Auteur/autrice : Rehve

  • L’actualitĂ© des banques

    Goldman-Sachs_SucksDeutsche Bank est condamnĂ©e Ă  rĂ©gler une amende de 2,3 milliards d’euros aux autoritĂ©s financiĂšres amĂ©ricaines et britanniques pour avoir manipulĂ© les taux d’intĂ©rĂȘt interbancaires Libor et Euribor. Il a Ă©tĂ© avĂ©rĂ© que cette banque a sciemment, et plusieurs annĂ©es durant, communiquĂ© aux autoritĂ©s de rĂ©gulations de fausses informations sur les taux rĂ©els qu’elle payait ou recevait avec les autres banques, amenant ainsi Ă  fausser les taux officiels publiĂ©s au mieux de ses intĂ©rĂȘts.

    Une fois encore on constate que livrĂ©es Ă  elles-mĂȘmes les entreprises, derriĂšre leurs beaux discours sur le libĂ©ralisme, n’ont qu’une idĂ©e en tĂȘte : ne surtout pas laisser jouer la libre concurrence qui les poussent Ă  se remettre en cause de façon permanente. Que ce soit dans un contexte d’économie socialiste ou capitaliste, vous laissez deux entreprises sans surveillance et la premiĂšre chose qu’elles cherchent Ă  faire est de s’entendre pour se partager ou manipuler le marchĂ©.

  • Religion Ă  Villejuif

    Un apprenti terroriste est arrĂȘtĂ© dans une citĂ© universitaire avec une balle dans la jambe et une cargaison d’armes dans sa voiture et sa chambre. Le garçon est soupçonnĂ© d’avoir tuĂ© une jeune femme pour lui voler sa voiture en vue de prĂ©parer des attentats dans des Ă©glises parisiennes. Cette fois-ci il n’est pas français mais algĂ©rien. L’enquĂȘte dĂ©marre aprĂšs une arrestation plutĂŽt due au hasard semble-t-il.

  • Le Mobilier National

    Paris_Mobilier-NationalVisite de la galerie du Mobilier National ouverte au public oĂč l’on explique les diffĂ©rents mĂ©tiers d’art exercĂ©s par des artisans-fonctionnaires qui entretiennent et restaurent le mobilier dissĂ©minĂ© dans les palais nationaux, l’ElysĂ©e, les ministĂšres ou les ambassades. EbĂ©nisterie, menuiserie en siĂšge, lustrerie-bronzerie, tapisserie d’ameublement, tapisserie dĂ©cor, restauration de tapis et de tapisserie ; depuis plusieurs siĂšcles des spĂ©cialistes de ces mĂ©tiers Ɠuvrent au maintien de ce patrimoine et des compĂ©tences nĂ©cessaires.

    Les esprits chagrins pourront s’émouvoir que ces nobles tĂąches restent Ă  la charge du contribuable. Est-ce le cas dans les pays anglo-saxons ? Sont-ce des fonctionnaires qui entretiennent les tapisseries du chĂąteau de Windsor ou le secteur privé ? Dans un cas comme dans l’autre nos Etats ont intĂ©rĂȘt Ă  maintenir leur patrimoine.

  • Le centenaire d’un gĂ©nocide en ArmĂ©nie

    AprĂšs des annĂ©es de lutte l’ArmĂ©nie a rĂ©ussi Ă  faire reconnaĂźtre le gĂ©nocide de son peuple en 1915 par l’Empire ottoman (environ 1,5 millions de morts) par la quasi-totalitĂ© de la planĂšte, exceptĂ© la Turquie qui a succĂ©dĂ© Ă  l’Empire accusĂ©. Le terme gĂ©nocide est juridiquement bien cadrĂ© depuis l’extermination des juifs par les nazis. On passe du massacre de masse au gĂ©nocide lorsqu’il y a une vĂ©ritable intention politique de faire disparaĂźtre un groupe d’hommes pour raison ethnique, raciale ou religieuse. Il semble bien que le parti des Jeunes Turcs  et ses dirigeants aient eu cette intention en 1915.

    Le pouvoir actuel turc refuse d’admettre officiellement avoir commis un gĂ©nocide. Il a fallu attendre le prĂ©sident Chirac et son discours du Vel d’Hiv en 1995 pour que la France officielle admette sa participation aux rafles nazies en 1942 (« La France, patrie des LumiĂšres et des Droits de l’Homme, terre d’accueil et d’asile, la France, ce jour-lĂ , accomplissait l’irrĂ©parable. Manquant Ă  sa parole, elle livrait ses protĂ©gĂ©s Ă  leurs bourreaux. »). Les pouvoirs qui s’étaient succĂ©dĂ©s Ă  Paris depuis la libĂ©ration n’avaient pas variĂ© en affirmant unanimement, de de Gaulle Ă  Mitterrand que « Vichy n’était pas la France ». Cette fiction a Ă©tĂ© nĂ©cessaire un moment pour reconstruire la Nation puis, le moment venu, la vĂ©ritĂ© connue de tous a pu ĂȘtre admise. Le dĂ©ni du gĂ©nocide armĂ©nien est un des Ă©lĂ©ments fondateurs de la Turquie moderne. Il tombera, un jour


