Auteur/autrice : Rehve

  • Religion au Moyen-Orient : enfin une bonne nouvelle

    Enfin une bonne nouvelle dans les conflits moyenâgeux qui enflamment le Moyen-Orient : Al-Qaida et l’Etat Islamique s’écharpent en Jordanie, le premier contestant la sauvagerie des guerres de conquête du premier. C’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité…

    La Jordanie a libéré un idéologue local d’Al-Qaida qui présente l’immense qualité de tirer à boulets rouges (métaphoriquement pour le moment) contre l’Etat islamique suite au supplice administré à un prisonnier jordanien par celui-ci.

    Venant d’une organisation qui a tué 3 000 personnes d’un coup en balançant des avions contre deux tours au centre-ville de New-York en 2001, la critique d’une entité qui égorge et fait brûler vif des citoyens en direct sur YouTube, vaut le déplacement. Ce qui réunit ces deux idéologies : Dieu, ce qui les sépare : des procédures !

  • Il va falloir payer pour la faillite de l’Ukraine

    La guerre entre les séparatistes est-ukrainiens, soutenus par une Russie impériale, contre les ouest-ukrainiens à qui l’Union européenne laisse espérer une adhésion, un jour, s’aggrave. Des milliers de morts depuis le déclenchement de la rébellion sur la tristement célèbre place Maïdan. La scission entre Est et Ouest de ce pays sulfureux semble désormais consommée, il va falloir l’entériner avec la mise en place d’une fédération ou de quelque chose qui y ressemble. Les soudards pro-russes sont probablement aussi légitimes à réclamer leur autonomie que les forbans pro-occidentaux.

    Il faut maintenant faire taire les armes et surtout financer la colossale faillite financière de ce pays qu’il faudra bien aider sous peine d’effondrement mortifère. La Russie elle-même sous sanctions financières va également y laisser quelques plumes économiques et les républicains américains extrémistes ne rêvent que de relancer la guerre froide en livrant des armes offensives à Kiev, armes létales qui ont un risque sur deux de se retourner un jour, qui pourrait être proche, contre des forces de l’OTAN.

    Il va falloir que chacun y mette du sien, y compris que l’Occident accepte que le concept russe de zone d’influence s’applique de façon intelligent à ses pays frontaliers : Géorgie, Ukraine, et autres.

    Et puis ensuite les contribuables européens passeront à la caisse plus sereinement. Vous avez aimé Athènes ? Vous allez adorer Kiev !

  • Le retour de Mamy Bettencourt

    Autre procès que celui de l’affaire Bettencourt, cette fois-ci ce n’est pas le sexe qui obsède les prévenus, c’est juste l’argent. Une vieille dame à moitié sénile, mais débordante de milliards d’euros immérités, pour l’acquisition desquels elle n’a jamais travaillé puisqu’elle a hérité le business de son père. Alors la vieille dame attire les profiteurs en tous genres et les escrocs de petits comme de grands chemins, et bien sûr des politiques toujours à la recherche d’argent facile, qui en veulent à son argent. Ils la pillent consciencieusement mais elle est tellement riche qu’il lui en reste toujours trop.

    C’est le symbole de l’inégalité improductive : de l’argent entassé sur des comptes en banque et qui ne sert à pas grand-chose, en tout cas qui ne tourne pas dans l’économie comme le voudraient les règles de l’économie libérale bien comprises. De l’argent qui attise convoitise et brigandage. Les anglo-saxons ont plus ou moins réglé le problème en taxant fortement les transmissions afin que ces fortunes retournent rapidement dans le cycle économique pour y faire des petits.

  • L’épidémie du « on va dire » fait rage

    L’épidémie des « on va dire » prononcés tous les trois mots, déjà virale et très néfaste rejoint désormais l’endémie du « ça va l’faire » sur les plateaux télévisés et au Café du Commerce. L’heure est grave, comment va-t-on trouver l’antidote ?

