Catégorie : Asie

  • Des Républiques de papier

    Le Hamas et le Nicaragua s’apprêteraient à reconnaître l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie. C’est déjà mieux que la République turque de Chypre qui, sauf erreur, n’est reconnue que par la Turquie.

  • La Russie récupère une partie de la Géorgie

    Le président géorgien Saakachvili est toujours en place et s’agite comme un diable dans sa boîte depuis Tbilissi, appelant l’Union européenne à adopter des sanctions contre la Russie qui lui a administré une fessée cul nul devant tout le monde après l’avoir pris les doigts dans le pot de confiture. Evidemment cela ne fait jamais plaisir et l’égo en prend un coup mais il va falloir qu’il rende des comptes à son pays un jour sur cette équipée sauvage : l’armée géorgienne défaite en 48 heures est rentrée à la maison la queue basse, les forbans et milices de tous bords déchaînés dans les sillages des armées d’Etat, rackettant, rasant et massacrant des villages entiers géorgiens ou ossètes, Moscou reconnaissant illico l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie et y installant des bases militaires durables, les chancelleries en pleine agitation stérile, Carlita qui se retrouve seule en vacances au Cap Nègre abandonnée par Sarko pour cause de navette diplomatique, bref le Caucase est en pleine folie du fait de ce coup de sang présidentiel géorgien. En attendant l’Union européenne publie des communiqués.

    A priori le bénéfice pour la Géorgie va sans doute être une accélération de son intégration dans l’OTAN et l’Union européenne, les seules sucettes que l’Occident peut offrir, à défaut d’envoyer ses enfants mourir pour Tbilissi. S’il est toujours là le moment venu, il faudra mettre le Saakachvili sous contrôle d’ici là car avec un tel agité dans le tableau, l’OTAN risque de vivre des heures chaudes !

    La Russie elle est là, avec ses méthodes et ses comportements, et il faut faire avec. Elle traîne ses boulets et ses frustrations, ses menaces et ses intérêts, ses faiblesses et ses voyous. Nous ne sommes pas les derniers à traiter avec le diable, il faut savoir le faire finement. On ne tape pas sur la main qui tient le robinet du gaz !

  • L’éléphant russe dans le magasin de porcelaine balkanique

    Les Russes font preuve de leur habituelle lourdeur et viennent même de réussir à retourner la Serbie contre eux. On serait au pouvoir au Kremlin on se retirerait tranquillement de la Géorgie en laissant les peacekeepers en Ossétie et Abkhazie plus quelques espions-agitateurs malins à Gory et Poti, ce que personne ne contesterait. Et puis avec le temps et la russification, ces deux provinces tomberaient naturellement dans le giron russe comme Chypre nord est turque, et cela ne gêne plus grand monde, l’Europe ayant même accepté d’avaler son chapeau en faisant adhérer Chypre occupée à moitié par la Turquie, candidate elle-même à l’adhésion.

  • Démantèlement de la Géorgie par la Russie

    Le parlement russe vote en faveur de l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie. Les « présidents » de ces deux territoires sécessionnistes étaient présents à Moscou pour ce vote. Après l’indépendance de la République Slovaque, du Kosovo, du Monténégro et autre Albanie, consacrée par l’Occident, souvent contre l’ex-URSS, il ne va pas être facile d’expliquer à une Russie revancharde pourquoi on ne pourrait pas appliquer « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » à ces deux confettis d’empire, ou alors il va falloir être très très très persuasif…

    En attendant, Moscou respecte l’accord de cessez-le-feu couci-couça et personne ne semble bien disposé à l’en empêcher. Sarko s’agite et convoque un Conseil européen où les va-t-en-guerre polonais et baltes sans armée présentable vont faire valoir leurs arguments.

  • La guerre d’Afghanistan fait des morts

    Dix soldats français sont tués en Afghanistan, victimes de cette guerre de l’ombre. Il est probable qu’elle sera perdue par l’Occident qui devra un jour quitter le terrain la queue basse, comme de la cuvette de Dien Bien Phu, comme du djebel algérien, comme du Vietnam, comme de l’Angola, comme du Mozambique, comme bientôt de l’Irak. Alors autant anticiper le départ. Les soi-disant experts glosent dans la presse que : « on ne peut pas gagner cette guerre et on ne peut pas partir. » Belle expertise.