    La reconnaissance par le reste du Monde n’est pas allĂ©e de soi. La chute de l’Empire ottoman aprĂšs la 1Ăšre guerre mondiale, la deuxiĂšme guerre mondiale suivie de la guerre froide, n’y ont pas aidĂ©. Les Etats-Nations avaient autres choses Ă  faire. La communautĂ© armĂ©nienne s’est battue avec conviction pour atteindre ce but, qui ne l’est encore que partiellement puisque la Turquie s’y refuse toujours formellement. Cette lutte a Ă©tĂ© appuyĂ©e par du terrorisme : ciblĂ© avec les exĂ©cutions de dirigeants turcs dans les annĂ©es 20, puis aveugle avec dans les annĂ©es 80 des attentats comme ceux de l’Asala (ArmĂ©e secrĂšte armĂ©nienne de libĂ©ration de l’ArmĂ©nie) sur l’aĂ©roport d’Orly en France qui tue 9 personnes au comptoir de Turkish Airlines. Le chef du commando a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©, fait 17 ans de prison en France puis a Ă©tĂ© extradĂ© vers l’ArmĂ©nie et on ne parle sans doute plus de ces choses-lĂ  avec Erevan.

    Evidemment il s’agit aussi de religion : l’ArmĂ©nie est chrĂ©tienne depuis des lustres, a Ă©tĂ© l’alliĂ©e des croisĂ©es, Ă  l’origine d’une trĂšs riche Histoire, se targue de culture europĂ©enne, etc. L’Occident la regarde toujours avec affection.

    Alors aujourd’hui la communautĂ© internationale se presse Ă  Erevan, capitale de l’ArmĂ©nie pour cĂ©lĂ©brer ce centenaire. L’ArmĂ©nie est devenue vĂ©ritablement indĂ©pendante en 1991 aprĂšs la fin de l’Empire soviĂ©tique, pour immĂ©diatement entrer en guerre contre l’AzerbaĂŻdjan Ă  cause de revendications territoriales. Pays enclavĂ©, Erevan est fĂąchĂ© ou en guerre avec deux de ses pays frontaliers : la Turquie et l’AzerbaĂŻdjan ; la frontiĂšre avec la GĂ©orgie est en partie fermĂ©e pour cause de rĂ©bellion de la minoritĂ© armĂ©nienne de ce pays, et celle avec l’Iran fait 35 km. Au cƓur d’une rĂ©gion Ă  forte activitĂ© sismique, l’ArmĂ©nie est rĂ©guliĂšrement l’objet de tremblements de terre dĂ©vastateurs.

    Pas facile de survivre dans de telles conditions. On se demande si cette entitĂ© n’est pas condamnĂ©e Ă  ĂȘtre baladĂ©e d’empires en catastrophes au grĂ© des hasards de l’Histoire. Elle est pour le moment dans les mains de l’Empire des crĂ©anciers multilatĂ©raux et bĂ©nĂ©ficie de la gĂ©nĂ©rositĂ© d’une nombreuse diaspora Ă  travers la planĂšte. IdĂ©alement il conviendrait qu’elle se rĂ©concilie avec au moins un de ses voisins pour assurer son dĂ©veloppement Ă©conomique
 mais ce n’est pas encore vraiment d’actualitĂ©.

  • Guerre de succession au Gabon

    La fratrie Bongo se dĂ©chire sur la succession du papa dĂ©cĂ©dĂ© en 2009. Le fiston Ali a pris la suite de papa Ă  la prĂ©sidence du Gabon et la fille Pascaline reçoit la presse dans ses appartements du XVIĂšme arrondissement de Paris. L’un et l’autre ont largement participĂ©/bĂ©nĂ©ficiĂ© au/du pillage du pays sous l’égide de papa et de la bienveillance des rĂ©seaux de la FranceAfrique. Evidemment, malgrĂ© tous leurs efforts, ils n’ont pas pu tout dĂ©penser et il en reste. On parle de centaines de millions d’EUR sous forme de valeurs mobiliĂšres et immobiliĂšres Ă  travers la planĂšte, de cash, de voitures de luxe, etc. le tout soigneusement organisĂ© dans la plus grande opacitĂ© de paradis fiscaux de circonstance. Les requins de tous ordres, gabonais ou pas, nagent dans ces eaux troubles avec dĂ©lectation.

