Catégorie : No Europe

  • Le fouteballe dans son élément

    CH_20100500_FouteLe chef de la Fédération internationale de fouteballe (FIFA), un suisse de 79 ans, qui venait de se faire réélire pour un cinquième mandat, annonce sa démission. On ne sait pas bien à quoi sert la FIFA dans la vie de tous les jours mais on comprend qu’elle est chargée d’organiser la Coupe du monde de fouteballe tous les quatre ans, une espèce de jeux du cirque qui permet à la population mondiale de vivre heureux en attendant la prochaine coupe quatre ans plus tard. Il semble que ces jeux génèrent des flux d’argent, et donc de corruption, très significatifs et même indécents.

    En organisant cet évènement dans un pays ou un autre la FIFA crée des jalousies et des envies. Elle encaisse aussi des sommes considérables qui se chiffrent en milliards d’euros. Du fait de son pouvoir exorbitant elle bénéficie d’un statut de quasi-Etat, se payant même le luxe de se faire exonérer d’impôt par les pays où elle organise cette compétition-graal.

    La FIFA est un monopole qui ne respecte aucun des principes de l’économie libérale. Ou plus exactement elle en applique un seul : celui d’afficher fièrement un code d’éthique de 60 pages qui commence par cette assertion de légende :

    FIFA bears a special responsibility to safeguard the integrity and reputation of football worldwide. FIFA is constantly striving to protect the image of football, and especially that of FIFA, from jeopardy or harm as a result of illegal, immoral or unethical methods and practices.

    La FIFA impose sa puissance à des Etats plus ou moins démocratiques. Elle est dirigée par des individus moyennement intelligents, (mal) conseillés par des agences de marketing et de communication. Après avoir décidé d’organiser la Coupe 2022 en été au Qatar, il leur a fallu plusieurs années pour réaliser que l’été est une période (très) chaude dans le Golfe Persique et qu’il était plus raisonnable de déplacer cette compétition, toujours au Qatar, mais en hiver !

    Comme souvent avec les monopoles, ces organisations ne savent pas s’arrêter et poussent leur voracité jusqu’à en tomber. Dans le cas d’espèce, la justice américaine s’est saisie d’un dossier de corruption dont serait coupable le top-management de cette organisation qui a déclenché l’arrestation d’une dizaine de personnes et la démission du président, un vieillard de 79 ans. L’évènement est présenté comme un cataclysme mondial mais tous les spécialistes affirment avec un bel ensemble que tout le monde était au courant. On savait donc, mais on laissait faire, tout en prônant généralement les mérites de l’économie libérale et de la libre concurrence dont la FIFA est un contre-exemple tellement flagrant qu’il en est caricatural… La justice, américaine pour l’instant, va passer, laissons la faire.

    Comment s’en sortir ? A défaut de pouvoir supprimer le fouteballe qui est coupable d’un abrutissement des masses considérable, il faudrait créer les conditions de la saine concurrence si chère à Guillaume Roquette (le patron du FigMag). La planète capitaliste a réussi à créer des marchés de droits d’émission de carbone, ou de crédits immobiliers non remboursables (subprimes), alors faisons preuve de créativité et créons un marché des émissions de droits d’organisation de compétitions de fouteballe. Ce ne sera pas la panacée bien sûr, mais cela devrait permettre d’assainir (un peu) les écuries d’Augias que sont devenues les fédérations sportives.

    En attendant on peut lire la chronique de Charlie Hebdo sur à Sepp Blatter au Panthéon

  • L’Ukraine en faillite

    Vous souvenez-vous de Mikheil Saakachvili ? Il était un citoyen géorgien, plus ou moins américanisé, ayant quitté le cabinet d’avocats dans lequel il travaillait aux Etats-Unis pour revenir dans son pays après la dissolution de l’ex-URSS. Il y occupa des postes ministériels avant d’être élu président de la République. Le nouveau président est pro-occidental et veut faire adhérer son pays à l’Union européenne et à l’Otan. Jusqu’ici rien de bien dramatique ni original.

