Un extrémiste terroriste religieux attaque un centre culturel et une synagogue au Danemark : deux morts et quatre blessés.
Catégorie : No Europe
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Religion au Moyen-Orient : enfin une bonne nouvelle
Enfin une bonne nouvelle dans les conflits moyenâgeux qui enflamment le Moyen-Orient : Al-Qaida et l’Etat Islamique s’écharpent en Jordanie, le premier contestant la sauvagerie des guerres de conquête du premier. C’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité…
La Jordanie a libéré un idéologue local d’Al-Qaida qui présente l’immense qualité de tirer à boulets rouges (métaphoriquement pour le moment) contre l’Etat islamique suite au supplice administré à un prisonnier jordanien par celui-ci.
Venant d’une organisation qui a tué 3 000 personnes d’un coup en balançant des avions contre deux tours au centre-ville de New-York en 2001, la critique d’une entité qui égorge et fait brûler vif des citoyens en direct sur YouTube, vaut le déplacement. Ce qui réunit ces deux idéologies : Dieu, ce qui les sépare : des procédures !
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Il va falloir payer pour la faillite de l’Ukraine
La guerre entre les séparatistes est-ukrainiens, soutenus par une Russie impériale, contre les ouest-ukrainiens à qui l’Union européenne laisse espérer une adhésion, un jour, s’aggrave. Des milliers de morts depuis le déclenchement de la rébellion sur la tristement célèbre place Maïdan. La scission entre Est et Ouest de ce pays sulfureux semble désormais consommée, il va falloir l’entériner avec la mise en place d’une fédération ou de quelque chose qui y ressemble. Les soudards pro-russes sont probablement aussi légitimes à réclamer leur autonomie que les forbans pro-occidentaux.
Il faut maintenant faire taire les armes et surtout financer la colossale faillite financière de ce pays qu’il faudra bien aider sous peine d’effondrement mortifère. La Russie elle-même sous sanctions financières va également y laisser quelques plumes économiques et les républicains américains extrémistes ne rêvent que de relancer la guerre froide en livrant des armes offensives à Kiev, armes létales qui ont un risque sur deux de se retourner un jour, qui pourrait être proche, contre des forces de l’OTAN.
Il va falloir que chacun y mette du sien, y compris que l’Occident accepte que le concept russe de zone d’influence s’applique de façon intelligent à ses pays frontaliers : Géorgie, Ukraine, et autres.
Et puis ensuite les contribuables européens passeront à la caisse plus sereinement. Vous avez aimé Athènes ? Vous allez adorer Kiev !
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Religion en Syrie – jusqu’au bout de la régression
Les extrémistes religieux de l’Etat islamique ont capturé un pilote jordanien ayant dû s’éjecter de son appareil en mission de bombardement contre les positions de cette organisation. Ils l’ont enfermé dans une cage et brûlé vif. Bien entendu, le tout a été filmé et diffusé sur YouTube hier.
L’Etat jordanien a immédiatement exécuté deux extrémistes religieux qui croupissaient dans ses geôles après avoir été condamné à mort pour leur implication dans des attentats sanglants.
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Matthieu Pigasse pris en flagrant délit d’escroquerie intellectuelle
Matthieu Pigasse, jeune et brillant banquier mondain dont l’établissement (la Banque Lazard) a été choisi par le nouveau gouvernement grec pour l’appuyer dans sa demande de restructuration de sa dette, Matthieu Pigasse donc, ex-haut fonctionnaire français qui a investi une partie de sa fortune personnelle dans la presse (Les Inrocks, Le Monde…), explique à la télévision française qu’il faut annuler 200 milliards d’euros de la dette grecque de 300 et que cela ne coutera rien « en cash » au contribuable européen car cet argent a déjà été déboursé.
Le garçon est sympathique mais il a encore quelque progrès à faire pour faire prendre des vessies pour des lanternes. Certes l’argent a déjà été versé à la Grèce par les contribuables communautaires mais ceux-ci vont devoir rembourser leurs propres dettes, empruntées pour pouvoir financer les prêts à la Grèce. Donc au remboursement par la France et les autres pays prêteurs, il y aura bien « un effet cash » de sortie d’argent pour le contribuable.