    Les hĂ©ritiers veulent rĂ©cupĂ©rer le maximum. Cerise sur le gĂąteau, El Hadj Omar, grand pilleur devant l’éternel, Ă©tait mariĂ© avec plusieurs femmes bien entendu, dont la fille du prĂ©sident d’à cotĂ©, le congolais Sassou N’Guesso, trĂšs grand prĂ©varicateur lui aussi des richesses de ses citoyens. Celle-ci est dĂ©cĂ©dĂ©e et la fratrie Bongo Ɠuvre pour l’oublier dans la succession au grand dam de son pĂšre. Omar Ă©tait non seulement un grand voleur mais aussi un gĂ©niteur trĂšs productif, il avait une cinquantaine d’enfants plus ou moins reconnus rendant donc la succession complexe.

    Quelques ONG se battent vaillamment pour essayer de faire rendre aux Etats concernĂ©s les biens « mal acquis », c’est-Ă -dire volĂ© Ă  leurs citoyens, par ces dirigeants. La justice française a saisi une part des biens identifiĂ©s en France dans l’attente des suites des actions en cours. Ali, le fiston qui s’est assis dans le fauteuil de papa Ă  Libreville assure que toutes ces pratiques sont maintenant terminĂ©es
 ce qui ne l’empĂȘche pas de vouloir sa part du rĂ©sultat des mĂ©thodes du passĂ©.

    Les dirigeants français ont Ă©galement publiĂ© l’acte de dĂ©cĂšs de la FranceAfrique
 on peut craindre qu’elle ne bouge encore un peu. Le contribuable français, lui, continue Ă  payer les annulations de dette consenties au Gabon, Ă©mirat pĂ©trolier de la cĂŽte Atlantique.

  • Angus & Julia Stone – 2015/04/23 – Paris le ZĂ©nith

    Angus & Julia Stone – 2015/04/23 – Paris le ZĂ©nith

    AprĂšs leur merveilleux concert du Casino de Paris en dĂ©cembre dernier Angus & Julia Stone sont de retour au ZĂ©nith ce soir avec toujours la mĂȘme douceur pleine de romantisme dans la musique de cette fratrie australienne. Des mots simples sur des ballades folks, des voix un peu lassĂ©es, la musique post-hippie du XXIĂšme siĂšcle.

    Enfants d’un pĂšre musicien ils ont poursuivi sa passion, sĂ©parĂ©ment puis rĂ©unis. Natifs de l’Australie le pays des grands espaces oĂč la vie semble libre, ils incarnent le cotĂ© apaisĂ© de leur ile-continent. Chevelus-barbus, les cinq musiciens masculins entourent Julia-pleine-de-grĂące qui partage le micro avec son frĂšre Angus. Trois guitares aĂ©riennes pour accompagner deux voix Ă©thĂ©rĂ©es, une rythmique en fond et des nappes de clavier. Parfois Julia danse seule dans un coin de la scĂšne, portĂ©e par cette musique charmante. Souvent elle sourit devant son micro sans que l’on ne sache bien si elle s’adresse au public ou si elle ne fait qu’exprimer sa fĂ©licitĂ© intĂ©rieure de crĂ©er et partager cette musique de cƓur. Angus ferme les yeux en chantant et susurre ses textes dans sa barbe.

    Angus et Julia, un couple musical furieusement romantique et tellement bienvenu !

  • Les Tweets de Laurent Wauquiez

    Tweet_Wauquiez_20150402_ElectionLe 2 avril, Laurent Wauquiez a postĂ© 46 Tweets inconsistants du modĂšle ci-dessus pour fĂ©liciter ses 46 amis Ă©lus Ă  des prĂ©sidences de conseils dĂ©partementaux. Il ne faut pas insulter l’avenir et ces heureux Ă©lus pourront toujours servir un jour. Ils sauront se souvenir des Tweets du cornecul.

  • Le diagnostic de Laurent Wauquiez

    Tweet_Wauquiez_20150419_ShengenPour Laurent Wauqiez, les migrants africains qui coulent en MĂ©diterranĂ©e meurent Ă  cause de l’espace europĂ©en de Schengen.

  • Hollande toujours dĂ©sopilant

    CH_20150409_HollandeDans une interview tĂ©lĂ©visĂ©e hier dimanche, le prĂ©sident de la RĂ©publique compare le programme du Front National Ă  un tract du Parti Communiste des annĂ©es 70. C’est plutĂŽt bien vu tant les deux programmes brillent par leur irrĂ©alisme. C’est en tout cas dĂ©sopilant et fait sourire les connaisseurs, sauf les communistes qui n’ont jamais brillĂ© par leur sens de l’humour.