    Il est très probable que les talibans vont revenir au pouvoir en Afghanistan. Bien sûr ce régime va à l’encontre de toutes les traditions démocratiques occidentales, mais cela pose-t-il véritablement un problème à la grande majorité de la population locale ? Les efforts déployés à coups de milliards de dollars et d’armées sophistiquées depuis 2001 montrent leurs limites : le gouvernement local ne contrôle que la moitié de Kaboul, le reste du pays n’est que chefs de guerre et champs de pavot, luttes tribales et misère montagnarde. Et puis, lorsqu’un semblant de multipartisme a plus ou moins été instauré dans les années 90, on a vu ce que cela a donné : guerre civile et mises à sac généralisées, forbans, religieux et chefaillons s’en sont donné à cœur joie pour ramener le pays à l’âge de pierre. Alors pourquoi insister ? Ne serait-il pas plus efficace de laisser les choses suivrent leur cours naturel, et lorsque le flot déborde de son lit, intervenir pour canaliser les excès ?

    Le PS monte au créneau sur le thème pas de polémique, tous derrière notre armée, mais je vous l’avais bien dit. Lorsqu’on lui rappelle (c’est Moscovici qui a brillé sur ce coup-là) que c’est le gouvernement Jospin qui a décidé l’envoi de soldats français en Afghanistan, le Mosco se rattrape en précisant qu’il parlait de la décision d’envoyer des renforts, prise par Sarko. Quelle faux-jetonnerie, comme si ces morts étaient liés à la présence de renfort !

  • La Géorgie à la dérive

    Un ministre géorgien parade en gilet pare-balles à Gory devant les caméras occidentales pour déplorer cette guerre qui se déroule « au cœur de l’Europe » ! Il semble qu’il ait quelques progrès à faire en géographie le garçon, ou alors qu’il prenne ses désirs pour des réalités, la mer Noire n’est pas à proprement parler au centre de l’Europe. La Géorgie est, au mieux, à la périphérie de l’Europe, plus exactement en Asie.

    La presse internationale, tuyautée par quelques diplomates bien intentionnés, commence à avancer doucement l’hypothèse que le président Saakachvili aurait mieux fait de s’abstenir d’envahir l’Ossétie du Sud, sans que l’on en déduise s’il est simplement stupide, manipulé par des partisans occidentaux de la politique du pire ou lui-même manipulateur pour forcer la porte de l’OTAN ou de l’Union européenne ? Comme disait Mitterrand de Léotard, qu’il avait refusé comme ministre de la défense de la première cohabitation Chirac : « Il serait capable de déclencher une guerre nucléaire sans s’en apercevoir ! »

  • La Géorgie à la dérive

    C’est l’histoire d’une petite souris qui est allé chatouiller les moustaches du gros chat. Celui-ci, réveillé en sursaut a balancé un coup de patte griffée qui a écrasé le microscopique animal. Mickey Mouse estropié et honteux est rentré dans son trou dévasté et appelle à son secours ses congénères pour venger l’affront et ceux-ci envoient le marquis Kouchner et le bling-bling Sarkozy présenter de plates excuses au matou courroucé dont les poils électrisés sont encore hérissés de fureur. Le président russe Medvedev a traité Saakachvili de « racaille » devant son homologue français en conférence de presse au Kremlin. Ambiance…Rappelez-nous : Koukouch et Sarko, combien de divisions ?

    Bon, les russkofs ne sont pas nés de la dernière pluie. Ils ont presque avalé la couleuvre de la sécession du Kosovo contre l’avis de leurs amis serbes alors ils vont faire créer des états « indépendants » pour l’Abkhazie et l’Ossétie du sud, en se référant au « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », le tour sera joué et la petite souris restera estropiée pour sanction d’avoir attaqué plus fort qu’elle. Il semble qu’abkhazes et ossètes du sud soient très majoritairement anti-géorgiens et pro-russes, alors que l’on en fasse des états indépendants comme le sera un jour le Kosovo ou même qu’ils deviennent une province russe, tout est possible. Au moins ils ne demanderont pas leur intégration à l’Union européenne comme déjà réclamée par Géorgie et le futur Kosovo. C’est un peu comme si l’on rattachait la Corse à l’Italie ou qu’elle devienne indépendante : qui s’en plaindrait ?

    Et puis pour améliorer l’ambiance chaque partie parle de génocide, cela fait toujours bien dans le paysage. Aujourd’hui dès que l’on a trois piétons écrasés à un feu rouge on sort du génocide à toutes les sauces, alors pourquoi pas pour la Géorgie aussi.

