Catégorie : No Europe

  • Ben Laden au Pakistan est tué par un commando américain

    Ben Laden est mort sous les balles d’un commando américain dans sa résidence pakistanaise verdoyante. C’était un guerrier, malin, pétri de haine contre l’Occident, assailli de frustrations et d’arriération, il a fait vaciller l’Amérique avec des armes non conventionnelles. Balancer des Boeing contre des tours, il fallait tout de même y penser. Il l’a fait faire par ses sbires.

    Il a sans doute inspiré la mort de quelques milliers de personnes à travers la planète, bien moins que les chefs de guerre du XXème siècle, mais surtout il a terrorisé l’Occident repu, ce qui était son rôle de terroriste. Il est mort par des moyens classiques : une balle dans la tête. Pas grand monde ne devrait le pleurer.

  • La Syrie s’ouvre à la démocratie

    Visite du président syrien à Paris en juillet 2008

    Bachar El Assad a bien compris comment marche la démocratie. Il est vrai que fils de son père il a été bien élevé. Il vient de mettre fin à l’état d’urgence en place depuis 50 ans et qui, notamment, interdisait toute manifestation. Du coup les manifestations se succèdent en Syrie ce qui semble désagréable pour notre homme alors il fait tirer dans les manifestants par ses policiers. Et même, semble-t-il aujourd’hui, à l’occasion de l’enterrement des victimes de la manifestation d’hier. On pourrait lui envoyer Maîtres Dumas & Vergès pour parfaire sa formation ?

  • Invasion occidentale de la Lybie

    Nouveau mensonge d’Etat qui se fait jour après la très grande escroquerie « les impôts n’augmenteront pas » : l’armée française envoie des hommes au sol en Libye « pour protéger les populations civiles » alors que les dirigeants de la République avaient juré leurs grands Dieux que ce ne serait jamais le cas.

    Comme Alain Juppé qui avait promis à ses électeurs bordelais qu’il ne reviendrait pas au gouvernement et qu’il serait un maire à plein-temps, et qui quelques mois plus tard est revenu manger dans la bonne soupe des ors du VIIème arrondissement.

    La politique est sans doute fondée par le mensonge : on ne peut pas tout dire au populo, c’est agaçant.

  • Fin de 50 années d’état d’urgence en Syrie

    Bachar El-Assad lâche quelques cacahuètes au peuple syrien, martyrisé par sa famille depuis le coup d’Etat mené par son père en 1970, en abolissant l’état d’urgence mis en place il y a presque cinquante ans dans ce pays. En principe cela ne devrait pas changer grand-chose au sort des syriens écrasé par un système mafioso-barbouzard de première catégorie. Quelle tristesse !

    On ne sait pas bien si ce clan va encore rester longtemps au pouvoir à Damas mais on peut affirmer cependant que ce serait faire œuvre de salubrité publique que de mettre en œuvre une solution de remplacement au régime El-Assad qui a suffisamment trempé dans tant d’affaires louches de terrorisme international et fait ses preuves de ses méthodes de direction en Syrie comme au Liban.

  • Plus de sous, plus de munitions ?

    Le Washington Post publie un article expliquant que les forces de l’OTAN bombardant la Lybie manqueraient de munitions… Bon, ce n’est pas à exclure, après tout, nos Etats européens sont tous au bord de la faillite financière, sauf l’Allemagne qui elle ne participe pas à l’assaut contre la Lybie. Dommage, elle aurait pu faire la banque, comme d’habitude.

  • Interventions occidentales désordonnées

    Et pendant ce temps Kadhafi fait joujou dans les sables sous la mitraille occidentale, plus ou moins efficace. Il résiste bien et l’hypothèse que la guerre aérienne occidentale ne suffise pas à sortir l’allumé des Syrtes est sérieusement envisagée. Voici qui n’est guère brillant. A Abidjan comme à Tripoli, qu’on le veuille ou non, une bonne partie de la population soutient (ou a soutenu) le dictateur que d’Occident, drapé de sa vertu de démocratie, s’efforce de sortir.

  • Gbagbo s’est rendu « calmement »

    L’arrestation de Gbagbo semble s’être déroulée à peu près calmement. Certains uns de ses affidés ont été rossés et sont apparus à l’Hôtel du Golf ensanglantés. L’ex-ministre de l’intérieur est mort aujourd’hui semble-t-il des suites de son passage à tabac. Il va y a avoir d’autres règlements de compte en attendant que le pays ne se relève.

    Déjà Dumas et Vergès, sont sur les rangs pour défendre Gbagbo. Un peu pathétique tout de même.