    Les choses se corsent lorsque le garçon en 2008 se met en tête de récupérer l’Ossétie du Sud, une province caucasienne rebelle plutôt pro-Russie et en tout cas anti-Géorgie. Saakachvili envoie l’armée géorgienne tenter de réduire la rébellion largement soutenue par la Russie. Il s’en suit ce qui devait arriver et en dix jours l’armée russe réduit les forces géorgiennes puis reconnaît l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie qui de fait sont quasiment annexées par Moscou.

    L’absence totale de sens politique de Saakachvili frappe la planète entière. Il espérait peut-être que l’Otan entre en guerre contre la Russie pour défendre deux confettis caucasiens plutôt contre leur gré.

    Ça c’est la passé. Retourné aux Etats-Unis après avoir perdu l’élection présidentielle de 2013, l’Ukraine vient de lui attribuer la nationalité ukrainienne pour le nommer gouverneur d’une province de ca pays. On croit rêver devant une telle incompétence politique. Les masques tombent sur la réalité des objectifs du pouvoir actuel à Kiev. Quel besoin y-avait-il d’aller chercher un citoyen géorgien, honni de Moscou, pour l’engager à gérer une province ukrainienne ? Ce n’est sans doute pas son talent mais plutôt la volonté de titiller la Russie, érigée en mode de gouvernement.

    L’Ukraine est en faillite financière et politique depuis plusieurs années, très majoritairement à cause de l’incompétence de ses dirigeants qui ont mené ce grand pays à la ruine. Il va falloir payer l’addition qui est déjà présentée à son Peuple et qui le sera bientôt à l’Occident. On ne peut pas dire que la nomination de Saakachvili soit un signe d’amélioration…

    Que ce soit la Géorgie, l’Ukraine ou quelques autres candidats à l’adhésion à l’Union européenne, ces pays n’en n’ont pas le niveau de maturité suffisant. Il faut le leur dire clairement. Imagine-t-on ce qui se serait passé si la Géorgie avait fait partie de l’Otan en 2008, ou l’Ukraine en 2012 ? La solidarité militaire de cette alliance aurait dû en principe jouer et l’Occident partir en guerre contre Moscou pour régler des querelles internes propres à ces pays mal gouvernés…

  • Le Royaume-Uni regarde vers la sortie

    Des élections législatives sont remportées franchement par le parti conservateur au Royaume-Uni. Première similitude avec ce qui se passe un peu partout en Europe : les sondeurs montrent une nouvelle fois leur incompétence en ayant avancé des prévisions sans rapport avec la vraie vie. C’est une des curiosités de cette corporation, ils se trompent de façon quasiment permanente, induisent en erreur le monde médiatico-molitico-mondain mais ils continuent à être les vedettes des plateaux télévisés où ils assènent leur prévisions erronées devant un parterre de politicards fascinés par les chiffres faux comme des grenouilles devant un baromètre. Les sondages sont un des problèmes de nos démocraties occidentales en ce qu’ils ont remplacé la réflexion politique.

    Deuxième sujet soulevé par cette élection britannique : le parti conservateur a fait part de sa volonté d’organiser un référendum sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l’Union européenne avant 2017. C’est une bonne idée, il faut faire ce référendum et que Londres arrête de faire un chantage permanent sur le reste de l’Europe pour obtenir toujours plus pour son statut particulier sur le thème : « retenez-moi ou je fais un malheur ». L’Union en est arrivé à un tel point de complexité et de paralysie qu’il doit être laissé à ses membres la possibilité d’en sortir ou d’en être exclu.

    Bien sûr on pense a priori que ce ne serait pas une bonne nouvelle, pour personne, mais en fait on n’en sait rien et c’est la raison pour laquelle cela vaut le coup de tenter l’affaire. Si c’est un désastre, eh bien les pays restants reconstruiront et les candidats au départ y réfléchiront à deux fois avant de renouveler l’expérience ; si cela se passe correctement l’Union pourra être plus ferme avec ceux qui restent en leur ouvrant la porte de sortie s’ils sont par trop exigeants.

    Vive le référendum britannique sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne !

  • Vafourakis relégué

    GR_Vafourakis_201502Vafourakis, ministre des finances grec, qui trouve du temps pour prendre la pause pour Paris-Match face au Parthénon, est relégué au second plan des négociations financières menées entre la Grèce et ses créanciers publics, c’est-à-dire majoritairement les contribuables européens. Il se définit lui-même comme « marxiste libertaire ». Il semble que le garçon ait eu du mal à réfréner son penchant naturel à donner des leçons d’économie au reste du monde. Evidemment quand on dépend de ses créanciers il n’est pas toujours très efficace de les critiquer ni de leur expliquer pourquoi ils doivent casser leurs tirelires. Il est donc remplacé à la tête de la délégation grecque négociant avec les européens. C’est une bonne mesure car il est contre-productif de taper en permanence sur la main qui signe le chèque.

    Manuel_Valls_2013-08Profitons-en pour constater une nouvelle fois avec consternation cette attirance du personnel politique pour les double-pages en papier glacé de Paris-Match. Manuel Valls, premier ministre français y avait cédé avec la photo édifiante ci-contre.

  • Religion à Jérusalem

    Les jours de Shabbat, c’est-à-dire le samedi, il n’y a pas de transport en commun en Israël. C’est le fruit d’un vieil accord politique passé du temps de Ben Gourion avec les intégristes religieux locaux. C’est ainsi et il n’y a pas matière à en discuter. C’est ce que la gouvernement répond aux jeunes gauchistes laïcards qui veulent se déplacer en bus le samedi ! Par contre ils ont le droit d’utiliser leur voiture lorsqu’ils en ont une.

    En réaction, les contestataires ont lancé une pétition pour interdire aux membres dudit gouvernement de se déplacer pendant le Shabbat avec leurs voitures de fonction financées par les contribuables.

  • Guerre de succession au Gabon

    La fratrie Bongo se déchire sur la succession du papa décédé en 2009. Le fiston Ali a pris la suite de papa à la présidence du Gabon et la fille Pascaline reçoit la presse dans ses appartements du XVIème arrondissement de Paris. L’un et l’autre ont largement participé/bénéficié au/du pillage du pays sous l’égide de papa et de la bienveillance des réseaux de la FranceAfrique. Evidemment, malgré tous leurs efforts, ils n’ont pas pu tout dépenser et il en reste. On parle de centaines de millions d’EUR sous forme de valeurs mobilières et immobilières à travers la planète, de cash, de voitures de luxe, etc. le tout soigneusement organisé dans la plus grande opacité de paradis fiscaux de circonstance. Les requins de tous ordres, gabonais ou pas, nagent dans ces eaux troubles avec délectation.

    Les héritiers veulent récupérer le maximum. Cerise sur le gâteau, El Hadj Omar, grand pilleur devant l’éternel, était marié avec plusieurs femmes bien entendu, dont la fille du président d’à coté, le congolais Sassou N’Guesso, très grand prévaricateur lui aussi des richesses de ses citoyens. Celle-ci est décédée et la fratrie Bongo œuvre pour l’oublier dans la succession au grand dam de son père. Omar était non seulement un grand voleur mais aussi un géniteur très productif, il avait une cinquantaine d’enfants plus ou moins reconnus rendant donc la succession complexe.

    Quelques ONG se battent vaillamment pour essayer de faire rendre aux Etats concernés les biens « mal acquis », c’est-à-dire volé à leurs citoyens, par ces dirigeants. La justice française a saisi une part des biens identifiés en France dans l’attente des suites des actions en cours. Ali, le fiston qui s’est assis dans le fauteuil de papa à Libreville assure que toutes ces pratiques sont maintenant terminées… ce qui ne l’empêche pas de vouloir sa part du résultat des méthodes du passé.

    Les dirigeants français ont également publié l’acte de décès de la FranceAfrique… on peut craindre qu’elle ne bouge encore un peu. Le contribuable français, lui, continue à payer les annulations de dette consenties au Gabon, émirat pétrolier de la côte Atlantique.