  • Du rififi en Géorgie

    Il est complètement cinglé ce Saakachvili, président de la Géorgie qui lance ses troupes à l’assaut de l’Ossétie du sud, province indépendantiste pro-russe. La réaction de la Russie ne s’est pas fait attendre : la guerre ! Il prévoyait quoi cet agité du ciboulot, que Poutine l’accueille avec des roses ? Et en plus il parade à la télévision derrière un drapeau européen à côté de son emblème national afin de bien mouiller tout le monde dans son aventure. Et dire qu’il voulait adhérer à l’OTAN (de même que l’Ukraine) avec l’appui des Etats-Unis. Heureusement que la France et l’Allemagne ont tenu bon car sinon il aurait fallu déployer les troupes occidentales contre la Russie pour voler au secours d’un membre de l’alliance. Bon, la Géorgie a déjà donné Staline à l’Humanité, on aimerait autant qu’elle ne nous déclenche pas une troisième guerre mondiale.

  • Les comiques s’expriment suite à la mort de Soljenitsyne

    La mort de Soljenitsyne nous amène deux évènements hilarants :

    Poutine ex-patron du KGB qui vient de recueillir devant la dépouille du vieux russe torturé par les soviétiques, persécuté par le KGB, exilé et déchu de sa nationalité, on en passe et des meilleures… alors Poutine en dévotion devant le vieux résistant c’est à mourir de rire.

    Mélenchon, notre Mélenchon national, dernier Mao affiché de la classe politique parisienne dézingue le Soljenitsyne qu’il aurait sans doute prêt à bruler vif s’il l’avait pu. Sur son blog du 4 août (http://www.jean-luc-melenchon.fr/) il le traite « d’inepte rebouteux…d’inepte griot de l’anti-communisme officiel » et il en rajoute à tous les étages :

    Je dis que le départ de Soljenitsyne ne manquera pas à la pensée de notre temps. Soljenitsyne était une baderne passéiste absurde et pontifiante, machiste, homophobe, et confis en bigoteries nostalgiques de la grande Russie féodale et croyante. Je n’oublie pas. Je ne pardonne pas. C’était un perroquet utile de la propagande « occidentale ». Utile car au contraire de tous ceux qui avaient dénoncé avant lui le goulag et les camps staliniens, Soljenitsyne était une voix de droite parmi les plus réactionnaire. Les textes de Christian Rakovski et combien d’autres (oserais-je mentionner Léon Trotski ?) ne reçurent ni prix Nobel, ni grasses subventions, ni hébergement fastueux, ni aucun des colifichets dorés dont Soljenitsyne fut gorgé comme une bête de commémorations anti progressiste mise à l’engrais. Ces lignes sont dédiées à leur mémoire.

    Ah Mélenchon, Mélenchon, quel lyrisme, quel enthousiasme, quelle vision, quelle finesse dans l’analyse, quelle fidélité dans la pensée ! Reste sur la même voie, par pitié ne change pas d’un iota ta puissance philosophique, nous n’y survivrions pas.

  • Soljenitsyne est mort

    Soljenitsyne est mort

    Soljenitsyne est mort hier à Moscou. C’est la fin d’un écrivain important. On entend encore les débats sans fin de l’intelligentsia française lors de la sortie de L’Archipel du Goulag dans les années 70, du conflit sur le chiffre de 80 millions de morts massacrés par Staline avancé par Soljenitsyne et discuté à l’infini. Il faut relire cet auteur.

  • Les fils de dictateurs

    Le fiston Kadhafi fait preuve de mauvaise éducation en tabassant ses employées dans un palace suisse. On avait déjà pu admirer ses frasques sur les Champs Elysées où il s’était fait attraper en délit de (très très) très grande vitesse. Dieu merci une immunité diplomatique de circonstance lui avait épargné quelques tracas policiers. Il semble que les pandores suisses aient été moins sensibles aux subtilités de la Convention de Vienne et aient embastillé le malheureux, vite relâché soyons rassurés. Aussitôt à l’air libre, l’impétrant est allé pleurer dans les djellabas de papa-le-guide qui du coup a fermé le robinet pétrolier à la Suisse. Alors que nous avions reçu si gentiment et tellement généreusement papa-le-suprême à Paris qui avait monté sa tente dans un petit coin du VIIIème arrondissement, le voilà qui fait des misères à nos helvètes outre-alpins. Quand même !

    Vraiment, ces fils de dictateur n’ont aucun respect pour les bonnes mœurs, quand on pense que Bachar El Assad a fait exécuter dans les rues de Beyrouth le propriétaire de l’appartement de Chirac alors que ce dernier avait été le seul chef d’Etat occidental à se rendre aux obsèques de son père, Hafez El Assad !

    Le désert ne semble point propice à la bonne éducation de ces turbulents rejetons. Ah l’ivresse du pouvoir, l’indescriptible jouissance de pouvoir faire la nique aux vieux pays occidentaux.