    Evidemment, la comparaison entre FN et PC est un peu agressive et donc mal vĂ©cue. Elle est de ce fait dĂ©placĂ©e. Un prĂ©sident de la RĂ©publique devrait pouvoir utiliser un peu plus de pĂ©dagogie pour convaincre ses Ă©lecteurs, plutĂŽt qu’abuser de petites phrases qui n’amusent que le microcosme politico-mondano-mĂ©diatique, et encore, pas trĂšs longtemps.

  • Bonnard au MusĂ©e d’Orsay

    Bonnard_La-femme-au-chatExposition « Pierre Bonnard, peindre l’Arcadie » au MusĂ©e d’Orsay. Un peintre toujours Ă©blouissant et un accrochage orientĂ© sur les pĂ©riodes d’inspiration successives de l’artiste : de ses dĂ©buts japonisants, aux sublimes paysages multicolores de Normandie ou du Midi, en passant par de mystĂ©rieux autoportraits et les nus troublants de Marthe, sa muse et son Ă©pouse. Beaucoup d’intimitĂ© dans ces tableaux, des atmosphĂšres familiales, un chat qui traĂźne toujours dans un coin du tableau, la vie qui passe, et toujours des couleurs surnaturelles que seul l’Ɠil imaginatif d’un peintre peut voir et reproduire.

  • L’Europe eldorado

    Des centaines de morts en mer MĂ©diterranĂ©e depuis des mois. Des migrants, Ă©conomiques et politiques, s’entassent sur des navires de fortune qui tentent de forcer le barrage des frontiĂšres europĂ©ennes pour espĂ©rer une vie meilleure au nord. Des passeurs de la pire espĂšce coulent les rafiots en vue des cĂŽtes ou fuient en laissant le navire aller droit devant sans personne Ă  la barre, avec sa cargaison de misĂšre. Les bonnes Ăąmes appellent Ă  des « actions fortes ». François 1er, toujours jĂ©suite, demande Ă  «agir avec dĂ©cision et rapidité ». Quant aux partis politiques et associations en tous genres qui se lamentent
 n’en parlons mĂȘme pas.

    Le problĂšme est aigu. En fait si l’on ne veut pas que ces gens se noient lors de la traversĂ©e il faudrait que les Etats occidentaux aillent les chercher sur de vrais navires et les transportent dans les pays europĂ©ens pour les y installer, en attendant des jours meilleurs. Personne n’ose le dire alors chacun en appelle Ă  des actions sans avoir la moindre envie de les dĂ©finir. C’est la faux-jetonnerie de premiĂšre catĂ©gorie, propre Ă  nos sociĂ©tĂ©s modernes rongĂ©es par l’obĂ©sitĂ© et le cholestĂ©rol.

    Quel gouvernement prendra le risque politique de se dĂ©clarer prĂȘt Ă  accueillir de tels mouvements de population dans une vieille Europe qui a favorisĂ©, pour beaucoup de bonnes raisons, la chute des gouvernements dictatoriaux dans le Maghreb et le Machrek ? L’extrĂȘme droite montre son nez un peu partout sur le vieux continent oĂč les Ă©lecteurs ne se sentent plus Ă  l’abri de leur douillet et historique confort. Le terrorisme religieux qui sĂ©vit ces derniĂšres annĂ©es accentue encore ce sentiment du « on est plus chez nous » largement relayĂ© par les chroniqueurs petits bras de la thĂ©orie du « grand remplacement » qui dĂ©layent leur pensĂ© limitĂ©e dans Valeurs Actuelles.

    La gĂ©nĂ©rositĂ© des peuples qui s’est exprimĂ©e dans les immenses mouvements de population apparus en Europe aprĂšs les deux derniĂšres guerres mondiales, voire mĂȘme en Allemagne lors de sa rĂ©unification, ou dans les annĂ©es 70 lorsque les vietnamiens fuyaient leur rĂ©gime communiste, n’est plus de mise. La prĂ©caritĂ© ressentie par les peuples qui se sont pourtant considĂ©rablement enrichis depuis 1945 a tuĂ© la solidaritĂ©. C’est un des dommages collatĂ©raux du libĂ©ralisme mondialisĂ©. On ne veut plus partager. Le fantastique accroissement des inĂ©galitĂ©s, Ă  la fois entre les pays de la planĂšte, mais aussi Ă  l’intĂ©rieur de ces mĂȘmes pays, augmente encore cette volontĂ© de dĂ©part des pays pauvres vers chez les riches.

    Avec l’anarchie qui rĂšgne en Lybie, les mafias locales prospĂšrent sur le trafic d’ĂȘtres humains. L’Occident culpabilise et  personne ne sait plus comment bloquer les dĂ©parts comme le faisait Kadhafi en Ă©change d’un peu de reconnaissance internationale. Les plus cyniques doivent penser qu’au-delĂ  d’un certain nombre de noyĂ©s, le flux de dĂ©part se tarira compte tenu du danger. Les plus Ă©motifs continuent Ă  rĂ©clamer « des mesures ». Le bon peuple occidental continue de soigner son cholestĂ©rol et personne au nord de la MĂ©diterranĂ©e n’envisage d’installer des camps de rĂ©fugiĂ©s dans son jardin.