La dette, qu’elle soit annulée ou remboursée ou transférée, il y a toujours quelqu’un qui paye à la fin. C’est ainsi Monsieur Pigasse. Il s’agit juste de trouver la bonne personne.
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Comment dépenser des sous sans payer ses dettes
Le nouveau pouvoir grec veut faire vite et annonce ses mesures pour la reprise des dépense publiques : augmentation du salaire minimum, réembauche des milliers de fonctionnaires licenciés dans le cadre des plans d’économie précédents, arrêt des programmes de privatisation en cours, etc.Sur le plan politique il clame sa volonté de faire annuler une partie de la dette publique et refuse de parler avec les représentants de la Troïka (Fonds monétaire international + Banque centrale européenne + Commission européenne) qui représente les prêteurs mais est considérée comme le valet de ces créanciers rapaces qui veulent étrangler ce beau pays méditerranéen…
C’est l’éternel discours du gentil débiteur face à ses méchants créanciers. Une fois passés les effets de manche et manifestations d’égos divers et variés, les gens sérieux reprendront le dossier et trouveront bien une solution acceptable pour tous, dont éventuellement la sortie de la Grèce de la zone euro, hypothèse à laquelle il ne faut pas s’interdire de penser.
Nous sommes face à un programme d’ajustement structurel classique comme la communauté financière internationale a eu à en gérer depuis des décennies, du Sénégal à l’Argentine, en passant par la Russie et les pays asiatiques. La France elle-même a fait la manche en 1983 auprès de la Communauté européenne après le désastre financier de la gestion des deux premières années du gouvernement Mauroy.
Un pays a besoin d’argent qu’il ne peut plus se procurer par un accès classique aux marchés financiers, ou alors qu’il peut emprunter mais à des taux d’intérêt très élevé qui ne sont que la conséquence du risque de non remboursement qu’il fait courir à ses prêteurs. Dans le cas de la Grèce, ce risque est avéré puisque les créanciers privés ont dû renoncer à 110 milliards d’euros de dettes en 2012. C’était il n’y a pas si longtemps.
Des dirigeants responsables se réunissent avec des prêteurs anciens et futurs, examinent ensemble ce que peut ou pas le pays défaillant et tout ou partie de la dette stressée (comme disent les anglo-saxons) est annulée ou rééchelonnées, voire les deux à la fois, et arrêtent ensemble l’argent frais (new money comme disent les anglo-saxons) qui peut être mis en place pour financer la survie de l’Etat défaillant.
Dans le cas d’espèce, ce sont les autres Etats européens, donc leurs contribuables-citoyens respectifs, qui sont les prêteurs de la Grèce, ce sont donc eux qui supporteront la charge de la restructuration. Car malgré ce que racontent les démagogues de salons, il y aura bien une charge. La France par exemple a prêté ou garanti 40 milliards qui ont été déboursés en faveur de la Grèce. Elle a donc emprunté elle-même une somme équivalente qu’elle devra bien, elle, rembourser à ses propres prêteurs. Elle devait le faire normalement en y affectant les remboursements venus de la Grèce et si ceux-ci ne viennent pas il faudra bien qu’elle le fasse sur ses propres ressources financières, donc les impôts de ses citoyens-contribuables.
Une autre solution technique est de faire créer des euros par la banque centrale pour rembourser cette dette en monnaie qui se dévaluerait mathématiquement. Ce serait le retour aux déplorables méthodes d’antan et une prime aux mauvais élèves. Les prêteurs y laisseraient des plumes puisque remboursés en monnaie dévaluée, ce qui obèrerait leur confiance et logiquement ferait remonter les taux d’intérêt pour l’ensemble des emprunteurs en euros.
Quel que soit le bout de la lorgnette par lequel on regarde le sujet, une dette non remboursée cause une perte au prêteur, soit directe s’il annule sa créance, soit indirecte s’il est remboursé en monnaie de singe.
C’est ce problème que les dirigeants européens doivent gérer avec la Grèce, si possible en bonne entente.