  • Björk s’engage

    Traumatisé par Björk qui conclut un concert à Shanghai en scandant « Tibet ! Tibet ! » à la fin de sa chanson Declare Independance, le gouvernement chinois veut bannir les artistes non politiquement corrects et réglemente que :

    « Aucun artiste individuel ou groupe artistique impliqué dans des activités violant la souveraineté ne sera autorisé à se produire en Chine… [de même que les représentations qui] sapent le sentiment d’unité nationale, mettent en danger la sécurité nationale, attisent la haine ethnique, violent la politique religieuse et les coutumes ethniques et mettent en valeur la pornographie et les superstitions ».

    Il semblerait également que les voyagistes chinois aient retiré la destination France de leur catalogue pour punir l’hexagone du mauvais accueil fait à leur flamme olympique sur les trottoirs parisiens.

    Bon, les Chinois n’auront plus Björk et les Français auront moins de touristes chinois. Ça passera !

  • Déchaînement de haine

    Quelle incroyable accumulation de haine révèle l’accueil triomphal réservé au Liban à des ex-détenus en Israël dont l’un avait tué plusieurs israéliens, dont une enfant de 4/5 ans en lui défonçant le crâne à coups de crosse de pistolet car il n’avait plus de balle ! Quel que soit le camp dans lequel cet acte barbare a été commis, la remise en liberté de l’impétrant aurait pu, par décence, s’accompagner d’un peu plus de discrétion.

  • Les catastrophes naturelles et la politique

    Une pensée pour les survivants du Sichuan chinois qui vivent les angoisses du tremblement de terre et de ses suites. La réaction de refus des secours occidentaux des asiatiques en Chine comme en Birmanie, après le cyclone, est étrange. C’est comme une espèce de déni de cette réalité tragique, ou alors un excès de nationalisme qui font penser à ces dirigeants qu’ils s’en tireront tous seuls ?

    La Chine encore dispose de moyens financiers et matériels importants pour affronter cette catastrophe, mais la Birmanie, à part l’exportation de moines bouddhistes et du pavot il ne doit pas y avoir beaucoup d’activités économiques susceptibles d’amener des devises à Rangoon ! Des dictateurs aveugles qui refusent d’affronter la misère de leur peuple et préfèrent organiser un référendum au lendemain d’un cyclone dévastateur plutôt que d’ouvrir leur pays à l’aide internationale. Après tout c’est bien la définition d’une dictature.

  • La France compromise au Liban

    C’est le printemps, le Liban ressort ses roquettes ! Pauvre pays, lorsque ce n’est pas Israël qui lui tape dessus ce sont les groupuscules locaux qui canardent, avec Téhéran et Damas qui soufflent sur les braises. Et pendant ce temps l’ex-président Chirac réside toujours dans l’appartement parisien d’un des chefs de factions locales… Cela fait quand même mauvais genre, on ne pourrait pas lui trouver un HLM de la ville de Paris histoire que la France paraisse un peu moins prendre parti ?

  • Les jeux de la bêtise

    La presse explique que la flamme olympique doit monter au sommet du Monde sur le mont Everest en nous expliquant toutes les ruses mise en œuvre par la Chine pour éviter tout incident pro-tibétain. Il n’y a personne pour rappeler que le sommet de l’Everest est au Népal et non pas en Chine ou au Tibet. Toute cette agitation pour un Olympisme qui consiste à voir s’affronter une bande de musculeux drapés dans des leurs emblèmes nationaux… souriez, ce n’est que du sport !

  • Des JO et des dictatures

    La polémique bat son plein, le boycottage de la cérémonie d’ouverture des Olympiades est en jeu pour cause de répression chinoise au Tibet. Quelle affaire ! La Chine risque sûrement d’être bouleversée si le président français renonce à cette cérémonie…

  • La Chine au Tibet

    La Chine rétablit l’ordre au Tibet avec son cynisme habituel. Le Dalaï Lama est accusé d’être un hideux terroriste à la tête d’une clique de forces séparatistes et réactionnaires de l’intérieur et de l’étranger. Plus c’est gros plus ça passe !

  • Bjork soutient le Tibet

    Bjork termine un concert à Shanghai en plaidant pour le Tibet. Le comité central du parti communiste chinois en est tout retourné.

  • Un Iranien en Irak

    Ahmadinejad, président iranien est en visite à Bagdad sous l’œil des troupes américaines présentes sur place. Il rencontre son homologue irakien qui est non seulement le président du pays ennemi éternel de l’Iran, mais qui plus est se trouve être kurde. Quand on connaît l’affection délirante exprimée par les Iraniens à l’encontre des kurdes, on mesure l’ampleur de cette realpolitik et il n’y a pas besoin de réfléchir très longtemps pour deviner sur le dos de qui va se faire cette réconciliation…