  • L’Europe eldorado

    Des centaines de morts en mer Méditerranée depuis des mois. Des migrants, économiques et politiques, s’entassent sur des navires de fortune qui tentent de forcer le barrage des frontières européennes pour espérer une vie meilleure au nord. Des passeurs de la pire espèce coulent les rafiots en vue des côtes ou fuient en laissant le navire aller droit devant sans personne à la barre, avec sa cargaison de misère. Les bonnes âmes appellent à des « actions fortes ». François 1er, toujours jésuite, demande à «agir avec décision et rapidité ». Quant aux partis politiques et associations en tous genres qui se lamentent… n’en parlons même pas.

    Le problème est aigu. En fait si l’on ne veut pas que ces gens se noient lors de la traversée il faudrait que les Etats occidentaux aillent les chercher sur de vrais navires et les transportent dans les pays européens pour les y installer, en attendant des jours meilleurs. Personne n’ose le dire alors chacun en appelle à des actions sans avoir la moindre envie de les définir. C’est la faux-jetonnerie de première catégorie, propre à nos sociétés modernes rongées par l’obésité et le cholestérol.

    Quel gouvernement prendra le risque politique de se déclarer prêt à accueillir de tels mouvements de population dans une vieille Europe qui a favorisé, pour beaucoup de bonnes raisons, la chute des gouvernements dictatoriaux dans le Maghreb et le Machrek ? L’extrême droite montre son nez un peu partout sur le vieux continent où les électeurs ne se sentent plus à l’abri de leur douillet et historique confort. Le terrorisme religieux qui sévit ces dernières années accentue encore ce sentiment du « on est plus chez nous » largement relayé par les chroniqueurs petits bras de la théorie du « grand remplacement » qui délayent leur pensé limitée dans Valeurs Actuelles.

    La générosité des peuples qui s’est exprimée dans les immenses mouvements de population apparus en Europe après les deux dernières guerres mondiales, voire même en Allemagne lors de sa réunification, ou dans les années 70 lorsque les vietnamiens fuyaient leur régime communiste, n’est plus de mise. La précarité ressentie par les peuples qui se sont pourtant considérablement enrichis depuis 1945 a tué la solidarité. C’est un des dommages collatéraux du libéralisme mondialisé. On ne veut plus partager. Le fantastique accroissement des inégalités, à la fois entre les pays de la planète, mais aussi à l’intérieur de ces mêmes pays, augmente encore cette volonté de départ des pays pauvres vers chez les riches.

    Avec l’anarchie qui règne en Lybie, les mafias locales prospèrent sur le trafic d’êtres humains. L’Occident culpabilise et  personne ne sait plus comment bloquer les départs comme le faisait Kadhafi en échange d’un peu de reconnaissance internationale. Les plus cyniques doivent penser qu’au-delà d’un certain nombre de noyés, le flux de départ se tarira compte tenu du danger. Les plus émotifs continuent à réclamer « des mesures ». Le bon peuple occidental continue de soigner son cholestérol et personne au nord de la Méditerranée n’envisage d’installer des camps de réfugiés dans son jardin.

  • Religion à Rome

    Le pape François 1er remonté contre la guerre et les massacres d’innocents en appelle à Dieu…

    « A Jésus victorieux, demandons d’alléger les souffrances de tant de nos frères persécutés à cause de son nom, comme aussi de tous ceux qui pâtissent injustement des conséquences des conflits et des violences actuels. Il y en a tant ! »

    Et à ses créatures qui composent la communauté internationale à :

    « ne pas rester inerte face à l’immense tragédie humanitaire en Syrie et en Irak », et ses « nombreux réfugiés »

    Pas sûr que l’un ni les autres ne soient très efficaces à court terme. La communauté internationale, au moins occidentale, bombarde déjà à qui mieux-mieux les extrémistes musulmans-sunnites qui pillent et égorgent non seulement des chrétiens, mais en gros tout humain qui n’est pas sunnite.

    François 1er fait le jésuite qu’il est d’ailleurs. Il n’ose pas appeler l’occident chrétien à faire la guerre pour tenter de sauver les chrétiens orientaux alors il demande de « …ne pas rester inerte », comprenne qui pourra ce message divin !