  • Le retour de DSK

    01-1015.qxpL’inénarrable Dominique Strauss-Kahn revient sur le devant de la scène avec cette fois-ci un procès pour soupçon de proxénétisme. Rappelons que le garçon avait fait très fort en 2008 alors qu’il était chef du Fonds monétaire international (FMI), il avait d’abord défrayé la chronique en menant une aventure extra-conjugale avec l’une de ses employées, dérapage qui avait ému le comité de direction du FMI qui avait fait mener une enquête par un cabinet d’avocats américains pour savoir s’il y avait eu abus de pouvoir ou pas. Un intéressant rapport avait alors été publié sur le site web de cette institution multilatérale financée avec les fonds et les garanties des contribuables mondiaux. C’est toujours avec intérêt que l’on relit ce rapport croustillant en cliquant ici.

    Il s’en suivit la mondialement célèbre affaire avec Nafissatou Diallo où il fut accusé du viol d’une femme de chambre dans un hôtel new-yorkais, alors qu’il était toujours chef du FMI et presque candidat à la présidence de la République française. En prison, il a tout de même eu la décence de signer sa lettre de démission du FMI, puis il a négocié un arrangement financier qui a permis d’arrêter le procès aux Etats-Unis.

    Puis sont sorties de multiples affaires à connotation sexuelle dont la plus sérieuse est jugée en ce moment, où l’on découvre que DSK participait à des soirées dites libertines, en fait des partouzes peuplées par des putes qui donnaient du bonheur au garçon alors même qu’il était chef du FMI (très) largement rémunéré par le contribuable international (de l’ordre de 500 000 dollars par an, plus les faux-frais) pour veiller à la stabilité du système monétaire mondial.

    Ces derniers jours ont défilé à la barre les forbans qui lui mettaient ces prostituées à disposition dans des hôtels divers et variés de Lille ou de Paris, et même à Washington dans les locaux du FMI.

    Avec un bel ensemble, chacun cherche à innocenter DSK en affirmant que celui-ci n’était pas au courant que les femmes qu’il consommait étaient des putes rémunérées. Sans doute étaient-elles séduites par son corps d’Apollon. On croit rêver.

    Ce qui est jugé est en fait ce point de droit : s’il savait qu’elles étaient prostituées il peut être reconnu proxénète ; s’il ne le savait pas il n’y a pas de crime pénal et il sera innocenté. La morale n’a que peu d’importance dans cette affaire.

  • A quoi peut donc servir une conférence de Nicolas Sarkozy ?

    Nicolas_SarkozyUne polémique franchouillarde apparaît à l’UMP où le président du parti, Nicolas Sarkozy, continue à parcourir la planète pour y asséner des conférences rémunérées, dans des pays arabes de préférence. Il semble que ces absences perturbent le bon fonctionnement du parti. Peut-être, en tout cas cela ne se voit pas de l’extérieur. On ne connaît pas les sujets sur lesquels s’exprime le grand homme dans ces conférences, sans doute des sujets qu’il maîtrise.

    La vraie question est de savoir à quoi peut bien servir une conférence rémunérée de Sarkozy ? Il n’y a pas de réponse évidente, mais il y a des clients prêts à rémunérer le garçon pour qu’il s’exprime sur les sujets sur lesquels il est compétent. Alors il en profite.

  • alt-J – 2015/02/04 – Paris le Zénith

    Alt-J_This_Is_All_Yoursalt-J au Zénith ce soir : on les avait découvert à Rock-en-Seine 2013 après la sortie de leur premier album An awesome wave, les revoici en France pour la sortie de This is all yours.