  • L’ex-président Gbagbo est tombé

    Gbagbo a été arrêté à Abidjan par la soldatesque de son successeur. Une partie de sa famille a également été prise. Ses partisans armés ont dû s’égayer autour de la lagune avec leur capacité de nuisance qui va s’affaiblir au fur et à mesure que s’épuiseront leurs cartouches.

    Le débat politique porte en France sur la participation de l’armée française à l’ultime assaut. Chacun fait assaut de la faux-jettonerie de circonstance. Le rôle des militaires français a malheureusement été clé même si couvert par le cache-sexe d’un mandat international.

  • Le chaos à Abidjan

    L’armée française qui semble en remettre une couche au milieu d’un grandguignolesque jeu de chat et de souris dans la ville d’Abidjan. Les uns avancent pendant que les autres reculent, les uns canardent pendant que les autres mitraillent et le Gbagbo est toujours dans sa résidence alors qu’on le disait au bord de la reddition il y a huit jours.

    Abidjan s’agite pendant que l’ONU et Croix Rouge découvrent des charniers à travers le pays, probables fruits des vengeances réciproques du nord contre le sud et de l’ouest contre l’est. Les uns ne sont sans doute pas meilleurs que les autres, mais ils ont été élus et sans doute en fraudant tout autant que ceux d’en face.

  • La télévision publique ivoirienne entre deux feux

    Toujours la plus grande fantaisie dans la situation ivoirienne. Même la télévision locale passe des mains des uns à celles des autres ! Ce ne doit être pourtant qu’un simple immeuble en ville mais semble-t-il difficile à maîtriser et à occuper ? Eh bien non, ça rentre-ça sort, ça émet pour Alassane-ça émet pour Gbagbo et puis ça s’arrête-et puis ça reprend… On n’est pas sorti de l’auberge, ni d’Abidjan d’ailleurs.

  • Délétère implication française dans la guerre civile ivoirienne

    Des roquettes tombent sur la villa de l’ambassadeur de France située, comme par hasard, à deux pas de la présidence ivoirienne. Des années durant cette proximité a favorisé toutes les compromissions, aujourd’hui elle facilite l’ajustement des mortiers.

    L’armée française riposte et part canonner les faubourgs pro-Gabgbo, s’impliquant encore un peu plus dans cette dérive guerrière. Pendant ce temps le Gbagbo continue à faire la nique au reste du monde, refusant de signer une reddition admettant le succès politique de Ouattara et sortir de sa résidence. Il est, comme toujours, extrêmement malin et sûr de sa capacité de nuisance. Comme depuis des années, il gagne du temps et en fait perdre aux autres. Les communiqués rageurs des uns et des autres annoncent à grands renforts de manchettes sa reddition imminente, mais Gbagbo est toujours là, défendu par sans doute plus qu’un dernier carré de mercenaires. Sinon, comment expliquer que l’armée de son adversaire soutenue par des forces de l’ONU et de la France n’arrivent pas à l’arrêter ?

    Les manchettes du Monde ces derniers jours :

    • 01/04 => Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara prend le dessus
    • 02/04 => La bataille d’Abidjan, la chute de Gbagbo
    • 03-04/04 => En Côte d’Ivoire, la capitale livrée au pillage
    • 05/04 => Abidjan s’Abidjan s’installe dans la guerre
    • 06/04 => Abidjan : la reddition de Gbagbo, enjeu des derniers combats
    • 07/04 => Laurent Gbagbo, jusqu’au dernier moment, l’ancien président a négocié les conditions de son départ
    • 08/04 => Abidjan en proie aux pillages, Gbagbo toujours retranché

    Eh oui, Gbagbo n’est toujours pas défait et les derniers combats se poursuivent…

  • L’Afrique fantôme…

    Et pendant ce temps l’Occident continue à bombarder la Libye avec un Kadhafi toujours aux commandes, soutenu par une bonne partie de son armée et ses inénarrables fistons. Ses rebelles va-nu-pieds avancent et reculent au hasard des conditions météo qui autorisent ou nom les interventions aériennes de la coalition.

    A Abidjan, les négociations de reddition avec Gbagbo sont rompues et les hélicoptères français en remettent une couche pour essayer de faire taire les armes qui défendent la résidence de Gbagbo : sans succès notable…

  • L’Afrique inextricable

    De soi-disant négociations sont en cours avec Gbagbo pendant que nombre de ses généraux et alliés politiques se sont réfugiés dans des ambassades diverses ou ont marqué leur déférence au clan adverse. Mais Gbagbo résiste et ce sont encore des messagers diplomatiques français qui semblent impliqués dans cette négociation. Maintenant que le vin est tiré, il faut le boire… sans doute. Mais que fait-on dans cette galère ? Après la Libye, la France n’en fait-elle pas trop ?

