Il y a les soldes de printemps à cette époque, mais il y a aussi l’offensive de printemps des… talibans afghans. C’est traditionnel depuis que ce pays en en guerre, c’est-à-dire depuis l’invasion soviétique de 1979, au moins pour la période contemporaine : tous les printemps, lorsque la neige a fondu sur les contreforts de l’Himalaya et que les voies de communication redeviennent circulable après les frimas de l’hiver, les islamistes talibans repartent à l’assaut de qui détient le pouvoir. Que ce soient des soviétiques, des pakistanais, des occidentaux, des marionnettes des uns ou des autres qui sont aux commandes, eh bien ça ne loupe pas, les talibans veulent reprendre le pouvoir pour y installer leur idéologie religieuse régressive, alors ils repartent à l’assaut après l’hiver. C’est l’offensive de printemps, comme il y a la cuvée du patron !
Ce serait risible si cela ne se traduisait par des centaines de morts chaque année et l’autodestruction réglée de ce pays par les siens. De guerres civiles en guérillas internationales, d’interventions étrangères en actions terroristes, les talibans sont toujours là et descendent de leurs montagnes le printemps venu pour tenter de réinstaller leur régime d’un autre âge. Gageons qu’ils y parviendront à force de lasser le reste de la planète et de gagner les combats contre les plus grandes puissances, animés d’une foi à ébranler les montagnes et armés par on ne sait trop qui !
Le mieux est peut-être pour l’Occident de prendre acte de son échec à vouloir pacifier ce pays en l’accompagnant sur le chemin d’une civilisation moderne qu’il n’est pas sûr que la majorité de sa population désire vraiment. Si les intérêts supérieurs des pays occidentaux l’exigent il sera toujours possible d’y retourner guerroyer de temps à autres mais vouloir y rester durablement pour y instaurer un développement politique et économique apaisé est juste au-delà des compétences de ces puissances.

Le président turc Erdogan a rendu visite aux Etats-Unis ce 16 mai à un moment où la Turquie s’éloigne de l’Occident tout en restant membre de l’organisation de défense atlantique (Otan) et alors que Washington a annoncé vouloir accentuer ses livraisons d’armes aux milices kurdes qui combattent en Syrie le groupe terroriste Etat islamique, mais sont aussi des opposants à Ankara.
Une bombe explose dans le métro à Saint-Pétersbourg ce 3 avril, il y a 14 morts et de nombreux blessés. Un premier suspect de nationalité russe a été identifié et se serait fait explosé sur place. Né au Kirghizistan dans la minorité ouzbèke du pays il avait obtenu la nationalité russe il y a quelques années. La Russie entretient des liens historiques avec ses anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale à fortes majorités musulmanes dont une frange extrémiste constitue l’un des premiers bataillons de combattants étrangers en Syrie. D’autres de leur représentants commettent des attentats dans le métro ou ailleurs. A bien des égards on retrouve des similitudes avec la situation française : colonisation/décolonisation mal digérée, marginalisation, bêtise, dérive religieuse et violence nihiliste. Le résultat est toujours le même, l’absence de solution à court terme toujours patent.

L’arrivée prochaine au pouvoir à Washington d’un président républicain va sans doute marquer les derniers jours de la loi sur l’assurance santé obligatoire mis en place avec difficulté par l’administration Obama. Sur son site web de campagne, l’équipe du président élu affirme :