    Une musique ciselée et subtile caractérise ce groupe si jeune et intello. Quatre musiciens de Leeds qui se sont rencontrés à l’université où ils étudiaient la littérature et les beaux-arts. Macinstoch (d’où leur nom et le symbole du triangle), guitare et inspiration leur permirent rapidement de réussir dans le petit monde du rock indé. Des prestations scéniques dépouillées firent le reste pour les mettre en haut de l’affiche. A peine reconnu l’un des membres du groupe les quitte pour être remplacé. Si le chanteur guitariste Joe Newman et claviériste Gus Unger-Hamilton semblent les inspirateurs de la musique, le groupe se présente en tant que collectif sur scène où ils jouent en ligne face au public.

    Les couleurs impressionnistes de la couverture du dernier disque animent le light-show très dépouillé du concert. Nos quatre musiciens déploient leur œuvre avec délicatesse et fluidité. C’est un instant hors du temps porté par la voix haut perchée de Joe, parfois mal articulée mais qui s’ajoute comme le cinquième instrument de ce quatuor. Joe et Gus chantent souvent en duo délivrant des harmonies presque grégoriennes. Les notes des deux guitares très pures et très hautes sont accompagnées de couches de clavier discrètes et bien placées, le tout rythmé par une batterie sophistiquée.

    Les mots sont originaux : des chansons sur la mort de Capa en Indochine (Taro), sur la violence en référence au Leon (Matilda) de Luc Besson, sur l’amour… des phrases parfois étranges comme cette musique qui les porte haut, très haut, dans les limbes de nos rêves musicaux.

    alt-J un groupe inattendu et original, chantre d’une élégance dépouillée au cœur d’un monde d’excès et de vulgarité. alt-J une musique très pure et innovante créée par un quatuor de charme.

    Setlist : 1. Hunger of the Pine/ 2. Fitzpleasure/ 3. Something Good/ 4. Left Hand Free/ 5. Dissolve Me/ 6. Matilda/ 7. Bloodflood/ 8. Bloodflood Pt. 2/ 9. Leon/ 10. ❦ (Ripe & Ruin)/ 11. Tessellate/ 12. Every Other Freckle/ 13. Taro/ 14. Warm Foothills/ 15. The Gospel of John Hurt
    Encore : 16. Lovely Day (Bill Withers cover)/ 17. Nara/ 18. Leaving Nara/ 19. Breezeblocks

  • Ni-Ni

    UMP-logoL’UMP publie son communiqué dans lequel le parti conservateur demande à ses électeurs de voter blanc ou de s’abstenir. Il semble que cette décision ait été prise à l’arraché après un débat serré avec ceux qui souhaitait soutenir le candidat socialiste plutôt que risquer de voir arriver un nouveau député d’extrême droite au parlement et qui ont finalement perdu. Cela n’est guère important puisque les électeurs feront selon leurs idées. Sans doute une bonne partie des électeurs de l’UMP est déjà largement convaincue des mérites des théories du Front national et votera dimanche prochain pour son candidat. Le scrutin sera serré.

    Mardi 03 février 2015 | Elections législatives

    Déclaration adoptée par le bureau politique

    Les électeurs de la 4ème circonscription du Doubs ont choisi le candidat socialiste et celui du Front National pour le 2ème tour de l’élection législative partielle. La très faible participation n’autorise pas le candidat de l’UMP à se maintenir. 

     Le Bureau Politique de l’UMP rappelle :

    –          que le Front National doit être combattu avec la plus grande fermeté. Les idées de ce parti, sa volonté de monter les Français les uns contre les autres, l’absence de scrupules de ses dirigeants qui ont permis l’élection de François Hollande rendent impossible toute forme de complaisance pour aujourd’hui comme pour demain ;

    –          que la présidence de François Hollande a conduit la France dans une impasse économique, sociale et politique aux effets catastrophiques.

     En conséquence, confirmant sa position constante, l’UMP appelle tous ceux qui se reconnaissent dans ses valeurs à exprimer leur double opposition en votant blanc ou en s’abstenant.

    La responsabilité de l’UMP est désormais d’apporter des réponses fortes au profond malaise qu’expriment les Français comme d’autres en Europe en portant tant de suffrages sur les extrêmes. L’UMP doit repenser, de fond en comble, son projet pour l’adapter à la gravité de la situation, sa façon de faire de la politique, ainsi que le processus de sélection de ses candidats. 