  • La France s’engage dans les affaires des autres

    Et voici maintenant la France en guerre en Côte d’Ivoire pour sortir l’ex-président Gbagbo qui s’accroche à son fauteuil. Les militaires français installés depuis des lustres dans ce pays, avec un statut légal incertain, envoient des hélicoptères bombarder résidence et palais présidentiels pour faire taire les armes lourdes des troupes le soutenant encore.

    C’est la pire des situations pour l’ancienne puissance coloniale qui depuis des décennies n’arrive pas à se dépêtrer de son néo-colonialisme d’un autre âge par faiblesse de son pouvoir politique face aux lobbies françafricains. Après que l’armée française ait tiré sur la foule ivoirienne (pour des tas de bonnes raisons) en 2004 elle recommence en 2011. La relation franco-ivoirienne est telle que tant que la République entretiendra une soldatesque sur le territoire de ce pays il y aura toujours d’excessives tentations et d’irrépressibles justifications pour faire parler des armes françaises contre des citoyens ivoiriens. Nous n’avons pas su y résister dans le passé nous ne saurons pas plus y résister à l’avenir. Chaque fois la France dit « c’est la der des ders » et chaque fois elle replonge dans ce marigot glauque et nauséabond.

    Il faut sortir l’armée française de ce pays où elle n’a rien à faire sinon qu’à prendre des coups et, accessoirement, à en donner pour un bénéfice politique catastrophique à court, moyen et long terme. Il faut donc couper le cordon ombilical déjà bien moisi.

    Au passage les 10 à 12 000 français (dont la moitié de binationaux ivoiriens-français) doivent de nouveau être regroupés, protégés et potentiellement évacués dans les ventres de vieillissants Transall de l’armée de l’air. Ceci a déjà été fait en 2004 et la plupart y sont retournés. Aujourd’hui est la fois de trop, leur avenir n’est plus dans ce pays. Ils ont trop souvent servi dans le passé à justifier justement la présence de l’armée française dans ce pays étranger. Ils ont mangé dans la soupe des décennies durant mais la pitance est désormais par trop amère. La violence anti-française en 2004 a été terrible, elle s’annonce encore pire dans les mois à venir. Bien sûr il est n’est pas aisé d’admettre ce revirement et de devoir abandonner une vie et des intérêts, parfois depuis plusieurs générations, dans un pays. Ce fut le cas des rapatriés d’Algérie en 1962, entre 1 et 1,5 million de personnes revenues en France en quelques mois, avec drames et souvenirs, amertume et énergie, et puis finalement les choses sont plus ou moins rentrées dans l’ordre.

    Un seul mot d’ordre devrait désormais guider la politique française en Afrique : se faire oublier !

  • Internet au milieu des combats

    On ne sait pas où se trouve Laurent Gbagbo dans la poudrière d’Abidjan mais en tout cas son site web est toujours bien actif sur http://www.gbagbo.ci/. Qu’on en juge :

    Formidable présence des populations aux environs du palais hier et aujourd’hui dimanche

    A l’appel de Charles Blé Goudé, le leader de la galaxie patriotique, des ivoiriens ont bravé hier les coups de fusils des snipers de Ouattara embusqués sur leur parcours des quartiers du district d’Abidjan jusqu’au plateau. Les patriotes s’y sont rendu, pour occuper le pont comme l’indiquait le message de Blé Goudé(rti). A la place de la république, ils ont prié, chanté, dansé au nom du Christ pour que le seigneur sauve la République. Ils ont été relayé en ce lieu ce dimanche matin par d’autres patriotes. Phénoménale résistance 

    03/04/2011 | 14h:44

    Provocation : L’armée Française (Licorne) occupe l’aéroport Félix Houphouët Boigny d’Abidjan

    Au nom de quoi, une armée étrangère peut-elle occuper l’aéroport d’un pays souverain ? La Côte d’Ivoire n’est pas loin du remake des événements de novembre 2004 où la Licorne, force armée française d’interposition en Côte d’Ivoire, avait occupé les ponts et l’aéroport Félix Houphouët Boigny de Port Bouet. Depuis ce matin, ces forces d’occupation étrangère, rééditent leur « exploit » de 2004 qui avait engendré une terrible riposte de la part des patriotes ivoiriens. De source proche de l’instance aéroportuaire d’Abidjan, on indique que les barbouzes du Président Français Nicolas Sarkory, n’hésitent plus à être en première ligne dans l’agression contre les autorités Ivoiriennes. A travers cette occupation illégale de l’aéroport Houphouët Boigny d’Abidjan. Cela n’étonne personne en Côte d’Ivoire. Déjà hier et avant-hier, les soldats Français que la Russie (Conseil de Sécurité) a invité à entrer en caserne, ont été surpris par des caméras amateurs, transportant et déposant par Hélicoptère, des mercenaires de Ouattara sur des immeubles, dans des quartiers du district d’Abidjan (des vidéos sur face book et autres liens, circulent à cet effet). Démontrant aisément qu’ils font ouvertement la guerre à Gbagbo. On comprend le sens de la dérive langagière de Alain Juppe, cette semaine, déclarant que, « ç’en est fini du pouvoir Gbagbo ».Dommage que la « grande France » en arrive à de telles petitesses !