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La gauche radicale au pouvoir en Grèce
Un parti de gauche radicale arrive démocratiquement au pouvoir dans une Grèce usée par la mauvaise gestion et la crise économique. A défaut d’obtenir la majorité absolue au parlement, il s’allie avec un parti de droite mal embouché. C’est un peu comme si Mélanchon, du Parti de gauche, s’alliait en France avec Dupont –Aignan, de Debout la France. En principe, et au regard des modes de fonctionnement habituels de la politique et des égos surdimensionnés qui la peuplent
Tout ce petit monde a été élu sur le thème « demain on rase gratis », nos problèmes c’est la faute à l’Allemagne qui n’a pas payé ses dettes de guerre et à l’Union européenne qui nous a imposé une austérité qui est contre-productive, reprenons la dépense publique et la croissance économique reviendra, ne remboursons pas nos dettes et cela ira encore mieux car ces dettes sont illégitimes et n’ont servi qu’à engraisser de vilains banquiers. Un tel projet électoral a rencontré un franc succès ! Les lendemains risquent de déchanter.
Tous les partis populistes que compte l’Europe approuvent ce discours : Mélanchon en France (extrême gauche), bien sûr, mais aussi le Front national (extrême droite), le Podemos en Espagne, etc. Un immense espoir se lève dans les pays du sud de l’Europe sur le thème : nous aussi nous voulons reprendre la dépense publique et ne pas payer nos dettes.
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Le cinéma documentaire soviétique à la libération des camps
Le Mémorial de la Shoah expose un intéressant travail d’analyse historique de la filmographie soviétique de la deuxième guerre mondiale, plus particulièrement consacrée au récit des massacres commis par l’envahisseur allemand et la barbarie nazie qui s’est exprimée avec tant de sauvagerie au fur et à mesure de l’invasion vers l’Est.Manquant de matériel, soumis aux contraintes des besoins de la propagande soviétique, les caméramans russes sont quasiment les seuls à filmer la vérité des crimes de guerre allemands au fur et à mesure où l’armée rouge a repris du terrain vers l’Ouest après Stalingrad en 1942. Les alliés occidentaux les ont vues, mais plus tard.
Les soviétiques ont découvert les charniers en Ukraine ou dans les pays baltes, ouverts un certain nombre de camps d’extermination, au besoin ils ont re-monté certaines scènes de libération avec des figurants quand il n’y avait pas de caméraman au moment opportun. Les images de la libération d’Auschwitz datent de deux ou trois jours après le véritable évènement.
L’exposition explique l’ambiguïté de certaines utilisations d’images mais laissent entendre qu’il n’y a pas eu de manipulation de la vérité au-delà du fait que la judéité des victimes juives étaient cachée de même que l’engagement communistes d’autres victimes. La propagande soviétique ne voulait pas que le peuple ne se dise que cette guerre ne concernait que les juifs et les communistes, et ne se désintéresse du conflit. Pour impliquer l’ensemble de la population dans cette grande guerre patriotique, la propagande exploitait les images pour illustrer la barbarie des nazis contre les paisibles citoyens soviétiques, peu importait qu’ils soient communistes ou autre.
La volonté soviétique était également, dès 1941, d’accumuler des preuves des crimes de guerre pour le jour de la victoire. Les nazis ont d’ailleurs pris conscience assez vite de l’énormité de leurs actes et voulut en détruire les preuves en déterrant les ossements des charniers pour les incinérer, en tuant immédiatement les prisonniers ayant participé à l’effacement de ces preuves, destruction des camps (Treblinka était revenu à l’état de forêt à la fin de la guerre…).
Une partie de ces matériels cinématographiques a été présenté au tribunal de Nuremberg comme preuves à charge. L’exposition montre des extraits de ces films documentaires, mais aussi de fictions tournées peu après les évènements, de photos et de textes de l’époque.
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Religion au Nigeria
Les extrémistes religieux islamistes de la secte Boko Haram au Nigeria conquièrent progressivement tout le nord-est du pays avec une violence inédite : massacres, enlèvements, attentat à la bombe, esclavage, etc. Leur dernier exploit a été de fixer une bombe sur une gamine de 10 ans et l’ont fait exploser sur un marché… -
Religion en Europe
Des manifestations en Allemagne contre l’islamisation de la société, des mosquées incendiées en Suède, la montée des partis d’extrême droite un peu partout, des succès de librairies aux relents nauséabonds, symptômes que notre société occidentale plie face à la tactique des religieux du Moyen-Orient qui appliquent le fameux principe maoïste : action-répression-révolution !
