Catégorie : No Europe

  • La Turquie éructe…

    Drapeau_TurquieAlors que nombre d’Etats occidentaux se demandent comment sortir du piège moyen-oriental, la Turquie lutte pour y entrer. Déjà engagée militairement en Syrie pour y défendre une stratégie pas toujours très claire, si ce n’est son aspect antikurde, Ankara qui dispose d’une base militaire dans le nord de l’Irak fait des pieds et des mains pour participer à la bataille pour le reprise de la ville de Mossoul tenue par les terroristes religieux sunnites du groupe Etat islamique. Le gouvernement irakien du moment étant chiite, la Turquie sunnite voudrait s’assurer que les intérêts religieux sunnites seront maintenus après une éventuelle victoire chiite.

    Alors que le premier ministre irakien critiquait la présence militaire turque dans son pays, le président turc lui a répondu dans son style très personnel et tout en subtilité lui enjoignant de rester à sa place :

    « Tu n’es pas mon interlocuteur, tu n’es pas à mon niveau. Peu nous importe que tu cries depuis l’Irak, nous continuerons à faire ce que nous pensons devoir faire…  L’armée de la République turque n’a pas de leçon à recevoir de vous. »

    Pas sûr que la réconciliation du Moyen-Orient soit pour demain !

  • Il y aura un jour des comptes à rendre

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    La Syrie continue à être à feu et à sang, couverte de bombes par le régime au pouvoir, la Russie qui le soutient, la Turquie dont l’armée est entrée dans le pays, l’Iran et le hezbollah libanais qui ont des hommes sur le front, une coalition internationale (et plutôt occidentale) qui bombarde, des mouvements islamiques tellement nombreux et changeants que plus personne ne sait plus qui ils soutiennent ni qui ils attaquent… Entre deux bombes, les uns et les autres n’hésitent pas à utiliser des gaz de combat pour essayer d’emporter le morceau, sans véritable succès.

    Des villes sont assiégées telle Stalingrad en des temps plus anciens, des millions de civils qui fuient, qui sont manipulés, baladés d’un couloir humanitaire à des camps de réfugiés, sans parler de ceux qui essayent désespérément de rejoindre l’Europe et ceux qui en profitent pour exporter du terrorisme. Bref, c’est un chaos comme on n’en avait pas vu depuis des lustres. Un chaos qui a déjà fait des centaines de milliers de morts.

    Un jour il faudra rendre des comptes au sujet de cette déroute. Bien sûr le clan familial au pouvoir qui n’a pas su éviter cette guerre civile sera aux premières loges mais on peut penser que soit il arrive à se maintenir aux commandes, soit à la moindre faiblesse il sera éliminé physiquement avec sa communauté religieuse et ethnique. Il n’aura donc sans doute jamais ni le temps ni la nécessité d’avoir des comptes à rendre. Et ce n’est pas là la moindre aberration de ce conflit : d’une certaine façon la dictature actuelle protège certaines communautés, chrétienne et alaouite par exemple, en en massacrant d’autres. Lesdits chrétiens et alaouites passeront à leur tour un sale quart d’heure si un pouvoir religieux islamiste emportait la victoire, ils font donc partie des soutiens du régime.

    Ce que l’on peut affirmer sans trop se tromper c’est en tout cas que cette dictature familiale est incompétente ; elle aurait mis un tout petit peu « d’eau dans son vin », si l’on ose dire, elle pourrait continuer à diriger une Syrie à peu près apaisée. Il aurait juste fallu organiser un début (un simulacre) d’ouverture à des partis politiques et, sans doute, partager un peu plus les ressources économiques du pays qui sont trustées depuis des décennies par les très proches. Ce ne sont pas les options qui ont été prises et c’est maintenant un combat à mort pour la survie. C’est la caractéristique d’un pouvoir brutal et inefficace. Ce sont les dérives qu’en principe un système démocratique permet d’éviter.

    La Russie engagée militairement et durement, avec bombardiers et soldats, en faveur du clan familial aura certainement un jour des comptes à rendre à la Syrie comme à la communauté internationale, quel que soit l‘issue de ce chaos. Peut-être pas immédiatement alors que ce pays semble renaître sous l’effet de cette puissance guerrière éphémère, mais à terme le jour viendra de payer la facture, on peut en être certain.

    Les pays arabes avoisinants regardent passer les trains et accueillent la majorité des réfugiés.

    Les européens quant à eux paieront sans doute la plus grande part de la facture de la reconstruction le moment venu.

    Tout ceci n’est guère brillant, et pas encore fini, hélas.