  • Laurent Wauquiez est un cornecul

    Laurent_WauquiezUne gamine est violĂ©e et assassinĂ©e dans le nord de la France par un cinglĂ©, immĂ©diatement emprisonnĂ©. Et toutes affaires cessantes les mĂ©dias et la politique inondent les citoyens d’un dĂ©luge de lieux communs, de slogans et de beaufitudes, attisant les rĂ©actions populaires et prĂ©parant les Ă©lections alors que la situation exigerait plutĂŽt dĂ©cence et rĂ©flexion. Le prĂ©sumĂ© assassin est polonais, et repris de justice, ce qui permet aux politicards d’en rajouter sur le danger venant de l’étranger.

    L’un d’entre eux se manifeste tout particuliĂšrement et avec son brio habituel, il s’agit de Laurent Wauquiez, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du parti conservateur qui dĂ©clare :

    Tout d’abord, il faut faire la lumiĂšre sur cette affaire. Il y a trop de questions sans rĂ©ponse. Y a-t-il eu une dĂ©faillance majeure dans l’exĂ©cution de la peine ? Pourquoi quelqu’un qui devait ĂȘtre reconduit Ă  la frontiĂšre et expulsĂ© ne l’a pas Ă©tĂ© ? Nous demandons que l’inspection gĂ©nĂ©rale des services judiciaires soit saisie. Il faut savoir et comprendre
 cela pose Ă  l’Ă©vidence toute la question de la politique de remise de peine et de rĂ©ductions automatiques de Mme Taubira
 Par sa circulaire, la garde des Sceaux a incitĂ© Ă  renforcer ces allĂšgements. Ce prĂ©dateur en a-t-il bĂ©nĂ©ficiĂ© ? De toute Ă©vidence, la politique du gouvernement est Ă  rebours de nos besoins. Mme Taubira fait du dĂ©sarmement pĂ©nal, les Français attendent du rĂ©armement pĂ©nal

    Mme. Taubira, ministre de la justice est la cible prĂ©fĂ©rĂ©e de ces caricatures de responsables politiques depuis qu’elle a portĂ© la loi pour le mariage homosexuel, votĂ©e Ă  la majoritĂ© d’un parlement dĂ©mocratiquement Ă©lu. Elle est Ă©videmment dĂ©signĂ©e comme personnellement responsable de l’assassinat de cette gamine par des populistes de tous bords. Et la gauche au pouvoir depuis trois ans est bien sĂ»r Ă  l’origine de ces atrocitĂ©s du fait de son lĂ©gendaire laxisme qui a poussĂ© au crime ce repris de justice.

    D’un vrai problĂšme de sociĂ©té : que fait-ton des criminels irrĂ©cupĂ©rables et comment finance-t-on leur mise Ă  l’écart de la sociĂ©té ?, des Ă©lus de rencontre, cĂ©dant Ă  la panique, oubliant l’intelligence, livrant le pays Ă  l’abrutissement, font de ce sujet grave une nouvelle inutile polĂ©mique de caniveau.

    Laurent Wauquiez est en tĂȘte de gondole pour crier haro sur le baudet entre deux blancs secs au CafĂ© du commerce avec Mme. Michu.

    Laurent Wauquiez est un cornecul ambitieux capable du pire. Il annone les slogans de Valeurs Actuelles comme un rĂ©flexe pavlovien dĂšs qu’un Ă©vĂšnement apparaĂźt dans les titres des mĂ©dias. Il parade sur les plateaux pour vendre son absence de rĂ©flexion comme Nabilla faisant la promotion de sa marque de petites culottes.

    Laurent Wauquiez n’arrive pas Ă  cacher la dĂ©lectation qui est la sienne quand il remue la lie de notre sociĂ©tĂ© pour en faire un fumet attirant pour ses Ă©lecteurs. Il a pourtant quelques neurones : normalien, Ă©narque, agrĂ©gĂ© d’histoire, mais les synapses qui les relient entre eux se sont brisĂ©es lorsqu’il a plongĂ© dans le marigot nausĂ©abond de la politique partisane. Et depuis il n’y a plus d’influx nerveux pour irriguer les dits neurones qui sont Ă  l’arrĂȘt.

    MĂȘme les Ă©lecteurs conservateurs devraient se mĂ©fier de Laurent Wauquiez qui a une vocation de Brutus et qui immanquablement les trahira le moment venu. AprĂšs avoir critiquĂ© Sarkozy aprĂšs sa dĂ©faite en 2012 il est revenu manger dans sa main en Ă©change d’un maroquin partisan. Il lui plantera un couteau dans le cƓur un jour, c’est Ă©crit.