    Le Congrès fondateur du nouveau parti apportera toutes ces réponses au printemps.

  • Religion en Syrie – jusqu’au bout de la régression

    Les extrémistes religieux de l’Etat islamique ont capturé un pilote jordanien ayant dû s’éjecter de son appareil en mission de bombardement contre les positions de cette organisation. Ils l’ont enfermé dans une cage et brûlé vif. Bien entendu, le tout a été filmé et diffusé sur YouTube hier.

    L’Etat jordanien a immédiatement exécuté deux extrémistes religieux qui croupissaient dans ses geôles après avoir été condamné à mort pour leur implication dans des attentats sanglants.

  • Rififi dans le Doubs

    Une élection partielle s’est tenue dans le Doubs pour y remplacer le député socialiste Moscovici qui a lâchement abandonné son poste au profit d’un portefeuille comme commissaire européen. Le garçon a trahi ses électeurs en tournant casque au milieu du mandat qui lui avait confié. L’homme est probablement le responsable français le moins légitime à occuper ce poste de commissaire aux affaires économiques et financières de la commission européenne après avoir été ministre des finances d’une France incapable de respecter ses engagements budgétaires. Bref, Moscovici a tout faux en quittant le Doubs, provoquant une élection hasardeuse pour son parti pour aller chercher des hochets dorés à Bruxelles. C’est de l’irresponsabilité politique qui n’aurait jamais dû être cautionnée par le gouvernement français qui a officiellement soutenu la candidature de l’impétrant !

    Résultat des courses : la candidate du Front National arrive en tête au premier tour dimanche dernier devant le candidat socialiste, l’UMP étant sorti du jeu. Le bureau politique de l’UMP confirme la tactique du « ni-ni », consistant à dire à leurs électeurs de ne voter ni pour les uns ni pour les autres au second tour… contre l’avis du président du parti qui voulait ne pas donner de consigne de vote, et contre la position du candidat Juppé-le-raide-comme-un-passe-lacet aux primaires présidentielles qui lui appelle à voter pour le candidat socialiste. Bref, c’est le boxon !

    De toute façon, les partis se font beaucoup d’illusion sur l’efficacité des consignes de vote qui sont doute de peu d’effet, les électeurs votant pour qui ils veulent, indépendamment des oukases du parti auquel ils appartiennent ou ils croient. La France risque de se retrouver le week-end prochain avec un troisième député Front national à son parlement.

  • Lydon John, ‘La rage est mon énergie’.

    Sortie : 2014, Chez : Seuil. L’autobiographie de « Johnny Rotten » leader-fondateur-chanteur du groupe punk Sex Pistols qui a dynamité la scène rock dans la deuxième moitié des années 70s. Il a survécu au mouvement punk, aussi fulgurant que nihiliste, et c’est déjà un signe qu’il fut plus malin que bien d’autres, notamment son pote « Sid Vicious », bassiste éphémère du groupe, mort à 21 ans emporté par l’héroïne et la folie.
    Johnny raconte son enfance dans les quartiers populaires de Londres où dans les années 60 les gamins jouaient encore dans les ruines de la seconde mondiale non encore reconstruites…, son adolescence dans les squats, sa passion pour la musique (X-Ray Spex, Status Quo, New York Dolls, Ramones, David Bowie…), la baston dans les concerts et l’incroyable révolte punk qui a engendré un fantastique renouveau du rock post hippie-flower-power, puis la création des Sex Pistols, groupe d’un disque unique et d’exploits sociétaux d’un genre plutôt particulier.
    Après l’explosion en vol des Pistols, le garçon continue une route musicale (un peu) plus calme avec son nouveau groupe PiL (Public Image Limited), s’installe aux Etats-Unis (New-York puis Los-Angeles) où il vit encore et a même obtenu la nationalité américaine.
    Marié avec Nora dont la fille était la chanteuse du groupe punk féminin The Slits, il perd un peu de notre temps à narrer ses participation à des émissions de télé-réalité dont il aurait sans doute pu se passer, mais même la révolte a une fin !
    Ce récit nous replonge dans le Royaume Uni thatchérien où une bande de gamins hirsutes aux cheveux verts et rouges ont secoué le cocotier culturel de la Couronne et diffusé sur le reste de la planète une formidable vague d’énergie rock… dont les effets se font encore ressentir.

