Catégorie : Asie

  • Le métier de dictateur

    Le clan Assad au pouvoir en Syrie continue à réprimer sévèrement sa population, sans vergogne et malgré les promesses d’apaisement faites à la Ligue arabe qui a fait semblant d’y croire lorsqu’elles ont été signées. Encore un dictateur qui prend les risques de son métier de dictateur.

  • Le « messager de la paix » victime d’un attentat suicide

    Burhanuddin Rabbani, ex-président de l’Afghanistan islamiste, promu messager de paix par le pouvoir actuel pour essayer de réconcilier les rebelles talibans avec les modérés, a été assassiné fin septembre, sans doute par un taliban non modéré. Ce charmant garçon avait caché une bombe dans son turban qu’il a fait exploser en donnant l’accolade au messager de paix… Les traditions locales semble-t-il interdisent de fouiller les turbans et le portail de sécurité ne semble pas un outil largement diffusé à Kaboul ! Le turban traditionnel a donc été utilisé pour un usage destructeur.

    Cet attentat après bien d’autres montre une fois encore s’il en était besoin la prétention des armées occidentales à vouloir rétablir la démocratie dans ce pays. Comme le disait hier sur France Culture Anne Nivat, reporter prix Albert Londres 2000, venue promouvoir son dernier ouvrage Les brouillards de la guerre : dernière mission en Afghanistan, les talibans ne « sont pas soutenus par la population locale, ils sont la population locale. »

    Les talibans contrôlent maintenant la plus grande partie du pays. Ils organisent des attentas partout où ils le souhaitent, y compris au sein des zones ultra-sécurisées de la capitale. Ils sont la population locale ! Ils seront au pouvoir sous peu.

  • Béni-oui-oui

    Le diplomate, quelque soit sa nationalité, est un être formaté pour dire oui. Le non n’est jamais une option possible pour un diplomate bien élevé. C’est ainsi que le monde occidental a tout fait pour éviter que l’autorité palestinienne ne dépose une demande d’adhésion de son Etat à l’ONU pour éviter que les Etats-Unis (et d’autre) n’y opposent un veto. Où est le problème ? Que chacun se compte et s’exprime, l’ONU est faite pour ça.

    Le projet de résolution de sanction contre la Syrie a été déposé et refusé par la Russie et la Chine. L’Allemagne s’est abstenue de voter l’intervention contre le régime Kadhafi. Il y a quelques années, la France s’est abstenue avec fracas sur le projet de résolution américaine de guerre en Irak. Chacun s’est compté et exprimer sur ces projets. Le moment venu Russie et Chine s’expliqueront avec la Syrie si un jour le régime El Assad tombe, de même l’Allemagne avec la Libye.

    La Palestine a déposé sa demande d’adhésion malgré les efforts multiples pour la décourager, eh bien soit ! Elle sera traitée, chaque pays votera selon ses intérêts et rendra compte de sa décision devant ses citoyens.

  • Ils se croient tout permis sous couvert de leur protection diplomatique

    Après avoir brisé les mains d’un caricaturiste en Syrie les sbires du régime El Assad menacent et bastonnent en France des manifestants syriens. L’impudence avec laquelle agissent à l’étranger les gros bras d’un régime alaouite à la dérive rappelle les tontons macoutes de l’ambassade de Lybie au Royaume Uni qui, il y a quelques années, avaient tiré au fusil sur des manifestants libyens depuis les fenêtres de leur ambassade. Ils avaient raté leurs cibles mais tué au passage une policière britannique. Protégé par leur statut diplomatique, tout ce petit monde était rentré tranquillement à Tripoli. Il n’est pas impossible que si le régime Kadhafi tombe, le Royaume-Uni demande officiellement des comptes à ces tontons flingueurs de la diplomatie du cinglé des Syrtes. Au passage la France pourrait également réclamer le paiement de la contravention du fiston Kadhafi arrêté après avoir remonté les Champs Elysées à contre-sens à 150 km/h il y a quelques années.

    En attendant la Syrie bien à l’abri derrière les divisions de l’ONU qui bloquent une condamnation, continue à réprimer sa révolution arabe, avec constance et acharnement. L’issue est incertaine, mais si le pouvoir El Assad vacille un jour, il y aura des volontaires pour le pousser très fort dans le dos.