  • Religion au Kenya

    Des extrémistes religieux musulmans somaliens entrent dans une université et tuent 150 étudiants, majoritairement chrétiens, au nom de Dieu.

  • Religion au Moyen-Orient

    Dans une de ses dernières vidéos d’assassinat d’otage, l’organisation extrémiste religieuse Etat Islamique montre un gamin d’une douzaine d’années tirant une balle dans la tête d’un otage arabo-israélien puis canardant son cadavre. Une enquête est en cours pour confirmer ou nom que le gamin assassin serait français. Le conditionnement par l’idéologie islamique fait tomber toutes les barrières élémentaires de l’Humanité avec une redoutable efficacité.

  • La Grèce communique mal

     

    GR_Vafourakis_201502Ça c’est le ministre des finances grec, en mars 2015, sur sa terrasse à Athènes donnant sur l’Acropole. Entre deux tournées dans les capitales européennes pour faire la manche et tenter de convaincre avec sa vulgate marxo-libertaire, le garçon se fait interviewer par Paris-Match, comme s’il n’avait pas mieux à faire.

    GR_aide_201004

    Ça c’est l’ancien premier ministre grec annonçant en 2010 la faillite de ses finances publiques à l’Europe sur fond de mer bleue et d’ile paradisiaque.

    On ne sait pas encore bien trop quel est l’état réel des caisses grecques, ce qui paraît désormais clair c’est que les dirigeants de ce pays ne savent pas communiquer. Il faudra un jour qu’ils comprennent qu’il n’est pas efficace de quémander sur fond de ciel et de mer bleus. C’est juste une règle élémentaire de communication.

     

     

  • Istanbul

    Anadolu Kavagi L'entrée sur ma Mer noire
    Anadolu Kavagi
    L’entrée sur ma Mer noire
    Anadolu Kavagi L'entrée sur ma Mer noire
    Anadolu Kavagi
    L’entrée sur ma Mer noire
    Istanbul
    Istanbul
    Istanbul - Tour de Galata
    Istanbul – Tour de Galata
    Istanbul
    Istanbul
    Istanbul - Mosquée bleue
    Istanbul – Mosquée bleue

    Sous la magnificience des dômes de la Mosquée Bleue, le chroniqueur, pensif, a lancé une petite prière aux Dieux du cloud pour qu’ils inspirent un peu moins de barbarie régressive aux pauvres terriens.

  • Religion en Tunisie

    Des extrémistes religieux entrent dans un musée à Tunis et canardent tout ce qui bouge : 22 morts au nom de Dieu.

  • L’Islande renonce (pour le moment) à sa candidature à l’Union européenne

    Le gouvernement islandais a officiellement retiré sa candidature à l’intégration dans l’Union européenne, et c’est très bien ainsi. Rappelons que cette petite ile-Etat nordique de 350 000 habitants avait durement souffert de la crise financière de 2008. Il s’était en effet avéré qu’elle avait été gérée comme un hedge fund avec des banques que l’on avait laissé grossir avec des actifs supérieurs au PIB du pays… Ces actifs s’étant révélés sans valeur, l’économie bancaire s’est effondrée et l’Etat avec.

    Dans le besoin, l’Islande a alors demandé son adhésion à l’Union européenne et à l’euro, en gros pour bénéficier de son tiroir-caisse doté par les contribuables communautaires. L’économie est maintenant à peu près redressée et des conflits apparaissent avec l’Union sur de sordides histoires de quotas de pêche, Reykjavik n’a plus besoin de faire la manche et du coup se retire.

    C’est une bonne nouvelle car elle montre que l’Islande n’était en rien motivée par une adhésion au projet européen politique. Entrer dans l’Union européenne n’est pas obligatoire, y rester non plus.

  • Religion au Moyen-Orient

    Après avoir égorgé des infidèles devant les caméras, brûlé vif un aviateur jordanien sur YouTube, enlevé et vendu des femmes, entre autres joyeusetés régressives, voici maintenant que l’Etat islamique saccage le musée de Mossoul en Iraq, ville tenue par ses affidés depuis plusieurs mois. Evidemment il n’y a pas mort d’homme et cela est moins grave que les massacres d’humains commis par ailleurs au nom d’un Dieu.