  • De Luca Erri, ‘Le tort du soldat’.

    Sortie : 2012, Chez : NRF Gallimard. Le court récit de trois destins qui se percutent sur fond de Kabbale, de chasse aux anciens nazis, d’écrits hébreux et d’amour filial. Enlevé et profond, hanté par le souvenir des horreurs du XXe siècle.

  • Manset , ‘Visage d’un dieu inca’.

    Sortie : 2011, Chez : Folio 5540. La rencontre de Bashung avec Manset autour du dernier disque d’Alain, sorti quelques mois avant sa mort d’un cancer, dans lequel Manset a signé trois chansons et où Bashung reprend également « Il voyage en solitaire ».
    Les deux artistes qui ne s’étaient jamais véritablement croisés se retrouve dans Paris autour de ce dernier disque pour en partager la construction et le succès. Manset parle de cette rencontre avec un style mystérieux et poétique. 120 pages harmonieuses sur une création qui a réuni deux artistes français uniques, un moment éphémère où se mêlent admiration, amitié et création et aboutit à une ouevre véritable.

  • Matthieu Pigasse pris en flagrant délit d’escroquerie intellectuelle

    Matthieu Pigasse, jeune et brillant banquier mondain dont l’établissement (la Banque Lazard) a été choisi par le nouveau gouvernement grec pour l’appuyer dans sa demande de restructuration de sa dette, Matthieu Pigasse donc, ex-haut fonctionnaire français qui a investi une partie de sa fortune personnelle dans la presse (Les Inrocks, Le Monde…), explique à la télévision française qu’il faut annuler 200 milliards d’euros de la dette grecque de 300 et que cela ne coutera rien « en cash » au contribuable européen car cet argent a déjà été déboursé.

    Le garçon est sympathique mais il a encore quelque progrès à faire pour faire prendre des vessies pour des lanternes. Certes l’argent a déjà été versé à la Grèce par les contribuables communautaires mais ceux-ci vont devoir rembourser leurs propres dettes, empruntées pour pouvoir financer les prêts à la Grèce. Donc au remboursement par la France et les autres pays prêteurs, il y aura bien « un effet cash » de sortie d’argent pour le contribuable.

    La dette, qu’elle soit annulée ou remboursée ou transférée, il y a toujours quelqu’un qui paye à la fin. C’est ainsi Monsieur Pigasse. Il s’agit juste de trouver la bonne personne.

  • Religion à Nice

    Un gamin de 8 ans est convoqué par la police pour avoir fait la mauvaise tête et, du moins en est-il accusé, fait l’apologie du terrorisme. Il reconnaît avoir dit : « je ne suis pas Charlie, mais je suis Kouachi » ou quelque ineptie du même ordre. Par contre il nie avoir dit en parlant des dessinateurs de Charlie Hebdo « c’est bien fait pour eux, ils l’ont mérité ». Qu’il ait prononcé ou pas cette dernière phrase a peu d’importance, d’autres ne s’en sont pas privé, et même bien pire, sur internet ou sur les médias. Il a répété ce qu’il a entendu chez lui ou dans sa cour d’école, probablement sans trop comprendre de quoi il s’agit.

    En principe une bonne paire de claques et deux heures de colle aurait réglé le problème… mais c’était en d’autres temps… avant que le politiquement correct n’ait envahi nos sociétés et que la religion n’ait remis le blasphème au goût du jour. Aujourd’hui cela devient une affaire d’Etat.