  • La répression du clan Assad

    Le président Syrien reçu à l’Elysée en décembre 2010

    Le rejeton Assad de Syrie continue à réprimer avec toute la subtilité qu’on lui connaît : cette fois-ci il envoie la marine de guerre canonner la ville côtière de Lattaquié déjà cernée depuis la terre par ses blindés.

  • “Business as usual” en Syrie

    Et pendant ce temps on continue à réprimer gratis en Syrie. Il semble la politique du clan au pouvoir commence à énerver, même ses plus fidèles soutiens. Différents pays arabes diffusent des communiqués s’émouvant des pratiques en cours du régime de Damas. La minorité alaouite (proche du chiisme) et plus particulièrement la famille El Assad sont allés assez loin, peut-être au-delà du point de non-retour, bien à l’abri derrière la position clé de leur pays au Proche-Orient qui bloquera toute intervention militaire des armées occidentales déjà bien suffisamment engluées sur différents fronts et déficits budgétaires.

    Quelques réprimandes orales de ses pays frères ne dissuadent pas vraiment les chars de l’armée syrienne de poursuivre le rétablissement de l’ordre à leur manière. Si malgré tout les manifestants arrivaient, seuls, à faire plier le pouvoir, il est probable que pas grand monde ne pleurerait la famille Assad qui a trempé dans la majorité des opérations terroristes mondiales de la deuxième moitié du XXème siècle. Il est aussi à craindre que le président, ses frangins, ses cousins et ses copains ne passent un mauvais quart d’heure s’ils ont un jour des comptes à rendre à la justice populaire de leur pays qui risque d’être d’un genre plutôt expéditif à leur encontre. Le clan Assad étant du genre avisé, il a sans doute déjà du préparer ses arrières et un exil doré quelque part si jamais les choses tournaient vraiment mal. Il suffira juste de fuir à temps. A cet égard l’ex-président tunisien fut un excellent modèle à suivre qui a mis la poudre d’escampette juste au moment où il était lâché par ses soutiens militaires internes et par Michèle Alliot-Marie. Il a sans doute évité ainsi des décennies de geôles.

    Le monde, ancien et nouveau, attend de voir de quel coté va tourner le vent pour orienter la girouette. C’est prudent. L’Inde, l’Afrique du Sud et le Brésil envoient une délégation à Damas pour tenter d’adoucir le patron qui rappelle son « …engagement envers le processus de réforme, dont l’objectif est d’ouvrir la voie à une démocratie multipartite… » et bla-bla-bla, et bla-bla-bla.

    Les pays émergents, voire émergés, se drapent toujours derrière le voile de la non ingérence dans la politique intérieure d’un pays tiers pour, globalement, ne pas réagir outrageusement. Ils n’ont pas aimé que des années durant les pays développés donneurs de leçon les escagassent avec des cours de démocratie et de gestion, ils essayent, pour le moment, de ne pas en faire autant, et surtout de ne pas mêler leurs voix à la cohorte des pleureuses occidentales.

    Puissances déclinantes et puissances montantes vont bien arriver un jour à se retrouver sur le terrain d’une conception à peu près partagée de la gouvernance d’un Etat et la façon de traiter ses citoyens. Soyons optimistes, il y a plutôt convergence sur ces sujets depuis la chute de l’Union soviétique. Et d’ailleurs si les Chine, Brésil et autre pays de cet acabit veulent véritablement devenir des puissances mondiales il faudra bien qu’elles se résolvent un jour à exporter leur puissance, à participer à des opérations armées, onusiennes ou pas, bref, à prendre position. Le pouvoir en notre bas monde n’est malheureusement pas qu’une question de balance commerciale excédentaire.

  • Il ne faut pas se gêner…

    La Libye et l’Iran ne se privent pas du plaisir de s’émouvoir des émeutes au Royaume-Uni, condamnant « le comportement sauvage de la police britannique. » Le président iranien précise que « si un centième de ces crimes avaient été commis dans un pays hostile à l’Occident, les Nations unies et les organisations qui prétendent défendre les droits de l’homme auraient vociféré. »

    C’est de bonne guerre, si l’on ose dire.