En provoquant des attentats activés par des cellules dormantes en Europe ou aux Etats-Unis, en séduisant des gamins qui préfèrent monter au front en Syrie plutôt que de pointer chez Pôle-Emploi en banlieue, en diffusant des décapitations en série sur YouTube et autres joyeusetés du même ordre, les religieux introduisent le poison et le doute dans les démocraties, provoquent la mise en place de machines bureaucratique réprimant la liberté, le tout assaisonné à la sauce de la dépression économique qui s’est emparé de l’occident : les deux premières étapes de l’axiome maoïste sont réalisées. La dernière est peu probable mais la capacité de nuisance de la religion a toujours été sous-estimée au cours des siècles des siècles. -
Qui sera le plus malin
Israël et l’Autorité palestinienne s’affrontent pour savoir qui a commis le plus de crimes de guerre. Le concours risque d’être épique.
L’Autorité palestinienne lasse de négociations qui n’en finissent pas pour la création de son Etat, et après que la Palestine ait été reconnue comme Etat observateurs aux Nations Unie (situation ne donnant pas le statut d’Etat membre), et Etat membre de l’Unesco, a demandé cette fois son adhésion à la Cour pénale internationale. En principe cette requête doit être acceptée et permettrait à l’Autorité palestinienne d’attaquer Israël pour crimes de guerre ce qui inquiète Tel-Aviv car ce pays ne souhaite pas que ses exploits guerriers soient passé à la moulinette de la cour pénale.
Alors Israël qui ne peut plus juridiquement bloquer l’adhésion à la Cour pénale menace à son tour d’attaquer l’Autorité palestinienne pour crimes de guerre arguant du fait que l’Autorité est alliée avec le Hamas dont certaines des méthodes relèvent bien, à n’en pas douter, de la Cour. Le plus croquignolet dans l’histoire est qu’Israël n’est pas membre de la Cour dont elle refuse de reconnaître l’autorité…
On a donc une Palestine membre candidate à la cour pénale qui veut attaquer Israël, un Etat non membre de la Cour, pour des fait qui en principe ne relèvent pas de ladite Cour qui ne juge que ceux s’étant déroulés sur le territoire d’un Etat membre. Et nous avons Israël, non membre de la Cour et ne désirant pas le devenir, cherchant à bloquer l’adhésion de la Palestine tout en menaçant de l’attaquer devant cette Cour pur crimes de guerre.
Vous ne comprenez rien ? Ne vous inquiétez pas, c’est normal, il s’agit du Proche-Orient !
On aimerait quand même qu’Israël et la Palestine utilisent leur machiavélisme et leurs diplomates à des choses plus positives pour l’avenir de la région…
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Religion en Egypte
Une superproduction américaine, « Exodus : Gods and Queens », est interdite de diffusion en Egypte et au Maroc au motif qu’elle serait sioniste et falsifierait l’Histoire en mettant en doute le fait que Moïse aurait séparé les eaux de la Mer Rouge avec un bâton et laissant penser qu’il s’agirait en fait d’un phénomène de marée.
Il faut avouer que c’est une vraie question fondatrice de l’Humanité : Moïse a-t-il oui ou non divisé les eaux de la Mer Rouge lors de l’exode des juifs d’Egypte il y a 4 000 ans ? Comment peut-on vivre aujourd’hui avec un doute sur cette question existentielle ?
Ce débat d’un autre âge illustre l’aspect régressif de la religion. Un conte de fées fonde des décisions politiques. C’est un peu comme si le sort de Blanche-Neige et des sept Nains était débattu à l’ONU !
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L’Ukraine en faillite
L’Ukraine a voté une loi instaurant son renoncement au statut de « non aligné ». Les spécialistes expliquent qu’il s’agit en fait d’une demande d’adhésion à la coalition militaire occidentale de l’OTAN. Le pouvoir ukrainien sait la faiblesse occidentale et la difficulté de ces organisations multilatérales à dire « non » alors il présente ses candidatures à tout ce qui peut l’éloigner de la Russie.