  • Comment dépenser des sous sans payer ses dettes

    Drapeau_GreeceLe nouveau pouvoir grec veut faire vite et annonce ses mesures pour la reprise des dépense publiques : augmentation du salaire minimum, réembauche des milliers de fonctionnaires licenciés dans le cadre des plans d’économie précédents, arrêt des programmes de privatisation en cours, etc.

    Sur le plan politique il clame sa volonté de faire annuler une partie de la dette publique et refuse de parler avec les représentants de la Troïka (Fonds monétaire international + Banque centrale européenne + Commission européenne) qui représente les prêteurs mais est considérée comme le valet de ces créanciers rapaces qui veulent étrangler ce beau pays méditerranéen…

    C’est l’éternel discours du gentil débiteur face à ses méchants créanciers. Une fois passés les effets de manche et manifestations d’égos divers et variés, les gens sérieux reprendront le dossier et trouveront bien une solution acceptable pour tous, dont éventuellement la sortie de la Grèce de la zone euro, hypothèse à laquelle il ne faut pas s’interdire de penser.

    Nous sommes face à un programme d’ajustement structurel classique comme la communauté financière internationale a eu à en gérer depuis des décennies, du Sénégal à l’Argentine, en passant par la Russie et les pays asiatiques. La France elle-même a fait la manche en 1983 auprès de la Communauté européenne après le désastre financier de la gestion des deux premières années du gouvernement Mauroy.

    Un pays a besoin d’argent qu’il ne peut plus se procurer par un accès classique aux marchés financiers, ou alors qu’il peut emprunter mais à des taux d’intérêt très élevé qui ne sont que la conséquence du risque de non remboursement qu’il fait courir à ses prêteurs. Dans le cas de la Grèce, ce risque est avéré puisque les créanciers privés ont dû renoncer à 110 milliards d’euros de dettes en 2012. C’était il n’y a pas si longtemps.

    Des dirigeants responsables se réunissent avec des prêteurs anciens et futurs, examinent ensemble ce que peut ou pas le pays défaillant et tout ou partie de la dette stressée (comme disent les anglo-saxons) est annulée ou rééchelonnées, voire les deux à la fois, et arrêtent ensemble l’argent frais (new money comme disent les anglo-saxons) qui peut être mis en place pour financer la survie de l’Etat défaillant.

    Dans le cas d’espèce, ce sont les autres Etats européens, donc leurs contribuables-citoyens respectifs, qui sont les prêteurs de la Grèce, ce sont donc eux qui supporteront la charge de la restructuration. Car malgré ce que racontent les démagogues de salons, il y aura bien une charge. La France par exemple a prêté ou garanti 40 milliards qui ont été déboursés en faveur de la Grèce. Elle a donc emprunté elle-même une somme équivalente qu’elle devra bien, elle, rembourser à ses propres prêteurs. Elle devait le faire normalement en y affectant les remboursements venus de la Grèce et si ceux-ci ne viennent pas il faudra bien qu’elle le fasse sur ses propres ressources financières, donc les impôts de ses citoyens-contribuables.

    Une autre solution technique est de faire créer des euros par la banque centrale pour rembourser cette dette en monnaie qui se dévaluerait mathématiquement. Ce serait le retour aux déplorables méthodes d’antan et une prime aux mauvais élèves. Les prêteurs y laisseraient des plumes puisque remboursés en monnaie dévaluée, ce qui obèrerait leur confiance et logiquement ferait remonter les taux d’intérêt pour l’ensemble des emprunteurs en euros.

    Quel que soit le bout de la lorgnette par lequel on regarde le sujet, une dette non remboursée cause une perte au prêteur, soit directe s’il annule sa créance, soit indirecte s’il est remboursé en monnaie de singe.

    C’est ce problème que les dirigeants européens doivent gérer avec la Grèce, si possible en bonne entente.