  • L’Occident imprécateur

    Dans un dîner en ville le sujet de la bataille de Valmy est abordé. Un peu d’Histoire : 1792, Louis XVI et sa famille sont en prison, la révolution française bat son plein, la Prusse et l’Autriche lèvent des armées pour venir au secours de la monarchie française mais l’armée révolutionnaire et populaire remporte la bataille à Valmy (en fait juste une petite canonnade symbolique) face à l’invasion d’une coalition archéo-monarchique le 20 septembre 1792. Le lendemain la République est proclamée.

    Quelques mois plus tard le roi sera guillotiné dans une orgie de sang et la terreur pourra vivre sa vie bien à l’abri des frontières nationales et loin de la réaction austro-prussienne.

    Et soudain saute aux yeux la similitude historique : la retraite annoncée des troupes occidentales en Afghanistan c’est le Valmy des talibans, l’enlisement européen dans le désert du cinglé des Syrtes c’est le Valmy de la petite famille Kadhafi, et il n’est point besoin de remonter jusqu’à Alger ou Dien Bien Phu. La France autrefois pointilleuse sur son indépendance et exigeante sur sa liberté à pouvoir laisser sa terreur terroriser ses contre-révolutionnaires, cette même France donc se mêle sans vergogne des révolutions des autres et de dire le bon droit au nom de la mission civilisatrice d’un Occident toujours imprécateur dans des pays qui n’en ont pas la même perception.

  • L’Afghanistan une nouvelle fois repousse les envahisseurs

    Sarkosy est allé s’agiter en Afghanistan en début de semaine pour soutenir l’armée française et annoncer le début de la retraite. C’est bien, c’est son rôle. Le même jour le frère du président afghan se faisait flinguer dans le sud du pays, hier cinq soldats français étaient tués par un attentat et aujourd’hui un nouveau mort dans un accrochage, démontrant si besoin en était que tout n’est pas réglé.

    Les armées occidentales vont quitter l’Afghanistan dix ans après y être entrées, comme autrefois les soviétiques, et les talibans vont revenir au pouvoir dans ce pays. C’est probablement déjà écrit dans le marbre. L’intervention fut provoquée par les attentats du World Trade Center à New York et elle permit assez rapidement, en quelques semaines, de faire tomber le régime taliban mais sans en éliminer l’idéologie, les états-majors et les soutiens. Tout ce petit monde s’est égayé entre les montagnes de Tora Bora ou les vallées du Pakistan. Les bombardements massifs des avions américains n’ont pas plus réglé le problème que ceux de la piste Ho Chi Minh en leur temps au Vietnam et au Cambodge. Les racines du régime sont toujours bien présentes et prêtes à repousser dès que leur espace vital sera rétabli, et il le sera bientôt.

    Peut-être les pays victimes du terrorisme devraient envisager des opérations coup-de-poing lorsque le danger se fait sentir (ou s’est fait sentir) puis se retirer rapidement, mais ces occupations longue durée se sont toutes terminées de la même triste façon. On peut même prévoir qu’un jour la Chine quittera le Tibet !

  • Le procès du génocide khmer

    Le procès des hauts responsables Khmers Rouges au pouvoir à l’époque du génocide cambodgien a débuté. Ce massacre d’Etat a été l’un des faits politiques majeurs de la seconde moitié du XXème siècle, montrant que la tentation génocidaire est une triste dérive humaine largement appliquée quelques soient les époques et les régions : les indiens aux Amériques à l’époque colombienne, les juifs lors de la Shoah, les cambodgiens sous les Khmers Rouges, les rwandais sous le régime hutu, et il y en aura certainement d’autres… Hélas !

    Comme il se doit, les responsables politiques khmers rouges nient leurs responsabilités dans la tuerie étatique qui a aboutit à la mort d’un tiers de la population cambodgienne. Leurs défenseurs vont évoquer la colonisation, les bombardements américains sur le Cambodge lors de la guerre du Viêt-Nam et bien d’autres arguties.

    La majorité de ces dirigeants ont été formés dans les universités françaises, voire même pour certains été membres du parti communiste français… Le pouvoir actuel au Cambodge est dirigé par un premier ministre ex-khmer rouge ayant viré sa cuti et, semble-t-il, n’a pas manifesté un grand enthousiasme pour l’organisation de ce procès sur le territoire cambodgien par un tribunal mixe international-national.