Il n’y a pas besoin de réfléchir bien longtemps pour se rendre compte que l’Ukraine n’est pas prête à adhérer à quoi que ce soit, ni en termes politiques et démocratiques, encore moins en termes économiques et militaires. Elle n’y a d’ailleurs sans doute pas vraiment intérêt. Serait-elle utile à l’Union européenne ou à l’Otan ? Bien sûr que non, elle y serait un poids très lourd et qui plus est, un casus-belli avec la Russie. Est-ce que les peuples européens souhaitent intégrer l’Ukraine en leur sein ? Il suffirait de leur demander pour savoir mais leur réponse négative ne fait pas beaucoup de doute. Alors pourquoi faire comme si de rien n’était et laisser ce pays emprunter les chemins de l’adhésion à l’Union et à l’Otan ? C’est la faiblesse des diplomaties qui ne savent pas refuser, c’est aussi sans doute ce qu’on appelle le déficit démocratique de l’Europe qui accessoirement fait prospérer les partis extrémistes.
Faut-il aider l’Ukraine à se sortir du bourbier économique et politique dans laquelle la gouvernance de ses élites l’a plongée ? Bien sûr que oui et d’ailleurs le contribuable européen a déjà commencé à payer pour la faillite de ce pays aux abois. Nous allons continuer bien que l’addition sera évidemment très lourde compte tenu de la gabegie qui tient lieu de politique à Kiev depuis la chute du mur de Berlin. Mais il n’est pas nécessaire de faire adhérer pour aider.
Que ce soit l’Union européenne ou l’OTAN, on trouvera forcément des pays voulant accueillir l’Ukraine dans ces organisations, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, et qui pousseront les autres à accepter. En France, l’article 88-5 de la constitution soumet à référendum tout traité relatif à l’adhésion d’un pays à l’Union européenne ce qui veut dire que si les électeurs français votent contre l’adhésion de l’Ukraine le moment venu celle-ci ne pourrait pas avoir lieu puisqu’elle relève de l’unanimité des pays membres. Il risque d’y avoir un casse-tête juridique de premier ordre que la créativité des eurocrates aura du mal à résoudre et qui d’ailleurs de produira déjà avec les cas de la Serbie, de l’Albanie, du Kosovo et autres pays balkaniques sur les rangs de l’adhésion à l’Union. Il va être intéressant de suivre les contorsions politiques des dirigeants européens pour expliquer l’intérêt politique qu’il y a à faire adhérer l’Albanie à l’Union européenne… -
« Eau argentée » de Ossama Mohammed & Wiam Simav Bedirxan

Eau Argentée : un chef d’œuvre sur la guerre civile en Syrie, un documentaire dur et dérangeant sur la sauvagerie humaine, mais aussi une incroyable histoire artistique sur fond de dévastation dans ce Moyen-Orient si violent. Ossama Mohammed est un réalisateur syrien réfugié à Paris depuis 2011 qui a décidé de monter des images publiées sur Internet de la rébellion syrienne, le plus souvent tournées avec des téléphones portables. C’est la première partie du scénario.
Au cours de ses pérégrinations sur YouTube en quête des films publiés par rebelles et militaires loyaux au régime, il reçoit un appel de Simav, une jeune femme kurde enfermée à Homs durant le siège tragique de cette ville par l’armée syrienne. Simav en kurde veut dire : eau argentée. Elle a décidé de filmer pour témoigner. Vont s’en suivre des envois d’images et un dialogue poétique et surréaliste par internet interposé entre le réalisateur installé à Paris, se sentant coupable de n’être point au combat, et Simav filmant la guerre civile dans sa ville, au milieu des siens. C’est la deuxième partie du film.
Evidemment ce sont des images d’horreur où rien n’est épargné. On frémit devant les enfants morts, les blessés récupérés au milieu des rues avec des perches pour éviter aux secouristes d’être à leur tour touchés par les snipers, les cris des femmes devant la mort, les scènes de tabassage filmées par les militaires loyalistes, les rues de Homs dévastées par les bombardements, la terreur, etc. etc. C’est la guerre civile, la plus terrible de toutes. Une guerre où toutes les barbaries se retrouvent, y compris celles des extrémistes religieux qui massacrent à leur tour sur YouTube ceux qui ne croient pas au même Dieu qu’eux. C’est indicible !