  • La gauche radicale au pouvoir en Grèce

    Un parti de gauche radicale arrive démocratiquement au pouvoir dans une Grèce usée par la mauvaise gestion et la crise économique. A défaut d’obtenir la majorité absolue au parlement, il s’allie avec un parti de droite mal embouché. C’est un peu comme si Mélanchon, du Parti de gauche, s’alliait en France avec Dupont –Aignan, de Debout la France. En principe, et au regard des modes de fonctionnement habituels de la politique et des égos surdimensionnés qui la peuplent

    Tout ce petit monde a été élu sur le thème « demain on rase gratis », nos problèmes c’est la faute à l’Allemagne qui n’a pas payé ses dettes de guerre et à l’Union européenne qui nous a imposé une austérité qui est contre-productive, reprenons la dépense publique et la croissance économique reviendra, ne remboursons pas nos dettes et cela ira encore mieux car ces dettes sont illégitimes et n’ont servi qu’à engraisser de vilains banquiers. Un tel projet électoral a rencontré un franc succès ! Les lendemains risquent de déchanter.

    Tous les partis populistes que compte l’Europe approuvent ce discours : Mélanchon en France (extrême gauche), bien sûr, mais aussi le Front national (extrême droite), le Podemos en Espagne, etc. Un immense espoir se lève dans les pays du sud de l’Europe sur le thème : nous aussi nous voulons reprendre la dépense publique et ne pas payer nos dettes.

  • Le cinéma documentaire soviétique à la libération des camps

    ImpressionLe Mémorial de la Shoah expose un intéressant travail d’analyse historique de la filmographie soviétique de la deuxième guerre mondiale, plus particulièrement consacrée au récit des massacres commis par l’envahisseur allemand et la barbarie nazie qui s’est exprimée avec tant de sauvagerie au fur et à mesure de l’invasion vers l’Est.

    Manquant de matériel, soumis aux contraintes des besoins de la propagande soviétique, les caméramans russes sont quasiment les seuls à filmer la vérité des crimes de guerre allemands au fur et à mesure où l’armée rouge a repris du terrain vers l’Ouest après Stalingrad en 1942. Les alliés occidentaux les ont vues, mais plus tard.

    Les soviétiques ont découvert les charniers en Ukraine ou dans les pays baltes, ouverts un certain nombre de camps d’extermination, au besoin ils ont re-monté certaines scènes de libération avec des figurants quand il n’y avait pas de caméraman au moment opportun. Les images de la libération d’Auschwitz datent de deux ou trois jours après le véritable évènement.

    L’exposition explique l’ambiguïté de certaines utilisations d’images mais laissent entendre qu’il n’y a pas eu de manipulation de la vérité au-delà du fait que la judéité des victimes juives étaient cachée de même que l’engagement communistes d’autres victimes. La propagande soviétique ne voulait pas que le peuple ne se dise que cette guerre ne concernait que les juifs et les communistes, et ne se désintéresse du conflit. Pour impliquer l’ensemble de la population dans cette grande guerre patriotique, la propagande exploitait les images pour illustrer la barbarie des nazis contre les paisibles citoyens soviétiques, peu importait qu’ils soient communistes ou autre.

    La volonté soviétique était également, dès 1941, d’accumuler des preuves des crimes de guerre pour le jour de la victoire. Les nazis ont d’ailleurs pris conscience assez vite de l’énormité de leurs actes et voulut en détruire les preuves en déterrant les ossements des charniers pour les incinérer, en tuant immédiatement les prisonniers ayant participé à l’effacement de ces preuves, destruction des camps (Treblinka était revenu à l’état de forêt à la fin de la guerre…).

    Une partie de ces matériels cinématographiques a été présenté au tribunal de Nuremberg comme preuves à charge. L’exposition montre des extraits de ces films documentaires, mais aussi de fictions tournées peu après les évènements, de photos et de textes de l’époque.