unité de compte est le million d’euros et les mieux payés culminent à une petite dizaine par an, ce qui est plutôt en dessous de leurs collègues anglo-saxons. Ces rémunérations sont évidemment inutiles, clairement excessives et bien sûr imméritées. Ce sont néanmoins les pratiques qui gouvernent aujourd’hui notre économie libérale.

    Dans le secteur public, les rémunérations ont été plafonnées à 450 000 EUR par an depuis l’arrivée au pouvoir de la majorité actuelle et aucun des patrons concernés n’a démissionné ! L’aurait-il fait, qu’en shootant sur un platane de l’avenue Marceau, des candidats pour les remplacer seraient tombés somme des fruits mûrs.

    D’année en année les assemblées générales du CAC40 approuvent ces résolutions mais avec un pourcentage de plus en plus faible, de l’ordre de 60% cette année. Il sera intéressant de voir ce qui se passera lorsqu’elles emporteront moins de 50%. Consultatives, elles ne s’imposeront pas aux dirigeants mais il leur sera délicat de ne pas en tenir compte du tout, à moins qu’ils les suppriment carrément !

    En fait, généralement les gros actionnaires n’ont pas d’état d’âme pour payer les dirigeants du moment que ceux-ci « créent de la valeur », c’est-à-dire, traduit en français : « font monter le cours de l’action et versent des dividendes ». Ce sont les actionnaires individuels qui s’opposent aux rémunérations indécentes. Le fait que ces résolutions emportent de moins en moins de suffrage semble indiquer que des individuels seraient renforcés par des institutionnels !

    L’Etat français en tout cas vote toujours contre les rémunérations excessives dans les sociétés où il est actionnaire (Renault, Air France, etc.)

  • Cynisme et faux-jetonnerie au CAC40 (1)

    Le CAC40 semble s’émouvoir de ce que l’Etat fait valoir son droit à vote double pour les actions qu’il détient chez Renault. Les parangons de l’égalité entre actionnaires arguent que la position de l’Etat français fausse cette égalité et bla-bla-bla, et bla-bla-bla. Ils oublient bien sûr de préciser que ce système existe depuis bien longtemps et que nombre de compagnies, cotées ou pas en bourse, en usent sans trop d’états d’âme pour favoriser certains actionnaires au détriment des autres.

    Pour faire passer sa demande et contrer une résolution s’y opposant en assemblée générale, l’Etat a acheté sur le marché pour plus d’un milliard d’euros d’actions qu’il refourguera après l’assemblée générale. Le plus amusant c’est qu’au moment où l’Etat va se faire attribuer des votes doubles sous la critique, Vincent Bolloré, capitaine d’industrie, pas vraiment un collectiviste, fait de même pour assurer son pouvoir chez Vivendi mais la critique est plus silencieuse à son égard.

    Ainsi va la dure vie au cœur du CAC40 où la vie n’est pas un long chemin semé de roses.

  • Wauqiuez ventile

    Tweet_Wauquiez_20150502
    Pas besoin de beaucoup plus de commentaire devant l’inanité d’un tel message !

  • Pourquoi un « Instant Laurent Wauqiez » ?

    Laurent_WauquiezCertains se demanderont : mais pourquoi un instant Laurent Wauqiez ? La réponse est très simple, dans cette société libérale tellement vantée par ce cornecul, la performance individuelle est portée aux nues, souvent au détriment du collectif. Eh bien en matière d’action permanente au profit de l’abrutissement des masses, Laurent Wauquiez est un des plus performants de la classe politique actuelle. Il mérite donc d’être reconnu et récompensé pour ses exploits. C’est l’objet de cette petite chronique.

  • Velasquez au Grand-Palais

    Velazquez_Grand-PalaisExposition Diego Velasquez au Grand-Palais : le peintre du roi Philippe IV. Il n’y avait pas Instagram au XVIIème siècle alors les toiles de Velasquez nous disent ce qu’étaient les grands de l’époque. Les tableaux sont essentiellement des portraits de la famille royale et de ses courtisans, en tenues civiles ou militaires, généralement sur fond sombre ou neutre, on sent toute l’importance de ces personnages posant pour la postérité et la gloire de la couronne.

    Le roi ne fut pas vraiment un grand monarque racontent les historiens mais au moins a-t-il soutenu la culture tout son règne durant, et Velasquez en particulier accueilli à la cour à 20 ans. L’exposition retrace le parcours de l’artiste espagnol.

     

  • Religion à Jérusalem

    Les jours de Shabbat, c’est-à-dire le samedi, il n’y a pas de transport en commun en Israël. C’est le fruit d’un vieil accord politique passé du temps de Ben Gourion avec les intégristes religieux locaux. C’est ainsi et il n’y a pas matière à en discuter. C’est ce que la gouvernement répond aux jeunes gauchistes laïcards qui veulent se déplacer en bus le samedi ! Par contre ils ont le droit d’utiliser leur voiture lorsqu’ils en ont une.

    En réaction, les contestataires ont lancé une pétition pour interdire aux membres dudit gouvernement de se déplacer pendant le Shabbat avec leurs voitures de fonction financées par les contribuables.

  • de Gaulle Anthonioz Geneviève, ‘La Traversée de la nuit’.

    Sortie : 1998, Chez : Seuil.

    Ravensbrück 1945 : la guerre mondiale deuxième du nom se termine mais les camps d’extermination nazis sont encore pleins. Geneviève, nièce du Général de Gaulle y est emprisonnée pour fait de résistance. Ses tortionnaires la tirent soudain de son baraquement et de son commando de travail pour l’enfermer dans un cachot individuel.