    Ce quarteron de vieillards va se défendre et tenter de justifier l’indéfendable. Le procès sera intéressant. La martyr de ce peuple par les siens sera probablement passé aux oubliettes de l’Histoire.

  • Le chaos en Libye et en Syrie

    Et pendant ce temps on continue à bombarder joyeusement en Libye et en Syrie. L’OTAN balance ses bombinettes sur Kadhafi et racle les fonds de ses stocks de matériel, qui semblent limités. Fiston El Assad matraque ses opposants avec toute la subtilité propre à sa famille. L’armée locale tire consciencieusement sur les manifestants, il y a des morts tous les jours et la vie continue.

    Si ce que dit la presse est vrai, il est tout de même un peu effrayant de constater que nos armées européennes seraient à court de moyens et munitions après trois mois d’une guerre d’opérette contre des va-nu-pieds du désert des Syrtes… Que se passerait-il s’il s’agissait d’une vraie guerre ? On ne tiendrait sans doute guère plus qu’en juin 40. On ne sait pas trop comment se terminera cette campagne de Libye, elle aura en tout cas montré à quel niveau d’impuissance militaire sont tombé les Etats du vieux monde. Au moins sommes-nous les meilleurs pour faire croître nos dettes publiques et perdre le contrôle de nos finances.

  • L’hiver du printemps arabe

    Et pendant ce temps on continue à bombarder gratis au Maghreb et au Moyen Orient. L’Otan bombarde l’armée libyenne qui bombarde ses rebelles. Le fiston El Assad lui est toujours tranquille pour envoyer ses chars dans les villes syriennes afin d’y montrer qui est le patron ! Comme personne ne semble disposé à lui chercher des noises il est serein pour rétablir l’ordre avec toute la subtilité que l’on reconnait à la famille El Assad. Certes la communauté internationale a bloqué quelques comptes bancaires offshore de dignitaires syriens mais n’a pas même osé ajouter ceux de Bachar dans la liste par peur de froisser l’impétrant qui par ailleurs est en train de dépenser son énergie pour faire admettre la Syrie au conseil des droits de l’homme de l’ONU, candidature soutenue par la Ligue arabe. Ils ont raison, plus c’est gros plus ça passe ! Le printemps arabe connaît tout de même quelques ratés.

  • La Syrie s’ouvre à la démocratie

    Visite du président syrien à Paris en juillet 2008

    Bachar El Assad a bien compris comment marche la démocratie. Il est vrai que fils de son père il a été bien élevé. Il vient de mettre fin à l’état d’urgence en place depuis 50 ans et qui, notamment, interdisait toute manifestation. Du coup les manifestations se succèdent en Syrie ce qui semble désagréable pour notre homme alors il fait tirer dans les manifestants par ses policiers. Et même, semble-t-il aujourd’hui, à l’occasion de l’enterrement des victimes de la manifestation d’hier. On pourrait lui envoyer Maîtres Dumas & Vergès pour parfaire sa formation ?

  • Fin de 50 années d’état d’urgence en Syrie

    Bachar El-Assad lâche quelques cacahuètes au peuple syrien, martyrisé par sa famille depuis le coup d’Etat mené par son père en 1970, en abolissant l’état d’urgence mis en place il y a presque cinquante ans dans ce pays. En principe cela ne devrait pas changer grand-chose au sort des syriens écrasé par un système mafioso-barbouzard de première catégorie. Quelle tristesse !

    On ne sait pas bien si ce clan va encore rester longtemps au pouvoir à Damas mais on peut affirmer cependant que ce serait faire œuvre de salubrité publique que de mettre en œuvre une solution de remplacement au régime El-Assad qui a suffisamment trempé dans tant d’affaires louches de terrorisme international et fait ses preuves de ses méthodes de direction en Syrie comme au Liban.

  • La Syrie vacille

    La Syrie fait vaciller le joug du clan El Assad qui la tyrannise depuis 42 ans. Certes le fiston a succédé à son papa mais l’un comme l’autre a globalement usé des mêmes méthodes, pratiqué la même répression enrobée d’une similaire corruption. Si l’année 2011 voyait tomber Kadhafi et ses fils, plus la famille El Assad, nous aurions vraiment un monde meilleur.