    Laurent Wauquiez illustre Ă  en pleurer notre drame national : la pauvretĂ© intellectuelle d’une classe politique, imbue d’elle-mĂȘme, surtout concernĂ©e par sa réélection, refusant ainsi de prendre le risque de faire de la politique, c’est-Ă -dire emmener le pays et les citoyens vers un avenir meilleur.

    En cherchant bien on ne reconnaĂźt qu’une seule qualitĂ© Ă  Laurent Wauquiez : il ne se teint pas les cheveux comme de (trop) nombreux politiques qui refusent d’affronter leur Ăąge comme l’avenir de leurs Ă©lecteurs ou le dĂ©ficit du budget de la RĂ©publique.

    Mais Ă  la question : Ă  quoi de positif peut donc bien servir un Laurent Wauquiez ?, on peine Ă  trouver rĂ©ponse. Le garçon sera sans doute ministre lors d’une prochaine alternance de droite. Il n’en sera que plus inutile et potentiellement nuisible tellement il Ă©rige la dĂ©magogie en mode de fonctionnement.

    Il se confirme que nous avons, hélas, les dirigeants que nous méritons. Mon-Général, revient !

    Compte tenu de sa représentativité de la classe politique actuelle nous allons ouvrir ici une rubrique Laurent Wauquiez pour suivre ses exploits, et immédiatement référencer son compte Twitter à la rubrique les Tweets crétins.

  • Religion Ă  Rome

    Le pape François 1er remontĂ© contre la guerre et les massacres d’innocents en appelle Ă  Dieu


    « A JĂ©sus victorieux, demandons d’allĂ©ger les souffrances de tant de nos frĂšres persĂ©cutĂ©s Ă  cause de son nom, comme aussi de tous ceux qui pĂątissent injustement des consĂ©quences des conflits et des violences actuels. Il y en a tant ! »

    Et à ses créatures qui composent la communauté internationale à :

    « ne pas rester inerte face Ă  l’immense tragĂ©die humanitaire en Syrie et en Irak », et ses « nombreux rĂ©fugiĂ©s »

    Pas sĂ»r que l’un ni les autres ne soient trĂšs efficaces Ă  court terme. La communautĂ© internationale, au moins occidentale, bombarde dĂ©jĂ  Ă  qui mieux-mieux les extrĂ©mistes musulmans-sunnites qui pillent et Ă©gorgent non seulement des chrĂ©tiens, mais en gros tout humain qui n’est pas sunnite.

    François 1er fait le jĂ©suite qu’il est d’ailleurs. Il n’ose pas appeler l’occident chrĂ©tien Ă  faire la guerre pour tenter de sauver les chrĂ©tiens orientaux alors il demande de «  ne pas rester inerte », comprenne qui pourra ce message divin !

  • Le syndrome français de retour

    L’économie numĂ©rique prĂ©sente bien des inconvĂ©nients et quelques dommages collatĂ©raux. Elle offre notamment la possibilitĂ© aux rĂąleurs nationaux de dĂ©verser leurs incohĂ©rences, voire leur bile, sur leur compatriotes. Nombre de sites internet se sont dĂ©veloppĂ©s pour hĂ©berger les pĂ©titions des français en colĂšre. Sur https://www.change.org/ on trouve tout et n’importe quoi, de la pĂ©tition pour autoriser le don de sang des homosexuels Ă  celle contre le taux de TVA sur les protections fĂ©minines, en passant par celle qui nous occupe aujourd’hui sur les deux orchestres classiques Ă©margeant sur le budget de Radio France.

    La radio publique française est en grĂšve depuis plusieurs semaines. Elle n’a plus assez de ressources pour financer ses prestations qui sont pourtant de qualitĂ©. Ses ressources viennent de la redevance audiovisuelle et de dotations budgĂ©taires, bref, de la poche des contribuables. Il va falloir restructure Radio-France, c’est-Ă -dire ajuster les dĂ©penses et les recettes, comme pour le reste de la RĂ©publique, comme Ă  la maison, comme en entreprise. C’est la vie.

    Mais bien entendu le syndrome français du dĂ©couplage entre recettes et dĂ©penses se manifeste une nouvelle fois : les contribuables qui veulent une baisse de leurs impĂŽts veulent en mĂȘme temps que l’Etat soutienne Radio France, en gros augmente ses subventions. Il se trouve que cette radio publique finance deux orchestres classiques, un chƓur et une maĂźtrise. L’un des points Ă©tudiĂ©s pour la restructuration Ă©tait de fusionner les deux orchestres. Ce n’est pas plus idiot qu’autre chose et pourrait aider Ă  redresser la barre. Est-ce mieux d’avoir deux orchestres qu’un seul ? Sans doute, mais lorsqu’il n’y a plus de sous il faut faire des choix, comme Ă  la maison.