    Comme toujours, ces actions sont diffusées sur Internet où l’on voit des extrémistes religieux abattre à coups de masse des statuts assyriennes datant d’avant l’arrivée du prophète Mohammed ce qui suffit à signer leur inutilité à la cause, voire leur inexistence.

    La volonté de destruction de la culture est le propre des totalitarismes, politiques ou religieux. D’autres l’ont déjà pratiquée, il n’y a pas si longtemps, le nazisme, le stalinisme, le catholicisme… Ces totalitarismes n’ont jamais vaincu par ces moyens qui illustrent, si besoin en était, la bêtise crasse de ces croyants d’un autre âge.

  • La politique en Russie

    Un ex-ministre russe, opposant au pouvoir actuel est assassiné à Moscou sous les fenêtres du Kremlin. La politique est violente dans ce pays, la vie est violente chez les slaves, c’est ainsi et les assassinats politiques ont émaillé son Histoire. Ce ne sera pas le dernier dans un pays qui a laissé tomber la dictature communiste mais pas complétement adopté les règles de la démocratie occidentale. Nous ne sommes d’ailleurs pas à l’Ouest, mais… à l’Est où il n’est pas dit que ces règles soient véritablement bienvenues. On y élit quand même un président de la République qui, en l’occurrence,  s’est fait  élire sur le programme essentiel de rétablir une Russie forte. Les moyens utilisés semblent moins importants pour le peuple et son élu que l’objectif.

    La France donneuse de leçons oublie d’ailleurs que les assassinats politiques inexpliqués ont également émaillé son histoire récente : Yann Piat, députée assassinée en 1994, Robert Boulin, Joseph Fontanet, ancien ministre assassiné en 1980, ministre officiellement suicidé mais plus probablement assassiné en 1979, Jean de Broglie ancien ministre assassiné en 1876, sans parler de Pierre Bérégovoy, ancien premier ministre, suicidé en 1993 probablement en partie du fait du harcèlement de campagnes de presse pour un prêt personnel reçu d’un affairiste.

    Le problème de fond de ce type de régime, le seul sans doute susceptible d’entraîner la colère populaire, réside dans la spoliation des biens publics par une bande de forbans, les « oligarques » qui ont mis la main sur une bonne partie de l’économie à l’occasion de sa privatisation pots-chute du Mur, qui a plus relevé du hold-up en bande organisée que d’une véritable mise sur le marchés des entreprises publiques.

    La démocratie est un tout et c’est aussi parce que l’on assassine moins les opposants que l’on a plus de scrupules à voler le pays. L’état de droit s’applique, en principe, à un comportement général, en politique comme en économie. Lorsqu’on se croit autorisé à flinguer de l’opposant on pense aussi souvent que les biens publics sont à la disposition du plus fort…

  • La Grèce fait la manche, finalement…

    La Grèce n’a plus de sous et revient lentement à la réalité. On ne peut pas taper indéfiniment sur la main qui signe le chèque, c’est un vieux principe de la finance internationale. En l’occurrence pour sa fin de mois de mars le Trésor grec a besoin des fonds de l’aide européenne et pour ce faire, son gouvernement signe une lettre d’engagements de six pages dans laquelle il ravale ses annonces démagogiques et non financées pour accepter de lister les réformes nécessaires à la poursuite du redressement grec. Grosso-modo, il change l’ordre desdites réformes tel qu’il avait été établi par le précédent gouvernement. Il s’agit surtout de fiscalité car il est difficile de faire vivre un Etat sans recette. L’augmentation du salaire minimum est évoquée mais sans trop de détail ni d’annonce chiffrée.

    Tout le monde sauve l’honneur pour le moment, le contribuable européen paye et on repousse la cessation des paiements de quelques mois. D’ici là, on se retrouvera entre gens raisonnables et on essaiera de faire avancer le sujet avec un peu plus de sérieux et moins de lumière médiatique.

  • La Syrie revient

    Libe_20110427_Assad_bQuatre élus français se rendent à Damas pour y rencontrer le président El Assad, ce qui ne manque pas de créer quelque émoi au sein du gouvernement qui soutient la ligne « on ne négocie pas avec un boucher ».