     

  • Deux forbans en Turquie

    Drapeau_TurquieL’agitation politique actuellement constatée en Turquie relève beaucoup d’un clash d’égos entre deux fortes personnalités confondant la religion avec le pouvoir politique, leurs intérêts particuliers avec l’avenir de leur pays. Exilé aux Etats-Unis d’Amérique Fethullah Gülen ferraille avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le pouvoir d’un intellectuel à réseaux contre celui d’un dirigeant politique armé de la puissance d’un Etat, le combat est inégal ! Autrefois alliés ils se sont séparés lorsque l’un a mis à jour la corruption gangrenant l’entourage du second.

    Le gouvernement turc accuse M. Gülen d’avoir fomenté le récent coup d’Etat militaire qui a échoué. C’est possible, le pays est régulièrement agité de coups d’Etat qui doivent bien être pensés par quelqu’un ! La spécificité du débat actuel réside dans le fait que les deux ex-partenaires se rangent chacun derrière la religion islamique comme guide de leur action. A défaut de choisir entre Dieu et le pouvoir politique, ils aboutissent à désorganiser leur pays en attisant les haines recuites, les comportements déraisonnables et le recul de leur pays qu’ils disent pourtant vouloir promouvoir.

    Dans un proche et moyen Orient en proie à la guerre, quasiment sans interruption depuis 1948, le monde aurait besoin d’une Turquie apaisée, leader raisonné et moderne d’une région dévastée, capable de montrer l’exemple et de parlementer avec toutes les parties, un pont entre Occident et Orient. Du fait de l’aveuglement de deux forbans, le pays, au contraire, opte pour les règlements de compte, la valse des alliances opportunes et la démagogie généralisée. Triste situation !

  • On a les dirigeants que l’on mérite

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    Le parti républicain des Etats-Unis d’Amérique a élu comme candidat aux élections présidentielles de novembre 2017 un affairiste fort en gueule et plutôt faiblard en capacité d’analyse. Une espèce de fils bâtard de Laurent Wauquiez et Marine Le Pen. Il se rend populaire en déclamant des slogans provocateurs du style : les mexicains qui immigrent aux Etats-Unis sont des voleurs et des violeurs ou, en parlant de son concurrent McCain, soldat durant la guerre du Vietnam où il fut prisonnier et torturé : j’aime les gens qui n’ont pas été capturés, ou en parlant de la tuerie religieuse islamique du Bataclan : j’ai toujours une arme sur moi, j’aurai ouvert le feu, etc. etc. Trump s’était également rendu célèbre avant d’être candidat en mettant en cause la nationalité américaine d’Obama, poussant celui-ci à publier son acte de naissance issu par l’Etat d’Hawaï, bien américain.

    Le garçon émeut même certains cadors du parti républicain qui s’effraient à l’idée que ce candidat puisse entrer à la Maison Blanche et appellent à voter pour la candidate du parti démocrate. On se souvient du refus de Mitterrand opposé à Chirac son premier ministre qui lui proposait Léotard comme ministre de la défense : pas question, il pourrait déclencher une guerre nucléaire sans s’en apercevoir ! C’est un peu la même chose avec Trump sauf que comme président il aurait beaucoup plus de pouvoirs qu’un simple ministre de la défense français…

    Il est sans doute un peu tard côté républicain pour se rendre compte de la valeur de son candidat. Si celui-ci ne fait pas l’affaire il ne fallait pas l’élire. Depuis 8 années de présidence Obama, le parti républicain a brillé en déclarations simplistes et provocatrices, s’opposant systématiquement à toute mesure du président, prônant un libéralisme si ultra qu’il en ferait passer le programme de la droite française pour le petit livre rouge, etc. Tout ce populisme a germé dans les esprits de l’Amérique profonde qui a élu Trump aux primaires américaines de la droite. C’est ainsi, et il va bien falloir faire avec ! On peut gager que si l’impétrant se retrouvait effectivement président des Etats-Unis il mettrait un peu d’eau dans son vin et que les responsabilités du pouvoir le rendraient plus réfléchi. De plus, il ne serait pas seul, le président doit composer avec un Parlement qui peut, éventuellement,, freiner ses ardeurs. Et puis, si les citoyens ne sont pas contents du résultat de leur vote de novembre 2017, il leur suffira de voter différemment aux élections suivantes en 2021.