Bien sûr ces images ont été montées. Au moins celles de la première partie peuvent avoir été manipulées, c’est possible. Mais on sait que tout ce qu’elles montrent s’est passé et se déroule encore. On sait les 200 000 morts ou approchant depuis le début de cette guerre. Le chaos total d’un pays où s’affrontent un régime familial dictatorial, une rébellion « classique » et des extrémistes religieux, le tout largement attisé par le reste du monde qui défend les uns ou les autres. Le résultat est une régression humaine sans nom dont on se demande quand elle touchera le fond.
Homs s’est rendue. Ossama et Simav vont se rencontrer… au Festival de Cannes en mai 2014, pour la première fois. Leur film y est présenté. Elle atterri à Cannes le jour même de sa présentation, fait la connaissance d’Ossama, et dans une grande émotion, devant un parterre de journalistes et de gens de cinéma déclare qu’elle retourne à Homs et réclame la liberté pour la Syrie.
Un très grand film qui rend hommage à un pays sinistré et à ses habitants.
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Religion au Nigeria
Une bande de cinglés religieux nigérians continuent leur œuvre mortifère en enlevant des dizaines de citoyens, généralement des jeunes dans des écoles, car ces barbus sont contre le savoir, et en mettant à feu et à sang des villes du nord-est de ce pays : attentats, suicides ou pas, ciblés sur des églises chrétiennes, des bâtiments de l’Etat, faisant des dizaines de morts, etc.
Le leader du groupe Boko Haram, spécialiste en barbarie au Nigeria, diffuse des vidéos où on le voit, en battle-dress et goguenard, expliquer devant les gamines enlevées à l’école et habillées de robes et voiles qu’il les vendra comme esclaves. Le pire c’est qu’il trouve des clients pour ses marchandises humaines.
C’est André Malraux qui aurait dit : « Le siècle prochain sera religieux ou ne sera pas ». Il parlait du XXIème siècle. Hélas, il a en partie raison mais le fait que ce siècle soit religieux l’emmène vers le néant contrairement à la prophétie de l’écrivain.
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Religion au Pakistan
Une petite bande de cinglés pakistanais réalise un massacre dans une école d’enfants de militaires : environ 140 morts, en majorité des gamins froidement assassinés les uns après les autres par les extrémistes religieux. Les attaquants ont été tués lors de l’assaut par les militaires.
La communauté musulmane mondiale s’inquiète des amalgames, elle a raison. Le monde vacille sous la barbarie de cette folie religieuse qui n’a plus de frontières.
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Religion en Australie
Un cinglé barbu prend en otages une quinzaine de personnes dans un café à Sidney en se réclamant de l’Etat Islamique en Iraq et au Levant. Après seize heures de siège, la police donne l’assaut : trois morts dont le forcené, et deux clients, plus des blessés.
L’extrémiste religieux avait l’air plutôt gravement atteint : réfugié chiite iranien en Australie, il s’était converti au sunnisme ce qui est plutôt rare, était accusé de viol sur des femmes et du meurtre de son épouse, s’était rendu célèbre en envoyant des lettres d’injures aux parents des militaires australiens morts au combat en Iraq et en Afghanistan. Bref, même l’Iran a officiellement désavoué ce crime, c’est dire…
La communauté musulmane australienne qui a condamné l’opération s’inquiète des amalgames, elle a raison. L’Australie si loin du Moyen-Orient est attaquée elle aussi par cette folie religieuse.
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Les talibans sur la route du retour
Un attentat suicide au centre culturel français de Kaboul en Afghanistan fait plusieurs morts et blessés : un gamin s’est fait exploser au milieu des spectateurs d’une pièce de théâtre sur le terrorisme. Il est éminemment sympathique de s’imaginer que le contribuable français finance des pièces de théâtre moralisatrices à Kaboul, mais n’est-ce pas un peu vain ? Et est-ce efficace ?