    Alors les citoyens dĂ©couplĂ©s crient au scandale et pĂ©titionnent Ă  qui mieux mieux expliquant que ces deux formations musicales sont vitales pour la survie de Radio France : 
une richesse unique au monde, qu’aucune autre radio ne peut se targuer d’abriter
 Les mĂȘmes contestent sans doute par ailleurs les impĂŽts qu’ils payent. C’est la plaie de la France : les libĂ©raux de salons, les chicago-boys de la rive gauche, les capitalistes de circonstances


    • Je suis libĂ©ral mais comment, l’Etat envisagerait de ne plus financer deux orchestres chez Radio France, c’est un scandale ?
    • Je suis libĂ©ral mais comment, l’Etat envisage de laisser les sociĂ©tĂ©s d’autoroute augmenter les tarifs de pĂ©age et faire des profits, c’est un scandale ?
    • Je suis libĂ©ral mais comment, l’Etat vend ses parts dans l’aĂ©roport de Toulouse, c’est un scandale ?
    • Je suis libĂ©ral mais comment, mon rejeton doit payer des droits d’entrĂ©e Ă  l’universitĂ©, c’est un scandale ?
    • Etc. etc.

    Tous ces citoyens ressassant les Ă©ditoriaux de Guillaume Roquette (le patron du FigMag) adhĂšrent au libĂ©ralisme mais Ă  conditions que ses effets se fassent sentir uniquement chez leurs voisins, pas dans leurs jardins. C’est un des problĂšmes gaulois qui nuit Ă  l’unitĂ© nationale qui serait pourtant nĂ©cessaire en ces pĂ©riodes de crise financiĂšre et politique.

    La pétition des citoyens déphasés :

    Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre,

    Depuis quelques semaines Radio France est secouĂ©e par une grĂšve sans prĂ©cĂ©dent. Les formations musicales de cette maison ne cessent d’ĂȘtre la cible d’attaques rĂ©currentes qui menacent leur existence mĂȘme. L’Orchestre National de France et l’Orchestre Philharmonique de Radio France sont pointĂ©s du doigt. Depuis l’origine les chefs les plus prestigieux dirigent ces formations. Le niveau et la rĂ©putation internationale de ces orchestres sont un atout majeur dans le rayonnement de Radio France, dont la vocation de service public, rappelons-le, est d’informer, d’Ă©duquer, de divertir. En association avec les antennes qui se font l’Ă©cho de leur travail, les formations musicales participent avec ferveur Ă  cette mission avec des programmes audacieux, soutenant la crĂ©ation, les jeunes talents, et les projets pĂ©dagogiques. Les formations musicales de Radio France (les deux orchestres, le chƓur et la maĂźtrise) ont des identitĂ©s fortes : c’est une richesse unique au monde, qu’aucune autre radio ne peut se targuer d’abriter. C’est cette richesse dont on veut priver aujourd’hui Radio France, ses antennes et ses auditeurs. Ces formations reflĂštent par ailleurs toutes les valeurs que nos politiques veulent dĂ©fendre, Ă  raison : la Culture contre la barbarie, l’exception française, la jeunesse (avec le recrutement de musiciens issus des conservatoires supĂ©rieurs et la formation grĂące au travail de la maĂźtrise), la paritĂ© hommes-femmes que beaucoup d’entreprises devraient nous envier. Pour honorer ces missions et ces valeurs, les formations musicales ne reprĂ©sentent que 6% du budget global de Radio France. La menace qui pĂšse sur elles, au nom d’une logique de rentabilitĂ© absurde, est la preuve du dĂ©sengagement de l’état. Le paysage musical français se dĂ©sertifie peu Ă  peu… Les conservatoires, les festivals, les orchestres sont mis Ă  mal partout en France… A l’heure oĂč l’actualitĂ© nous livre les dĂ©rives de l’ignorance, dans une brutalitĂ© et une intolĂ©rance grandissantes, nos dirigeants doivent prendre conscience de la nĂ©cessitĂ© de PROTEGER et de COMMUNIQUER LE SAVOIR et la CULTURE qui en sont les remparts. Alors que la rĂ©ouverture de Radio France au public vient de rĂ©vĂ©ler les qualitĂ©s et le potentiel d’un nouvel auditorium, nous rĂ©clamons une politique artistique digne du service public, et qui prĂ©serve l’avenir des formations en son sein.