    de Pierre Lionel Joel  |  dimanche 3 avril 2011
  • Des soutiens de poids pour les satrapes africains

    Après Dumas et Vergès qui étaient allés soutenir Gbagbo en Côte d’Ivoire, c’est maintenant Dieudonné qui est arrivé ce dimanche en Libye en espérant rencontrer le guide Kadhafi pour lui marquer son affection. On croit rêver…

  • Crises africaines

    La gestion différenciée par la communauté internationale des crises en Libye et en Côte d’Ivoire est intéressante. Si elles n’entraînaient pas un désastre de morts et de destruction on pourrait les retenir comme un laboratoire de politiques ; en résumé, interventionnisme guerrier au nord du Sahara et laissez-faire au sud. Dans les deux cas un pouvoir en place fort peu légitime, dictatorial en Libye, refusant le verdict des urnes en Côte d’Ivoire, mais disposant de partisans locaux en nombre, relevant plus du clientélisme tribal que d’une volonté politique structurée, mais persuadé de son bon droit, se bat pour rester en place. Il en résulte une guerre civile et sa débauche de dévastations.

    L’Occident fait parler ses armes en Libye et se contente de déclarations lénifiantes en Côte d’Ivoire. On est en plein action et personne ne sait lequel de ces deux pays évoluera favorablement, c’est-à-dire en restituant un tant soit peu de paix et de démocratie pour des peuples qui n’en demandent pas plus. Dans les deux cas, des tyranneaux d’opérette, louvoyant depuis des années entre la compromission et l’inadmissible, ont réussi à s’accrocher au pouvoir en donnant le minimum de gages à l’extérieur et en délivrant un maximum de répression à l’intérieur.

    Aujourd’hui ils sont combattus par des opposants eux-mêmes issus d’un patchwork détonnant dont on ne sait pas grand-chose sinon la volonté de sortir des dirigeants qui ont fait preuve de leur incompétence à gouverner et à moderniser leurs pays. Des affidés désertent et passent à l’ennemi, d’autres prennent les armes pour soutenir leurs dirigeants perdus, les Etats tournent à vau l’eau et les peuples comptent les coups.

    Bombardements en Libye sans militaires au sol, force onusienne sur la terre ivoirienne sans moyens aériens, la communauté internationale ne sait pas trop comment manœuvrer pour dépasser ces conflits d’un autre âge.

    Les intérêts économiques s’entremêlent avec les compromissions du passé, les communicants et les affairistes se bousculent aux chevets des uns comme des autres, des services règlent leurs comptes ; les politiques jouent aux va-t-en-guerre ou aux Ponce Pilate, tournent et retournent leurs vestes, s’agitent et fermentent dans leur impuissance. Les critiquer est facile mais la décision raisonnée est impossible, alors on joue au poker en espérant qu’à la fin il en sortira quelque chose de positif (et le moins de morts possible), enfin !

  • La Syrie vacille

    La Syrie fait vaciller le joug du clan El Assad qui la tyrannise depuis 42 ans. Certes le fiston a succédé à son papa mais l’un comme l’autre a globalement usé des mêmes méthodes, pratiqué la même répression enrobée d’une similaire corruption. Si l’année 2011 voyait tomber Kadhafi et ses fils, plus la famille El Assad, nous aurions vraiment un monde meilleur.

    Les militaires occidentaux tapent consciencieusement sur tout ce qui ressemble à un équipement militaire officiel libyen. Les politiques occidentaux se refont une virginité (à grands frais) en tapant sur un Kadhafi diabolique avec lequel les nécessités de la realpolitik les avaient poussés à compromettre au-delà de ce que la décence et la morale autorisent.

  • Querelles de clochers en Libye sur fond de bombardements

    Les bombes tombent sur la Libye. Mais l’armée locale n’a pas encore tourné casaque.

    Les pays occidentaux s’écharpent sur des questions de commandements : les Etats-Unis veulent se débarrasser de la patate chaude, Sarkozy ne veut pas la lâcher et les autres ne veulent pas la lui laisser mais la confier à l’OTAN. On espère que les militaires aux commandes des armements sont un peu plus au clair sur qui décide ?