    Trump aux Etats-Unis, c’est un peu le triomphe de la bêtise sur la réflexion mais qu’on le veuille ou non, le monde occidental se droitise fortement et a tendance à élire des candidats dont le discours, véhiculé par des messages Twitter de 140 signes, est  centré très essentiellement sur l’immigration et l’étranger présentés comme mère de tous nos soucis. On retrouve des situations similaires en France, en Europe de l’Est et même au Royaume-Uni qui a décidé sa sortie de l’Union européenne. Il va falloir vivre ces expériences politiques d’un genre nouveau.

    Il n’est pas sûr que ces pouvoirs déjà élus (Pologne, Hongrie…) ou à venir (France…) mettent en péril la démocratie. Les électeurs de ces pays veulent tenter l’expérience des Trump, des Wauqiez et autres, ou vivent déjà les pouvoirs de Orban et consorts ; eh bien comme il n’y a guère de solutions démocratiques pour s’opposer à ces mouvements puissants, ils verront bien ce que cela donnera et pourront toujours changer d’avis aux prochaines élections.

  • Cynisme et excès

    Drapeau_TurquieAvec habileté et une bonne dose de cynisme politique, le président turc, par ailleurs leader du parti religieux au pouvoir, assimile dans une interview au journal Le Monde la récente tentative ratée de coup d’Etat militaire que son pays vient d’affronter à du « terrorisme » et les pays occidentaux qui l’ont soutenu du bout des lèvres d’avoir « pris le parti des putschistes et des terroristes. »

    Il semble établi que nombre de chancelleries occidentales n’auraient pas pleuré bien longtemps si le pouvoir religieux d’Ankara avait été déposé, même si élu de façon démocratique. Ce coup d’Etat raté par l’armée n’a pas grand-chose à voir avec le terrorisme islamique mondialisé qu’affrontent nombre de pays, y compris la Turquie d’ailleurs. Il ne s’agit que du nouvel épisode du conflit entre les galonnés et le pouvoir civil dans ce pays, vieux comme la moustache d’Ataturk. A la différence des précédents, ce coup d’Etat a échoué du fait de la division des militaires qui depuis en payent le prix, comme de nombreux civils.

    Cette assimilation entre coup d’Etat militaire et terrorisme, surtout par les temps qui courent, permet au président turc de passer pour le grand innocent malmené par l’Occident qui soutient le « terrorisme ». La Turquie tient par ailleurs entre ses mains un levier pour limiter les flux de migrants vers l’Europe et ne manque pas de s’en servir. Tout ceci relève de la politique, pas toujours très brillante, mais illustrant la vraie vie des relations entre les continents.

    Le président turc est élu par une nette majorité de ses électeurs, les galonnés de son armée sont une des forces vives de l’alliance atlantique (OTAN), ce pays asiatique joue un rôle clé (et parfois trouble) dans les multiples conflits qui agitent le proche et moyen Orient, il est candidat à l’adhésion à l’Union européenne même si son entrée est de plus en plus improbable, ses citoyens constituent une forte communauté immigrée en Europe, particulièrement en Allemagne, il accueille des millions de réfugiés moyen-orientaux et contrôle plus ou moins le robinet du flux de ceux-ci vers l’Europe…

    Grandeur et décadence de la realpolitik, il faut bien s’entendre avec la Turquie en dépit des différences. Gageons que l’intelligence vaincra et que cette agitation médiatique du microcosme s’apaisera au profit des intérêts nationaux bien compris.

  • Un vrai problème de civilisation

    Des jeux olympiques doivent se tenir sous peu au Brésil à Rio de Janeiro, une ville en quasi faillite financière dans un pays en bien mauvaise situation politique avec une présidente en cours de destitution. Les épreuves nautiques de ces jeux de sports doivent avoir lieu dans une baie qui est considérablement polluée et il semble que les sportifs concernés risquent d’attraper une bactérie. Eh bien annulons l’épreuve et n’en parlons plus. Le Brésil, comme le reste de la planète, s’en remettra !

  • Des purges massives en Turquie

    Drapeau_TurquieSuite au coup d’Etat militaire qui a échoué en Turquie le parti religieux au pouvoir règle ses comptes et procède à des purges massives, non seulement au sein de l’armée mais aussi chez les fonctionnaires, les journalistes, dans des entreprises et diverses autres corporations. L’ampleur et l’immédiateté des arrestations, 18 000 en quelques jours selon les estimations les plus fiables, laisse imaginer que des listes étaient prêtes bien avant les évènements. Il est également procédé à des licenciements en masse (63 000 fonctionnaires), des confiscations de passeports (50 000) et des fermetures de médias. On ne sait pas bien comment la justice va pouvoir traiter ces dizaines de milliers de suspects arrêtés et emprisonnés (y-avait-il suffisamment de places disponibles dans les prisons pour de telles foules d’arrivants ?). Le pouvoir parle de rétablir la peine de mort que le peuple réclame à grands renforts de meeting pro-pouvoir monstres à Istanbul et Ankara.