    C’est un vrai problème de politique internationale dont on ne connaît pas vraiment la meilleure réponse. Les quatre « gugusses » (surnommés ainsi par Sarkozy) arguent du fait que le propre de la diplomatie c’est de « parler aux gens que l’on n’aime pas », et ce n’est pas faux.

    Sous couvert de mettre fin à des dictatures sanglantes et d’instaurer une démocratie qualifiée d’universelle, l’Occident a mené des invasions armées en Irak, en Afghanistan et en Lybie. Le moins que l’on puisse dire est que leur résultat est mitigé. Des tyrans ont été chassés, d’autres sont apparus au milieu d’un chaos indescriptible et mortifère. La démocratie est encore un lointain rêve, dont il n’est d’ailleurs pas sûr qu’il anime véritablement les foules

    L’expérience aidant, il n’est pas sûr qu’elle soit à renouveler ! D’ailleurs malgré les menaces, l’Occident n’a finalement pas bougé après que le régime syrien ait utilisé (une nouvelle fois) des armes chimiques contre sa propre population. C’est realpolitik contre bons sentiments ; s’il n’y avait pas eu d’intervention en Lybie, le régime Kadhafi aurait fait couler des « rivières de sang » de la rébellion de Benghazi comme l’avaient annoncé, à grands renforts de trompettes, Kadhafi et ses fistons. Le régime serait sans doute toujours en place avec ses méthodes de gouvernement. Cela continuerait à choquer nos mentalités de démocrates mais au vu de la situation actuelle en Lybie il est difficile d’opter pour une solution ou une autre, la dictature ou le chaos suite à une intervention extérieure.

    Alors des élus rencontrant le dictateur syrien à Damas (qui en son temps a été reçu au Palais de l’Elysée), pourquoi pas ! Cela n’engage pas la position officielle de la France mais permet d’écouter ce que l’impétrant a à dire. De toute façon à la fin on ne sait toujours pas quoi faire face à ces situations inextricables, sinon naviguer au mieux entre les écueils en allumant des cierges pour que ces pays engendrent un jour des dirigeants un peu moins violents et claniques, un peu plus visionnaires et humains, pour guider leurs peuples vers un devenir un peu moins sombre.

  • Le désastre continue en Ukraine

    Un accord de cessez-le-feu a été signé entre le pouvoir ukrainien et ses rebelles pro-russes de l’est du pays, sous l’égide des dirigeants allemand, français et russe. Il entérine une autonomie des régions de l’est du pays, globalement pro-russes. Cela ne semble pas illégitime et en tout cas proche de ce que l’on peut savoir de la volonté majoritaire de ces populations. Evidemment il aurait été préférable d’aboutir à cette autonomie par la voie des urnes, comme cela est fait progressivement pour la Nouvelle-Calédonie et la France, par exemple. Mais nous sommes en terre slave et la violence a primé. Après plus de 5 000 morts, l’essentiel est maintenant de mettre en place ce divorce à l’amiable sans trop d’à-coups.

    Plus malin, ces accords font peser tout le financement des territoires autonomes de l’est ukrainien sur le gouvernement central de Kiev. Pour revenir à notre exemple des colonies françaises du Pacifique, ce n’est pas non plus complètement anormal. La réussite d’une autonomie, voire d’une indépendance, réside en partie dans le financement du processus.

    Le problème avec l’Ukraine est que l’Etat est en faillite donc le financement de ces accords va peser sur les contribuables européens pour longtemps encore. D’où sans doute la volonté frénétique du pouvoir en place à Kiev d’adhérer à l’Union européenne. En fait le pays veut être adopté par son banquier.

  • Religion en Egypte

    Des extrémistes terroristes religieux en Lybie égorgent au couteau une vingtaine de chrétiens cooptes égyptiens qui travaillaient dans ce pays. Bien entendu ils retransmettent ces exécutions sur YouTube en précisant que cet acte est commis au sud de Rome laissant planer leur menace contre la capitale des chrétiens.