    Craignant son exécution, elle raconte les quelques jours d’angoisse alors vécus, séparée de ses camarades de combat et de douleur. Les mots sont d’une grande simplicité et débordent d’émotion. C’était la barbarie au cœur de notre vieille Europe.

    Il lui aura fallu 50 ans pour revenir sur cette expérience en 60 pages bouleversantes.

  • Blum Bruno, ‘Lou Reed – Electric dandy’.

    Sortie : 2014, Chez : Le Castor Astral.

    L’histoire passionnée de Lou Reed par Bruno Blum, célèbre journaliste-écrivain du rock. Lou Reed co-fondateur du groupe de légende The Velvet Underground, Lou Reed colérique et exigeant, déprimé et créateur, drogué et inspiré, décédé fin 2013 à 72 ans alors que peu d’admirateurs auraient parié sur une mort paisible dans son lit.
    Lou Reed a éclos dans l’entourage d’Andy Warhol en 1966 et initié un mouvement musical et poétique qui inspira nombre de groupes par la suite. Sombre et urbain, il raconte dans ses textes la dévastation des quartiers de New-York à cette époque où se croisent dealers et intellectuels de la beat generation.
    Il crée un son brutal et sophistiqué, techno et contemporain, sans arrêt en recherche d’innovation n’hésitant pas provoquer la critique et ses fans pour l’emmener sur les chemins d’avant-garde qui sont ceux qu’il fréquente.
    Une fois séparé du Velvet, fâché avec tous ses amis, il traversera des périodes désertiques avant de renaître dans les années 90 et d’être enfin reconnu comme l’artiste majeur de son temps. Il surfe alors de disques en opéra, de poèmes en créations littéraires, de concerts sublimes en comportements exécrables. Il terminera son œuvre avec Lulu, une histoire sordide mise en musique avec Metallica, un groupe de hard-rock, dernier clin d’œil à son public un an avant sa mort en octobre 2013.
    Pas tout à fait une dernière œuvre car des kilomètres de bandes magnétiques inédites sont amenées à ressortir des tiroirs dans les années à venir.
    Outre l’histoire musicale de Lou, Bruno Blum chronique par le menu détail un grand nombre d’enregistrements sous de multiples versions de l’œuvre de géant que fut Lou Reed, finalisant ainsi la troisième (et sans doute dernière) version de sa biographie reedienne. Une référence !

  • Moraly Jean-Bernard, ‘Jean Genet – La vie écrite – biographie’.

    Sortie : 1988, Chez : Editions de la Différence. La vie de Jean Genet reconstituée mais avec des zones d’ombres jamais vraiment levées : celle d’un rebelle qui s’est jeté à corps perdu dans l’écriture comme pour accomplir une mission divine. L’écrivain a connu un parcours houleux, de foyers de l’assistance sociale en séjours en prison, de la comédie française aux camps palestiniens, il a été de toutes les révoltes de son temps, aux cotés de Sartre et des Blacks Panthers notamment. Il a écrit pour le théâtre, des romans, des journaux, des articles, avant de mourir d’un cancer et d’être enterré à Larache au Maroc.
    Reste maintenant à découvrir son œuvre.

  • Wauqiez le paltoquet récidiviste

    LCE_Wauquiez_20150422Laurent Wauqiez, chefaillon à l’UMP qui avait profité de l’assassinat sordide d’une gamine par un repris de justice étranger pour accuser Christine Taubira, ministre de la justice d’être indirectement responsable de ce meurtre de part « sa politique de désarmement pénal » a dû admettre devant la presse avide que ledit repris de justice avait été condamné en 2010, lorsque la droite était au pouvoir, et libéré sur la base d’une loi sur les réductions de peine, la loi Perben, votée en 2004. L’homme étant d’ailleurs sorti de prison en mars 2014… cinq mois avant la promulgation de la loi Taubira.

    Cela n’a pas empêché ce paltoquet de récidiver lui aussi en ânonnant de nouveau ses slogans pour « le réarmement pénal ».

    Au-delà des saillies finalement sans grande importance de ce personnage mal éduqué reste le vrai problème de l’incarcération de citoyens qui soit ont été dangereux dans le passé, soit risquent de le devenir, voir le cas très actuel des apprentis-terroristes nationaux qui sont allé passer des vacances en Syrie ou en Irak. Peut-on les laisser en prison jusqu’à leur mort, en a-t-on les moyens d’ailleurs, légaux [pour le moment non] et matériels [encore moins] ? Faut-il construire des prisons pour y entasser tout ce beau monde dont le nombre a vocation à croître de façon quasi-exponentielle si on les laisse enfermés effectivement jusqu’à la fin de leurs jours ? Notre société peut-elle envisager de courir un risque de devoir affronter périodiquement un assassinat comme celui de Chloé de temps en temps ? Statistiquement oui, émotionnellement sans doute non.

    C’est un débat de société qui a été déjà mené par les majorités de droite comme de gauche, aboutissant à des dispositifs légaux finalement assez semblables, même si les uns penchant plus en faveur de l’incarcération et les autres en faveur de la rééducation. Mais personne n’a jusqu’ici fait adopter un système tout carcéral dont les élus ont conclus qu’il n’est juste pas techniquement applicable du fait de l’impossibilité de condamner à perpétuité tout citoyen dangereux et de le laisser en prison ad vitam aeternam.

    Peut-être un Laurent Wauquiez ministre de la justice pourra un jour initier un tel projet et le défendre devant le parlement. Ce n’est pour l’instant pas le cas et pour le moment il fait son programme sur Twitter en 140 signes, c’est juste un peu plus facile.

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