    Les militaires occidentaux tapent consciencieusement sur tout ce qui ressemble à un équipement militaire officiel libyen. Les politiques occidentaux se refont une virginité (à grands frais) en tapant sur un Kadhafi diabolique avec lequel les nécessités de la realpolitik les avaient poussés à compromettre au-delà de ce que la décence et la morale autorisent.

  • Inquiétude atomique au Japon

    Cataclysmique : le Japon est sens-dessus-dessous, probablement à la veille d’une catastrophe nucléaire. Une centrale multi-réacteurs, dévastée par le tsunami, échappe au contrôle, entre incendies de piscines et explosions d’enceintes. Le monde inquiet reste suspendu à de dérisoires mesures de radioactivité. L’Homme apprenti-sorcier joue avec l’atome et est peut-être en train d’atteindre les limites de ses expériences. Tout ceci est vraiment effrayant.

  • Effrayant

    Effrayant : un tremblement de terre se déroule au Japon, suivi d’un tsunami qui déclenche des incendies dans des centrales nucléaires. Pendant ce temps le monde politique français s’écharpe pour savoir s’il faut parler d’accident ou de catastrophe nucléaire, et si nous devons faire un référendum sur le sujet. On dirait que la centrale de Fukushima se trouve dans la Creuse ! Le monde médiatique, toujours avide de scoops, rivalise en petits logos spécifiques à l’évènement qui envahissent les écrans avec deux variantes principales : ceux qui clignotent et les fixes.

  • La difficile succession de dictateurs

    Les partisans de Moubarak sont de sortie en Egypte et se heurtent aux anti-Moubarak. Ils abominent l’Occident et ses représentants qui laissent tomber leur président, tabassent au passage quelques journalistes et citoyens étrangers. C’est sans doute inévitable, mais tout à une fin, même les régimes autoritaires.

    Comme nous le disions précédemment, le problème avec ces autocrates ce n’est pas tellement l’autocratie mais leur incapacité à se renouveler. Ben Ali : 23 ans à manger dans la même soupe, Moubarak : depuis 30 ans dans le même fauteuil et ne sont pas comptées ici ses années de vice-présidence de Sadate. Le coup d’Etat ou la révolution ne sont finalement que le moyen de changer de président s’il ne se décide pas à mourir. Ben Ali a déposé un Bourguiba en proie aux affres de l’âge, Sadate a remplacé Nasser mort d’une crise cardiaque, Moubarak a succédé à Sadate assassiné, alors 30 ans plus tard, ne voyant pas mourir Moubarak, son peuple veut juste le remplacer.

    Si les présidents tunisien et égyptien avaient été un tout petit plus conscients de l’intérêt de leurs pays, ils auraient passé la main au bout d’une quinzaine d’années (l’équivalent de 3 quinquennats tout de même !) à un successeur (un vrai successeur, pas leur fiston), les choses auraient changé progressivement, le peuple aurait repris espoir, un petit parfum de nouveauté aurait changé les idées des gens et la transition vers plus de modernité et de démocratie se serait poursuivi tranquillement. Au lieu de cela ils se sont désespérément accrochés à leurs maroquins alors maintenant qu’ils en partent, plus ou moins forcés, le changement risque d’être un peu plus brutal.

    Il faut espérer que l’Egypte millénaire s’en sorte sans trop de violence et que chaque partie y mette du sien. Une transition bien négociée devrait permettre de sauver la mise d’un pays qui a eu le courage de pactiser avec Israël.

    Les nostalgiques de l’ancien temps ont perdu d’avance. Les réussites économiques, militaires ou culturelles du Shah d’Iran, de Pétain ou de Ben Ali ne pèsent rien au regard de la tyrannie ou des compromissions qu’ils ont exercées. Au fur et à mesure du développement économique des pays, d’autres autocrates tomberont sous les assauts de leurs peuples. Et ces dernières années, finalement, il eut plus d’avancée vers la démocratie que de régression vers la dictature. C’est une bonne nouvelle !

  • La Corée du nord s’amuse

    Le cinglé de Pyongyang s’amuse et se paye un carton sur une ile contesté à la Corée du Sud. Un petit barrage d’artillerie de nuit qui fait quatre morts et il retourne se consacrer à sa succession dynastique. Il serait capable de nous déclencher une guerre mondiale juste pour s’amuser celui-là.