Dans quelques mois les talibans vont revenir au pouvoir après le départ des derniers soldats occidentaux. Ils ramèneront avec eux leurs méthodes de gouvernement d’un autre âge et leur ambition de répandre leur religion sur le reste de la planète, violemment s’il le faut. Le pays se à un avenir… religieux. L’Occident aura fait la guerre près de quinze années dans ce pays, après en avoir chassé les talibans du pouvoir en quelques semaines après l’attentat de New-York du 11 septembre 2001. Quatorze années de combats, de dépenses pour lutter contre un ennemi invisible et essayer de s’attirer les bonnes grâces d’une population résignée, et sans doute pas définitivement convaincue des bienfaits de la démocratie. Il en résulte : sans doute rien, sinon le retour de talibans que finalement peu de gens du peuple ne conteste. L’élite a en bonne partie sombré dans une corruption record financée par le contribuable occidental pour reconstruire un pays qui va de nouveau sombrer.
Il était légitime d’intervenir en 2001 pour chasser les gouvernants de ce pays qui inspiraient et abritaient les coupables. Il fut inutile d’y rester plus de six mois ce qu’hélas les armées occidentales ont fait, entretenant l’illusion de bâtir une démocratie locale et une armée populaire, pour laisser un pays en ordre à l’issue de son occupation. L’exemple de l’armée du Sud-Vietnam n’a pas suffi : après des accords de paix signés en 1973 et le retrait des troupes américaines, il faudra à peine 2 ans à l’armée du Nord-Vietnam pour obtenir la capitulation totale du Sud-Vietnam dont l’armée avait été pourtant encadrée, formée et financée par les Etats-Unis. Lorsque des gens qui croient à quelque chose se battent contre des gens qui se demandent pourquoi ils sont sur le champ de bataille, le vainqueur est en principe vite désigné
Alors les poètes du centre culturel français de Kaboul sont sans doute un peu décalés. La diplomatie de la culture sera de peu d’effet lorsque les armes vont se remettre à parler. En attendant ils se font tuer. -
Le Japon en difficulté
On devrait s’intéresser d’un peu plus près à la situation actuelle du Japon. Depuis l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement conservateur en 2012, le premier ministre Shinzo Abe met en œuvre les fameux abenomics qui consistent en gros à relancer la dépense publique et la création monétaire. Pour légèrement caricaturer cette politique, on pourrait la comparer à celle appliquée en France en 1981 après l’arrivée au pouvoir d’une majorité socialiste.
A ce jour, les résultats économiques attendus de cette politique de relance ne sont pas là dans un Japon encore rongé par la catastrophe de Fukushima dont les conséquences écologiques et économiques sont encore loin d’avoir été complètement évaluées. L’économie est en quasi récession, la dette publique explose à 230% du PIB, les impôts augmentent, le reprise économique n’est pas au rendez-vous, etc.
Il faut sans doute laisser encore un peu de temps à l’expérience abenomics mais par quel bout que l’on prenne l’économie, lorsque l’on a trop dépensé par rapport à ses revenus, vient le moment où il faut réduire ses dépenses et sa dette, ce qui se traduit inévitablement par une baisse temporaire (espère-t-on) du niveau de vie médian. Vivre au-dessus de ses moyens est, par construction, une situation qui ne peut pas durer éternellement.
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Le pape fait la morale aux parlementaires européens
Ce bon François 1er déboule en aube au parlement européen et fait la morale à des députés qui en sont ravis et louent les qualités du grand homme. Bien sûr François 1er parle de Dieu et du Ciel, mais aussi de la terre où les hommes perdent le sens du bien général, il pleure sur la solidarité, l’individualisme qui ronge la société, etc.
C’est doux à entendre, sympathique à partager, personne ne peut fondamentalement s’opposer à un tel discours. Il faut dire ces paroles et mais il est peu probable que la solidarité revienne sur Terre sans l’aide de l’action publique. Les députés européens doivent le savoir eux qui votent la Loi. Alors ils se donnent bonne conscience en applaudissant un homme de principe, un peu comme ils vont à confesse pour se remettre à pécher… La Morano a évidemment facebooké sur le sujet avec son style inimitable fait de vide et de clinquant :

Ce qui ne manque pas de sel c’est que les plus libéraux, en faveur d’un individualisme forcené et contre toute intervention de l’Etat, sont parfois ceux qui s’affichent les plus croyants (Tea Party aux Etats-Unis ou Guillaume Roquette du FigMag en France).