    A l’émotion de certains pays occidentaux, le président a déclaré depuis son palais présidentiel :

    « Certains nous donnent des conseils. Ils se disent inquiets. Mêlez-vous de vos affaires ! »

    On aurait facilement tendance à suivre cet oukase si les intérêts occidentaux n’étaient si importants en Turquie. Il faudra, hélas, continuer à s’intéresser à l’avenir de ce pays et essayer de trouver un moyen pour qu’il ne soit pas trop durablement déstabilisé. Car il est à craindre que la tendance actuelle vers un régime religieux autoritaire n’amène à terme plus de problèmes qu’il n’en résoudra !

  • Coup d’Etat militaire avorté en Turquie

    Drapeau_TurquieDes militaires sortent de leurs casernes en Turquie dans la nuit du 15 au 16 juillet et tentent de s’emparer du pouvoir. Ils représentent une part minoritaire de l’armée semble-t-il et le pouvoir les réduit rapidement. Il y a quand même deux cents morts, pour le moment, entre Ankara et Istanbul. Le parti religieux islamique au pouvoir profite de la reprise en main pour se lancer dans une purge de grande envergure. C’était prévisible.

    Voilà qui devrait encore repousser négociations et conclusion d’un accord d’adhésion à l’Union européenne de ce pays, dont personne ne semble vraiment souhaiter une issue favorable. Il ne serait pas facile d’expliquer aux citoyens européens que la Turquie remplace le Royaume-Uni…

  • Terrorisme religieux islamiste en Irak

    Environ 140 morts dans un attentat suicide revendiqué par le groupe Etat Islamique à Bagdad. C’est la communauté religieuse chiite qui est visée par ce groupe défendant l’idéologie sunnite. Un terroriste se fait exploser dans un camion chargé d’explosif dans un quartier commercial de la ville où se pressaient des habitats faisant des courses pour le repas du soir du Ramadan.

  • Terrorisme religieux islamiste au Bangladesh

    20 morts dans un restaurant de Dacca fréquenté par des expatriés suite à une attaque d’une dizaine de terroristes religieux. Les étrangers auraient été assassinés à l’arme blanche par les assaillants. Le groupe Etat Islamique a cette fois-ci revendiqué assez rapidement cette attaque « contre les citoyens d’Etats croisés ».

  • Terrorisme, sans doute religieux, à Istanbul

    Drapeau_TurquiePrès de 45 morts et 250 blessés à l’aéroport d’Istanbul suite à une attaque suicide de trois terroristes ce 28 juin 2016 qui tirent sur la foule puis se font exploser avec leurs ceintures d’explosifs dans le hall des départs. L’attentat n’a pas encore été revendiqué mais il est probable qu’il soit la suite de ceux de Paris et de Bruxelles commis dans des conditions similaires. La Turquie étant confrontée également à des vagues terroristes de mouvements extrémistes kurdes il peut y avoir encore quelques doutes sur l’origine de celui d’aujourd’hui.

  • Attentat religieux islamique aux Etats-Unis d’Amérique

    Drapeau_Etats-UnisUn terroriste islamique, citoyen américain de naissance, tue une cinquantaine de personnes en tirant au hasard à l’intérieur d’une boîte de nuit d’Orlando en Floride fréquentée par la communauté homosexuelle. Il a ensuite été abattu par les forces de sécurité. C’est la redite de l’attentat du Bataclan en novembre dernier à Paris avec de plus une note homophobe. Le mélange fermenté dans des esprits dérangés de haines recuites contre la musique, les loisirs, les occidentaux, qui plus est lorsqu’ils sont homosexuels, la laïcité, déclenche ces comportements homicides à travers la planète. Pour le moment il n’y a pas de solution miracle contre les menées terroristes religieuses de citoyens dans leur propre pays.

  • Les dirigeants turcs au bord de l’hystérie

    Drapeau_TurquieLe parlement allemand vient d’adopter une résolution reconnaissant plus ou moins le génocide commis par la Turquie en Arménie avec l’aide, ou tout au moins le silence coupable, du IIIème Reich allemand. Compte tenu de la forte et ancienne immigration turque en Allemagne, le parlement de ce pays compte nombre de députés d’origine turque dont onze d’entre eux ont voté pour le texte. Le président turc, plutôt du genre nerveux, s’est aussitôt répandu dans les médias :

    « Des Turcs, disent certains. Quels Turcs ! Leur sang devrait être analysé par un laboratoire… on sait de toute façon de qui ils [les onze députés d’origine turque] sont les porte-parole. Ils sont l’extension en Allemagne d’organisations terroristes séparatistes en Turquie… Leur sang est, au bout du compte, impur. »

    Tout en nuance et subtilité…

  • Le concept de race traîne encore

    Je reçois un curriculum vitae pour un poste à Singapour. La candidate affiche : RACE : chinoise & NATIONALITE : singapourienne !