  • Pulp – le dernier concert

    Pulp_Documentaire2001, le groupe britannique Pulp cesse de tourner aprĂšs un dernier disque We Love Life créé sous tension. 2013, Jarvis Cocker leader-fondateur du groupe dĂ©cide le reformer pour organiser une tournĂ©e d’adieu et mettre fin de façon Ă©lĂ©gante Ă  cette aventure musicale. Le dernier concert sera pour Sheffield, ville dont est originaire Pulp. Ce documentaire retrace l’histoire du concert Ă  travers des interviews de vieux fans du groupe, de jeunes groupies venues des Etats-Unis ou d’Australie pour ce show unique, du marchand de journaux du coin de la rue, des musiciens eux-mĂȘmes qui ont connu des fortunes diverses depuis leur sĂ©paration. La claviĂ©riste raconte son arthrite dĂ©clarĂ©e lorsqu’elle Ă©tait adolescente et qui ne l’a pas empĂȘchĂ©e de jouer tout au long de ces annĂ©es, et pour cette ultime tournĂ©e, malgrĂ© des doigts dĂ©formĂ©s. Nous sommes Ă  Sheffield, alors bien sĂ»r un autre rĂ©gional de l’étape s’invite dans le film et sur scĂšne : Richard Hawley. Et puis Jarvis bien sĂ»r, le hĂ©ros sympathique du groupe et auteur des principaux textes, ironiques et cinglants sur les choses de tous les jours, sur le sexe et l’amour, la politique, la lutte des classes


    Un groupe marquant de cette période qualifiée de britpop, une espÚce de nouvelle vague de la fin du XXÚme siÚcle, mélodique, plus maligne et moins violente que la new-vawe qui a succédé au punk vingt ans plus tÎt. Ce film nous redonne à vivre un peu de la nostalgie de cette époque.

  • Religion au Kenya

    Des extrémistes religieux musulmans somaliens entrent dans une université et tuent 150 étudiants, majoritairement chrétiens, au nom de Dieu.

  • Religion au Moyen-Orient

    Dans une de ses derniĂšres vidĂ©os d’assassinat d’otage, l’organisation extrĂ©miste religieuse Etat Islamique montre un gamin d’une douzaine d’annĂ©es tirant une balle dans la tĂȘte d’un otage arabo-israĂ©lien puis canardant son cadavre. Une enquĂȘte est en cours pour confirmer ou nom que le gamin assassin serait français. Le conditionnement par l’idĂ©ologie islamique fait tomber toutes les barriĂšres Ă©lĂ©mentaires de l’HumanitĂ© avec une redoutable efficacitĂ©.

  • CarrĂšre Emmanuel, ‘Le Royaume’.

    Sortie : 2014, Chez : P.O.L. CarrĂšre relit les Ă©vangiles et nous le fait savoir. Il y a quelques annĂ©es il fut croyant, noircissant des cahiers de notes avec les pensĂ©es que lui inspirait cette foi passagĂšre. Des annĂ©es plus tard il se replonge dans ces Ă©crits et en profite pour rĂ©aliser un travail considĂ©rable d’historien de la Bible. Non seulement il la relit, ainsi que nombre de textes et travaux connexes, mais il l’interprĂšte et nous la raconte Ă  sa maniĂšre. On suit ainsi les pĂ©rĂ©grinations des apĂŽtres Luc et Paul Ă  travers l’Empire romain pour y rĂ©pandre le message de JĂ©sus. LĂ  oĂč l’information manque dans la Bible il ajoute ses propres interprĂ©tations.
    Le texte original Ă©tant un peu longuet et ennuyeux, le travail de CarrĂšre l’est aussi. 630 pages sur la vie de Paul et Luc, on aurait pu faire plus concis. Ce que n’expliquent ni l’original ni son exĂ©gĂšse, c’est comment ce message a pu traverser les millĂ©naires en provoquant tant de fureur !

  • Langaney & Clottes & Guilaine interrogĂ©s par Simonnet AndrĂ© & Jean & Jean interrogĂ©s Dominique, ‘La plus belle histoire de l’Homme’.

    Sortie : 1998, Chez : Points P779. « La plus belle histoire de l’Homme » ou comment l’homo-sapiens a progressivement colonisĂ© la planĂšte et lancĂ© notre espĂšce. Du chasseur-ceuilleur Ă  l’agriculteur, des petits groupes mobiles aux sĂ©dentaires, de la solidaritĂ© des dĂ©buts Ă  l’instauration du pouvoir, et comme un marqueur de cette histoire de l’HumanitĂ©, l’art rupestre qui a traversĂ© les millĂ©naires et a finalement arrĂȘtĂ© d’ĂȘtre produit seulement au XXĂšme siĂšcle !
    Ce livre est composĂ© de trois dialogues avec un gĂ©nĂ©ticien sur la conquĂȘte du territoire, un conservateur du patrimoine sur la conquĂȘte de l’imaginaire et un historien sur la conquĂȘte du pouvoir.
    Passionant et mystérieux.

  • La Musique et Dieu

    Aldo Ciccolini, immense pianiste classique récemment décédé disait :

    Je ne sais si Dieu existe mais en tout cas il n’est pas supĂ©rieur Ă  la musique.