    La dernière fois que j’ai vu le mot race sur des documents officiels c’était sur les cartes d’identité de la population rwandaise qui était catégorisée entre TUTSI, HUTU et TWA (pygmée). Hélas, on a vu comment cela s’est terminé !

  • Humeurs à Alger

    Une visite de ministres et de businessmen français en Algérie est assombrie par le refus des autorités algériennes de délivrer un visa à quelques journalistes, dont celui du Monde, coupables d’avoir diffuser des informations sur les implications de dirigeants et affairistes algériens dans les Panama Papers.

    Il relève de la souveraineté algérienne d’autoriser ou non un étranger à pénétrer sur son territoire. Le seul problème est que du coup on parle plus de cet incident diplomatique que de la visite en elle-même. Ce n’est pas bien grave, dans huit jours tout sera oublié et cela n’aura pas empêché les affaires d’avancer.

    Le parallèle est édifiant entre les démocraties qui demandent des comptes à leurs dirigeants jouant avec l’offshore fiscal et l’Algérie qui réagit en cassant le thermomètre avec ce refus de visa à des journalistes d’investigation. On peut prédire qu’un jour les responsables algériens devront aussi rendre des comptes à leurs citoyens…

  • Religion au Pakistan

    Un attentat terroriste islamique au Pakistan vise des enfants chrétiens dans un parc de Lahore et fait plus de 70 morts dont 30 enfants. Cette attaque fait suite à celle de décembre 2014 dans une école militaire qui avait fait plus de 140 morts dont 130 enfants.

  • Religion dans les compagnies aériennes

    Une citoyenne israélienne de 81 ans a été récemment obligée de changer de place dans un avion de la compagnie israélienne El-Al car un autre citoyen israélien de confession juive ultra-orthodoxe ne souhaitait pas être assis à côté d’une femme. Cette femme, ancienne avocate, a décidé de porter plainte contre le transporteur pour discrimination avec l’aide d’une association spécialisée Israel Religious Action Center pour un judaïsme progressif (autant dire qu’ils ne sont pas rendus…) et qui a déjà obtenu quelques succès dans des actions similaires dans les transports publics.

    Le comportement des religions à l’égard des femmes est toujours aussi archaïque que similaire quel que soit le Dieu. La tâche est rude pour amener les religieux vers un peu plus de raison !

  • Attentats religieux en Côte d’Ivoire

    Des terroristes, a priori islamiques, tirent au hasard sur une plage de Grand Bassam en Côte d’Ivoire dimanche après-midi. Il y a une quinzaine de morts.

  • La Turquie telle qu’elle est

    Drapeau_TurquieLa Turquie est dans la tourmente et l’ambiguïté : parti religieux au pouvoir et président autocrate, implication trouble dans la guerre civile syrienne, obsession antikurde, état de quasi guerre avec la Russie, chantage aux réfugiés vis-à-vis des pays européens, reprise en main de la presse d’opposition, etc.

    Le pays se révèle tel qu’il est c’est-à-dire plus tourné et concerné par l’Orient que par l’Occident ce qui n’est pas incongru s’agissant d’une puissance asiatique. Gageons que les évènements actuels repousseront aux calendes grecques l’option de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne.

    Il va falloir faire preuve de trésors de diplomatie pour tenter de calmer les ardeurs guerrières et manœuvrières de la Turquie, membre de l’OTAN, et sans doute capable de déclencher un conflit sans s’en apercevoir. Le pays est sanguin et, comme beaucoup, avide de retrouver son statut d’empire. Ainsi vont les affaires du monde.

  • Religion en Israël

    Une révolution culturelle en Israël : le gouvernement a décidé de l’ouverture d’une section mixte au mur des lamentations. Jusqu’à ce jour il existe une section hommes et une section femmes, hermétique l’une pour l’autre. Les partis israéliens orthodoxe s’opposent et dénoncent un affront aux traditions. Le sujet était en débat depuis des siècles et avait provoqué encore récemment des affrontements entre modernistes et régressifs.

    Pas facile de faire évoluer la religion…